RUSSE CINÉMA

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. Le temps du réalisme socialiste

Le crépuscule des avant-gardes

À la suite du congrès de l'Union des écrivains soviétiques de 1934, qui a défini et approuvé les canons du réalisme socialiste en littérature, le premier congrès des cinéastes, en 1935, établit un idéal cinématographique autour de films qui marquent un retour à la « prose ». Tchapaev (1934), de Serguei et Georgui Vassiliev, vient de donner son premier succès international au réalisme socialiste. Eisenstein, symbolisant les excès des avant-gardes, est marginalisé et sommé de revenir au cinéma, bien que ses projets soient tous refusés depuis son retour du Mexique. Les autres cinéastes, Koulechov excepté, approuvent ce blâme. Le mot d'ordre est désormais le romantisme révolutionnaire, le héros positif. Mais la mutation n'est pas immédiate. Entre 1934 et 1936, Aérograd de Dovjenko et Garmon d'Igor Savtchenko, en Ukraine ; Pepo d'Amo Bek-Nazarov, à Tbilissi ; Au bord de la mer bleue de Barnet, en Azerbaïdjan, sont parmi les films les plus libres d'inspiration qu'on ait jamais faits. C'est autour de 1937, sous la direction de Boris Choumiatski (lui-même bientôt éliminé), que s'imposent les règles du cinéma stalinien, avec des épopées révolutionnaires standardisées : Les Marins de Kronstadt d'Efim Dzigan), La Dernière Nuit de Youli Raïzman (1937), Le Retour de Maxime de Kozintsev et Trauberg (1937). Certains réalisateurs sont victimes de la répression : parmi eux, Konstantin Eggert, Margarita Barskaia. D'autres, plus nombreux, sont empêchés de tourner ou se voient confier des tâches dérisoires, en particulier Koulechov et Vertov. Le deuxième film de Medvedkine, La Faiseuse de miracles (1936), est remanié. Il n'y en aura pas de troisième. Les film utopiste d'Abram Room, Un jeune homme sérieux (1936), écrit par Iouri Olécha, n'est jamais montré, tandis que Le Pré de Béjine, d'Eisenstein, est définitivement interdit après deux tournages.

Les cinéastes des années 1930 sont Grigori Alexandrov, qui invente la comédie musicale soviétique et révèle une st [...]


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Eisenstein

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La Mère, V. Poudovkine

La Mère, V. Poudovkine
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Tempête sur l'Asie, V. Poudovkine

Tempête sur l'Asie, V. Poudovkine
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La Terre, A. Dovjenko

La Terre, A. Dovjenko
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L'ARCHE RUSSE (A. Sokourov)

  • Écrit par 
  • Michel ESTÈVE
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Le récit de L'Arche russe (2002) s'ouvre dans un registre quelque peu énigmatique. L'écran, gris, n'est animé par aucune image, tandis qu'une voix off murmure : « J'ouvre les yeux et je ne vois rien... », avant d'évoquer une impression de peur ressentie par des personnes qui s'enfuient, sans qu'elles puissent être aperçues à l'image. Sans transition, le premier plan, en couleur cette fois, fait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-arche-russe/#i_51840

BONDARTCHOUK SERGUEÏ FEDOROVITCH (1920-1994)

  • Écrit par 
  • Victor BACHY
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Acteur et réalisateur soviétique, Serge Bondartchouk fut l'élève de Maximov à l'école de théâtre de Rostov, où il fut initié au système de Stanislavski ; il poursuivit ses études à Moscou, où il fut l'élève de Guerassimov. Il débute comme acteur dans le rôle de Valko de La Jeune Garde ( Molodaïa Gvardiïa , 1948, de S. Guerassimov), puis il joue dans Le Chevalier à l'étoile d'or ( Kavaler zolotoï […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/serguei-fedorovitch-bondartchouk/#i_51840

LES CHEVAUX DE FEU, film de Sergueï Paradjanov

  • Écrit par 
  • Kristian FEIGELSON
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D'origine arménienne, né à Tbilissi en Géorgie, Sergueï Paradjanov (1924-1990), étudie le chant au Conservatoire, de 1942 à 1945, et la peinture, avant de s'orienter vers la carrière de cinéaste. De 1946 à 1952, il suit les cours du V.G.I.K. (Institut Cinématographique d'État) de Moscou, dans la classe d'Igor Savtchenko et participe au tournage des deux derniers films de ce cinéaste, Le Troisième […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-chevaux-de-feu/#i_51840

CHOUKCHINE VASSILI MAKAROVITCH (1929-1974)

  • Écrit par 
  • Alexis BERELOWITCH
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L'enfance et la jeunesse de Choukchine sont celles de nombreux jeunes de sa génération : enfance pauvre dans un kolkhoz de Sibérie, avec ses privations, mais aussi ses joies, qu'il a décrites dans ses nouvelles à caractère autobiographique ( Lointaines Soirées d'hiver ...). À seize ans, il travaille au kolkhoz, puis part sur des chantiers et fait mille métiers : ouvrier, radio dans la marine, dire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vassili-makarovitch-choukchine/#i_51840

CINÉMA (Aspects généraux) - Histoire

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Jean COLLET, 
  • Claude-Jean PHILIPPE
  •  • 21 812 mots
  •  • 37 médias

Dans le chapitre « Les grands Soviétiques après 1930 »  : […] À l'avènement du parlant, comment allaient réagir les grands cinéastes soviétiques, eux qui avaient fait du cinéma muet un authentique moyen d'expression ? Il est frappant de voir que leur attitude fut à la fois réactionnaire, lucide et constructive. Dès 1930, Eisenstein, Poudovkine et Alexandrov publient un manifeste devenu célèbre, où ils prennent position : « Le film sonore, écrivent-ils, est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-aspects-generaux-histoire/#i_51840

CINÉMA (Aspects généraux) - Les théories du cinéma

  • Écrit par 
  • Youssef ISHAGHPOUR
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Dans le chapitre « Puissances du montage (l'école soviétique) »  : […] « Béla oublie les ciseaux », reproche Eisenstein à Balázs. Cette phrase définit assez l'orientation des théoriciens-cinéastes soviétiques, qui tiennent le montage pour l'essence du cinéma et lui donnent chacun un sens selon leur pratique, liée à la recherche et à l'enseignement. Lev Koulechev (1899-1970) va démontrer, expérimentalement, la puissance du montage en collant le même gros plan d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-aspects-generaux-les-theories-du-cinema/#i_51840

CINÉMA (Cinémas parallèles) - Le cinéma d'animation

  • Écrit par 
  • Bernard GÉNIN, 
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Dans le chapitre « Tendances européennes »  : […] Pendant que quelques ateliers européens essaient vainement d'égaler la perfection technique et humoristique de l'animation américaine, des créateurs isolés, persuadés qu'en matière de dessin animé caricatural l'Europe ne fera rien de mieux que les animateurs d'Hollywood, tentent de trouver autre chose en introduisant dans le cinéma d'animation leur exigence de peintre, de graveur ou d'illustrateur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-cinemas-paralleles-le-cinema-d-animation/#i_51840

CINÉMA (Réalisation d'un film) - Mise en scène

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
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  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Le premier cinéma soviétique : le montage contre la mise en scène »  : […] Là où l'expressionnisme s'exprimait par le plan-tableau, surcomposé, surdéterminé, nécessairement statique, rejetant le montage et le mouvement en général comme susceptible de détruire une composition longuement élaborée, le cinéma soviétique issu de la révolution d'Octobre trouve d'autres solutions qui feront progressivement table rase non seulement de la notion de mise en scène, mais également d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-realisation-d-un-film-mise-en-scene/#i_51840

CINÉMA (Réalisation d'un film) - Montage

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 3 663 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « L'avant-garde soviétique »  : […] Les cinéastes soviétiques des années 1920 vont également faire du montage le centre de leurs préoccupations. En montant un même gros plan d'acteur face à des images différentes, Lev Koulechov démontre que le spectateur produit lui-même les liaisons entre les images et les sentiments qui en découlent. Une série de plans empruntés à des lieux ou à des corps différents montés ensemble donnent l'illu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-realisation-d-un-film-montage/#i_51840

CINÉMA ET HISTOIRE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre JEANCOLAS
  •  • 8 282 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Un instrument de propagande »  : […] La modernité du cinéma, son pouvoir de fascination ou de conviction, sa capacité à atteindre et à pénétrer les masses en ont fait un instrument dont Lénine (« De tous les arts, l'art cinématographique est pour nous le plus important », en 1919, lors de la nationalisation du cinéma russe) comme Mussolini (« La cinématographie est l'arme la plus forte », cette affirmation cent fois redite était affi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-et-histoire/#i_51840

LE CUIRASSÉ POTEMKINE (S. M. Eisenstein), en bref

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 191 mots
  •  • 1 média

Second film d'un jeune cinéaste de vingt-sept ans, S. M. Eisenstein (1898-1948) Le Cuirassé Potemkine a été classé à de nombreuses reprises « meilleur film du monde » par des jurys de cinéastes, historiens et critiques. En 1925, il vient surtout confirmer qu'un art nouveau est né, dans le droit fil de la révolution d'Octobre, qui ne doit rien à la subjectivité romanesque, à la sensibilité « bourg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-cuirasse-potemkine-s-m-eisenstein-en-bref/#i_51840

DONSKOÏ MARK SEMENOVITCH (1901-1981)

  • Écrit par 
  • Gérard LEGRAND
  •  • 668 mots

L'un des plus originaux parmi les cinéastes soviétiques est né à Odessa, où son père était ouvrier (la date exacte de sa naissance est inconnue à une ou deux années près). En 1917, la révolution lui « permet de faire des études », comme il le dira plus tard. Après deux années de médecine pendant lesquelles il songe à devenir psychiatre, il opte pour la littérature tout en cultivant le piano et la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mark-semenovitch-donskoi/#i_51840

DOVJENKO ALEXANDRE PETROVITCH (1894-1956)

  • Écrit par 
  • Hubert HARDT
  •  • 328 mots
  •  • 1 média

Fils de paysans ukrainiens, Dovjenko appartient à la première génération du cinéma soviétique, celle d'Eisenstein, de Poudovkine, de Donskoï. Théoricien, esthéticien avant d'être réalisateur, il a traité comme ses émules les thèmes fondamentaux de l'art engagé : la révolution et la collectivisation. La Terre ( Zemlia , 1929-1930), probablement son chef-d'œuvre, constitue une manière de synthèse d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-petrovitch-dovjenko/#i_51840

EISENSTEIN SERGE MIKHAÏLOVITCH

  • Écrit par 
  • Bernard EISENSCHITZ
  •  • 3 072 mots
  •  • 2 médias

Dans le demi-siècle qui a suivi la disparition d'Eisenstein , à l'âge de cinquante ans, sa place au tout premier plan de l'histoire du cinéma s'est confirmée. Ses six films donnent l'image d'un cinéaste démiurge, capable de recréer un monde de toutes pièces pour l'imposer à la vision du spectateur. Plus encore, ce génie qui s'est imposé dans un État totalitaire apparaît comme la seule figure de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/serge-mikhailovitch-eisenstein/#i_51840

EISENSTEIN SERGE MIKHAÏLOVITCH - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 1 243 mots

23 janvier 1898 Serge Mikhaïlovitch Eisenstein naît à Riga en Lettonie, d'un père d'origine juive, ingénieur-architecte de la ville, et d'une mère slave. 1906 Eisenstein découvre à Paris le cinéma et le musée Grévin. 1915-1917 Après d'excellentes études secondaires, il entre à l'Institut des travaux publics de Petrograd. Il se passionne pour le théâtre, la musique et les arts plastiques. 26 fév […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eisenstein-reperes-chronologiques/#i_51840

EKK NICOLAS (1902-1976)

  • Écrit par 
  • Claude BEYLIE
  •  • 254 mots

Bien qu'il ait signé une demi-douzaine de films, pour la plupart inconnus en France, le nom de Nicolas Ekk, cinéaste soviétique formé par Meyerhold et Eisenstein, reste attaché à un seul titre : Le Chemin de la vie ( Putievka v žizn , 1931). L'œuvre s'inspire librement des principes que développera par la suite Anton Makarenko dans son célèbre Poème pédagogique . Elle nous plonge dans les milieux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-ekk/#i_51840

FAUTE D'AMOUR (A. Zviaguintsev)

  • Écrit par 
  • Michel ESTÈVE
  •  • 1 025 mots
  •  • 1 média

Prix du jury du festival de Cannes 2017, Faute d ’ amour est le cinquième film d’Andreï Zviaguintsev. Par le son et l’image, l’ouverture du film en suggère remarquablement le climat. Les battements sourds, aux accents métalliques et reposant sur la répétition d’une seule note de la partition musicale d’Evgueni Galperine, nous introduisent dans l’univers d’une forêt. Après le premier plan d’un arb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/faute-d-amour/#i_51840

FRANCOFONIA. LE LOUVRE SOUS L'OCCUPATION (A. Sokourov)

  • Écrit par 
  • Michel ESTÈVE
  •  • 957 mots
  •  • 1 média

L'œuvre aux multiples visages d'Alexandre Sokourov, abondante – quarante-six films depuis 1978 –, riche d'une écriture cinématographique pleinement accomplie, est marquée par la passion du cinéaste pour la peinture. Francofonia . Le Louvre sous l’Occupation (2015) s'inscrit dans le cycle des films où les peintres et les musées tiennent un rôle important : Hubert Robert ( Hubert Robert , u ne vie h […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francofonia-le-louvre-sous-l-occupation/#i_51840

GUERASSIMOV SERGUEÏ (1906-1985)

  • Écrit par 
  • Bernard EISENSCHITZ
  •  • 589 mots

À première vue, la carrière de Sergueï Guerassimov semble coulée dans le moule du cinéma officiel. Personnage public, il appartient à toutes les institutions possibles, du Soviet suprême à la rédaction de la revue Iskousstvo Kino . Quant à sa filmographie, elle prend un vrai départ au moment où le réalisme socialiste se fige en doctrine : son premier film marquant, Les Sept Braves , date de 1936. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/serguei-guerassimov/#i_51840

GUERMAN ALEXEÏ (1938-2013)

  • Écrit par 
  • Nicole GABRIEL
  •  • 991 mots

Longtemps inconnu dans son propre pays et admiré de quelques happy few en Europe occidentale, le cinéaste Alexeï Guerman était « non un dissident, mais un résistant de l’intérieur » (M. Godet), ferraillant sans relâche contre les censeurs et la « glaciation » de l’ère brejnévienne. Il a relativement peu tourné (six longs-métrages en quarante ans), une lenteur qui s’explique en partie par un sens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexei-guerman/#i_51840

L'HOMME À LA CAMÉRA, film de Dziga Vertov

  • Écrit par 
  • Jacques AUMONT
  •  • 934 mots

Si le jeune Denis Kaufman (1895-1954) se choisit un pseudonyme à la résonance futuriste, c'est qu'il entend ne pas ressembler aux « cinéastes, troupeau de chiffonniers qui fourguent assez bien leurs vieilleries ». Épris de modernité, intimement convaincu par l'utopie communiste, il assigne au cinéma un rôle tout autre que de se substituer, fût-ce avec talent, au théâtre bourgeois. De ses premiers […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-homme-a-la-camera/#i_51840

KHROUSTALIOV, MA VOITURE ! (A. Guerman)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre JEANCOLAS
  •  • 1 052 mots

Présenté en compétition à Cannes en mai 1998 et assez mal accueilli, le quatrième long-métrage d'Alexeï Guerman est sorti sur les écrans français en janvier 1999. L'accueil critique s'est alors montré beaucoup plus favorable. La complexité de l'œuvre du cinéaste russe exigeait sans aucun doute un travail d'analyse et de réflexion que la fébrilité festivalière n'avait pas permis. Les trois films pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/khroustaliov-ma-voiture/#i_51840

KOZINTSEV GRIGORI MIKHAÏLOVITCH (1905-1973)

  • Écrit par 
  • Patrick BRION
  •  • 212 mots

Né à Kiev, Kozintsev est décédé à Leningrad. Il est surtout connu pour son œuvre de cinéaste. Après avoir étudié la peinture à Leningrad, il fonda, avec Serge Youtkevitch, Leonid Trauberg et Georgij Krysistskii, la Feks (Fabrique de l'acteur excentrique). Pour Kozintsev : « La vie exige un art hyperboliquement grossier, étourdissant, qui fouette les nerfs, ouvertement utilitaire, mécaniquement pré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grigori-mikhailovitch-kozintsev/#i_51840

LE CUIRASSÉ "POTEMKINE", film de Serge Mikhailovitch Eisenstein

  • Écrit par 
  • Jacques AUMONT
  •  • 912 mots
  •  • 1 média

Conscients de la force du cinéma comme instrument de propagande, les premiers dirigeants soviétiques avaient favorisé l'accès à la réalisation de jeunes réalisateurs acquis à la révolution, et formellement innovants. C'est en mars 1925 que la firme d'État Goskino lança la production d'une série de films pour célébrer l'anniversaire de la révolution de 1905, et la confia au réalisateur d'un film co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-cuirasse-potemkine/#i_51840

LE RETOUR (A. Zviaguintsev)

  • Écrit par 
  • Michel ESTÈVE
  •  • 941 mots

Lion d'or au festival de Venise 2003, Le Retour montre le grand talent du cinéaste russe Andreï Zviaguintsev et atteste la maîtrise d'une écriture cinématographique rarement observée dans un premier film. D'une tonalité proche du conte, ce film met en scène avec une remarquable puissance de suggestion les relations père-fils. Parce que leur père (Konstantin Lavronenko) a quitté le foyer, il y a b […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-retour-a-zviaguintsev/#i_51840

LÉVIATHAN (A. Zviaguintsev)

  • Écrit par 
  • Michel ESTÈVE
  •  • 1 111 mots
  •  • 1 média

Dans le sillon tracé par Andreï Tarkovski et Alexandre Sokourov, Andreï Zviaguintsev s'impose comme le meilleur représentant de la nouvelle génération des cinéastes russes. Son univers humaniste et spiritualiste est remarquablement mis en relief par l'écriture cinématographique. D'abord acteur de théâtre (il est diplômé de la célèbre école de Moscou en 1990), il décide de devenir cinéaste en 2000. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leviathan-a-zviaguintsev/#i_51840

MEDVEDKINE ALEXANDRE IVANOVITCH (1900-1989)

  • Écrit par 
  • Bernard EISENSCHITZ
  •  • 620 mots

Alexandre Medvedkine homme d'un seul film ? Le Bonheur (1935) a eu une seconde vie rare au cinéma. Salué à son apparition par S. M. Eisenstein, dûment enfoui avec toute la mémoire du cinéma non-conformiste de l'Union soviétique, il a été redécouvert à la fin des années 1960 par Jacques Ledoux, de la Cinémathèque royale de Belgique, et Chris Marker lui a donné une notoriété méritée. Quand Medvedk […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-ivanovitch-medvedkine/#i_51840

MÈRE ET FILS (A. Sokourov)

  • Écrit par 
  • Michel ESTÈVE
  •  • 1 403 mots

Dans Le Temps scellé , évoquant les « génies » du cinéma, Andrei Tarkovski plaçait Alexandre Sokourov aux côtés de Jean Vigo, Robert Bresson, Luis Buñuel, Satyajit Ray et Mizoguchi Kenji. La beauté de Mère et fils (1997) confirme la lucidité de ce jugement. L'auteur de Stalker souhaitait que « le cinématographe arrive à fixer le temps dans ses indices perceptibles par les sens » ( Positif , déce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mere-et-fils/#i_51840

MORDIOUKOVA NONNA (1925-2008)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 266 mots

L' actrice soviétique Nonna Mordioukova incarna l'idéal féminin soviétique dans des films qui mettaient en relief le personnage de la mère forte déchirée entre deux loyautés contradictoires, l'une envers sa famille, l'autre envers l'État. Née le 25 novembre 1925 à Konstantinovskaia, en Ukraine, alors en U.R.S.S., Noyabrina Viktorovna Mordioukova grandit dans un kolkhoze et étudie l'art dramatique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nonna-mordioukova/#i_51840

MOURATOVA KIRA (1934-2018)

  • Écrit par 
  • Frédéric STRAUSS
  •  • 1 005 mots

La découverte de l'œuvre de la cinéaste Kira Mouratova fut un des premiers faits culturels importants de la perestroïka, qui suivit l'arrivée de Mikhaïl Gorbatchev à la tête du parti communiste soviétique en 1985. Interdits, expurgés ou mal distribués en ex-URSS, ses films étaient totalement inédits à l'Ouest quand, en 1986, le congrès des cinéastes, présidé par Elem Klimov, permit leur diffusion, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kira-mouratova/#i_51840

PARADJANOV SERGUEÏ (1924-1990)

  • Écrit par 
  • Charles TESSON
  •  • 535 mots

D'origine arménienne, né à Tbilissi, Sergueï Paradjanov a passé sa vie en Géorgie. Il se destine à la musique avant de changer d'avis et de partir pour Moscou apprendre le cinéma dans une école. Il en sort en 1952 puis se rend en Ukraine, aux studios de Kiev, où il réalise ses premiers films. Le quatrième, Les Chevaux de feu (1964) , est adapté d'un récit de l'écrivain ukrainien Mikhaïl Kotsioubi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/serguei-paradjanov/#i_51840

PÉLÉCHIAN ARTAVAZD (1938- )

  • Écrit par 
  • Guy GAUTHIER
  •  • 651 mots

Artavazd Péléchian est né en 1938 à Leninakan, ville d’Arménie soviétique qui sera rebaptisée Gumri après l’indépendance de septembre 1991. De 1959 à 1963, il suit une formation technique. Entre 1963 et 1968, il est étudiant au V.G.I.K. (Institut des études cinématographiques), où il réalise ses premiers documentaires : La Patrouille de la montagne ( Gornyi patrul , 1964) ; Le Cheval blanc ( Bely […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/artavazd-pelechian/#i_51840

POUDOVKINE VSEVOLOD ILLARIONOVITCH (1893-1953)

  • Écrit par 
  • Victor BACHY
  •  • 504 mots
  •  • 2 médias

Un des maîtres du cinéma soviétique dont l'activité coïncide curieusement avec le « règne » de Staline. Entré en 1920 à l'École de cinéma à Moscou (V.G.I.K.), il y travaille comme élève-acteur, scénariste, décorateur, assistant. Il garde surtout l'empreinte de Lev Koulechov, qu'il assiste dans ses expériences sur le montage. La période du cinéma muet lui vaut la gloire comme réalisateur. Trois fil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vsevolod-illarionovitch-poudovkine/#i_51840

LE SACRIFICE, film de Andreï Tarkovski

  • Écrit par 
  • Jacques AUMONT
  •  • 900 mots

Fils et petit-fils de poètes, Andreï Tarkovski (1932-1986) opte pour le cinéma, après avoir envisagé la musique et la peinture. Il suit le cursus de la grande école de cinéma de Moscou, le V.G.I.K., mais se révèle vite un produit atypique de son enseignement ; son premier film, L'Enfance d'Ivan ( Ivanovo dietsvo , 1962), est encore assez traditionnel, mais dès Andreï Roublev ( Andréj Rublëv , 196 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-sacrifice/#i_51840

LE SACRIFICE (A. Tarkovski), en bref

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 207 mots

« Je considère que notre civilisation mourra du progrès matériel, à cause non pas des conséquences physiques, mais bien plutôt des conséquences spirituelles qui en résultent. » Cette réflexion est à l'origine du dernier film d'Andrei Tarkovski (1932-1986), un des rares cinéastes à l'inspiration authentiquement et ouvertement religieuse qu'ait connus le cinéma de la fin du xx e  siècle. Impossible […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-sacrifice-a-tarkovski-en-bref/#i_51840

SOCIALISTES ART DANS LES PAYS

  • Écrit par 
  • Robert ABIRACHED, 
  • Louis MARCORELLES, 
  • Jean-Jacques NATTIEZ
  •  • 12 580 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Les origines soviétiques »  : […] Un cinéma socialiste n'a vraiment de sens que dans une société socialiste, où tous les moyens de production et de distribution sont dans les mains de l'État, où la recherche du profit n'est pas le but premier de l'industrie cinématographique. Longtemps, l'Union soviétique a été le seul pays où ces conditions se trouvaient remplies. Elle connut son heure de gloire dans les années 1920, quand, para […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-dans-les-pays-socialistes/#i_51840

SOKOUROV ALEXANDRE (1951- )

  • Écrit par 
  • Michel ESTÈVE
  •  • 1 144 mots
  •  • 1 média

« Il est peu de génies dans le cinéma : Bresson, Mizoguchi, Vigo, Buñuel, Satyajit Ray, Sokourov... ». Le premier, il y a trente ans, Andreï Tarkovski ( Le Temps scellé , Éditions de l'Étoile-Cahiers du cinéma,1989) a reconnu et admiré le grand talent d'Alexandre Sokourov, hier voué à l'obscurité en Russie, aujourd'hui reconnu comme le cinéaste russe le plus estimé dans le monde. Alexandre Sokouro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-sokourov/#i_51840

TARKOVSKI ANDREÏ

  • Écrit par 
  • Michel ESTÈVE
  •  • 2 548 mots
  •  • 1 média

Sept longs métrages auront suffi pour imposer Andrei Tarkovski comme l'un des plus importants cinéastes de notre temps. Par ses sujets, ses registres et ses styles, son œuvre, au premier abord, nous apparaît hétérogène. Quels liens nouer, en effet, entre la fresque historique d' Andrei Roublev , insérée dans une chronique de la Russie soumise au joug des Tartares à l'aube du xv e  siècle, et l'éc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andrei-tarkovski/#i_51840

TARKOVSKI ANDREÏ - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 469 mots

4 avril 1932 Naissance d'Andrei Tarkovski à Zavrajié, village du bord de la Volga proche d'Ivanovo. Son père est le poète Arseni Tarkovski. 1948-1956 Après les années de lycée où il suit les cours d'une école de musique, il s'intéresse également à la peinture, et étudie l'arabe à l'Institut des langues orientales. À partir de 1954, il travaille et étudie en Sibérie comme géologue. 1956-1960 Étu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tarkovski-reperes-chronologiques/#i_51840

TCHOUKRAÏ GRIGORI NAOUMOVITCH (1921-2001)

  • Écrit par 
  • Victor BACHY
  •  • 419 mots

Réalisateur soviétique, né en Ukraine, dans le kolkhoz de ses parents cultivateurs, G. N. Tchoukhraï s'intéresse, dès son adolescence, à la fois à la technique et aux arts, en particulier au théâtre amateur. Il fait la guerre et participe à la bataille de Stalingrad. Il se présente à l'Institut des études cinématographiques de Moscou, où Serge Youtkevitch l'admet sans examen sur sa réponse : « Ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grigori-naoumovitch-tchoukrai/#i_51840

VERTOV DENIS ARKADIEVITCH KAUFMAN dit DZIGA (1895-1954)

  • Écrit par 
  • Joël MAGNY
  •  • 654 mots

Né à Bialystok, Denis Kaufman étudie d'abord la musique et la psychoneurologie. Très marqué par le futurisme de Maïakovski, il prend le pseudonyme de Dziga (« toupie » en ukrainien) Vertov (dérivé du russe vertet , « tourner, pivoter »). Il se passionne pour ce qui ne s'appelle pas encore « musique concrète », montant sons et bruits divers empruntés au réel et fonde, en 1917, le Laboratoire de l'o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vertov-denis-arkadievitch-kaufman-dit-dziga/#i_51840

ZVIAGUINTSEV ANDREÏ (1964- )

  • Écrit par 
  • Michel ESTÈVE
  •  • 1 811 mots

Andreï Zviaguintsev s’impose comme le plus célèbre représentant de la nouvelle génération des cinéastes russes. Né le 6 février 1964 à Novossibirsk, grande ville industrielle de la Sibérie, il quitte le lycée à seize ans avec l’intention de devenir acteur (sa mère, dont il est très proche, exerçait la profession d’institutrice, mais, adolescente, rêvait d’être actrice). Il suit des cours de théât […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zviaguintsev-andrei-1964/#i_51840

Voir aussi

Pour citer l’article

Bernard EISENSCHITZ, « RUSSE CINÉMA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-russe/