7. Thérapeutique
Dès confirmation bactériologique ou sérologique du diagnostic, il faut instituer immédiatement un traitement énergique. Les schémas thérapeutiques doivent assurer des taux tréponémicides pendant une durée prolongée (15 jours au minimum). La pénicilline constitue toujours l'antibiotique de choix. Ses formes retard sont préconisées. Elle constitue la meilleure arme prophylactique : son action sur les tréponèmes permet de briser la chaîne de contamination et de traiter le ou les partenaires sexuels. De toute façon, quel que soit le traitement, de 10 à 20 p. 100 des syphilis récentes séropositives resteront telles ; leur avenir semble le même que celui des syphilis qui se sont négativées. Avant de prescrire tout traitement, il faut s'assurer que le malade ne souffre pas d'une intolérance à la pénicilline ; en cas d'allergie avérée à la pénicilline, on aura recours à un traitement long (de 20 à 30 jours), soit par les cyclines, soit par les macrolides (chez la femme enceinte).
En cas de syphilis sérologique ou de syphilis latente, et dans tous les cas où il est impossible de préciser la date de contamination, on prescrira plusieurs cures de pénicilline.
En cas de syphilis symptomatique tardive, on sera parfois amené à faire de longues cures de pénicilline, en même temps que des thérapeutiques particulières à chaque cas.
On contrôlera l'efficacité du traitement par des tests sérologiques périodiques. En cas de syphilis récente, ce contrôle se fera six semaines, trois mois, six mois, un an après la fin du traitement. Dans les cas où les réactions sérologiques restent positives, on essayera par des tests quantitatifs périodiques de vérifier si la maladie évolue ou non.
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