BOUTIQUECONTACTASSISTANCE
Zone de recherche

AltasAuteursRecherche thématiqueDictionnaire

PHARMACOLOGIE

Dans son sens le plus restreint, la pharmacologie est la science des médicaments. Mais une telle définition ne peut actuellement satisfaire un pharmacologue, car la différence entre médicament, poison et substance jouant un rôle hormonal ou neurohumoral n'est pas claire et dépend souvent de la dose utilisée et de l'orientation de la recherche. En revanche, la définition proposée par Torald Sollmann, auteur d'un célèbre Manual of Pharmacology (1917), apparaît beaucoup plus satisfaisante ; elle confère, en outre, à cette discipline une valeur de science fondamentale : la pharmacologie est la science qui étudie les effets du milieu chimique environnant sur la matière vivante. De ce milieu chimique, sont exclus les corps qui participent au métabolisme cellulaire et qui, de ce fait, sont l'objet de la biochimie. Toute substance capable de perturber les mécanismes physiologiques est une drogue ; les médicaments sont des drogues employées à des fins thérapeutiques. Par suite, la pharmacologie se trouve au carrefour de la physiologie, de la biochimie, de la biophysique et de la physiopathologie. Seuls la nature d'un certain nombre de problèmes, la façon de les envisager et l'élaboration de concepts la différencient et lui confèrent son individualité.

Pour expliquer le mécanisme d'action des médicaments, la pharmacologie doit s'intéresser aux phénomènes se produisant au niveau moléculaire et suivre les progrès de la biologie moléculaire. Elle deviendrait alors « la science des interactions des molécules chimiques avec la matière vivante ». Dans cet esprit, le terme de pharmacologie moléculaire apparaît dans les ouvrages, les revues et les congrès de pharmacologie.

Il était d'usage de subdiviser la pharmacologie en six branches majeurs :

– La pharmacognosie étudie les sources des drogues naturelles et leurs principes actifs. Elle aide à reconnaître ces dernières selon des critères botaniques ou physicochimiques. Anciennement appelée « matière médicale », la pharmacognosie joue le rôle d'intermédiaire e [...]

1 2 3 4 5

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur  30 pages…

 

Pour citer cet article

Henri SCHMITT, Jean-Paul TILLEMENT, Edith ALBENGRES, Georges HOUIN, Jérôme BARRE, Pierre BECHTEL, Jean-Cyr GAIGNAULT, « PHARMACOLOGIE  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pharmacologie/

Classification thématique de cet article :

  

Offre essai 7 jours

« PHARMACOLOGIE » est également traité dans :

ADRÉNALINE

Écrit par :  Jacques HANOUNE

Dans le chapitre "Classification pharmacologique"  : …  tissus cibles (cf. infra). Ces effets sont souvent de nature opposée. Une première classification proposée par Ahlquist en 1948, sur la base de l'action relative d'une série de cinq amines sympathomimétiques, a divisé ces effets en α et β. La découverte de substances à action antagoniste spécifique, α ou β-bloqueurs, a rapidement justifié cette… Lire la suite
ALCALOÏDES

Écrit par :  Jacques E. POISSON

Dans le chapitre "Intérêt thérapeutique"  : …  Les alcaloïdes jouent toujours un rôle important, comme principes actifs des médicaments, malgré l'essor des produits de synthèse. Ils sont utilisés soit tels quels, soit sous forme de dérivés plus actifs, mieux tolérés par l'organisme, ou manifestant des effets différents. Ils ont souvent servi de modèle pour imaginer de nouvelles molécules de… Lire la suite
ANESTHÉSIE

Écrit par :  Francis BONNETFrançois CHAST

Dans le chapitre "Anesthésiques locaux"  : …  En 1860, à Göttingen, Albert Niemann (1834-1861) isola, à partir d'un extrait de feuilles de coca, un alcaloïde qu'il baptisa cocaïne et qui fut considéré comme un simple stimulant, voisin de la caféine. À Vienne, Carl Koller et Sigmund Freud avaient constaté que les cristaux de cocaïne déposés sur la langue la rendaient… Lire la suite
ANTIAGRÉGANTS PLAQUETTAIRES

Écrit par :  Jacques CAENJean-Luc WAUTIER

Les plaquettes ont un rôle dominant dans la genèse des thromboses artérielles et de l'athérosclérose, en intervenant au moins sur l'altération endothéliale ou sous-endothéliale, la prolifération des cellules musculaires lisses, ce qui a conduit à l'utilisation et à la rationalisation de… Lire la suite
ANTIANGOREUX

Écrit par :  Dominique BIDETJean-Cyr GAIGNAULT

Les médicaments qui appartiennent à plusieurs classes chimiques concourant, par des mécanismes parfois multiples, à s'opposer à la crise d'angor, ou angine de poitrine ou coronarite, sont appelés antiangoreux. La coronarite résulte d'une anoxie brutale et transitoire qui traduit un déséquilibre entre… Lire la suite
ANTIARYTHMIQUES

Écrit par :  François LHOSTE

Par définition, les médicaments antiarythmiques sont des substances susceptibles de prévenir ou de réduire un trouble du rythme cardiaque. Ces médicaments sont nombreux, leurs structures biochimiques très différentes, leurs classifications pharmacologiques diverses, mais tous se caractérisent par une toxicité potentielle… Lire la suite
ANTIBIOTIQUES

Écrit par :  Patrice COURVALINFrançois DENISUniversalisMarie-Cécile PLOYMichel PRIVAT DE GARILHEPatrick TRIEU-CUOT

Selon la définition donnée par S. A. Waksman, en 1941, un antibiotique est une substance produite par un micro-organisme et qui a le pouvoir d'inhiber la croissance d'autres micro-organismes et même de les détruire… Lire la suite
ANTIBIOTIQUES - (repères chronologiques)

Écrit par :  Paul MAZLIAK

1903 Découverte du Trypan Röd (premier antibiotique anti-parasitaire) par Paul Ehrlich (1854-1915… Lire la suite
ANTICOAGULANTS

Écrit par :  Corinne TUTIN

Le terme anticoagulant désigne un ensemble de molécules dont l’administration vise à stopper ou réduire la coagulation du sang. La coagulation du sang survient naturellement lors de la lésion de la paroi de vaisseaux sanguins et tend à stopper ou réduire l’hémorragie. Elle survient également dans de nombreuses situations pathologiques. Les… Lire la suite
ANTIHORMONES

Écrit par :  Dominique BIDETJean-Cyr GAIGNAULTJacques PERRONNET

La notion d'antihormone s'applique aujourd'hui aux molécules capables d'inhiber de façon compétitive la formation du complexe hormone-récepteur. Sa définition première, désignant toute substance capable de s'opposer aux effets résultant de l'action d'une hormone, a donc été restreinte. En effet, différents mécanismes peuvent rendre compte de ce… Lire la suite
ANTIMOINE

Écrit par :  UniversalisJean PERROTEY

Dans le chapitre "Intérêt thérapeutique"  : …  Les composés minéraux, très utilisés au xviie siècle, sont à peu près abandonnés, sauf le trichlorure SbCl3 obtenu par l'action de l'acide chlorhydrique sur la stibine. Les composés organiques sont des antiparasitaires. Le plus ancien est l'émétique, préparé par dissolution d'… Lire la suite
ANXIOLYTIQUES

Écrit par :  Dominique BIDETJean-Cyr GAIGNAULT

Par opposition aux tranquillisants majeurs ou neuroleptiques dont les indications thérapeutiques sont différentes, les anxiolytiques ou tranquillisants mineurs forment un groupe de produits vaste et hétérogène. Ces médicaments agissent principalement dans l'anxiété névrotique ou réactionnelle sur… Lire la suite
ARSENIC

Écrit par :  Jean PERROTEY

Dans le chapitre "Intérêt biologique de l'arsenic et de ses composés"  : …  Plusieurs composés arsenicaux sont utilisés en thérapeutique ; leur toxicité, même à faible dose, n'étant pas négligeable, on prévoit généralement des périodes de traitement entrecoupées de périodes de repos… Lire la suite
ASPIRINE ET CANCER

Écrit par :  Chantal GUÉNIOT

Médicament plus que centenaire, l'aspirine a connu une deuxième jeunesse après la découverte de son effet antiagrégant plaquettaire, qui en a fait l'un des piliers de la prévention des accidents cardio-vasculaires. Un nouveau champ d'application, tout aussi vaste, semble sur le point de s'… Lire la suite
ASPIRINE ou ACIDE ACÉTYLSALICYLIQUE

Écrit par :  Georges BRAMUniversalis

Si l'histoire du produit chimique remonte à 1853, lorsque le chimiste français Charles Gerhardt (1816-1856) synthétise l'acide acétylsalicylique, l'histoire de son principe actif est ancienne. Le papyrus d'Ebers (environ 3600 B.P.) mentionne déjà l'action des extraits de saule contre la fièvre, pratique retrouvée dans… Lire la suite
ATROPINE

Écrit par :  Universalis

Substance cristalline, toxique, appartenant à la classe des alcaloïdes. On l'obtient à partir de la L-hyociamine qui est un composant de plantes de la famille des Solanaceae telles que la belladone (Atropa), la Lire la suite
AUTOMÉDICATION

Écrit par :  Edith ALBENGRES

Dans son sens strict, le terme automédication signifie utiliser des médicaments sans ordonnance. Dans ce cas, le malade fait lui-même le diagnostic de sa maladie et établit lui-même la prescription, choisissant son médicament et sa posologie. Mais l'automédication concerne aussi dans un sens plus… Lire la suite
AXELROD JULIUS (1912-2004)

Écrit par :  Jean-Luc TEILLAUD

Biochimiste et pharmacologue américain, Julius Axelrod a reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1970 pour ses travaux fondamentaux sur les neurotransmetteurs, qui ont permis de mieux comprendre la physiologie du système nerveux central et qui ont été à l'origine du développement de nouveaux médicamentsLire la suite
BACLOFÈNE

Écrit par :  Corinne TUTIN

Le baclofène est un dérivé aromatique chloré de l’acide gamma-aminobutyrique (GABA), un transmetteur du système nerveux central. Par un mécanisme encore inconnu, il active le récepteur B du GABA et bloque ou ralentit les réflexes moteurs de la moelle épinière. Il est utilisé depuis 1974 comme myorelaxant, en particulier lors des contractures de la… Lire la suite
BELLADONE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

De la famille des solanacées, la belladone (Atropa belladona) est une plante annuelle, vivace, pouvant atteindre un mètre de hauteur. On en utilise les feuilles, cueillies au moment de la floraison car la teneur en principes actifs y est la plus forte, ainsi que la racine, ramassée en automne pour les… Lire la suite
BÊTABLOQUANTS

Écrit par :  François LHOSTE

Les récepteurs membranaires de la cellule stimulés par des catécholamines, comme l'adrénaline ou la noradrénaline, portent le nom de récepteurs adrénergiques. Depuis les travaux d'Ahlquist, en 1948, les récepteurs adrénergiques ont été divisés en deux groupes, récepteurs alpha et récepteurs bêta. Classiquement, la… Lire la suite
BISMUTH

Écrit par :  Anne-Marie TRISTANT

Dans le chapitre "Emplois thérapeutiques"  : …  Le bismuth, dont la toxicité rappelle celle du mercure et de l'arsenic, avec une prédominance rénale, est administré sous forme de composés insolubles dans l'eau. Ces sels insolubles constituent de remarquables pansements externes ou internes. Leur composition étant, le plus souvent, définie par leur préparation, il convient de multiplier les… Lire la suite
BLACK JAMES (1924-2010)

Écrit par :  Universalis

Pharmacologue britannique, Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1988 (conjointement à George Hitchings et Gertrude Elion), pour le développement de deux médicaments importants, le propranolol et la cimétidine… Lire la suite
BOVET DANIEL (1907-1992)

Écrit par :  Jacqueline BROSSOLLETUniversalis

Pharmacologue italien d'origine helvétique. Né en Suisse à Neuchâtel, il étudie à Genève où il devient assistant d'anatomie comparée à l'université de cette ville ; après son doctorat ès sciences en 1929, il entre comme assistant (puis en 1937 comme chef de laboratoire), au laboratoire de chimie thérapeutique de l'Institut Lire la suite
BROMOCRIPTINE

Écrit par :  Edith ALBENGRES

emptynull… Lire la suite
CANNABINOÏDES

Écrit par :  Jacques HANOUNEEleni TZAVARA

Dans le chapitre "Recherches pharmaceutiques : vers une utilisation thérapeutique des cannabinoïdes ?"  : …  Bien que de nombreux travaux chez l'animal et de nombreux rapports chez l'homme suggèrent des applications thérapeutiques possibles pour les cannabinoïdes comme analgésique, antiémétique, antiglaucomateux, on compte très peu d'indications cliniques d'utilisation des cannabinoïdes dans les différentes pharmacopées. Cela, tout d'abord à cause de… Lire la suite
CARLSSON ARVID (1923-    )

Écrit par :  Universalis

Pharmacologue suédois, Prix Nobel de physiologie ou médecine en 2000 (conjointement à Paul Greengard et Eric Kandel), pour avoir démontré que la dopamine est un neurotransmetteur important dans le cerveau… Lire la suite
CELLULE - La régulation du métabolisme

Écrit par :  Jacques HAIECH

Dans le chapitre " De nouvelles cibles thérapeutiques ?"  : …  Dès les années 1980, des molécules ont été développées pour moduler l'entrée du calcium – ce sont les médicaments anticalciques. Ces molécules ont permis de mieux appréhender le rôle des différents canaux calciques. Peu de molécules agissent aujourd'hui sur les pompes ou les échangeurs calciques et aucune n'est décrite dans… Lire la suite
CHIMIE - Histoire

Écrit par :  Élisabeth GORDONJacques GUILLERMERaymond MAUREL

Dans le chapitre "La chimie et les secteurs socio-économiques"  : …  Dans le domaine de la santé, la plupart des médicaments utilisés à la fin du xxe siècle sont des produits synthétiques ou semi-synthétiques. Le rôle de la chimie a été d'une part d'analyser les produits naturels, d'en établir la structure puis de les fabriquer en partie ou de… Lire la suite
CHIMIE - La chimie aujourd'hui

Écrit par :  Pierre LASZLO

Dans le chapitre "Chimie pharmaceutique"  : …  Les substances naturelles continuent de fournir de précieux produits. À l'initiative de l'Institut de chimie des substances naturelles, trois tonnes d'aiguilles d'if européen (Taxus baccata) sont transformées, par hémisynthèse, en un kilogramme de docétaxel (Taxotère⌖, d'une valeur de 400 000 euros), l'un des anticancéreux les… Lire la suite
CHIMIE COMBINATOIRE

Écrit par :  Rebecca POULAINAndré TARTAR

La première étape de la découverte d'un médicament consiste souvent à tester systématiquement de grandes collections de composés chimiques différents. Afin de pouvoir alimenter en molécules les robots de criblage biologique de plus en plus performants, les chimistes ont imaginé de préparer systématiquement toutes les… Lire la suite
CHIMIOTHÉRAPIE ANTIBACTÉRIENNE

Écrit par :  François CHAST

En 1927, la firme pharmaceutique allemande I.G. Farben recrute Gerhard Domagk (1895-1964), avec un objectif : trouver un médicament anti-infectieux pouvant être administré par voie générale. Parmi les produits candidats, remarqués par Domagk, figure un colorant azoïque, la chrysoïdine, étudiée dès 1913 par P. Eisenberg. L'… Lire la suite
CICLOSPORINE ou CYCLOSPORINE

Écrit par :  Jean-François BOREL

La ciclosporine (CS) est un métabolite polypeptidique du champignon Tolypocladium inflatum, isolé pour la première fois en 1970 à partir d'échantillons de sol provenant d'un plateau en Norvège, la Hardanger Vidda… Lire la suite
CIRCULATOIRES (SYSTÈMES) - Appareil circulatoire humain

Écrit par :  UniversalisClaude GILLOTJean PAUPEHenri SCHMITT

Dans le chapitre "Pharmacologie de l'appareil circulatoire"  : …  La pharmacologie du système cardio-vasculaire concerne surtout les médicaments à action prédominante sur le cœur et les vaisseaux. Comme le système cardio-vasculaire est sous l'influence constante du système neurovégétatif, les drogues perturbant celui-ci ont un intérêt considérable… Lire la suite
CLOFIBRATES

Écrit par :  Edith ALBENGRES

emptynull… Lire la suite
COCAÏNE

Écrit par :  A. M. HAZEBROUCQ

L'Erythroxylon coca (famille des Linacées), cultivée surtout en Amérique du Sud d'où la plante est originaire, produit la cocaïne au niveau des feuilles par transformation de l'ornithine. Les racines paraissent totalement dépourvues d'alcaloïde. La teneur en alcaloïde varie selon les échantillons… Lire la suite
CODÉINE

Écrit par :  Universalis

Alcaloïde naturel constituant de l'opium, la codéine, ou méthylmorphine, dérive de la morphine par méthylation. Elle est utilisée en médecine comme anti-tussif et comme analgésique, mais cette dernière action est six à sept fois plus faible que celle de la morphine. La codéine est administrée par voie… Lire la suite
COLLYRES

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

Préparations pharmaceutiques liquides qu'on instille dans le cul-de-sac conjonctival et qui sont destinées au traitement des affections des yeux… Lire la suite
CRIBLAGE, pharmacochimie

Écrit par :  Jean-Cyr GAIGNAULT

Lorsqu'il n'est pas suivi d'un qualificatif, le terme « criblage » désigne en pharmacologie, selon l'usage courant, le criblage général. Il s'agit d'une méthode d'investigation permettant d'effectuer un tri (en anglais, screening) parmi des substances naturelles ou synthétiques dont on… Lire la suite
DAKIN LIQUEUR DE

Écrit par :  Anne RASMUSSEN

pratique, dans les blessures de guerre, le lavage des plaies se révélait insuffisant et les antiseptiques usuels (phénol, eau oxygénée, iode), du fait de leur concentration et de leur durée d’application, brûlaient les tissus et nécrosaient les plaies. Carrel chargea ainsi Dakin d’élaborer, au plus vite, un produit capable de rendre aseptique une… Lire la suite
DIGITALINE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

De formule chimique brute C41H64O13, la digitaline, utilisée en pharmacopée (tableau A) comme cardiotonique, est un hétéroside très toxique extrait des feuilles de la digitale pourprée (Digitalis purpurea) et de la digitale laineuse (… Lire la suite
DIOSCORIDE PEDANIUS (40 env.-env. 90)

Écrit par :  Jacqueline BROSSOLLET

Né en Cilicie, à Anazarbe, ce Grec d'Asie Mineure étudia la médecine à Alexandrie puis à Athènes où il fut l'élève de Théophraste. Venu à Rome, il devint médecin militaire des légions sous Néron et parcourut, entre 54 et 68, une grande partie de l'Europe, mettant à profit ses voyages pour approfondir ses connaissances cliniques et botaniques ; il… Lire la suite
DIURÈSE

Écrit par :  Henri SCHMITT

Dans le chapitre "Propriétés pharmacologiques secondaires"  : …  Ce sont des médicaments puissants et dont le maniement, en raison des effets secondaires, est particulièrement délicat… Lire la suite
DOMAGK GERHARD (1895-1964)

Écrit par :  Georges BRAM

En 1927, la direction de I.G. Farbenindustrie (Bayer) l'engage pour diriger le laboratoire de pathologie expérimentale et de bactériologie de la firme à Wuppertal-Elberfeld en lui assignant comme objectif la recherche et l'étude de composés ayant des activités antibactériennes potentielles. Domagk choisit comme modèle… Lire la suite
EHRLICH PAUL (1854-1915)

Écrit par :  Jacqueline BROSSOLLET

partiellement féconde dans le traitement des trypanosomiases par le rouge trypan (Ehrlich, Hata et Bertheim). En 1909, il découvre le traitement de la syphilis par les composés arsenicaux (Salvarsan ou 606). Cette découverte lui vaut un triomphe mondial. Le Georg Speyer Institut se consacre alors à la fabrication du Salvarsan et à l'étude de ses… Lire la suite
ELION GERTRUDE BELLE (1918-1999)

Écrit par :  Samya OTHMAN

Gertrude B. Elion a joué un grand rôle dans les progrès des sciences pharmacologiques aux États-Unis. Née à New York d'un père dentiste émigré lituanien, elle a vu ses études bouleversées par les difficultés engendrées par la grande crise économique de 1929. Avec une rare ténacité, elle a réussi malgré tout à terminer ses études de chimie, ce qui… Lire la suite
ÉMÉTINE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

De formule brute C29H40O4N2, l'émétine a été isolée en 1817 par Pelletier et Magendie des racines et du rhizome de différents ipécas (Ipecacuanha), plantes de la famille des rubiacées. C'est le principal alcaloïde… Lire la suite
ÉPHÉDRINE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

De formule brute C10H15ON, l'éphédrine est un alcaloïde extrait des rameaux de plantes de la famille des gnétacées, les éphédras, dont il existe de nombreuses variétés ; celles de Chine, du Tibet et du Pakistan sont les plus employées ; elles poussent généralement à l'état… Lire la suite
ÉSÉRINE ou PHYSOSTIGMINE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

Alcaloïde de formule brute C15H21O2N3, extrait de la fève de Calabar (Physostigma venenosum), plante de la famille des légumineuses qui se développe de façon sauvage en Afrique, dans la région du Niger. On l'appelle également, évoquant le… Lire la suite
FIBRATES

Écrit par :  Patrick DURIEZJean-Charles FRUCHART

Le prix Galien 1999 a récompensé les recherches sur les fibrates, conduites à l'Institut Pasteur de Lille, département d'athérosclérose (I.N.S.E.R.M. U325), par J.-C. Fruchart et ses collaborateurs… Lire la suite
FOURNEAU ERNEST FRANÇOIS (1872-1949)

Écrit par :  Jacqueline BROSSOLLET

Pharmacologue français, né à Biarritz, Fourneau poursuit à Bayonne de brillantes études et entre à la faculté de pharmacie de Paris, dont il est diplômé en 1898 ; il passe trois ans en Allemagne, auprès des meilleurs chimistes germaniques, et, à son retour en France (1901), constatant le peu d'intérêt des Français pour la chimie appliquée à la… Lire la suite
GYMNOSPERMES

Écrit par :  Sophie NADOTHervé SAUQUET

Dans le chapitre "Usages des Gymnospermes"  : …  une pyramide étroite et élancée) qui sont typiques des paysages italiens. Certaines Gymnospermes produisent des molécules à intérêt pharmaceutique, telles que l’éphédrine, produite par plusieurs espèces du genre Ephedra et utilisée comme décongestionnant, ou encore le paclitaxel, découvert chez l’if et utilisé dans le traitement de certains… Lire la suite
HALPERN BERNARD (1904-1978)

Écrit par :  Panayotis LIACOPOULOS

Médecin français, Bernard Halpern a inauguré la thérapeutique rationnelle des maladies allergiques par la découverte du premier antihistaminique utilisable chez l'homme… Lire la suite
HISTAMINE

Écrit par :  Serge BONFILSBernard HALPERN

, l'acétylcholine, la 5-hydroxytryptamine, appartient à une série de substances pharmacologiques emmagasinées dans les cellules vivantes et dotées à la fois d'une puissante activité et d'une grande toxicité. L'histamine possède certainement dans les conditions normales, une fonction régulatrice de la vasomotricité ; mais ses effets se… Lire la suite
HITCHINGS GEORGE (1905-1998)

Écrit par :  Universalis

Pharmacologue britannique, Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1988 (conjointement à Gertrude Elion et James Black), pour le développement de médicaments devenus essentiels pour le traitement de plusieurs maladies majeures… Lire la suite
HORDÉNINE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

Alcaloïde, dont la formule brute est C10H15ON, extrait des touraillons d'orge (germes d'orge séparés du malt des brasseries). Il s'agit de l'orge Hordenum vulgare, de la famille des graminées. Léger remarqua que les infusions de touraillons d'orge donnaient… Lire la suite
IATROGÈNE PATHOLOGIE

Écrit par :  Edith ALBENGRES

Ce sont les états pathologiques liés à l'administration d'un médicament quand ce dernier est donné dans la bonne indication, à la bonne posologie, et qu'il a été correctement pris par le malade, c'est-à-dire en dehors de toute erreur thérapeutique. Cela souligne le caractère inévitablement agressif à des degrés divers de la plupart des… Lire la suite
JANSSEN PAUL (1926-2003)

Écrit par :  François CHAST

par des séjours aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Suède, en Allemagne, où il put parfaire ses connaissances, tant dans des laboratoires institutionnels qu'au sein de diverses firmes industrielles. En 1953, il créa son propre laboratoire de recherche, où les découvertes allaient se succéder pendant une trentaine d'années à un rythme étonnant… Lire la suite
KELSEY FRANCES (1914-2015)

Écrit par :  Universalis

médicale pour la Food and Drug Administration (F.D.A.), la mise sur le marché de la thalidomide, un sédatif, permettant ainsi d’éviter une épidémie de malformations à la naissance. Le médicament était alors largement utilisé en Europe, comme somnifère et pour soulager les nausées matinales chez la femme enceinte, et son autorisation de mise sur le… Lire la suite
LÉMERY NICOLAS (1645-1715)

Écrit par :  Jonathan SIMON

des acides, les deux réagissant ensemble pour produire des sels), sont ingénieuses même si elles n’expliquent qu’un nombre limité de phénomènes chimiques. Un examen plus approfondi de son Cours de chymie révèle qu’il est constitué en grande majorité de recettes destinées à la préparation des médicaments avec des instructions concernant leur… Lire la suite
MAGENDIE (F.) ET L'EXPÉRIMENTATION PHARMACOLOGIQUE

Écrit par :  François CHAST

François Magendie (1783-1855) est à l'origine de la pratique expérimentale en médecine. Il exploite les principes de la physique et de la chimie comme bases de la compréhension des phénomènes physiologiques, se proposant ainsi de lutter contre l'empirisme. Outre l'intérêt qu'il porte à la neurophysiologie, ses principaux… Lire la suite
MAGENDIE FRANÇOIS (1783-1855)

Écrit par :  Jacqueline BROSSOLLET

Il s'intéresse à l'action des substances chimiques sur la moelle épinière et en détermine le rôle grâce à de nombreuses expériences sur l'animal. Ces expériences le conduisent à une étude scientifique des médicaments, qu'ils soient hérités des siècles précédents (et encombrés de poudres magiques) ou… Lire la suite
MÉDECINE - Histoire

Écrit par :  Charles COURY

Dans le chapitre " Les progrès de la thérapeutique"  : …  Ces progrès ont été favorisés par la mise au point de procédés d'extraction et de dosage des principes actifs. Simultanément, la pharmacologie expérimentale, fondée par F. Magendie, donnait une base scientifique à l'étude des médicaments et de leurs effets. Le recours à de nouvelles modes d'administration (comprimés, 1843 ; injections… Lire la suite
MÉDICAMENTS

Écrit par :  Paul-Étienne BARRALUniversalisHélène MOYSEJean-Yves NAUMichel PARISRené Raymond PARIS

Le médicament, comme la médecine, semble aussi vieux que l'humanité. On en trouve trace dans les civilisations les plus anciennes. Depuis les temps les plus reculés, l'homme a cherché dans la nature non seulement sa nourriture, mais des remèdes pour soulager ou guérir ses maux, et a appris à discerner les poisons… Lire la suite
MÉDICAMENTS GÉNÉRIQUES

Écrit par :  Chantal GUÉNIOT

Dans le chapitre "Validité des génériques"  : …  L'article L 601-6 du Code de la santé publique français donne une définition précise du générique : un médicament qui a la même composition qualitative et quantitative en principes actifs que le produit de référence, la même forme pharmaceutique, et qui est bioéquivalent du produit de référence, ce qui signifie que son absorption et sa distribution… Lire la suite
MORPHINE

Écrit par :  Hélène MOYSEMichel PARISRené Raymond PARIS

Dans le chapitre "Emplois thérapeutiques"  : …  La morphine est employée en médecine sous forme de ses sels ; ainsi le chlorhydrate est officinal en France (tableau B : prescription réglementée avec utilisation d’un carnet à souches) et utilisé sous forme de soluté injectable à 1 ou 2 p. 100 (doses maximales 0,02-0,05 g). Médicament de la douleur, elle est administrée au cours des coliques… Lire la suite
MUSCARINE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

Alcaloïde, de formule brute C9H21O2N, que l'on trouve dans divers champignons supérieurs comme l'amanite tue-mouches (Amanita muscaria), l'amanite panthère (Amanita Lire la suite
NANOPARTICULES

Écrit par :  Pierre-Gilles DE GENNESMadeleine VEYSSIÉ

Dans le chapitre "Quel avenir pour les nanoparticules ?"  : …  et en médecine. L'une des plus prometteuses concerne l'utilisation de nanograins comme vecteurs de médicaments ; leur petite taille leur permet, en effet, de se faufiler dans tout l'organisme, pouvant même pénétrer au sein des cellules en se faisant « phagocyter ». Les nanograins atteignent ainsi des cibles intracellulaires, par exemple des… Lire la suite
NERVEUX (SYSTÈME) - Neurobiologie

Écrit par :  Jean-Marc GOAILLARDMichel HAMONAndré NIEOULLONHenri SCHMITT

Dans le chapitre "Modulations de la neurotransmission chimique"  : …  Ces modulations de la neurotransmission par les drogues sont aussi à la base de traitements thérapeutiques : la plupart des antidépresseurs rétablissent le niveau de sérotonine en empêchant l'inactivation de ce neurotransmetteur. De même la neurodégénérescence particulière responsable de la maladie de Parkinson peut être… Lire la suite
NUCLÉOTIDES CYCLIQUES

Écrit par :  Jacques HANOUNE

Dans le chapitre "Thérapeutique"  : …  dipyridamole ; celle de type I aux composés de type ICI 74917, HA 558, etc. On peut ainsi voir se développer une pharmacologie spécifique de tel ou tel tissu, dans quatre domaines majeurs : comme agents inotropes dans l'insuffisance cardiaque ; comme bronchodilatateurs au cours de l'asthme ; comme inhibiteurs de l'agrégation plaquettaire ; comme… Lire la suite
OPIOÏDES

Écrit par :  Bernard Pierre ROQUES

La morphine et ses dérivés représentent, en effet, les plus puissants analgésiques connus, mais leur utilisation chronique entraîne deux inconvénients majeurs : l'accoutumance, qui oblige à employer des doses croissantes de l'analgésique pour obtenir le même effet, et la dépendance, qui conduit à des troubles graves lors de… Lire la suite
OPIUM

Écrit par :  Olivier JUILLIARD

Drogue narcotique, traditionnellement classée parmi les stupéfiants (euphorica de Lewin, psychodysleptiques de Delay et Deniker), extraite du pavot (Papaver somniferum). Le fruit de cette plante est une capsule ovoïde qui exsude, après incision, un latex blanc… Lire la suite
OUABAÏNE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

Hétéroside cardiotonique de formule brute C29H44O12 extrait pour la première fois par Arnaud en 1888 de lianes et des racines d'un arbre qui pousse en Abyssinie, l'ouabaïo, Acokanthera ouabaio, de la famille des apocynacées. L'ouabaïne (ou G-strophantine) se… Lire la suite
PAPAVÉRINE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

Alcaloïde de formule brute C20H21O4N, que l'on trouve en faible quantité dans l'opium (environ 0,01 p. 100 des alcaloïdes totaux de celui-ci) extrait d'une variété de pavot, Papaver somniferumLire la suite
PHARMACOCINÉTIQUE

Écrit par :  Jean-Cyr GAIGNAULT

La partie de la pharmacologie qui étudie, en fonction du temps, le devenir d'une substance après son introduction dans un organisme vivant porte le nom de pharmacocinétique. Cette destinée comporte essentiellement quatre phases : l'absorption ou résorption, la distribution, les biotransformations ou métabolisme, et l'… Lire la suite
PHARMACODÉPENDANCE

Écrit par :  Edith ALBENGRES

Le phénomène de dépendance d'un individu vis-à-vis d'un médicament a été dénommé pharmacodépendance par l'Organisation mondiale de la santé (O.M.S.), qui en a donné la définition, internationalement admise, suivante : « État psychique et quelquefois également physique résultant de l'interaction entre un organisme… Lire la suite
PHARMACORÉCEPTEURS, biochimie

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

Notion introduite pour la première fois par J. N. Langley et P. Ehrlich à propos de l'action d'une drogue. Langley observa, en effet, en 1909, que la nicotine, qui est un excitant ganglionnaire, provoquait une réponse quand on l'appliquait localement sur certaines parties du tissu musculaire et que son effet… Lire la suite
PILOCARPINE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

De formule brute C11H16O2N2, la pilocarpine est un alcaloïde extrait des feuilles de jaborandi, Pilocarpus microphyllus, de la famille des rutacées. C'est un arbuste grêle, à petites feuilles, qui se trouve à l'état sauvage au Brésil… Lire la suite
PLACEBO

Écrit par :  Francis MARTENS

Produit sans activité pharmacologique mais présenté de façon identique au produit actif, ce qui permet de tester la validité de ce dernier dans un essai thérapeutique… Lire la suite
PLANTES

Écrit par :  Marie POTAGEArnaud VAN HOLT

Dans le chapitre "Plantes médicinales et aromatiques"  : …  Les plantes vénéneuses sont sources de poisons, molécules à effets premiers toxiques ; mais ces dernières ont des propriétés pharmacologiques si elles sont utilisées à très faibles doses. Les effets thérapeutiques des plantes sont nombreux et il est impossible d’en dresser une liste exhaustive. Les plantes sont notamment utilisées pour lutter… Lire la suite
POTIER PIERRE (1934-2006)

Écrit par :  Pierre LASZLO

alcaloïdes par l'anhydride acétique, à laquelle il donna un tour biomimétique (1965). Sa jeune épouse Marie-France étant morte d'un cancer en 1968, Pierre Potier résolut de lutter contre cette maladie par ses recherches. Le professeur Janot l'envoya alors pour quelques mois en Nouvelle-Calédonie, où il chercha des plantesLire la suite
PRODROGUE, angl. PRO-DRUG

Écrit par :  Jean-Cyr GAIGNAULT

Le terme de prodrogue serait la traduction du mot anglo-saxon prodrug, qui lui est préféré dans tous les textes, y compris ceux qui sont rédigés en français. Cette préférence résulte de la différence entre les acceptions de drug, qui est l'équivalent de médicament, et de drogue, qui s'… Lire la suite
PROGESTATIFS

Écrit par :  Dominique BIDETJean-Cyr GAIGNAULTJacques PERRONNET

Sous le terme de progestatifs on regroupe l'hormone naturelle, la progestérone, et toutes les molécules artificielles capables d'induire à des degrés divers des réponses biologiques. La progestérone est l'un des intermédiaires possibles de la biosynthèse des hormones stéroïdes des… Lire la suite
PRUSOFF WILLIAM HERMAN (1920-2011)

Écrit par :  UniversalisKara ROGERS

Le pharmacologue américain William Prusoff développa le premier antiviral approuvé aux États-Unis par la Food and Drug Administration (F.D.A., agence américaine autorisant la mise sur le marché des médicaments). Cette première molécule, l'idoxuridine, permettait de traiter des kératites (infections de la cornée) dues au virusLire la suite
PSYCHOPHARMACOLOGIE

Écrit par :  Pierre DENIKER

Discipline moderne, la psychopharmacologie est la science des agents chimiques capables d'influer sur l'état mental et sur le comportement. Elle comprend notamment l'étude des médicaments et des drogues susceptibles de réduire les désordres psychiques ou, au contraire, de les produire… Lire la suite
QUINIDINE

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

Alcaloïde de formule brute C20H24O2N2, extrait de l'écorce de divers quinquinas (Cinchona), plantes de la famille des rubiacées ; ce sont de petits arbustes découverts à l'état sauvage en Amérique du Sud, plus… Lire la suite
QUININE

Écrit par :  Hélène MOYSEMichel PARIS

Un des premiers alcaloïdes isolés. C'est en effet en 1820 que deux pharmaciens français, J. Pelletier et J. B. Caventou, séparèrent la quinine des écorces d'un quinquina jaune, et montrèrent qu'il s'agit du principe actif des quinquinas, divers arbres originaires de la cordillère des Andes : quinquinas gris (Lire la suite
RÉSISTANCE BACTÉRIENNE

Écrit par :  Jacques BEJOT

L'activité d'un antibiotique sur une souche bactérienne peut être évaluée par une donnée mesurable, caractéristique de la souche, que l'on appelle « concentration minimale inhibitrice » (C.M.I.) : c'est la plus faible concentration de l'antibiotique capable d'inhiber, in vitro, la croissance de cette bactérie. Cette donnée… Lire la suite
RESPIRATOIRE (APPAREIL) - Pharmacologie

Écrit par :  Henri SCHMITT

Les médicaments utilisés chez l'homme dans le traitement des maladies de l'appareil respiratoire appartiennent à des séries pharmacologiques variées. Il paraît en conséquence logique de les grouper suivant le but qu'ils se proposent d'atteindre… Lire la suite
R-MOLÉCULES ou PROTÉINES RECOMBINANTES

Écrit par :  Betty DODET

de l'agent pathogène et code l'antigène responsable de l'immunisation protectrice. Pour les médicaments, on utilise des gènes d'origine humaine codant des protéines normalement synthétisées par l'organisme, de façon physiologique ou en réponse à des situations particulières. Les médicaments recombinants s'adressent à deux… Lire la suite
RYTHMES BIOLOGIQUES ou BIORYTHMES

Écrit par :  Catherine BLAISRené LAFONTBernard MILLETAlain REINBERG

Dans le chapitre "Chronopharmacologie et chronothérapeutique"  : …  La susceptibilité d'un organisme vis-à-vis d'un agent doué d'actions toxiques et/ou pharmacologiques n'est pas constante en fonction du temps, suivant une certaine conception de l'homéostasie. Au contraire, les effets désirés et non désirés des médicaments, par exemple, varient de manière périodique et prévisible. Ainsi, des lots similaires d'… Lire la suite
SATIVEX

Écrit par :  Corinne TUTIN

Le Sativex® est un médicament dérivé du cannabis destiné aux malades souffrant de sclérose en plaques. Il a été autorisé en France le 9 janvier 2014 par le ministère de la Santé… Lire la suite
SÉROTONINE

Écrit par :  Michel HAMON

Dans le chapitre "Biosynthèse"  : …  Des agents pharmacologiques permettent de modifier les différentes étapes enzymatiques. En effet, la capture du tryptophane peut être inhibée compétitivement par d'autres aminoacides (phénylalanine, par exemple) ; dans ce cas, la synthèse de la 5-HT directement liée au taux de la tryptophane est diminuée… Lire la suite
STATINES

Écrit par :  Patrick DURIEZUniversalisJean-Charles FRUCHART

Les grandes études de prévention primaire (Woscops, AfCaps/TexCaps) et secondaire (4S, Care, Lipid, Avert, Miracl) de la morbi-mortalité cardiovasculaire ont parfaitement démontré que l'utilisation des inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (statines) réduisait la mortalité et la fréquence des pathologies vasculaires d'environ 30 p. 100 chez les… Lire la suite
STRUCTURE, biologie

Écrit par :  Philippe COURRIÈREPierre DELATTREArmand de RICQLÈS

Dans le chapitre "Structure et activité pharmacologiques"  : …  L'extension aux pharmacomolécules des hypothèses sur la complémentarité des sites enzymatiques et du substrat (clé-serrure) a permis d'affirmer qu'il existe au niveau cellulaire certains sites privilégiés, appelés récepteurs, ayant une structure complémentaire des pharmacophores et sur lesquels ces derniers viennent s'imbriquer. Ces récepteurs sont… Lire la suite
SULFAMIDES ET SULFONES

Écrit par :  Michel PRIVAT DE GARILHE

Ces deux séries de produits ont reçu des applications pharmaceutiques de tout premier ordre, notamment dans plusieurs domaines de la chimiothérapie antimicrobienne, comme produits antidiabétiques utilisables par voie buccale, et comme agents diurétiques… Lire la suite
TAMIFLU ou PHOSPHATE D'OSELTAMIVIR

Écrit par :  Gabriel GACHELIN

Le Tamiflu®, conçu par la société californienne Gilead, fabriqué ensuite par Genentech, filiale du groupe Roche qui le distribue, est le plus célèbre des médicaments contre les virus grippaux. Sur son site Internet américain, Genentech le présente au public comme « ... un… Lire la suite
TAXANES

Écrit par :  Universalis

En 1964, des chercheurs américains découvraient en laboratoire qu'un extrait de l'écorce de l'if du Pacifique, Taxus brevifolia, était doté d'une activité antitumorale. Les agents anticancéreux de synthèse qui ont été développés à partir de cette découverte, les taxanes – soit le paclitaxel (Taxol⌖) américain et le docetaxel (… Lire la suite
TAXOL ET TAXOTÈRE

Écrit par :  Françoise GUÉRITTE

La mise en évidence, en 1964, de l'effet toxique d'un extrait d'écorce d'if du Pacifique, Taxus brevifolia, sur des cellules vivantes (activité dite cytotoxique) est un des éléments importants à l'origine de la découverte du taxol, molécule anticancéreuse appartenant à la famille chimique des taxanes (… Lire la suite
THÉRAPEUTIQUE - Chimiothérapie

Écrit par :  Michel PRIVAT DE GARILHE

La chimiothérapie est la science qui se propose d'appliquer, à des fins thérapeutiques, des « principes actifs » naturels ou synthétiques de structure parfaitement connue. Par extension et du fait qu'elle évolue de plus en plus vers une science exacte, la chimiothérapie se propose de dépasser le stade empirique et de mieux connaître le mécanisme d'… Lire la suite
THÉRIAQUE

Écrit par :  Georges TORRIS

Ancien remède, la thériaque doit son nom à sa propriété de combattre les effets des morsures de bêtes sauvages (thériaké, de thèr, bête sauvage) ; son utilisation débuta au ier siècle. On prétend qu'inventée par Mithridate, elle fut vulgarisée par Andromaque,… Lire la suite
TOXINES

Écrit par :  Joseph ALOUFMichel BARBIER

Dans le chapitre " Toxines et thérapeutique"  : …  du champ d'études des toxines protéiques bactériennes concerne à l'heure actuelle l'utilisation de certaines de ces toxines pharmacologiquement très actives comme agents thérapeutiques. Les préparations utilisées peuvent être des toxines natives ou des conjugués hybrides (toxines hybrides ou chimères) destinées à être ciblés vers les cellules… Lire la suite
TRIPTANS

Écrit par :  Patrick HENRY

Découverte marquante des années 1990, tant sur le plan thérapeutique qu'au niveau de la compréhension physiopathologique de la maladie migraineuse, le Sumatriptan, premier triptan mis sur le marché, a été développé spécifiquement selon l'hypothèse qu'il existerait au moment de la crise de migraine une dépression en… Lire la suite
VALIUM

Écrit par :  Gabriel GACHELIN

Le Valium⌖ est le nom commercial du diazépam, une molécule de la famille des benzodiazépines. Ce médicament a été commercialisé en 1963 par la société Hoffman-La Roche. Il agit en augmentant l'affinité d'un transmetteur nerveux, l'acide gamma-aminobutyrique (GABA), et en amplifiant son action inhibitrice sur la transmission nerveuse, ce qui se… Lire la suite
VANE JOHN R. (1927-2004)

Écrit par :  François CHAST

Les travaux du pharmacologue britannique John Vane sont à l'origine de l'adoption par les cardiologues d'un vieux médicament : l'aspirine. L'intérêt de son administration à faible dose pour la prévention des accidents cardio-vasculaires (coronariens ou cérébraux) repose sur l'impact de l'aspirine sur les enzymes de… Lire la suite
VÉRONAL

Écrit par :  François CHAST

C'est, dit-on, le jour de la Sainte-Barbara que le chimiste allemand Adolf von Baeyer synthétisa, en 1864, la « malonylurée », plus tard dénommée « acide barbiturique », résultant de la condensation de l'acide malonique et de l'urée. Le chimiste aurait essayé la substance sur lui-même sans noter le moindre effet. D'autres dérivés furent donc… Lire la suite
XANTHINES

Écrit par :  Philippe COURRIÈRE

On groupe sous cette terminologie l'ensemble des trois bases puriques : caféine, théophylline et théobromine… Lire la suite

Afficher la liste complète (107 références)

  

Voir aussi

MOLÉCULE AGONISTE    ALLOSTÉRIE    autorisation de mise sur le marché (A.M.M.)    ANALOGUES STRUCTURAUX    MOLÉCULE ANTAGONISTE    BASILE VALENTIN    BIODISPONIBILITÉ    BIOÉQUIVALENCE    BIO-ISOSTÉRIE    BIOPHARMACIE    COMITÉS D'ÉTHIQUE BIOMÉDICALE    CONCEPTION ASSISTÉE PAR ORDINATEUR    COOPÉRATION INTERNATIONALE    COMPARTIMENTS CORPORELS    LIAISON COVALENTE    DISTRIBUTION pharmacocinétique    LOI DE DOST    DRUG DESIGN pharmacochimie    EFFETS SECONDAIRES pharmacologie    ÉLIMINATION pharmacocinétique    ENCÉPHALOPATHIE BISMUTHIQUE    ÉQUILIBRE chimie    ESSAI CLINIQUE    EXCIPIENT pharmacologie    EXPÉRIMENTATION HUMAINE    FORME PHARMACEUTIQUE    FRANCE droit et institutions    PHARMACIE GALÉNIQUE    LIAISON HYDROGÈNE    LIAISON HYDROPHOBE    INFORMATIQUE biologie et médecine    INHIBITEURS biochimie    INTERACTION MÉDICAMENTEUSE    LIAISON IONIQUE    LIAISONS BIOCHIMIQUES FAIBLES    LIPOPHILIE    MALADES    MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES    HISTOIRE DE LA MÉDECINE    MEMBRANES BIOLOGIQUES    MODÈLE chimie    MODÉLISATION    MOLÉCULES BIOLOGIQUES structure et fonction    NEUROMÉDIATEURS ou NEUROTRANSMETTEURS    PHARMACOLOGIE CLINIQUE    PHARMACOVIGILANCE    PLASMA SANGUIN    POISON    POLITIQUE SANITAIRE    POSOLOGIE    RÉCEPTEUR biochimie    RÉCEPTEURS MEMBRANAIRES    RÉSORPTION pharmacologie    RISQUE THÉRAPEUTIQUE    SANTÉ PUBLIQUE    HISTOIRE DES SCIENCES    SITE ACTIF biochimie    SOLUBILITÉ    TOXICITÉ

  

Accueil - Contact - Mentions légales
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter le dictionnaire de l'Encyclopædia Universalis
© 2017, Encyclopædia Universalis France. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.