Philippe OUANNÈS

professeur associé à l'université de Paris-VIII

ARDACHIR Ier (mort en 241) roi des Perses (224-241)

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 407 mots

Petit-fils de Sāsān, ancêtre éponyme de la dynastie sassanide qu'Ardashīr (Ardachir) contribua à fonder. Jeune encore, il obtient de son suzerain Gushihr, le commandement militaire de la ville de Darabdjird. Il étend peu à peu son pouvoir sur les villes voisines, en les assiégeant, en tuant les princes ou chefs, et en y instaurant sa propre loi. Son père tue Gushihr, prend le titre de roi et décid […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ardachir-ier/#i_0

BAḤRITES ou BAḤRIYYA

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 333 mots

L'avance mongole arrache à leur patrie un grand nombre de populations des steppes, qui viennent remplir les marchés musulmans d'esclaves. Comme ses prédécesseurs, le sultan ayyūbide al-Sālih Nadjm al-Dīn Ayyūb (1240-1249) achète un grand nombre d'esclaves originaires en particulier des steppes turques de Kiptchak et des environs. Il crée avec eux, vers la fin de son règne, un régiment d'élite de h […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bahrites-bahriyya/#i_0

BARMAKIDES ou BARMÉCIDES LES

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 837 mots

Famille de hauts fonctionnaires dont plusieurs membres occupèrent des postes importants sous les premiers califes ‘abbāsides de Baghdād, puis en devinrent les vizirs et les « maires du palais ».Leur nom, al-Barāmika, ne vient pas de celui d'un ancêtre éponyme, Barmak, mais de celui d'un titre héréditaire : grand prêtre du temple de Nawbahār, près de Balkh, en Iran.La gloire de cette famille attein […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/barmakides-barmecides/#i_0

BURDJITES ou BURDJIYYA

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 289 mots

Le régiment des burdjiyya, ou burdjites, créé par le sultan al-Manṣūr Qalā‘ūn (1279-1290), était composé d'environ quatre mille mamlūk logés dans les tours (burdj, d'où leur nom) de la citadelle du Caire. Tenus à l'écart des affaires de l'État par Qalā‘ūn et son fils Khalīl al-Ashraf (1290-1293), les burdjiyya arrivèrent, après le meurtre de ce dernier, à jouer un rôle dans la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/burdjites-burdjiyya/#i_0

HĀRŪN AL-RASHĪD (766-809) calife ‘abbāside (786-809)

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 833 mots

Le règne du cinquième calife ‘abbāside marque un tournant crucial dans l'histoire du califat : il amorce la longue décadence de l'empire islamique. Troisième fils d'al-Mahdī, Hārūn al-Rashīd restera longtemps sous l'influence de sa mère, al-Khayzurān, une esclave yéménite affranchie. Son enfance se passe dans le luxe et la facilité. Soumis à son tuteur et précepteur Yahyā ben Khālid al-Barāmika, i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/harun-al-rashid/#i_0

IRADJ MIRZĀ (1874/75-1926)

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 165 mots

Membre de la branche cadette de la famille royale des Qadjar, le poète persan Iradj Mirzā reçoit une excellente éducation qui lui donne une parfaite maîtrise de l'arabe et du français ; de plus, il est familier de l'anglais et du russe. Il se trouve placé au confluent des cultures orientale et occidentale. Il accepte quelque temps de remplir les fonctions de poète officiel, mais sa nature calme et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/iradj-mirza/#i_0

JINNAH MUḤAMMAD ‘ALĪ (1876-1948)

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 711 mots

Homme politique et fondateur de l'État pakistanais, Jinnah était aussi connu sous le nom de Ḳā'id-i-A‘ẓam (le Grand Guide). Son éducation traditionnelle et imprégnée de la foi musulmane (dans le cadre de la secte des khōja, d'obédience shī‘ite) est complétée par un passage dans une école anglaise de Karachi. En 1892, il s'embarque pour l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/muhammad-ali-jinnah/#i_0

KĀHINA AL- (morte en 704/05) reine berbère

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 484 mots

Surnom de la « reine des Aurès » signifiant « la Prophétesse ». Al-Kāhina régna sur plusieurs tribus de Berbères de l'Aurès, dont la sienne propre, celle des Djarawa, de 685 environ à 704 ou 705. À la fin du viie siècle, l'Afrique du Nord voit s'affronter trois forces : les Byzantins d'abord, solidement implant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-kahina/#i_0

KERBELA ou KARBALĀ

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 782 mots

Également appelée Mashhad (Mechhed) Ḥusayn, ou Mausolée de Ḥusayn. Ville oasis de l'Irak à quelque 100 kilomètres au sud-ouest de Bagdad, sur les bords du désert, Kerbela (Karbalā) est un des hauts lieux du shī‘isme.Le 10 du mois de muḥarram (an 61 de l'hégire ; 1 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kerbela-karbala/#i_0

MA‘MŪN ABŪ L-‘ABBĀS ‘ABD ALLĀH AL- (786-833) calife ‘abbāside (813-833)

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 612 mots

Second fils du calife ‘abbāside Hārūn al-Rachīd et d'une esclave persane, Abū l-‘Abbās ‘Abd Allāh al-Ma‘mun entre dans la vie politique comme gouverneur du Khurasān, nommé par son père. Cette fonction et celle de commandant de la garde lui fournissent un appui déterminant dans la lutte qu'il mène, dès la mort de Hārūn al-Rachīd, contre son frère al-Amīn. Celui-ci vaincu grâce à l'aide du général p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-l-abbas-abd-allah-al-ma-mun/#i_0

MANṢŪR ABŪ DJA‘FAR ‘ABD ALLĀH AL- (714-775) calife ‘abbāside (754-775)

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 330 mots

Deuxième calife ‘abbāside, al-Manṣūr succède à son frère, Abū l-‘Abbās al-Saffāh. Dès son arrivée au pouvoir, il s'attache à en affermir les bases : la dynastie est récente (750). Toutes les tendances politico-religieuses de l'islam se soulèveront les unes après les autres pour tenter de renverser la férule des ‘Abbāsides. Avec l'aide d'Abū Muslim, son homme de confiance, Al-Manṣūr se débarrasse d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-dja-far-abd-allah-al-mansur/#i_0

MAZDAK (mort en 529 env.)

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 397 mots

La vie de Mazdak, fils de Bâmdâdh, est mal connue. Ce prêtre zoroastrien se fait l'apôtre d'une religion nouvelle, en se proclamant l'envoyé de Dieu qui doit restaurer la foi dans sa pureté primitive : il prêche l'égalité absolue entre les hommes et la communauté totale des biens et des femmes. Les classes sociales, leurs distinctions et le mariage sont abolis ; ces réformes ne vont pas sans soule […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mazdak/#i_0

MOUTONS-BLANCS ou AK KOYUNLU

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 452 mots

Fédération de tribus turkmènes dont le nom se réfère soit à un totem commun, éponyme, soit au fait que les membres de ces tribus élevaient des moutons blancs. L'un des clans de ces tribus, les Bayundur, donna naissance à des chefs qui prirent le pouvoir et l'initiative d'organiser cette fédération.La première mention historique des Bayundur remonte à la ch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moutons-blancs-ak-koyunlu/#i_0

MOUTONS-NOIRS ou KARA KOYUNLU

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 535 mots

L'origine du nom de cette fédération de tribus turkmènes est incertaine : peut-être s'agit-il d'un totem, peut-être de la couleur des animaux réellement élevés. C'est Bayram, chef du clan des Bahārlū, qui, vers 1370, réunit différentes tribus turkmènes, tout en se dégageant de l'égide de ses protecteurs, les sultans djalāyirides. Il accroît le territoire e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moutons-noirs-kara-koyunlu/#i_0

QĀ'IM MAQAM

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 236 mots

Hauts fonctionnaires tous les deux, le père, ‘Isā (1779-1835), et le fils, Abū l-Qāsim (mort en 1831) furent surnommés Qā'im Maqam, ce qui signifie littéralement « qui remplace » ou « lieutenant », parce qu'ils jouèrent un rôle extrêmement important en remplaçant le shāh de l'Empire perse dans l'exercice du pouvoir. Le fils, tombé en disgrâce à la mort de Fath ‘Alī, fut exécuté sur les ordres du s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/qa-im-maqam/#i_0

SANĀ'I (1080 env.-env. 1131)

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 190 mots

C'est sous le nom de Sanā'i qu'est connu Abū'l-Majd Majdud, l'un des trois grands auteurs de masnavis mystiques avec ‘Attār et Djalāl al Dīn Rūmī. On sait peu de chose sur sa vie. Il vécut à la cour de Ghazni auprès du sultan Bahrām Shāh (1118-1157) en tant que poète et panégyriste officiel. Touché par l'enseignement et la pratique soufie, il quitte Ghazni pour Marw et s'engage à partir de ce mome […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sana-i/#i_0

SHĀHPŪR II ou SAPOR II, roi sassanide de Perse (309/10-379)

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 454 mots

Neuvième souverain sassanide, fils posthume de Hurmizd II, Shāhpūr II naquit roi, d'où la longueur de son règne. Héritier d'un royaume aux structures peu cohérentes et menacé de tous côtés, il doit, pour en maintenir l'intégrité, se livrer à des luttes constantes. Son règne est marqué par l'adoption du zoroastrisme « orthodoxe », utilisé comme moyen d'unification, mais il est aussi une longue suit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shahpur-ii-sapor-ii/#i_0

ZĀKĀNĪ ‘UBAYD-I (1300 env.-1371)

  • Écrit par 
  • Philippe OUANNÈS
  •  • 295 mots

Venu jeune à Chirāz, pour y parfaire pendant quelques années sa formation, ‘Ubayd-i Zākānī retourne à Qazwīn, sa ville natale, en tant que juge, avant de se rendre à Bagdad. On connaît mal la vie de ce contemporain de Hāfiz, peut-être à cause du peu d'estime qu'il inspire : même ses œuvres sérieuses sont truffées d'anecdotes, d'allusions scabreuses et de satires violentes. Pourtant, c'est vraisemb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ubayd-i-zakani/#i_0