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SYPHILIS

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1.   Origine

Deux grandes théories s'affrontent quant à l'origine de la syphilis :

– La théorie colombienne, ou américaine, affirme que la maladie, inconnue jusque-là en Europe, a été importée en mars 1493 par les marins de Christophe Colomb, au retour des Antilles (cf. tableau). Cette théorie a d'ardents défenseurs.

– La théorie uniciste estime, d'une part, que la tréponématose aurait existé dès la préhistoire, mais qu'on l'aurait confondue avec d'autres maladies, notamment la lèpre ; d'autre part, qu'il existe dans le monde des formes très différentes suivant les conditions climatiques, sociales, économiques ; la syphilis actuelle ne serait qu'une de ces formes. À côté de la syphilis actuelle, à transmission essentiellement vénérienne, on cite en effet des tréponématoses à transmission non vénérienne, tels la pinta (Amérique du Sud), le pian (Amérique centrale, Antilles, Afrique, Asie du Sud-Est), la syphilis endémique (climats chauds et secs).

En faveur de la théorie uniciste, on a fait appel à des arguments archéologiques. Rokhlin aurait identifié la syphilis sur des squelettes provenant de Russie centrale et datant de 2000 avant J.-C.

L. Christensen (1962) donne un avis contraire, puisque, après avoir étudié seize mille cinq cents crânes venant de toutes les parties du monde, il conclut que les lésions osseuses de la syphilis ne se manifestent qu'après l'année 1500 de notre ère.

Des dizaines de millions d'individus moururent de cette maladie en l'absence d'une thérapeutique vraiment efficace.

Il fallut attendre le xixe siècle pour que l'on prescrivît iode et iodure. C'est en 1910 qu'une préparation arsenicale administrée par voie intraveineuse transforma le pronostic de la maladie.

L'introduction, par l'école française, du bismuth en 1921 allait apporter un traitement de fond efficace. Les cures alternées d'arsenicaux et de bismuth donnaient près de 100 p. 100 de succès dans les cas de syphilis récente.

L'application, en 1943, par S. Mahoney, R. C. Arnold et A. H. Harris de la pénicilline dans le traitement de la syphilis a bouleversé tous les schémas thérapeutiques classiques et constitué une amélioration considérable du fait de sa meilleure tolérance et de sa haute valeur tréponémicide.

 […]

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ARSENIC

Écrit par :  Jean PERROTEY

Dans le chapitre "Intérêt biologique de l'arsenic et de ses composés"  : …  (formule 2). L'acétarsone (formule 3) a été employé dans le traitement de l'amibiase et dans celui de la *syphilis. Associé à la quinine, l'acétarsone a été préconisé dans le traitement du paludisme. Les arsénoïques sont les premiers composés auxquels on a reconnu une action antisyphilitique et, par la suite, on en a utilisé de très nombreux.… Lire la suite
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… *Lésions inflammatoires de l'hypoderme, circonscrites, de nature infectieuse, et tendant à s'ulcérer, les gommes évoluent en quatre stades : crudité, avec nodule solide, nettement limité ; ramollissement de la lésion qui s'accroît, devient fluctuante en son centre et adhère à la peau ; ulcération et fistulisationLire la suite
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… *Perte de substance cutanée suffisamment profonde pour entraîner une cicatrice indélébile. Qu'elle fasse suite à une autre lésion dermatologique (bulle, pustule, gomme, nodule, tumeur) ou qu'elle apparaisse d'emblée, ses causes sont très variées. Les ulcérations artificielles relèvent de manipulations de produits caustiques au cours de l'… Lire la suite

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Syphilis : origine Évolution de la syphilis acquise non traitée

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