Bernard EISENSCHITZ

traducteur, historien du cinéma

EISENSTEIN SERGE MIKHAÏLOVITCH

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  • Bernard EISENSCHITZ
  •  • 3 077 mots

Dans le demi-siècle qui a suivi la disparition d'Eisenstein, à l'âge de cinquante ans, sa place au tout premier plan de l'histoire du cinéma s'est confirmée. Ses six films donnent l'image d'un cinéaste démiurge, capable de recréer un monde de toutes pièces pour l'imposer à la vision du spectateur. Plus encore, ce génie qui s'est imposé dans un État totalitaire […] Lire la suite

GUERASSIMOV SERGUEÏ (1906-1985)

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  • Bernard EISENSCHITZ
  •  • 586 mots

À première vue, la carrière de Sergueï Guerassimov semble coulée dans le moule du cinéma officiel. Personnage public, il appartient à toutes les institutions possibles, du Soviet suprême à la rédaction de la revue Iskousstvo Kino. Quant à sa filmographie, elle prend un vrai départ au moment où le réalisme socialiste se fige en […] Lire la suite

LEVEL FIVE (C. Marker)

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  •  • 1 439 mots

Level Five (1997) peut se décrire ainsi : le monologue d'une femme devant une console d'ordinateur, vue depuis l'écran de celui-ci. En manipulant l'ordinateur, Laura (Catherine Belkhodja) commande (on le découvre en cours de route) à la caméra qui la cadre. Elle commande aussi au récit, intervenant dans un jeu consacré à la bataille d'Okinawa (entre avril et […] Lire la suite

MEDVEDKINE ALEXANDRE IVANOVITCH (1900-1989)

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  • Bernard EISENSCHITZ
  •  • 618 mots

Alexandre Medvedkine homme d'un seul film ? Le Bonheur (1935) a eu une seconde vie rare au cinéma. Salué à son apparition par S. M. Eisenstein, dûment enfoui avec toute la mémoire du cinéma non-conformiste de l'Union soviétique, il a été redécouvert à la fin des années 1960 par Jacques Ledoux, de la Cinémathèque royale de Belgique, et Chris Marker lui a donné une notoriété méri […] Lire la suite

RUSSE CINÉMA

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  • Bernard EISENSCHITZ
  •  • 10 135 mots

Le cinéma soviétique naît officiellement du décret de nationalisation signé par Lénine le 27 août 1919. Pendant soixante-dix ans, ce cinéma va être affaire d'État, pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur : par l'indifférence à peu près constante aux questions de rentabilité, qui en fait un cas unique, ouvert à de très nombreuses expérimentations. P […] Lire la suite