FORMALISME

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L'idée de connaissance formelle

L'idée d'une connaissance formelle est en un sens aussi ancienne que la réflexion sur la science, c'est-à-dire que la philosophie. Mais c'est une idée aussi multivoque, et capable de transformations, que la catégorie même de forme, et que les couples de forme et matière, forme et contenu, forme et signification.

Les historiens de la logique, discutent toujours, à cet égard, sur l'interprétation de la syllogistique d'Aristote, de la logique stoïcienne des énoncés ou de la théorie médiévale des « conséquences ». Mais ils s'accordent généralement à faire remonter quelques-unes des conceptions modernes sur la formalisation à la période classique et notamment à l'œuvre de Leibniz.

Le développement du calcul algébrique et de son symbolisme, l'explicitation des concepts de « relation » et de « fonction », sous-tendent, chez ce dernier, l'idée que le calcul, non seulement est la véritable forme du raisonnement rigoureux, mais peut s'étendre à d'autres objets que les grandeurs numériques. Leibniz établit le principe d'un calculus ratiocinator destiné à mécaniser les opérations du raisonnement logique ; plus généralement, il concevait le projet d'exprimer toutes les idées dans une « caractéristique universelle » mettant en évidence symboliquement leurs relations de dépendance mutuelle et permettant de remplacer le travail de connaissance par le calcul analytique.

Il faut cependant remarquer que la pensée de Leibniz, pas plus que celle des logiciens antiques, n'est fondée sur la distinction de la forme et de la signification, puisqu'il veut représenter symboliquement les idées elles-mêmes et qu'il conçoit le raisonnement comme une analyse de leur compréhension, et en particulier la relation de conséquence logique comme une relation d'inclusion entre idées. On peut dire que – à la différence du projet hob [...]



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GÉOGRAPHIE

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GÖDEL : THÉORÈMES D'INCOMPLÉTUDE

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
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Deux ans après avoir soutenu sa thèse de doctorat à l'université de Vienne, le jeune mathématicien autrichien Kurt Gödel (1906-1978) prouve que, dans tout système mathématique axiomatique, il existe des propositions dont on ne peut démontrer ni la véracité ni la fausseté. En particulier, il est impossible de prouver que les axiomes fondant ce système sont cohérents. Ce travail achève une longue qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/godel-theoremes-d-incompletude/#i_1

GRAMMAIRE

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  • Jean-Claude MILNER
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Dans le chapitre « Grammaire et linguistique »  : […] La grammaire a très tôt affronté la question de son statut de science. En effet, même quand elle entend se borner à des fins essentiellement pratiques, elle souhaite présenter des règles claires et efficaces ; c'est ce qu'elle appelle traditionnellement la doctrine . Pour ce faire, il lui est toujours apparu qu'elle avait intérêt à se présenter comme une théorie, la plus rigoureuse et la plus exh […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaire/

GRANGER GILLES GASTON (1920-2016)

  • Écrit par 
  • Elisabeth SCHWARTZ
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Dans le chapitre « Une philosophie au travail »  : […] Celui que les journaux parisiens, lors de son élection au Collège de France en 1986 à une chaire de philosophie laissée vacante par la mort de Michel Foucault, présentaient à juste titre comme un auteur inconnu du grand public offrait une œuvre imposante forte de huit titres magistraux, dont l’écriture était d’une extraordinaire clarté, mais dont la technicité demandait évidemment beaucoup de trav […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/granger-gilles-gaston-1920-2016/#i_1

HARRIS ZELLIG SABBETAI (1909-1992)

  • Écrit par 
  • Morris SALKOFF
  •  • 1 063 mots

La recherche de Zellig Sabbetai Harris est intimement liée aux travaux de l'école américaine d'analyse distributionnelle qui a élaboré son programme pour la linguistique dans les années 1930 et 1940, sous l'impulsion de E. Sapir et L. Bloomfield. Ce dernier avait proposé d'abstraire de la phrase des unités définies formellement et qui serviraient à décrire les rapports observés entre les diverses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zellig-sabbetai-harris/

HJELMSLEV LOUIS TROLLE (1899-1965)

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
  •  • 694 mots
  •  • 1 média

Linguiste danois, animateur du cercle linguistique de Copenhague, Louis Hjelmslev se situe dans la perspective structurale issue de l'enseignement de Ferdinand de Saussure. Sa théorie « glossématique » constitue un approfondissement et une tentative de formalisation de la plupart des concepts de ce dernier. Il retient, en effet, du Cours de linguistique générale les deux postulats suivants : la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-trolle-hjelmslev/

HOCKETT CHARLES FRANCIS (1916-2000)

  • Écrit par 
  • Michel BRAUDEAU
  •  • 185 mots

Linguiste américain, professeur de linguistique et d'anthropologie à l'université de Cornell depuis l'année 1946. Charles F. Hockett appartient, avec Harris, Bloch et Wells notamment, à l'école structuraliste américaine qui s'est efforcée de mettre au point des procédures constantes formelles permettant d'analyser toute phrase de toute langue au moyen d'étapes catégorielles intermédiaires appelées […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-francis-hockett/#i_1

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Les mathématiques et l'idéalisme »  : […] La réalité mathématique se présente sous trois aspects : entités, conceptions abstraites, symboles. Privilégier l'un de ces aspects à l'exclusion des autres donne à chaque fois une philosophie des mathématiques : platonisme ou réalisme, constructivisme, formalisme. L'attitude constructiviste, représentée par les intuitionnistes qui se rangent du côté de Luitzen Egbertus Jan Brouwer, correspond à l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_1

INFORMATIQUE - Principes

  • Écrit par 
  • Jacques HEBENSTREIT
  •  • 3 097 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Langage formel »  : […] Un langage formel est, par définition, un langage ne possédant qu'une syntaxe et pas de sémantique. Un tel langage est très différent des langages naturels puisqu'il ne comporte qu'une grammaire et que le sens des mots n'intervient pas. C'est cependant en partant, non pas de la linguistique, mais de l'activité linguistique des individus, et en cherchant à résoudre un double problème, à savoir ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/informatique-principes/

INTELLIGENCE

  • Écrit par 
  • Jean-François RICHARD
  •  • 6 577 mots

Dans le chapitre « Le raisonnement et la construction de systèmes formels »  : […] L'homme construit des systèmes matériels qui fournissent la solution à un certain nombre de problèmes. Ainsi, ayant à lever un poids à une hauteur trop grande pour qu'il puisse y parvenir en le soulevant, il utilise une poulie qui transforme une traction vers le bas en une traction vers le haut. Dans ce système, on peut voir immédiatement si la solution proposée est valide ou non : il suffit de vé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intelligence/#i_1

LACAN JACQUES (1901-1981)

  • Écrit par 
  • Patrick GUYOMARD
  •  • 6 767 mots

Dans le chapitre « Concepts et « mathèmes » »  : […] Les lettres, les mathèmes, sont des symboles dont use Lacan à des fins de formalisation et de transmission. Elles sont les éléments d'une algèbre à venir, mais qui n'existe pas, et d'une « mathématisation » qui n'en a que le nom puisqu'elle exclut tout calcul et se réduit à quelques symboles indissociables du long discours qui les explicite. Pour l'essentiel, ils sont au nombre de quatre. Une pai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-lacan/#i_1

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 532 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Linguistique et sémiologie »  : […] La linguistique n'intéresse pas seulement le philosophe en raison de son épistémologie propre, mais encore pour la puissance d'expansion et de généralisation de ses modèles de description et d'explication. Bien avant Saussure, le philosophe et logicien américain Charles Sanders Peirce , suivant en cela une suggestion de l' Essai de Locke, avait conçu l'idée d'une théorie générale des signes ou sé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/

LINGUISTIQUE - Théories

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 6 894 mots
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Dans le chapitre « La grammaire chomskienne »  : […] Le terme « grammaire » désigne une théorie des structures linguistiques dont la pièce maîtresse est la syntaxe, distincte d'une part de la morphologie et de la phonologie, et d'autre part de la sémantique. Le but de la grammaire est de rendre compte de toutes les phrases grammaticales (c'est-à-dire syntaxiquement bien formées) et d'elles seules. Pour ce faire, la grammaire a la forme d'un mécanis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-theories/

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
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MARTIN ROGER (1920-1979)

  • Écrit par 
  • Jan SEBESTIK
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Professeur de logique formelle à l'université de Paris-V, Roger Martin fut un des représentants français les plus éminents de cette discipline. Né au Puy le 17 mars 1920, il prépare au lycée Henry-IV, après ses études secondaires au lycée Buffon, le concours d'entrée à l'École normale supérieure. Mais aussitôt après avoir été admis à celle-ci, il doit interrompre ses études pour des raisons de san […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-martin/

MATHÉMATIQUES FONDEMENTS DES

  • Écrit par 
  • Jean Toussaint DESANTI
  •  • 10 438 mots
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Dans le chapitre « Les problèmes d'existence : intuitionnisme et formalisme »  : […] En 1908 cependant, de tels résultats ne pouvaient être atteints. En partie par suite de l'absence de moyens « métamathématiques » propres à préciser le concept d'« existence » mathématique, ou celui, plus général encore, de « propriété bien définie » (en cela l' Aussonderungsaxiom fait difficulté chez Zermelo). Mais, plus généralement encore, parce que l'axiomatique de Zermelo ne devint pas imméd […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fondements-des-mathematiques/#i_1

MÉTALOGIQUE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 422 mots

Étude des propriétés des systèmes logiques. Une fois construit comme système, un formalisme peut lui-même devenir objet d'étude. Les propriétés les plus importantes des systèmes formels sont les suivantes : tout d'abord, dans l'ensemble des formules constructibles dans un système, il en est qui ne sont pas démontrables et le système est dit cohérent ; au cas où ce système comporte l'opérateur de n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metalogique/#i_1

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 011 mots

Dans le chapitre « Différentes méthodes pour différentes sciences ? »  : […] Peut-on classer les sciences d'après leurs méthodes ? Ou bien d'après leur manière d'utiliser leurs méthodes ? La méthode représente-t-elle la même chose pour toutes les sciences ? Généralement, « méthode » a un sens vague, et la méthodologie n'est pas préceptive : comment prescrirait-on aux scientifiques ce qu'ils devraient faire, quand on n'est pas d'accord sur ce qu'ils font ? On s'accorde à d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_1

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
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Dans le chapitre « Le statut philosophique des concepts modaux »  : […] Les difficultés qu'on rencontre pour représenter dans un formalisme cohérent les diverses notions modales expliquent que les logiciens les aient rejetées aux frontières de la logique classique du vrai et du faux, et que, quand ils les ont prises en compte, ils se soient heurtés au fait qu'elles semblent indissociables de leurs contenus particuliers. Il y a en effet une ambiguïté fondamentale dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_1

MODÈLE

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Hubert DAMISCH, 
  • Jean GOGUEL, 
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  • Bernard JAULIN, 
  • Noël MOULOUD, 
  • Jean-François RICHARD, 
  • Bernard VICTORRI
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NOTATION MATHÉMATIQUE

  • Écrit par 
  • Hans FREUDENTHAL
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OULIPO (Ouvroir de littérature potentielle)

  • Écrit par 
  • Jacques JOUET
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La complicité intellectuelle de Raymond Queneau, écrivain frotté de mathématiques et de François Le Lionnais, homme de science passionné de littérature, marque la véritable origine de l'Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle). Autour d'eux, en novembre 1960, se rassemblent écrivains et mathématiciens (certains ont les deux compétences). Jacques Bens, Claude Berge, Jean Lescure, Jean Queval, Al […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oulipo/

PEANO GIUSEPPE (1858-1932)

  • Écrit par 
  • Georges GLAESER
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Dans le chapitre « La formalisation »  : […] La langue usuelle est peu adaptée à la rigueur mathématique. Cela incite Peano (après C. S. Peirce, E. Schröder et G. Frege) à réaliser le vieux projet de Leibniz : l'élaboration d'un langage formalisé, utilisant peu de symboles et soumis à une grammaire rationnelle. Le symbolisme de Peano, qu'il nomme pasigraphie (cf. illustration), sera repris, avec des modifications mineures, par B. Russell e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giuseppe-peano/#i_1

PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES, 
  • Denis ZASLAWSKY
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Dans le chapitre « L'analyse dite thérapeutique »  : […] Par l'analyse dite thérapeutique, on insiste sur l'efficacité subjective de la pratique analytique. En découvrant comment la logique du langage a été mal comprise, l'analyste refuse les « dilemmes » issus d'une conception tronquée de la grammaire logique d'une classe d'expressions. Un problème philosophique est souvent symptôme d'une distorsion conceptuelle. Le but du raisonnement philosophique es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie-analytique/

PSYCHANALYSE

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
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Dans le chapitre « Historicité du symbolique »  : […] Ici se trouve fixé le point d'ancrage de la formalisation. Huit ans après une première évocation du temps logique, le Discours de Rome – « Fonction et champ de la parole et du langage » (1953) – en soulignait la valeur d'anticipation, pour marquer le rôle auquel sont appelés dans une théorisation rigoureuse de la psychanalyse l'algèbre de Boole et la théorie des ensembles. « La mathématique, écrit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychanalyse/#i_1

QUANTIQUE PHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Claude de CALAN
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Dans le chapitre « L'espace des états et les opérateurs »  : […] En mécanique quantique, le point le plus important est la structure additive, dont les ondes donnent un exemple : c'est ce principe de superposition linéaire qui engendre des interférences, constructives ou destructives, analogues aux interférences acoustiques, qui peuvent amplifier ou éteindre les sons. Les différents états d'un système physique sont représentés par les éléments d'un espace vec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physique-quantique/

ŠAUMJAN SEBASTIAN KONSTANTINOVIČ (1916-2007)

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Connu comme le créateur du modèle génératif applicationnel, S. K. Šaumjan (ou Chaoumian) a été membre du conseil scientifique de l'Académie des sciences de l'U.R.S.S. et chef de la section des méthodes structurales dans l'étude des langues à l'Institut de la langue russe à Moscou. À partir de 1975, il travaille aux États-Unis (Yale University). La linguistique structurale européenne, dont il fut e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sebastian-konstantinovic-saumjan/#i_1

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Dans le chapitre « Les divers types de science et leurs modes de validation : le type formel pur »  : […] Il n'est guère possible de parler de « la » science en toute généralité, sauf à en rester à un discours extrêmement formel, car le domaine de la connaissance scientifique se fragmente en sous-domaines dont chacun a sa spécificité et ses présuppositions propres. En première approximation, on pourra distinguer trois grands types de science : le type formel pur, le type empirico-formel et le type her […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sciences-et-discours-rationnel/

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La philosophie de la mécanique quantique »  : […] La mécanique quantique nous offre, en effet, l'exemple d'une science extraordinairement précise et efficace, mais qui ne nous fournit pourtant aucune représentation intelligible du monde. La mécanique quantique, dit René Thom, constitue « le scandale intellectuel du siècle [...]. La science a renoncé à l'intelligibilité du monde ; elle y a réellement renoncé ! C'est quelque chose qui s'impose et q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/

SÉMIOLOGIE

  • Écrit par 
  • Julia KRISTEVA
  •  • 5 451 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le réseau sémiotique de Leibniz »  : […] Le vaste ensemble de la pensée leibnizienne, traversant de multiples domaines de la réalité et de la pensée dans un projet de mathématisation totale, d'un réseau qu'on voit se construire à la manière de ce que les mathématiques modernes appellent un « modèle tabulaire », est probablement la plus grandiose entreprise sémiotique jamais tentée. Les références de Leibniz aux stoïciens ne manquent pas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/semiologie/#i_1

SERRES MICHEL (1930-2019)

  • Écrit par 
  • Christiane RABANT
  •  • 1 159 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une pensée de l'hétérogène »  : […] Ouvrant le cloisonnement entre lettres et sciences, Michel Serres stigmatise, en ce sens, la visée traditionnelle de l'épistémologie ; car elle en ratifie la rupture en se faisant pont. Son œuvre est une théorie du local et de l'objet : aux antipodes du commentaire. Il calcule l'hétérogène de toute trouvaille, il décrit la tuchè comme stabilité rare et morphogenèse, il oppose le rare et l'excepti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-serres/#i_1

SIMMEL GEORG (1858-1918)

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON
  •  • 2 759 mots

Dans le chapitre « Les fondements de la sociologie « formelle » »  : […] Très célèbre de son vivant et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Simmel a subi, en France surtout, une éclipse d'une vingtaine d'années, éclipse qui, comme celle de Weber d'ailleurs, trouve sa principale explication dans le fait que son œuvre ressortit à ce qu'on appelle souvent la sociologie de l'action. Or les principes de celle-ci sont peu compatibles avec les mouvements d'idées qui, comme le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-simmel/#i_1

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le temps des malentendus »  : […] De l'eau a coulé sous les ponts. En 1973, sous le titre d'ensemble « Claude Lévi-Strauss : fin des mythes ou mythe de la fin ? », paraît dans Esprit « Le requiem structuraliste », de Jean-Marie Domenach, et, sous la plume d'un anthropologue de la nouvelle génération, Michel Panoff, un « Lévi-Strauss tel qu'en lui-même... », dont voici les dernières lignes : « Pour qui choisit de devenir ethnologu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/

STYLISTIQUE

  • Écrit par 
  • Georges MOLINIÉ
  •  • 6 184 mots

Dans le chapitre « Une approche du discours littéraire »  : […] Comment décrire, après ce parcours théorique, la matière et le champ de la stylistique ? On admettra que la stylistique est une praxis, dont la matière s'identifie au discours littéraire. Celui-ci s'appréhende sous la forme d'un texte, que celui-ci apparaisse restreint à une limite faible (un vers) ou étendu à un espace vaste (une œuvre, un genre), pourvu que cette limite soit posée systématiqueme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stylistique/#i_1

SYSTÈME, épistémologie

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 4 154 mots

Dans le chapitre « Les systèmes philosophiques »  : […] Une théorie scientifique tend en général, lorsqu'elle atteint un certain degré de maturité, à prendre une forme déductive. On peut alors isoler en quelque sorte son aspect systématique en séparant la structure déductive de l 'interprétation. La structure déductive sera présentée comme un système formel pur. L'interprétation associe les propositions du système (ou tout au moins, dans le cas où ell […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systeme-epistemologie/#i_1

TARSKI ALFRED (1902-1983)

  • Écrit par 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 1 076 mots

Dans le chapitre « Le concept de vérité »  : […] À partir du début des années trente, Tarski prit conscience du caractère étroit des méthodes syntaxiques qu'il avait suivies jusqu'alors, et il s'efforça de mettre au point des concepts sémantiques correspondant plus fidèlement aux notions utilisées dans le langage ordinaire – principalement le concept de vérité et celui de conséquence logique. Le premier est analysé dans sa célèbre étude sur Le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-tarski/

THÉORIE STANDARD ÉTENDUE

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POLLOCK
  •  • 1 111 mots

Dans le cadre général de la grammaire générative, on peut caractériser de façon informelle la théorie standard étendue comme un effort visant à rendre aussi spécifiques et restrictifs que possible les outils descriptifs mis à la disposition du linguiste dans sa tâche d'analyse des différentes langues naturelles. Ainsi, par rapport à la théorie standard de la grammaire générative, représentée par e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-standard-etendue/#i_1

TRAITEMENT AUTOMATIQUE DES LANGUES

  • Écrit par 
  • Anne ABEILLÉ
  •  • 8 408 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Les différentes approches »  : […] Face aux difficultés du T.A.L., plusieurs stratégies ont été proposées : modélisation des connaissances linguistiques et extra-linguistiques nécessaires, modélisation mathématique fondée sur les régularités observées dans les textes, ou enfin modélisation cognitive fondée sur la simulation des comportements humains. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traitement-automatique-des-langues/

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « La vérité, concept sémantique (Tarski) »  : […] Cependant, la théorie de la signification n'est pas la seule à réclamer des corrections. La théorie de la référence elle aussi subit les contrecoups d'un certain nombre de difficultés liées aux paradoxes dits sémantiques dans le sens cette fois que donne Tarski à cette expression. C'est avec cette acception tarskienne que la notion sémantique de la vérité est élaborée dans le but d'échapper à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/

VÉRITÉ, mathématique

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DELAHAYE
  •  • 1 301 mots

Dans le chapitre « Formalisme »  : […] Pour un formaliste – dont David Hilbert (1862-1943) est considéré, un peu rapidement, comme le type –, l'existence des objets mathématiques dans un monde qui leur serait propre, ainsi que leur nature, sont des questions à contourner : il faut, dans un premier temps, les négliger. À l'opposé du réaliste, le formaliste propose de considérer que seul compte ce que l'on démontre. Pour lui, ce qu'affi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite-mathematique/

Pour citer l’article

Étienne BALIBAR, Pierre MACHEREY, « FORMALISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/formalisme/