La cité d'Arles est née au bord du grand Rhône, sur un rocher calcaire qui dominait une plaine alluviale marécageuse (son nom, Arelate, signifiait la ville des marais). Elle se situe au carrefour de routes terrestres et de la voie fluviale (pont sur le Rhône). Le rôle de place de commerce s'affirme à l'époque romaine, du règne d'Auguste à celui de Constantin, qui s'y installe en 305 et en fait la capitale de l'Empire (la « petite Rome des Gaules »). De ce passé prestigieux, Arles conserve des monuments qui forment aujourd'hui un patrimoine architectural exceptionnel, mis en valeur par l'économie touristique (théâtre, amphithéâtre, vestiges du cirque, du forum romain, thermes de Constantin, entrepôts souterrains : les cryptoportiques). Dès le iiie siècle après Jésus-Christ, Arles devient un centre religieux chrétien très vivant et le demeurera pendant quinze siècles : en témoignent les champs de tombeaux qui bordent l'ancienne Via Aurelia (les Alyscamps) ainsi que les nombreuses églises et chapelles inscrites dans le tissu urbain de la vieille ville. Le monument le plus célèbre d'Arles est l'église Saint-Trophime, dont le portail est célèbre dans le monde entier pour sa richesse ornementale, et son cloître, chef-d'œuvre de l'art roman provençal.
Arles vit en symbiose avec le pays qui l'entoure. Le pays d'Arles couvre, au sud, une très large partie de la Camargue et, en amont de la ville, la tête du delta du Rhône. Son rôle d'encadrement territorial couvre tout le nord-ouest du département des Bouches-du-Rhône. Elle conserve une fonction de gestion de l'économie agricole des grandes plaines occidentales de la région Provence : foin de Crau ; riz de Camargue ; élevage des brebis de Crau et des moutons, les mérinos d'Arles ; vignes ; manades de chevaux et de taureaux. Mais la ville, qui comptait 52 400 habitants en 2005 est surtout devenue un centre tertiaire de niveau intermédiaire, dans l'axe de circulation majeur de la vallée du Rhône. Elle ambitionne de devenir un pôle universitaire (outre un I.U.T., l'Éco […]
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