À l'extrémité orientale du couloir languedocien, Nîmes, chef-lieu du Gard, garde la porte rhodanienne et assure la transition avec les villes provençales d'Arles et d'Avignon. Au milieu du xxe siècle, Nîmes a activement participé aux grands aménagements régionaux : la Compagnie du Bas-Rhône-Languedoc y installe son siège social, la chambre de commerce et d'industrie lance la station de Port-Camargue.
La ville a conquis les garrigues dont les lignes de crête marquent l'horizon au nord. La « terre des pauvres », rocailleuse et difficile d'accès, terre des masets, cabanons rudimentaires, un brin fantaisistes, du petit peuple de l'agriculture et des ouvriers de l'industrie textile, a laissé place à un espace résidentiel pour citadins fortunés. Depuis le début des années 1960, à l'ouest, les immeubles de la zone à urbaniser en priorité (Z.U.P.) se dressent au-dessus de la plaine du Vistre. Celle-ci recueille l'eau des cadereaux (ruisseaux descendant des garrigues), les grandes infrastructures modernes (chemin de fer, route et autoroute), les ensembles résidentiels, l'habitat pavillonnaire et les grands équipements urbains, ce qui explique, en partie […]
