2. Diagnostic
Le diagnostic de la syphilis s'établit avant tout par la mise en évidence du tréponème et par les résultats des examens de sang.
• Mise en évidence du tréponème
L'agent responsable de la syphilis a été découvert en 1905 par le zoologiste F. R. Schaudinn et le syphiligraphe Hoffmann, de Hambourg ; ils lui donnèrent le nom de Treponema pallidum. Ce tréponème, appartenant à l'ordre des Spirochétales, peut être facilement révélé à l'aide d'un microscope à fond noir (anciennement appelé, à tort, ultramicroscope ou « ultra »), soit à partir de la sérosité d'une lésion syphilitique (grattage au vaccinostyle à la surface d'un chancre ou d'une autre lésion), soit à partir de la ponction ganglionnaire. Cette technique, relativement facile, permet un diagnostic immédiat, mais il faut connaître l'existence de tréponèmes saprophytes qui se trouvent dans la cavité buccale, (notamment chez les sujets porteurs d'infections dentaires).
Le T. pallidum, examiné vivant, est un organisme extrêmement mobile, long de 6 à 15 micromètres, présentant six à quinze spires, doué de mouvements en pas de vis (fig. 1). Il est très sensible à la dessiccation, aux antiseptiques légers, en particulier à l'eau savonneuse, aux crèmes et lotions aux antibiotiques. Il se reproduit toutes les trente heures environ par division en deux parties indépendantes et viables. Par ailleurs, ce tréponème peut être révélé après imprégnation argentique (méthode de Fontana), ou par réaction immunospécifique par immunofluorescence indirecte.
En cas de résultat négatif, il faut répéter les examens plusieurs jours de suite. On n'insistera jamais assez sur le danger des applications locales de crèmes ou de lotions aux antibiotiques qui peuvent entraîner la disparition momentanée des tréponèmes, d'où l'importance des réactions sérologiques.
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