LAVOISIER ANTOINE LAURENT (1743-1794)

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Carrière administrative et premiers travaux scientifiques

La description que Lavoisier a laissée d'une aurore boréale observée en 1763 constitue le plus ancien document conservé touchant son activité scientifique. Dès cette année 1763, il avait commencé des levés géologiques dans le Bassin parisien, afin d'aider Guettard à établir la carte minéralogique de la France. Celui-ci, ne pouvant envisager de dresser une carte géologique, se proposait essentiellement de noter par des signes sur la carte l'emplacement des carrières de matériaux de construction et celui des affleurements des gîtes minéraux utiles à l'économie. Il estimait en outre intéressant de lever en ces emplacements une coupe précise du sous-sol, indiquant dans les terrains sédimentaires les différentes couches distinguées par leurs caractères lithologiques.

Guettard attira l'attention de Lavoisier sur les problèmes posés par l'étude des roches sédimentaires. En 1764, Lavoisier examina de nombreuses variétés de gypse, détermina leur solubilité dans l'eau et fut l'un des premiers à expliquer la prise du plâtre, en montrant que le gypse, sous l'action de la chaleur, perd une certaine quantité d'eau, qu'il reprend au cours de sa solidification. Il communiqua ses travaux sur le gypse à l'Académie royale des sciences en 1765 et 1766.

Dans l'intervalle, il concourut pour le prix de 2 000 livres créé par l'Académie, à la demande du lieutenant de police, sur le meilleur moyen d'éclairer pendant la nuit les rues d'une grande ville, en combinant ensemble la clarté, la facilité du service et l'économie. Dans son mémoire, il étudia les différents types de lanternes à chandelle ou à huile, simples ou à réverbère elliptique ou hyperbolique, l'influence de la nature du combustible, la forme des mèches, et terminait par des expériences relatives à l'intensité de la lumière comparée à la consommation de combustible. Le 9 août 1766, l'Académie partagea le prix entre trois fabricants qui avaient expérimenté des lanternes de formes diverses et décerna une médaille d'or à Lavoisier, dont [...]

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Écrit par :

  • : ingénieur civil des Mines, membre correspondant de l'Académie internationale d'histoire des sciences, professeur à l'université de Paris-I

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Pour citer l’article

Arthur BIREMBAUT, « LAVOISIER ANTOINE LAURENT - (1743-1794) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 mai 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-laurent-lavoisier/