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Écrit par : Jean-Claude PETIT
L'abbé Pierre, de son vrai nom Henri Grouès, voit le jour à Lyon le 5 août 1912. Il est le cinquième d'une famille de huit enfants qu'il qualifie lui-même de bourgeoise. Cette famille nombreuse lui vaudra d'avoir cent vingt-trois neveux et nièces, tous âges, tous degrés et toutes conditions confondus, qui lui demanderont de répondre à leurs questi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
Si l'œuvre et la carrière d'Abélard font de lui le type des premiers professeurs urbains, l'histoire de sa vie personnelle est singulière. Il vient parmi les tout premiers en trois domaines : philosophie, logique et théologie scolastique. Mais son apport dans ces deux dernières disciplines a été très vite intégré ou dépassé. En un siècle où le sav ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né à Poitiers, c'est dans la Vienne que Pierre Abelin fera, à partir de la Libération, une longue carrière politique. Mais si son énergie fut centrée sur la politique, c'est dans les affaires qu'il débuta et réussit d'abord. Autant que les mandats et les portefeuilles ministériels, ce docteur en droit collectionna les titres d'administrateur de so ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BRUHAT
Dans le chapitre La Révolution françaiseEntre-temps, et sous l'influence directe des événements révolutionnaires, les abolitionnistes français avaient atteint leur but. Sans doute les abolitionnistes anglais ont-ils influencé la France, mais l'abolitionnisme français tire avant tout sa justification de la philosophie des . Quelles que soient leurs divergences sur la légitimité et l'util ... Lire la suite
Écrit par : Robert FOHR
Suscitée par Colbert et par Charles Le Brun, « premier peintre » de Louis XIV, la fondation de l'Académie de France à Rome (1666) découlait d'idées simples et fortes mais qui n'ont plus cours aujourd'hui. Pour les hommes du xviie siècle, les vestiges de l'Antiquité, les chefs-d'œuvre des maîtres de la Renaissance constituaient ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
La question des subsistances a joué un rôle essentiel dans la mobilisation des masses populaires qui, par l'insurrection, ont donné à la Révolution un nouvel élan à chaque fois qu'elle semblait dans l'impasse, le 14 juillet et le 5 octobre 1789, le 20 juin et le 10 août 1792. À chaque fois, le peuple des faubourgs s'est soulevé pour briser les ten ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TOUCHARD, Universalis
Au sens le plus étroit du terme, L'Action française est le titre d'un journal quotidien qui a paru en France de 1908 à 1944 et dont le principal animateur était Charles Maurras (1868-1952). Mais l'Action française désigne aussi un mouvement qui est né plusieurs années avant 1908 et qui n'a pas disparu en 1944 ; l'histoire de ce mouvement, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Clerc d'origine noble, évêque du Puy (1087), pèlerin de Terre sainte, Adhémar de Monteil joua un rôle essentiel dans la préparation de la première croisade, grâce à la connaissance qu'il avait de la situation en Orient. Le pape Urbain II le nomma légat et lui confia la direction de l'entreprise, lui adjoignant comme chef militaire le comte de Toul ... Lire la suiteÉcrit par : Stéphane COURTOIS
En février 1944, une gigantesque affiche fut placardée dans les principales villes de France par les services de la propagande allemande. Sur un fond rouge se détachaient en médaillon les visages de dix hommes aux traits tirés, avec une barbe de plusieurs jours. En haut de l'affiche, on pouvait lire, en larges lettres : « Des libérateurs ? » La ré ... Lire la suiteÉcrit par : Alfred FIERRO
Jusqu'en 1883, les possessions françaises d'Afrique équatoriale ont été administrées par un officier de marine portant le titre de commandant supérieur des Établissements français du golfe de Guinée. Le 16 décembre 1883, l'administration du Gabon est détachée de celle de la Guinée. Par un arrêté du 11 décembre 1888, le Gabon est réuni au Moyen-Con ... Lire la suiteÉcrit par : Alfred FIERRO
Créée par un décret du 16 juin 1895, sous la direction d'un gouverneur général, l'Afrique-Occidentale française (A.-O.F.) répond à la nécessité de coordonner sous une autorité unique la pénétration française à l'intérieur du continent africain. L'A.-O.F. est, à l'origine, constituée des colonies de la Côte-d'Ivoire, de la Guinée, du Sénégal et du ... Lire la suiteÉcrit par : Aude GASTILLEUR
Agen, préfecture du Lot-et-Garonne, département rural, est au centre d'une agglomération qui compte 69 500 habitants (recensement de 1999), dont 30 170 pour la commune même. Sa position d'étape sur l'axe reliant Bordeaux à Toulouse par la Garonne, puis par le canal latéral et, aujourd'hui, par la voie ferrée et l'autoroute a de tout temps structur ... Lire la suiteÉcrit par : Anne BEN KHEMIS
Taxes perçues sur certains produits de consommation (surtout les boissons, mais aussi le papier, le bois, le bétail, l'huile, le savon) et accordées à l'origine par les états généraux, en 1355, pour payer la rançon du roi Jean le Bon fait prisonnier par les Anglais. Plus tard, quelques provinces rachètent en tout ou en partie les droits d'aides qu ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Isolée au milieu d'une plaine marécageuse ou viticole, à l'extrémité occidentale du delta du Rhône et à six kilomètres de la mer, Aigues-Mortes est cependant traversée de plusieurs canaux dont l'un débouche sur la mer. La ville, construite suivant le plan en damier des bastides médiévales, est entourée par des fortifications représentant, par l'im ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Fidèle serviteur de l'État mais n'étant apparemment doué d'aucun génie particulier, Armand de Vignerot, duc d'Aiguillon et pair de France, descend de Richelieu par la nièce de celui-ci, pour laquelle avait été acheté le duché d'Aiguillon ; le jeune Armand avait tout naturellement commencé sa carrière dans l'armée, ce qui le mena, en 1753, à être n ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien TIRONE
La cité (141 200 hab. en 2005) est née sur un versant de la vallée de l'Arc orienté plein sud, ce qui explique la qualité de la lumière que Cézanne aimait tant quand il peignait la Sainte-Victoire qui domine la ville dans le lointain. Le site d'Aix-en-Provence, sur la voie Aurélienne, qui reliait l'Italie à l'Espagne, a été choisi par les Romains ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard RAFFALLI
Chef-lieu de la région corse et préfecture de la Corse-du-Sud, « cité impériale » ainsi que la nomment ses habitants, Ajaccio (52 880 hab. en 1999) occupe dans la partie sud-ouest de l'île les bords d'un des plus beaux golfes de la Méditerranée. La légende prétendait que la ville avait été fondée par Ajax. En fait, parmi les diverses étymologies p ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Le terme « albigeois » a servi, dès le milieu du xiie siècle, à désigner les hérétiques du Languedoc, bien que l'Albigeois ne paraisse pas, aux yeux des historiens modernes (qui ont continué à user de cette appellation devenue traditionnelle), avoir été le principal foyer de l'hérésie. Dès 1146, Geoffroy d'Auxerre signale que l ... Lire la suiteÉcrit par : Armand FRÉMONT
Alençon, chef-lieu du département de l'Orne, est situé aux confins de la Normandie et du Maine, dans une région de plaine verdoyante qu'entourent les bocages du Perche et de grandes forêts domaniales sur les hauteurs de Perseigne et d'Écouves. Aux limites du Bassin parisien et du Massif armoricain, Alençon se trouve sur un vieil itinéraire de pass ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fille de Guillaume X, duc d'Aquitaine. Duchesse à la mort de son père (1137), elle fut mariée dès son avènement au prince Louis, qui montait, deux semaines plus tard, sur le trône de France sous le nom de Louis VII. Le duché demeura cependant distinct du domaine royal. L'union était mal assortie, la légèreté et la sensualité d'Aliénor s'accordant ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise LÉVY-COBLENTZ, Raymond WOESSNER
L'Alsace, avec ses 8 280 kilomètres carrés (1,5 p. 100 du sol national) est la plus petite des vingt-deux régions administratives métropolitaines françaises. Au recensement de 2006 les deux départements qui la composent, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, totalisaient 1,815 million d'habitants, soit une densité de 219 habitants par kilomètre carré, cont ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise LÉVY-COBLENTZ, Universalis
La question d'Alsace-Lorraine a hypothéqué les rapports entre la France et l'Allemagne de 1879 à 1918. Elle a pesé également sur la vie politique intérieure des deux pays, exaltant chez l'un le nationalisme, chez l'autre le pangermanisme. En 1914, deux cent cinquante mille Alsaciens et Lorrains sont mobilisés dans l'armée allemande, dix-sept mille ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Lors de la réunion de l'Alsace à la France, sous Louis XIV, il avait été précisé que les fiefs appartenant à des souverains étrangers ne relèveraient pas du droit français, notamment en matière d'impôts et de douanes. En voulant appliquer les décrets du 4 août 1789 sur l'abolition des droits féodaux, puis celui du 2 novembre de la même année sur l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Les protestants français ont accueilli avec soulagement la mort d'Henri II en 1559. Mais les Guise conservent la suprématie politique, et la situation ne s'améliore pas, comme le prouvent l'exécution du conseiller Anne Du Bourg en 1559 et, la même année, la déclaration de Villers-Cotterêts. Or le groupe protestant a rapidement évolué depuis le mil ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Jean THUMERELLE
Amiens, avec 136 600 habitants recensés en 2005, chef-lieu du département de la Somme et de la région Picardie, est la ville-centre d'une agglomération de 170 800 habitants (1999) et d'une aire urbaine de 270 000 habitants (210 communes), développée au cœur de la vallée de la Somme. Sur la route antique reliant Lyon à Boulogne, son site primitif p ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Au tournant du xiiie siècle, plusieurs querelles éclatent entre le pape Boniface VIII et le roi de France Philippe IV le Bel. À propos de la levée d'une décime sur le clergé (1296) ou de la volonté du roi de juger un évêque, celui de Pamiers, Bernard Saisset (1301), le pape affirme la thèse de la supériorité du spirituel sur le ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
L'expression « Ancien Régime », dont le caractère dénigrant ne peut faire de doute, a été popularisée par le célèbre livre d'Alexis de Tocqueville, paru en 1856, L'Ancien Régime et la Révolution. Elle a cependant été utilisée telle quelle dès la fin de 1789. Elle est issue du vocabulaire familier du xviiie siècle et, p ... Lire la suiteÉcrit par : François MADORÉ
Angers est le chef-lieu du département du Maine-et-Loire. C'est la deuxième aire urbaine ligérienne, avec 333 624 habitants (recensement de 1999), au vingt-troisième rang national ; la commune elle-même compte 151 000 habitants. L'accroissement de la population est rapide (0,84 p. 100 par an entre 1990 et 1999). La ville est installée sur la rive ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
De 1154 au début du xiiie siècle, sous l'égide des rois d'Angleterre issus de la maison d'Anjou, un « empire », fait en réalité de la juxtaposition de terres de pleine souveraineté et de fiefs tenus de princes étrangers, paraît dominer l'ouest de l'Europe. Ce Channel State est aussi remarquable par sa puissance d'un mo ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Armateur dieppois. Issu d'une famille d'origine rouennaise, fils d'armateur — son père arme le premier navire français connu qui ait atteint Terre-Neuve (voyage de La Pensée, 1508) —, Jean Ango transforme l'entreprise paternelle, déjà importante, en une grande affaire capitaliste de dimension nationale. Émule de Jacques Cœur par l'ampleur ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Ancienne province de France au nord du bassin d'Aquitaine, l'Angoumois correspond approximativement au département de la Charente. La cité d'Angoulême fut constituée à la fin du ive siècle. Son pays, uni au Périgord et à l'Agenais, forma un comté en 866. Guillaume III Taillefer (988-1028) et Guillaume IV (1087-1120) marquent l' ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Ancienne province de France dont l'essentiel a formé le département du Maine-et-Loire (chef-lieu : Angers). Riche en vestiges néolithiques, l'Anjou était peuplé par les Andes au temps de César. Dans la seconde moitié du ixe siècle, il souffre particulièrement des pillards normands installés à l'entrée de la Loire et contre qui ... Lire la suiteÉcrit par : Franck SCHERRER
Annecy, commune-centre (52 000 habitants) d'une agglomération de 133 000 habitants (recensement de 1999), chef-lieu de Haute-Savoie, est une ville indissociable de son lac, tant l'un et l'autre sont liés dans l'imaginaire collectif. Annecy est sise au bord même du lac, au débouché d'une cluse, à cheval sur le Thiou, qui fournit naguère la force mo ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fille de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche, femme de Louis XIII (1615), mère de Louis XIV (1638) et du duc d'Orléans (1640), grande, belle, telle que l'ont peinte Rubens (musée du Prado) et Mignard (musée du Louvre), héroïne enfin d'Alexandre Dumas, la reine a suscité amitiés fidèles et animosités redoutables. Louis XIII ne l'aime ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fille de François II, duc de Bretagne, et de Marguerite de Foix, Anne devint duchesse de Bretagne à la mort de son père conformément à une décision prise par les états convoqués à cette fin en 1486. Par le traité du Verger (19 août 1488), le roi Charles VIII avait donné son accord et François II avait promis de soumettre au consentement royal le f ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fille aînée de Louis XI et de Charlotte de Savoie, Anne de France fut régente du royaume pendant la minorité de son frère Charles VIII, de 1485 à 1491, avec son mari Pierre de Bourbon, sire de Beaujeu. Une intelligence politique aiguë, alliée à une grande énergie, la rendit capable de surmonter les difficultés qui menaçaient le royaume, dont la pl ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Revenu de bien des choses, de l'Orient où il s'est aventuré, des voyages en montgolfières et surtout des idées républicaines qu'il avait naguère adoptées, le comte d'Antraigues, dès 1789, abandonne les principes qu'il a exposés l'année précédente dans son Mémoire sur les états généraux, grâce auquel il est devenu célèbre en quelques semai ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Le terme « apanage » (du latin médiéval apanare, donner pour le pain, donner de quoi vivre) et la réalité juridique qu'il définit proviennent du droit privé médiéval. Il désignait à l'origine, dans certaines régions où le droit d'aînesse excluait de la partie essentielle de l'héritage les fils puînés et les filles, les biens donnés à ceux ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DUMAS, Charles HIGOUNET, Universalis
L'Aquitaine est constituée de cinq départements, Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques. Située au sud-ouest de la France, elle allie le renom vinicole de sa capitale, Bordeaux, au charme d'une grande diversité due à une position méridionale. Sur 41 308 kilomètres carrés – 7,6 p. 100 du territoire métropolitain –, elle r ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Frère cadet de René Louis d'Argenson. Lieutenant de police de Paris en 1720, conseiller d'État (1724), ministre et secrétaire d'État à la Guerre (1743-1757), Marc Pierre d'Argenson est disgracié après l'attentat de Damiens. Homme habile plus qu'administrateur avisé, brillant causeur très apprécié dans les salons parisiens, capable à la fois d'accu ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
D'une famille de robe mais d'ancienne extraction chevaleresque, fils aîné d'un lieutenant de police de Paris, il fut garde des Sceaux pendant la Régence. Il était petit et laid, d'un caractère sérieux et réfléchi, mais sans aucun brillant : d'Argenson la Bête, disait son père ; un balourd, jugeait Saint-Simon ; gauche en compagnie pour le duc de L ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Employé déjà de manière péjorative par certains nobles libéraux pour désigner ceux qui ne partagent pas leurs vues ou les accusent de démagogie, le terme d'aristocrate devient, dès 1789, une injure appliquée indistinctement à toute personne, si plébéienne soit-elle, qui reste attachée par goût, par métier ou par habitude à l'Ancien Régime. Véritab ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien TIRONE
La cité d'Arles est née au bord du grand Rhône, sur un rocher calcaire qui dominait une plaine alluviale marécageuse (son nom, Arelate, signifiait la ville des marais). Elle se situe au carrefour de routes terrestres et de la voie fluviale (pont sur le Rhône). Le rôle de place de commerce s'affirme à l'époque romaine, du règne d'Auguste à celui de ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Grand fief de Gascogne, l'Armagnac correspond approximativement à l'actuel département du Gers. Issu du démembrement du diocèse d'Eauze-Auch, il fut érigé en comté vers 960. L'acquisition du comté de Fezensac avec Auch, vers 1140, l'agrandit considérablement. Lorsque les rois d'Angleterre et de France contrôlèrent respectivement le duché d'Aquitai ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Jean IV d'Armagnac et d'Isabelle de Navarre. Vicomte de Lomagne, puis comte d'Armagnac à la mort de son père en 1450, d'abord fidèle à Charles VII, Jean V d'Armagnac usurpa cependant les prérogatives royales, en particulier le droit de battre monnaie, et se rebella à diverses reprises contre les extensions des droits du roi en pays de lang ... Lire la suiteÉcrit par : Guy ROSSI-LANDI
L'armistice franco-allemand signé à Rethondes le 22 juin 1940 par le général Huntziger et le général Keitel reste l'un des sujets les plus controversés de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. La « drôle de guerre » a pris fin le 10 mai 1940 avec l'invasion de la Belgique et de la Hollande par l'armée allemande. Le 13 mai, le front français es ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Jean THUMERELLE
Arras, 41 400 habitants en 2005, ville centre d'une agglomération d'environ 90 000 habitants, se situe à la frange sud de l'aire urbaine centrale du Nord - Pas-de-Calais, immense conglomérat transfrontalier. Elle en est l'une des plus anciennes cités, installée sur les bords de la Scarpe, un affluent de l'Escaut, et au carrefour des routes qui con ... Lire la suiteÉcrit par : Laurence BERTRAND DORLÉAC
En France, entre 1940 et 1944, l'art ne resta pas étranger à la situation historique. Sur la scène artistique, rien ni personne n'échappa à la tourmente, ni les dirigeants, ni les médiateurs (critiques ou conservateurs), ni les artistes, rappelés brutalement au chevet d'une communauté désemparée, ni le public ; tous certains que l'art devait résou ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel PACAUT
Frère prêcheur qui dirigea la mission envoyée par le pape Innocent IV en 1245, au moment du concile de Lyon, auprès des Mongols pour établir des relations avec eux et obtenir leur concours contre les musulmans. Ascelin prit contact avec le khān Baïju en Transcaucasie et, après un accueil assez froid, parvint à se faire comprendre, mais non à obten ... Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Le 2 novembre 1789, l'Assemblée constituante décide que les biens du clergé seront « mis à la disposition de la nation » pour rembourser la dette de l'État. Mais il est nécessaire de mobiliser ce capital évalué à quelque trois milliards de livres. Le 19 décembre, l'Assemblée crée une Caisse de l'extraordinaire chargée d'aliéner les biens du clergé ... Lire la suiteÉcrit par : Rémi LEFEBVRE
La carrière politique de Martine Aubry est emblématique de la trajectoire des hauts fonctionnaires entrés en politique après l'arrivée au pouvoir des socialistes dans les années 1980. Entre carrières locale et nationale, elle connaît des fortunes politiques diverses. Fille de Jacques Delors, ancien ministre et ancien président de la Commission eur ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MARCONIS
La préfecture du Gers, Auch, compte 21 838 habitants (recensement de 1999) et forme, avec deux petites communes voisines, une agglomération de 24 725 habitants. Ce pôle urbain rayonne sur trente-six communes où réside une partie de sa population active. L'ensemble forme une aire urbaine de 35 958 habitants, qui se classe au 8e rang dans ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
L'un des seuls Parisiens d'origine parmi les généraux de la Révolution et de l'Empire. Fils d'un domestique et d'une fruitière, Augereau s'engage à dix-sept ans, puis passe dans l'armée napolitaine. En 1790, il rentre de Naples où il avait fini par devenir maître d'armes, et s'engage comme volontaire. Général de division en 1793, envoyé à l'armée ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Ancienne province de France sur la côte atlantique, formée d'îles et de la presqu'île délimitée par le marais de la Sèvre et celui de la Charente. Elle fit partie du pays de Saintes, puis entra dans la dépendance du Poitou au xe siècle. Les véritables créateurs du pays sont les seigneurs de Châtelaillon (Castrum Alionis, d'où l ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Né à Alès (Gard), le 4 novembre 1894, élève à l'École navale, Gabriel Auphan est capitaine de vaisseau en 1936 et commande la Jeanne d'Arc, croiseur-école de la Marine nationale. Sous-chef d'état-major en 1939, après avoir appartenu aux cabinets des ministres de la Marine Georges Leygues et François Pietri en 1928 et 1934, il est nommé di ... Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMOT
Aurillac, préfecture du Cantal, compte 30 000 habitants et l'aire urbaine 45 000 habitants (au recensement de 1999). La ville s'établit en position de contact entre le massif volcanique du Cantal, au nord, et les plateaux (Châtaigneraie, Xaintrie...) qui le bordent au sud. Un petit bassin (dit « plaine d'Arpajon ») matérialise le contact géologiqu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean RICHARD
Augustodunum fut fondée vers ~ 10 pour remplacer Bibracte comme chef-lieu de la cité des Éduens. Entourée d'une vaste enceinte, au carrefour de voies importantes, dotée de monuments imposants, elle connut en particulier une activité de type universitaire dont témoignent les Panégyriques (Eumène). En dépit du siège qu'elle subit en 269 à l ... Lire la suiteÉcrit par : Robert CHAPUIS
Auxerre, chef-lieu de l'Yonne, entre vraiment dans l'histoire à l'époque romaine, sous le nom d'Autussiodurum, en tant que port sur l'Yonne et étape sur la via Agrippa reliant Lyon à Cologne. Les Romains en font au iiie siècle la capitale de la IVe Lyonnaise et l'entourent au ive siècle d ... Lire la suiteÉcrit par : Alain MAUREAU
Autour d'Avignon, la préhistoire a laissé des traces surtout pour la période néolithique. Abris-sous-roche, stations en plein air, « fonds de cabanes » ont livré armes, outils, parures. Le dolmen de Ménerbes et les stèles anthropomorphes de l'Isle-sur-la-Sorgue et d'Avignon appartiennent à l'âge des métaux. Des inscriptions en caractères grecs app ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
La bataille d'Azincourt est une défaite cuisante des Français face aux Anglais, durant la guerre de Cent Ans. Revendiquant le trône de France, Henri V d'Angleterre débarque en Normandie en août 1415, à la tête d'une armée d'environ 11 000 hommes. Il s'empare de Harfleur en septembre, mais ses forces sont réduites alors de moitié, à la suite des co ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent WILLEMEZ
Robert Badinter représente le modèle de l'avocat ayant réussi une carrière politique. S'il est surtout connu pour son action en tant que ministre de la Justice, et particulièrement pour son combat en faveur de l'abolition de la peine de mort, sa biographie est infiniment plus riche et diversifiée : avocat et professeur de droit, il s'est aussi eng ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Celui à qui est baillée (donnée) une mission. Commissaires royaux investis de pouvoirs d'administration, de justice et de finances, les baillis sont apparus vers la fin du xiie siècle. L'institution baillivale répondait à la double nécessité d'affermir le pouvoir du roi sur son domaine et de répondre aux plaintes des administré ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Ils apparaissent vers la fin du xiie siècle lorsque les baillis, d'abord itinérants, sont fixés par Philippe Auguste, roi de France, sur la portion du domaine royal où ils doivent le représenter. Cette circonscription, réunissant plusieurs prévôtés, ne prendra le nom de bailliage que quelques années après sa création de fait. L ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Un des plus grands astronomes du xviiie siècle, Bailly découvre les satellites de Jupiter et écrit une monumentale Histoire de l'astronomie. Membre de l'Académie des sciences en 1763, de l'Académie française en 1783, de l'Académie des inscriptions en 1784, il est choyé dans les salons de l'aristocratie et à la Cour ; i ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
Édouard Balladur est né à Smyrne, l'actuelle Izmir, le 2 mai 1929. Voici trois siècles que sa famille de riches négociants s'est installée auprès de la Sublime Porte. Mais il ne gardera que de lointains souvenirs d'enfance de la Turquie. Il a neuf ans lorsque son père s'installe à Marseille où il poursuivra sa scolarité, au lycée Thiers, puis il « ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
Mot dont la racine est ban, c'est-à-dire convocation des vassaux par le suzerain. Au Moyen Âge, la bannière est l'enseigne sous laquelle se rangent les vassaux convoqués pour aller à la guerre. Le seigneur banneret est celui qui peut lever bannière en réunissant ses vassaux. La bannière du banneret, attachée au bout de la lance, est carré ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
L'« Anacréon de la guillotine », tel fut l'un des nombreux surnoms de Barère. Il résume bien les contradictions de ce « petit-maître » du xviiie siècle, qui appartint au grand Comité de salut public de l'an II et dont Napoléon, après l'avoir utilisé, devait parler avec mépris dans Le Mémorial de Sainte-Hélène de Las Ca ... Lire la suiteÉcrit par : André HUMBERT, Colette RENARD-GRANDMONTAGNE
Modeste chef-lieu de la Meuse, Bar-le-Duc, seconde ville de ce département après Verdun, ne compte guère plus de 18 000 habitants (2004). Elle souffre sans aucun doute de sa situation sur la « diagonale du vide » qui prend la France en écharpe de la frontière belge aux Corbières en passant par les hautes terres du Massif Central. Trop loin de Pari ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Avocat protestant dauphinois, Barnave est avec Mounier un des leaders de la « révolution » dauphinoise de 1788 et, après Mirabeau, le meilleur orateur des États généraux et de la Constituante en raison de ses connaissances étendues et de la vigueur de son argumentation. Un des fondateurs de la Société des amis de la Constitution et de la liberté, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Issu d'une famille provençale noble, Barras entre dans l'armée à seize ans, fait campagne aux Indes puis sous les ordres de Suffren, et donne sa démission à la fin de la guerre d'Indépendance. Suivent quelques années plus indolentes qu'actives, d'où il émerge inopinément comme député du Var à la Convention. Il y siège à la Montagne, vote la mort d ... Lire la suiteÉcrit par : Éric PHÉLIPPEAU
Homme politique français, Raymond Barre naît le 12 avril 1924 à Saint-Denis, sur l'île de la Réunion. La carrière universitaire le séduit dans un premier temps. Il commence en effet par obtenir son agrégation de droit et de science économique en 1950 et est nommé professeur à la faculté de droit de Caen. Comme universitaire, on doit notamment à ce ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme politique français, né le 19 juillet 1791 à Villefort (Lozère), mort le 6 août 1873 à Bougival. Monarchiste libéral, Camille Hyacinthe Odilon Barrot commence sa carrière en 1814 comme avocat à la Cour de cassation. Sa notoriété de défenseur des libéraux lui vaut d'être élu président de la société Aide-toi, le ciel t'aidera, qui promeut la ré ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Jeune avocat républicain de la IIIe République, Louis Barthou est élu député des Basses-Pyrénées en 1889. Homme du centre droit, il représentera son département au Sénat à partir de 1922. Parlementaire averti, éloquent, intelligent, il se signale très jeune à la tête de la nouvelle vague des républicains qui bouscule les habitués des sc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Corsaire et chef d'escadre dunkerquois. Issu d'une famille de marins, Jean Bart sert d'abord dans la flotte des Provinces-Unies sous les ordres de l'amiral De Ruyter (1666). Quand éclate la guerre franco-hollandaise (1672), il rentre à Dunkerque, s'embarque sur un navire corsaire et est rapidement promu au commandement d'un bâtiment (1674). À la f ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Professeur d'économie politique, ancien résistant, Juste parmi les nations, Henri Bartoli fut aussi opposant à la guerre d'Algérie, et un inlassable promoteur du développement des pays pauvres. Par conviction chrétienne et humaniste, il rejoint dans la Résistance le père Chaillet, fondateur des Cahiers du témoignage chrétien et de l'Amiti ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Maréchal de France sous Louis XIII, François de Bassompierre, né en Lorraine, est issu d'une branche de la famille de Clèves. Devenu fidèle d'Henri IV alors qu'il partait s'engager au service du roi d'Espagne, il fut célèbre à la cour où il plut par son goût du faste et par son esprit. En 1602, il participe à la guerre contre le duc de Savoie, pui ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard RAFFALLI
Préfecture du département de la Haute-Corse, Bastia (42 900 hab. dans la commune et 51 542 dans l'agglomération en 2005) jouit au nord-est de l'île, à 55 kilomètres de l'île d'Elbe et à 110 kilomètres de Livourne, d'une position très avantageuse : au nord, le cap Corse avec ses vignobles fameux (Patrimonio), région traditionnellement fertile, en n ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MORELLE
Fils d'Adrien Bastid, député du Cantal petit-fils de Paul Devès, sénateur du même département et ministre de Gambetta, Paul Bastid mène parallèlement deux brillantes carrières, universitaire et politique. Ancien élève de l'École normale supérieure, il obtient les titres de docteur ès lettres, ès sciences politiques et économiques, ès sciences juri ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Fils d'un médecin, Jean-Baptiste Baudin fait ses études de médecine à Lyon, puis à Paris au Val-de-Grâce. En 1832, il est nommé chirurgien sous-aide major de l'hôpital militaire de Toulon ; il passe sa thèse à Paris en 1837, puis, en qualité de chirurgien militaire, il sert de 1837 à 1839 en Algérie où il connaît Eugène Cavaignac. Il quitte l'armé ... Lire la suiteÉcrit par : Claude RIVIÈRE
D'ascendance alsacienne et de confession protestante, Wilfrid Baumgartner était le fils d'un brillant chirurgien des hôpitaux de Paris. Il fait ses études au lycée Buffon puis à la faculté de droit et à la faculté des lettres de Paris (sociologie et géographie) ainsi qu'à l'École libre des sciences politiques. Sa thèse de doctorat a pour sujet le ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Le « Chevalier sans peur et sans reproche » a joui en Europe, de son vivant, d'une renommée privilégiée, puis, après sa mort, a été considéré comme un modèle historique glorieux. Incarnation du « bon chevalier », il est aux yeux de ses contemporains l'archétype d'un idéal de vie que Cervantès, un demi-siècle plus tard, et non sans remords, va tour ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Héritière de l'antique Lapurdum mentionnée vers la fin du ive siècle (d'où le nom du pays de Labourd), Bayonne était administrée au xe siècle par un évêque et un vicomte. Faisant partie de l'Aquitaine, elle appartient aux Anglais de 1199 à 1451, date à laquelle elle redevient française. Son intérêt stratégiq ... Lire la suiteÉcrit par : Delphine DULONG
Président de l'U.D.F. à partir de 1998, François Bayrou occupe une position particulière dans la vie politique française. Résolument ancré au centre, ce fervent partisan d'une Europe fédérale entend incarner une troisième voie, alternative à la traditionnelle opposition droite-gauche et faire de son parti plus qu'une simple confédération de petits ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Après avoir servi en Algérie et en Espagne, Bazaine commande une brigade pendant la guerre de Crimée. En 1855, il est nommé général de division et gouverneur de Sébastopol. Au cours de la guerre franco-sarde contre l'Autriche, il s'empare de Solferino (28 juin 1859). Envoyé au Mexique, en 1863, il prend Puebla, devient commandant en chef du corps ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Province du sud-ouest de la France qui a formé plus de la moitié est du département des Pyrénées-Atlantiques (chef-lieu, Pau). La vicomté de Béarn, créée au ixe siècle, fut l'un de ces États pyrénéens qui associaient la montagne pastorale à un piémont agricole. Cinq dynasties se succédèrent à sa tête : les Centulle (jusqu'en 11 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fils de César de Vendôme, donc petit-fils de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées. Son ascendance vaut à Beaufort d'être relativement épargné lors de la répression des incessants complots contre Richelieu et Mazarin. Lié à Cinq-Mars, le duc est obligé de s'enfuir en Angleterre. Revenu en 1642, à la mort de Richelieu, il devient l'un des chefs de la ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul CHARNAY
Saint-cyrien de la victoire, André Beaufre choisit l'armée d'Afrique et l'infanterie. Du Rif, où, blessé, il frôle la mort, à l'Indochine en passant par la Tunisie, l'Italie, l'Alsace et l'Allemagne, du grade de lieutenant (1924) à celui de colonel (1946), il se bat chez les tirailleurs. Mais aussi il étudie (à l'École de guerre, à l'Institut des ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Son père, Alexandre de Beauharnais, commandant en chef de l'armée du Rhin, ayant été guillotiné, et sa mère, Joséphine, étant en prison, le jeune Eugène entre en apprentissage chez un menuisier avant que le 9-Thermidor, ouvrant un nouveau crédit à sa mère, lui permette d'embrasser la carrière des armes. Après le remariage de Joséphine, il suit Bon ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Jean THUMERELLE
Beauvais, qui comptait 55 100 habitants en 2005, est le chef-lieu du département de l'Oise. La ville assure le fonctionnement administratif d'un département dont le centre de gravité s'est déplacé vers la vallée de l'Oise et ses grands axes de communications (T.G.V., autoroute A 1), dans l'orbite parisienne. Elle rayonne surtout sur la partie occi ... Lire la suiteÉcrit par : Paul BENOÎT
Troisième fils d'Henri IV d'Angleterre, Jean de Lancastre est fait duc de Bedford par son frère Henri V en 1414. Mêlé très jeune aux luttes politiques, il soutient son frère qui lui confie la lieutenance du royaume lors de ses expéditions en France. À ce titre, il prend Berwick aux Écossais et réprime l'hérésie lollarde. En 1422, il rejoint le roi ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel WACKERMANN
Le Territoire de Belfort est une création fortuite consécutive au traité de paix franco-allemand de Francfort-sur-le-Main signé en 1871. Comme d'autres départements au cadre administratif quelque peu artificiel par rapport à la délimitation des anciennes provinces ou à la réalité vécue des « pays », cette portion d'espace n'est pas demeurée longte ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Commis à la Compagnie des téléphones, puis rédacteur aux P.T.T. en 1920, René Belin est secrétaire du syndicat C.G.T. des postiers de la région lyonnaise en 1926. Devenu secrétaire de la Fédération nationale des P.T.T., il est révoqué pour fait de grève (1930). Il accède en 1933 au bureau national de la C.G.T., aux côtés de Léon Jouhaux, comme sec ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Petit-fils du surintendant Fouquet et donc de naissance roturière, Belle-Isle est par sa mère, une Lévis, apparenté à la plus haute aristocratie française ; par sa deuxième femme, une Béthune, il devient cousin issu de germains de l'électeur de Bavière et proche parent d'une multitude de princes allemands. Un véritable métis social donc, ce qui ex ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Journaliste, directeur de Jours de France dès 1954 puis de bien des publications de Marcel Dassault, député pendant trente et un ans, Pierre de Bénouville, général à trente ans, est resté jusqu'à sa mort, survenue à Paris le 5 décembre 2001, une des incarnations les plus célèbres de l'ordre des Compagnons de la Libération. Né à A ... Lire la suiteÉcrit par : Willy PELLETIER
Daniel Bensaïd eut plusieurs vies, chacune recomposant l'autre, en la continuant. Né le 25 mars 1946 à Toulouse, il est mort le 12 janvier 2010 à Paris. Philosophe militant révolutionnaire, théoricien du mouvement trotskiste, il est l'une des rares incarnations du soixante-huitard resté fidèle à ce qu'il défendait alors. Dissident de l'Union des é ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Homme politique français. Pierre Bérégovoy est né le 23 décembre 1925 à Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime). Son père, un « Russe blanc », capitaine du tsar et menchevik, tient un café-épicerie. À cinq ans, l'enfant est confié à sa grand-mère, qui l'éduquera. Bon élève, il obtient le brevet élémentaire à douze ans, puis un C.A.P. d'ajusteur au lycé ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Syndicaliste français. Né à Suarce (Territoire de Belfort) le 1erjanvier 1922, André Bergeron est le fils d'un cheminot. Après les études au collège d'enseignement technique de Belfort, il devient conducteur typographe — comme Georges Séguy — en avril 1936. Syndiqué, il participe le mois suivant aux grèves qui marquent l'arrivée au pouv ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MORELLE
Né à Paris, Gaston Bergery fait des études de droit avant d'entrer dans le monde de la politique en 1918, comme secrétaire de la commission des Réparations. Il garde de ce premier poste un vif attrait pour les affaires extérieures qui resteront, sa vie durant, au centre de ses préoccupations politiques. Chef de cabinet d'Édouard Herriot au ministè ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un magistrat de Pau, engagé à dix-sept ans, sergent-major en 1788 et connu alors sous le sobriquet de « Belle Jambe », Bernadotte prend ses grades dans les armées de la Révolution, devient le lieutenant de Jourdan à l'armée de Sambre-et-Meuse puis de Bonaparte à l'armée d'Italie. Ambassadeur à Vienne pendant deux mois en 1798, il y rencontr ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Appartenant à une famille protestante d'artistes parisiens, Samuel Bernard se convertit au catholicisme après la révocation de l'édit de Nantes. Son père était un peintre en vue qui travaillait pour l'aristocratie française et étrangère. D'abord marchand de draps puis « marchand banquier » (grossiste en marchandises diverses), Bernard trafique sur ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Issu d'une famille noble et pauvre du Vivarais, François Joachim de Pierre de Bernis s'oriente vers la carrière ecclésiastique. Chanoine de Brioude, puis comte de Lyon, il se rend à Paris en 1735. Ecclésiastique sans bénéfice, homme de lettres galant (surnommé « Babet la bouquetière » par Voltaire), il ne peut rien obtenir de Fleury, mais il atten ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Ancienne province du centre de la France, dont Bourges fut la capitale et qui a formé l'essentiel des départements du Cher (chef-lieu : Bourges) et de l'Indre (chef-lieu : Châteauroux). Riche en vestiges préhistoriques (mégalithes), le Berry entre brillamment dans l'histoire. Ses habitants, les Bituriges Cubi, formaient un peuple puissant parmi le ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Second fils du comte d'Artois, le futur Charles X, le duc de Berry, se réfugie en Angleterre après avoir servi dans l'armée des émigrés de Condé ; il ne rentre en France qu'en 1814. D'une intelligence et d'une éducation sommaires, emporté et adonné aux plaisirs, il est pourtant généreux, courageux et ami des arts. Deux circonstances lui ont donné ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Fils d'un avocat au parlement de Paris célèbre sous l'Empire, élève de Juilly, marié en 1811 à la fille d'un directeur de la marine et de la guerre, Berryer devint lui-même avocat. Royaliste dès l'époque impériale, il s'engagea dans les volontaires royaux en 1815, mais il assista son père et Dupin aîné dans la défense du maréchal Ney en 1815, et f ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER, Danielle GABORIT-CHOPIN
Troisième fils de Jean II le Bon, roi de France, et de Bonne de Luxembourg (eux-mêmes amateurs d'art), Jean devient comte de Poitiers en 1356 et duc de Berry en 1360. Otage en Angleterre, pour le paiement de la rançon de Jean le Bon, le duc de Berry fut un homme politique sans envergure et un médiocre administrateur, de surcroît fort impopulaire e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Versailles, ingénieur-géographe et officier de carrière, combattant valeureux de la guerre d'Amérique, Berthier, déjà connu comme officier d'état-major modèle, est lieutenant-colonel en 1789 ; avant de devenir le major-général (c'est-à-dire chef d'état-major) de Napoléon, il est celui de La Fayette à la tête de la garde nationale parisienne d ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Maître des requêtes en 1763, Louis Bertier de Sauvigny devient l'adjoint de son père, Louis Jean, qui avait été nommé intendant de la généralité de Paris en 1744, et il lui succède, en 1771, lorsque Louis Jean est appelé par Louis XV à la présidence du parlement Maupeou. Sous son administration, aussi éclairée qu'énergique, l'immense généralité de ... Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline BROSSOLET
Licencié en droit (1856) et en sciences naturelles (1860), docteur en médecine, Paul Bert devient, en 1863, préparateur de Claude Bernard au Collège de France. En 1866-1867, il enseigne la zoologie et la physiologie à la faculté des sciences de Bordeaux. De retour à Paris l'année suivante, il remplace Flourens à la chaire de physiologie comparée a ... Lire la suiteÉcrit par : Blaise MAGNIN
Secrétaire d'État à l'Assurance-maladie en 2004 et 2005, ministre de la Santé de 2005 à 2007, ministre du Travail dans le gouvernement Fillon en mai 2007, Xavier Bertrand possède à quarante-trois ans une expérience gouvernementale déjà importante. Porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2007, nommé secrétai ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
Fils naturel de Jacques II et d'Arabella Churchill, sœur de Marlborough, James Stuart, duc de Berwick, se consacre au service de la France après avoir tenté d'aider son père à reconquérir la couronne anglaise passée sur la tête de Guillaume de Nassau en 1688. Avec Villars et Vendôme, il est l'un des trois généraux qui préservent la France de l'inv ... Lire la suiteÉcrit par : Éric PHÉLIPPEAU
Olivier Besancenot est né à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) le 18 avril 1974, d'une mère psychologue scolaire et d'un père enseignant de collège. Après une licence d'histoire obtenue à l'université de Paris X-Nanterre, il devient facteur à Neuilly-sur-Seine en 1997. Rendu depuis lors célèbre sous la dénomination de « facteur-candidat », les obse ... Lire la suiteÉcrit par : Serge ORMAUX
Capitale de la région Franche-Comté et chef-lieu du département du Doubs, Besançon comptait, en 2005, 116 100 habitants et se trouve au cœur d'une agglomération de 193 200 personnes. Située au contact des plateaux jurassiens et du bas-pays, elle constitue l'une des pièces maîtresses de l'axe du Doubs, qui concentre la majeure partie de la populati ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Fils d'un conservateur des hypothèques, Marie Antoine Émile Béthouart naît à Dole (Jura) le 17 décembre 1889. Reçu à Saint-Cyr en 1909, dans la promotion des futurs général de Gaulle et maréchal Juin, il fait la Première Guerre mondiale dans l'infanterie. En mission d'instruction auprès de l'armée finlandaise qui épaule en 1919 les armées russes b ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard VOGLER
Successeur de Calvin et guide des huguenots lors des guerres de religion. Fils d'un bailli bourguignon, Théodore de Bèze mène d'abord, après des études juridiques à Orléans et à Paris, une vie de dilettante et de poète. Sa conversion et sa fuite à Genève (1548) lui permettent de jouer, pendant quinze ans, un rôle considérable dans le monde protest ... Lire la suiteÉcrit par : Jean SAGNES
Baeterra (premier nom de Béziers) apparaît dès le viie siècle avant notre ère. C'est alors la plus importante ville des Elysices après Narbonne. La cité originelle est une acropole bâtie sur deux collines surplombant l'Orb. La ville commerce avec les Étrusques et les Grecs dès le vie siècle avant J.-C. Elle ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Homme politique français de la ive République. Formé chez les jésuites. Georges Bidault fait des études à la faculté des lettres de Paris, qui déboucheront sur l'agrégation d'histoire. Il s'engage dans l'Association catholique de la jeunesse française. Proche du « Sillon » de Marc Sangnier, ce jeune enseignant goûte à la politi ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre DUPARC
Les propriétés de l'Église et des contre-révolutionnaires qui ont été saisies, nationalisées et vendues lors de la Révolution française forment les biens nationaux. La nature et l'importance de ces biens sont variables comme le sont les motifs de l'opération. En témoigne la série des lois et décrets qui régissent les biens nationaux. Une littératu ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Général français vétéran de trois guerres, Marcel Bigeard, dit « Bruno », était l'un des officiers les plus décorés de France. Né le 14 février 1916 à Toul (Meurthe-et-Moselle), Marcel Maurice Bigeard travaille comme employé de banque lorsque, en 1939, il est mobilisé dans l'infanterie et se porte volontaire pour les corps francs. Fait prisonnier ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Ancienne province de dialecte gascon qui a formé la majeure partie du département des Hautes-Pyrénées (chef-lieu : Tarbes). Peuplé par les Gaulois Bigerriones, il s'étendait à la fois dans la montagne et sur le piémont. Son premier comte connu apparaît vers 945. Dès 1097, précocité remarquable, le comte Bernard II octroya à la haute Bigorre une ch ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le Rectiligne, disait-on de ce révolutionnaire auquel sa rigidité et son caractère implacable ont donné une place particulière dans l'histoire de la Convention et du Comité de salut public. Fils d'un avocat au siège présidial de La Rochelle, avocat lui-même, auteur dramatique manqué, professeur laïque au collège des oratoriens à Juilly, rédacteur ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Né à Paris le 8 mars 1906, Pierre Billotte, saint-cyrien à vingt ans, suit un parcours militaire classique. Lieutenant en 1930, élève de l'École supérieure de guerre de 1934 à 1936, le commandant Billotte est blessé pendant la campagne de France et fait prisonnier. Évadé d'Allemagne par l'U.R.S.S., avec cent quatre-vingt-cinq autres Français, il c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fille d'Alphonse VIII, roi de Castille, et d'Aliénor d'Angleterre, Blanche de Castille fut mariée en 1200 au prince Louis, fils de Philippe Auguste, qui devint en 1223 le roi de France Louis VIII. Ce mariage n'eut pas l'effet politique espéré, c'est-à-dire la réconciliation entre le Capétien et le roi d'Angleterre, oncle maternel de la mariée. Bla ... Lire la suiteÉcrit par : Élisabeth CAZENAVE
Né à Madrid, où son père est inspecteur général des Finances du roi Joseph Bonaparte, Louis Blanc se rend à Paris peu après la révolution de 1830, qui ruine sa famille. À Paris, un ami de son père lui donne des cours de droit. Contraint de gagner sa vie, il est précepteur pendant deux ans à Arras où il collabore au Progrès du Pas-de-Calais ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Fils d'un conventionnel régicide devenu sous-préfet sous le premier Empire, Auguste Blanqui est élevé à Paris à l'institution Massin où enseignait son frère aîné Adolphe (futur économiste libéral). Dès 1824, il adhère à la charbonnerie ; il est blessé en 1827 dans des manifestations d'étudiants au quartier Latin. En 1829, il entre au journal L ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric PASCAL
D'une famille bourgeoise au service de la haute fonction publique depuis plusieurs générations, François Bloch-Lainé obtient, après des études au lycée Janson-de-Sailly, le doctorat en droit et le diplôme de l'École libre des sciences politiques de Paris. Ne s'estimant pas « bon à tout faire » et refusant toute carrière dans la politique ou dans l ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Coalition des partis du centre et de la droite, victorieuse aux élections de novembre 1919 des radicaux et des socialistes. Renversant la majorité de gauche élue à la veille de la guerre, les droites ont, pour la première fois depuis l'instauration de la IIIe République, la majorité des élus. Les candidats du Bloc national disposent de ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel DUNAN, Universalis
Instrument principal de la lutte conduite par Napoléon Ier contre l'Angleterre, le Blocus continental amena dans toute l'Europe des perturbations profondes. Bien que son étanchéité n'ait jamais été absolue, il faillit ruiner l'économie britannique et provoqua en Angleterre de très graves désordres sociaux. Mais, son extension à l'ensemb ... Lire la suiteÉcrit par : Franck GUÉRIT
Chef-lieu du département du Loir-et-Cher, Blois comptait, en 2005, 47 900 habitants dans la commune même, 92 000 dans l'agglomération et 116 544 dans l'aire urbaine (recensement de 1999). Ville fluviale de la Loire moyenne adossée à un escarpement du plateau de Beauce, Blois a été édifiée au croisement de l'axe Orléans-Tours et de la route menant ... Lire la suiteÉcrit par : René GIRAULT
Haï et injurié de son vivant par ses adversaires politiques comme rarement ce fut le cas dans la vie politique française, Léon Blum apparaît aujourd'hui, avec le recul du temps, comme un des acteurs principaux de l'évolution de la France vers la modernité et la justice sociale ; il est aussi à placer parmi les penseurs du socialisme français au ... Lire la suiteÉcrit par : Boris LEBEAU
Avec 46 600 habitants (en 2005), Bobigny est une commune de taille moyenne de la banlieue nord-est de Paris. Pourtant, son statut de préfecture de la Seine-Saint-Denis lui confère une place particulière dans le système territorial métropolitain. Bien que les fouilles archéologiques menées depuis 2002 dans l'enceinte de l'hôpital Avicenne révèlent ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Officier royal français. D'origine noble, peut-être orléanaise, Étienne Boileau est prévôt d'Orléans en 1259, puis de Paris en 1261. C'est sous son gouvernement que cette fonction essentielle — le prévôt est l'administrateur royal ordinaire — cesse d'être affermée pour être dorénavant baillée en garde : Boileau est le dernier prévôt de Paris à avo ... Lire la suiteÉcrit par : Josiane COEKELBERGHS-CUYPERS
Illustre membre d'un lignage qui domine la draperie douaisienne à la fin du xiiie siècle, Jean de Boinebroke représente l'aristocratie marchande de cette époque, maîtresse de l'économie urbaine, méprisante à l'égard des artisans et tenant les leviers de la vie politique. Boinebroke est un gros drapier, c'est-à-dire qu'il produi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Issu d'une famille d'officiers de la Chambre des comptes, Boisguillebert fut très influencé par des études faites chez les Jansénistes et en conserva une grande indépendance d'esprit. Après un passage à la faculté de droit, il devint avocat, puis magistrat ; il fut nommé vicomte de Montivilliers, c'est-à-dire prévôt, puis lieutenant général du bai ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Avocat au parlement de Paris et maître d'hôtel du comte de Provence avant la Révolution, Boissy d'Anglas siège à la Constituante parmi les Constitutionnels modérés ; député à la Convention, il vote contre la mort de Louis XVI et reste toujours le même modéré ; suivant ses goûts, chacun peut le dire insignifiant comme les irrésolus de la « Plaine » ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Fils d'un professeur de musique, Émile Bollaert est né à Dunkerque (Nord), le 13 novembre 1890. Après avoir obtenu sa licence en droit, il devient attaché au cabinet du préfet du Nord en 1913. Officier de chasseurs pendant la Première Guerre mondiale, il est nommé chef de cabinet du préfet de la Loire en 1919, après avoir été adjoint du chef des s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
La plus jeune des « trois Grâces » de la famille Bonaparte fait assez ingrate figure, dans l'imagerie impériale, à côté de ses sœurs, d'Élisa, la femme bas-bleu et l'énergique administratrice, et de l'enchanteresse Pauline. Pourtant Caroline ne manque ni de charme (un très beau portrait d'Ingres en témoigne), ni d'amants (une de ses liaisons faill ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Grâce à une bourse, Élisa fait son éducation à la maison royale de Saint-Cyr, de 1784 à 1792. En 1797, elle épouse un capitaine corse, Félix Bacciochi, homme d'une parfaite nullité (bien que membre de la famille impériale, il n'atteindra le grade de général de division que péniblement en 1809), mais qui aura la bonne grâce de n'encombrer jamais ni ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Orphelin de père à un an, Jérôme entre dans la marine après le 18-Brumaire et prend part à l'expédition de Saint-Domingue ; pour échapper aux croisières anglaises, il se réfugie en Amérique et y épouse la fille d'un négociant de Baltimore sans demander le consentement des siens ; il n'est donc pas compris dans les princes de l'Empire en 1804 ; mai ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Boursier au collège d'Autun, avocat en Corse, candidat malheureux à la Constituante puis à la Législative, antipaoliste réfugié à Marseille (où il fait un mariage avantageux avec une fille du riche négociant Clary), Joseph apparaît déjà, avant l'irrésistible ascension de son frère, comme un garçon charmant, bien qu'un peu infatué, sur lequel on ne ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Famille de Ligurie originaire de Sarzana, remontant à Gianfardo qui prêta serment à l'évêque de Luni en 1219 ; son fils Bonaparte la Paix (1237-1278) était notaire comme le seront bon nombre de ses descendants. Contrairement à ses vœux, cette lignée n'a rien à voir avec les Bonaparte de Toscane. À la fin du xve siècle, les Bona ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Aspirant d'artillerie en 1790, Louis Bonaparte prend part à la campagne d'Italie en 1796 comme aide de camp de son frère et se retrouve colonel de dragons au retour de l'Égypte. Dès ce moment, atteint peut-être d'une maladie sur la nature de laquelle on s'interroge, il donne des signes de fragilité psychique ; son hypocondrie et sa défiance maladi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Quand il s'enflamme pour les idées révolutionnaires et signe Brutus Buonaparte ses missives, Lucien n'est encore qu'un adolescent ; au début de 1793, il inspire à la Société populaire de Toulon une lettre à la Convention qui entraînera le décret contre Paoli, décret à la suite duquel Paoli fera appel à l'Angleterre. En 1799, président du Conseil d ... Lire la suiteÉcrit par : José MURACCIOLE
Deuxième fils du roi Jérôme et de Catherine de Wurtemberg, Napoléon Joseph Charles Paul Bonaparte naquit à Trieste. Il eut une existence mouvementée, car son enfance s'écoula en exil. Il suivit les cours de l'académie militaire de Ludwigsburg au Wurtemberg, de 1837 à 1840. Puis il voyagea à travers l'Europe. À la chute de Louis-Philippe, il vint r ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Célèbre par sa beauté que Canova immortalisera dans le marbre, Paoletta Bonaparte encore adolescente fait déjà des « ravages ». Parmi ses prétendants, Napoléon fait écarter le conventionnel Fréron, dont il se méfie, agrée le général Duphot, malencontreusement assassiné à Rome en 1797, préconise le général Leclerc, officier de valeur, que Pauline é ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre RIOUX
Phénomène spécifiquement français, le bonapartisme rend compte à la fois des pratiques politiques, économiques, sociales, culturelles des règnes de Napoléon Ier ou surtout de Napoléon III et de l'action politique des hommes ou des groupes qui entendent en transmettre l'héritage après 1870. Il s'oppose aux droites légitimistes et orléani ... Lire la suiteÉcrit par : Guy ROSSI-LANDI
Né à Bassillac (Dordogne), Georges Bonnet fut docteur en droit, auditeur au Conseil d'État à vingt-quatre ans, chef de cabinet de Louis Deschamps de 1919 à 1921, sous-secrétaire d'État aux P.T.T. Il vécut une carrière politique fort remplie : conseiller d'arrondissement dès 1921, il est élu député radical-socialiste de la Dordogne en 1924 ; sous-s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DUMAS, Charles HIGOUNET, Universalis
Capitale administrative de la région Aquitaine et préfecture de la Gironde, la ville de Bordeaux, installée sur la Garonne, à 100 kilomètres de l'océan Atlantique, comptait, en 2007, 238 921 habitants. Depuis 1968, elle est le centre d'une Communauté urbaine de vingt-sept communes qui rassemble 714 727 habitants, mais son agglomération dépasse lar ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques TRUCHET, Universalis
Bossuet est comme un homme du Moyen Âge planté au cœur d'un siècle de crises qui s'ouvre, dès 1598, avec le traité de Vervins et la mort de Philippe II, et s'achève, en 1715, avec la mort de Louis XIV. Son intelligence exceptionnelle et sa foi inébranlable sont tout au service de l'ordre établi, de la tradition religieuse, de la plus rigoureuse or ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Claude Bouchinet-Serreulles, fils d'industriel, né le 26 janvier 1912 à Paris, licencié en droit et diplômé de l'École libre des sciences politiques, avait observé les méfaits du nazisme en 1937-1938 lorsqu'il avait été attaché du conseiller commercial à Berlin. Officier d'ordonnance du général de Gaulle à partir du 26 juillet 1940, son « ami et c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Navigateur français. Après des études scientifiques et littéraires, Bougainville débute dans la carrière des armes comme officier de l'armée de terre et participe à la défense du Canada sous les ordres de Montcalm, dont il est l'aide de camp (1756-1760). La paix revenue, il entre dans la marine et est nommé capitaine de vaisseau en 1763. Il tente ... Lire la suiteÉcrit par : André JEANSON
Maurice Bouladoux est né à Parthenay (Deux-Sèvres). Il a quinze ans quand commence pour lui la vie de travail : il est aide-comptable dans une entreprise de textile. Mais il est attiré par l'action militante du syndicalisme. Aussi est-il, en 1929, l'un des fondateurs de la Jeunesse syndicaliste chrétienne, mouvement qui sera une pépinière de milit ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
C'est la première crise et la plus grave du régime républicain français entre 1886 et 1889. Le boulangisme dépasse par ses causes et par ses conséquences la personne même du général Boulanger. À l'origine des troubles qui pendant trois ans ébranlèrent la République, on trouve des causes à la fois rationnelles et irrationnelles : dégradation politi ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né le 20 juillet 1920 à Villandraut (Gironde), dans une famille modeste, le jeune Robert Boulin rêvait de devenir médecin. Ses parents lui conseillent plutôt de faire son droit : les études médicales coûtent cher. Robert Boulin sera donc avocat. Il s'inscrit au barreau de Libourne, en 1946. Mais, entre-temps, son intérêt pour la chose publique s'e ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Jean THUMERELLE
La ville de Boulogne-sur-Mer, 44 600 habitants en 2005, est le centre d'une agglomération de plus de 120 000 habitants, établie sur un relief de collines pentues, de part et d'autre de l'estuaire de la Liane, site primitif du port, déplacé par la suite en bordure de mer sous la protection de digues. Boulogne est en même temps une ville neuve dans ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Connétable de France sous François Ier, puis général sous le principal adversaire du roi, Charles Quint, Charles de Bourbon est né le 17 février 1490 à Montpensier et mort le 6 mai 1527 à Rome. Deuxième fils de Gilbert, comte de Montpensier, chef de file de la branche cadette de la maison de Bourbon, le jeune Charles bénéficie d'une suc ... Lire la suiteÉcrit par : André LEGUAI
Le point de départ du Bourbonnais a été une petite seigneurie qui ne correspondait ni à un ancien territoire gaulois, ni à une circonscription gallo-romaine. L'ancêtre présumé des sires de Bourbon semble avoir été un familier de Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine, nommé Aimard. En 915, il abandonna au monastère de Cluny sa terre de Souvigny. L'av ... Lire la suiteÉcrit par : Yves DURAND
La plus célèbre des maisons souveraines ne fut pendant longtemps que l'une des multiples branches du tronc capétien ; la mort sans héritier mâle des trois derniers Valois devait pourtant donner la couronne aux Bourbons à la fin du xvie siècle. Leurs règnes allaient coïncider, au xviie siècle et au début du ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno BENOIT
Bourg (prononcer Bourq), commune de 40 300 habitants (en 2005) et chef-lieu du département de l'Ain, est située au sud-est de la plaine de l'Ain, à 226 mètres d'altitude, au pied des collines du Revermont, sur la rive gauche de la Reyssouze. La ville de Bourg est associée, sur le plan identitaire, à la Bresse en tant que capitale de cette région e ... Lire la suiteÉcrit par : Régine PERNOUD, Universalis
Si le mot « bourgeois » apparaît dans les textes dès le xie siècle, ce n'est vraiment qu'au xiiie qu'il commence à désigner une classe sociale particulière : celle que forment les détenteurs des fortunes essentiellement mobilières (commerçants, industriels, manieurs d'argent) et les membres des professions l ... Lire la suiteÉcrit par : Franck GUÉRIT
Ancienne capitale de la province royale du Berry, chef-lieu du département du Cher, Bourges comptait, en 2005, 71 000 habitants, son agglomération 98 200 habitants en 2004 (contre 100 024 habitants en 1999). Établi sur un éperon dominant la confluence de deux rivières marécageuses, l'Auron et l'Yèvre, le site de Bourges est très tôt occupé par les ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Maurice Bourgès-Maunoury est né à Luisant (Eure-et-Loir) le 19 août 1914. Polytechnicien, licencié en droit et diplômé de l'École des sciences politiques, il choisit d'être officier d'artillerie de 1935 à 1940, par fidélité à son aïeul maternel Joseph Maunoury (1867-1923), maréchal de France à titre posthume pour avoir, en gagnant la bataille de l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean RICHARD, Universalis
Par ses richesses naturelles et sa situation géographique entre le royaume et l'Empire, la Bourgogne était promise à une histoire mouvementée. Jusque dans la seconde moitié du xive siècle, elle forma un duché indépendant aux frontières changeantes, d'où partirent plusieurs mouvements de restauration de la vie religieuse et mona ... Lire la suiteÉcrit par : Jean RICHARD
Un premier royaume de Provence-Viennois fut formé en 879 sous l'autorité de Boson, beau-frère de Charles le Chauve. Sa couronne réunissait la Provence, le Bugey, la Bresse, une partie de la Bourgogne cisjurane, une partie du Languedoc et le Dauphiné. Boson dut lutter continuellement contre l'hégémonie des Carolingiens, mais put léguer son patrimoi ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
C'est sous la Révolution française, semble-t-il, que germe l'idée des Bourses du travail : il s'agissait de créer des organismes où seraient concentrées les offres et les demandes de main-d'œuvre. Mais elle ne se réalise que vers la fin du xixe siècle, en 1886, lorsque le Conseil municipal de Paris adopte un projet de créations ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Né le 11 mai 1909 à Montauban (Tarn-et-Garonne), fils de notaire et docteur en droit de la faculté de Toulouse, René Bousquet était devenu, à vingt ans, chef de cabinet du préfet du Tarn-et-Garonne. Rendu célèbre, dès mars 1930, par le sauvetage de plusieurs personnes qu'emportait une inondation et fait chevalier de la Légion d'honneur à titre exc ... Lire la suiteÉcrit par : Georges DUBY
Bouvines est une bataille, c'est-à-dire, selon les conceptions du temps, un duel où deux concurrents décident de s'engager, seul à seul ou accompagnés de leurs amis, afin de forcer le jugement de Dieu et de trancher définitivement une querelle. Procédure exceptionnelle alors, un acte quasi liturgique, nettement distinct des harcèlements de la guer ... Lire la suiteÉcrit par : Paul PAYAN
Né à Talence en juin 1953, de parents chercheurs à l'I.N.R.A., José Bové a passé sa vie à mettre en conformité ses pensées et ses actes. Opposant quand d'autres sont prétendants, son goût prononcé pour l'action subversive symbolique et pour l'action directe non violente l'amène naturellement à préférer ses activités antimilitaristes à la faculté d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Explorateur et colonisateur français, d'origine italienne. Élève de l'École navale à titre étranger (1868), Pierre Savorgnan de Brazza prend part à la guerre de 1870-1871 dans la marine française et demande sa naturalisation qu'il obtiendra en 1874. À l'issue d'une croisière au large des côtes du Gabon (1873-1874), il sollicite et obtient l'autori ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Ouverte par un discours du général de Gaulle et placée sous la présidence de René Pleven, la Conférence de Brazzaville, à caractère uniquement administratif, rassemble, du 30 janvier au 8 février 1944 (quelques mois avant le débarquement allié en Normandie), les gouverneurs généraux et gouverneurs des colonies françaises d'Afrique noire et de Mada ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Prononcé par le général de Gaulle, alors président du Conseil, au cours du voyage qu'il avait entrepris dans les territoires français d'Afrique, le discours de Brazzaville (24 août 1958) avait essentiellement pour but de présenter aux populations locales la Communauté destinée à remplacer l'Union française dans le cadre de la future Constitution d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean OLLIVRO
Principale ville du Finistère (dont Quimper est le chef-lieu), Brest, avec 145 100 habitants dans la commune et 300 262 dans l'aire urbaine (en 2005), est la deuxième ville de la Bretagne administrative, après Rennes, la capitale régionale. La localisation de Brest est si exceptionnelle qu'elle explique en grande partie l'histoire de la ville. Bre ... Lire la suiteÉcrit par : Léon FLEURIOT, Jean MEYER, Jean OLLIVRO
Dans le chapitre De la préhistoire à nos joursLes limites de la province ont été tellement stables depuis le xe siècle que l'on considère d'ordinaire la configuration de la province comme le résultat, quasi inévitable, d'une évidente nécessité géographique. C'est oublier le caractère artificiel des frontières orientales de la Bretagne. C'est, plus encore, sous-estimer l'hé ... Lire la suite
Écrit par : Solange MARIN
Conflit qui opposa, sous le règne de Louis XV, le procureur général du parlement de Rennes, La Chalotais, au duc d'Aiguillon, commandant en chef de la province de Bretagne par commission royale. Depuis le début de la guerre de Sept Ans, le parlement de Bretagne soutenait une guerre d'escarmouches contre l'enregistrement d'impôts destinés à finance ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
De famille modeste, Aristide Briand devient avocat. Comme militant socialiste, puis comme journaliste, il se fait une réputation de révolutionnaire. En 1883, il quitte Nantes et vient à Paris. Secrétaire général du journal La Lanterne, il se lie alors avec Jaurès et fonde avec lui le Parti socialiste français en opposition au parti de Jul ... Lire la suiteÉcrit par : Thérèse CHARMASSON
Il existe actuellement, sous ce nom, deux villes : l'une en Allemagne, l'autre en France. Vieux-Brisach, en Bade-Wurtemberg (en allemand Breisach tout court), était à l'origine une forteresse ; elle est citée par Jules César comme une place-forte des Séquanes prise par Arioviste. Ville libre, elle est disputée entre l'Empire et la maison d'Autrich ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Sous la Législative, « brissoter » voulait dire « intriguer », voire « voler ». Cela situe assez bien le personnage de Brissot. Pour Jaurès, il fut le « médiocre Méphistophélès de la Gironde », « un esprit remuant et brouillon, plein d'une haute idée de lui-même ». Mme Roland avait été plus indulgente : « Gai, naïf, ingénu, il est fait pour vivre ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Fils de Victor de Broglie, qui fut président du Conseil sous Louis-Philippe, Albert de Broglie est monarchiste par tradition ; son action politique répond parfaitement à cette définition : « L'orléanisme, ce n'est pas un parti, c'est un état d'esprit. » Il entre dans la diplomatie, puis démissionne en 1848 et vit retiré sur ses terres sous le seco ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
La famille Gribaldi, d'origine piémontaise, est connue depuis 1254, et même avant, et sa filiation est établie depuis Simon Broglia, vivant à Chieri en 1342. François Broglia (mort en 1656), investi du comté de Revel (province de Coni) par le duc de Savoie, passa au service de la France, où il obtint des lettres de naturalisation en 1654. Son fils ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume PIKETTY
Né à Paris le 25 juin 1903 dans une famille d'enseignants républicains, Pierre Brossolette entre premier à l'École normale supérieure en 1922. En juin 1925, il est reçu deuxième à l'agrégation d'histoire. Au long des années 1920, Pierre Brossolette milite assidûment pour la Société des Nations, le rapprochement franco-allemand et l'idée de fédérat ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Né à Cleppé (Loire), le 9 mai 1909, René Brouillet, fils d'instituteur, est élève de l'École normale supérieure et de l'École libre des sciences politiques avant de devenir, à vingt-sept ans, secrétaire général du Centre polytechnicien d'études économiques (« X-crise »). Auditeur à la Cour des comptes en 1937, il est nommé chef adjoint du cabinet ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Conseiller au parlement de Paris en 1637, Pierre Broussel n'est entré dans l'histoire que parce qu'apparemment il a été considéré comme un des chefs de la Fronde. Très populaire, menant un train de vie modeste, il se fait le porte-parole de l'opposition parlementaire contre les édits de Mazarin. Son arrestation, le 26 août 1648, suscite une émeute ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Brive-la-Gaillarde, clerc de procureur, puis imprimeur à Paris, Brune offre un exemple typique d'homme que rien ne semblait appeler à la carrière ni à la gloire des armes et dont la Révolution seule fit un soldat. (Parmi les autres maréchaux d'Empire, on pourrait citer encore le cas de Gouvion-Saint-Cyr, artiste peintre jusqu'en 1792.) Au déb ... Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ
Fille d'Athanagilde, roi des Wisigoths, Brunehaut épousa vers 566-568 un petit-fils de Clovis, Sigebert Ier, qui régnait sur l'Austrasie. Vers le même moment sa sœur Galswinthe épousa le roi de Neustrie Chilpéric Ier mais celui-ci ne tarda pas à l'assassiner à l'instigation de sa concubine Frédégonde. La vengeance que Bruneha ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Résistant communiste. Né dans le Paris populaire, Gilbert Brustlein milite aux Jeunesses communistes. À l'été de 1941, après l'entrée en guerre de l'Allemagne contre l'U.R.S.S., le Parti communiste français (P.C.F.) met sur pied des Bataillons de la jeunesse, composés de lycéens, d'étudiants et d'ouvriers ; Brustlein est nommé responsable du group ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
De 1941 à 1945, le colonel Buckmaster est entré dans l'histoire et la légende de la Résistance française et des services secrets britanniques ; il fut, en effet, chef de la section française du Special Operations Executive (S.O.E.) qui devait « mettre l'Europe en feu » à la demande de Winston Churchill. Créé sur décision du cabinet de guerre en ao ... Lire la suiteÉcrit par : Delphine DULONG
Marie-George Buffet est la première femme à avoir dirigé (2001-2010) le Parti communiste français (P.C.F.). Née le 7 mai 1949 à Sceaux (Hauts-de-Seine) dans une famille peu politisée. Marie-George Buffet prend la carte du parti en pleine guerre du Vietnam, à une époque où celui-ci n'est plus vraiment en odeur de sainteté auprès des étudiants de so ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Issu d'une famille irlandaise qui avait émigré en France, Bugeaud s'engage dans l'armée en 1804, comme vélite, dans les grenadiers à pied de la garde impériale. Il est promu caporal à Austerlitz et blessé à Pultusk ; il combat ensuite en Espagne, où il devient capitaine sous les ordres du général Lamarque. Il met en déroute un régiment anglais, ce ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Surintendant des Finances et ministre d'État sous Louis XIII, Claude de Bullion passait, selon Tallemant des Réaux, pour avoir une des plus belles fortunes de son temps. Son grand-père était, en 1560, un important marchand en gros de Mâcon, seigneur de deux terres. Son père, secrétaire du roi et avocat au parlement, avait épousé Charlotte de Lamoi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Pise d'une noble famille toscane justement fière d'avoir donné au monde Michel-Ange, Philippe Buonarroti fait à l'université de Pise de bonnes études littéraires et juridiques. Fervent admirateur de Rousseau, il publie un journal, Gazetta universale, ce qui le fait attentivement surveiller par la police toscane. Franc-maçon, il est a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Soldat courageux, homme de cour et écrivain de talent, Bussy-Rabutin laissa derrière lui comme un parfum de scandale. Il reçut une brillante éducation chez les jésuites d'Autun, puis au collège de Clermont, avant de partir en Lorraine avec le régiment de son père. De 1634 à 1659, il fut de toutes les campagnes militaires en Flandre, en Lorraine, e ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Né dans une famille de gens de justice, Buzot est avocat à Évreux, sa ville natale. En 1789, il rédige le cahier de doléances du bailliage et il est élu député du tiers état. Siégeant à l'extrême gauche et lié à Robespierre, il joue un très grand rôle dans la rédaction de la Déclaration des droits de l'homme, dans celle de la Constitution ... Lire la suiteÉcrit par : François BURDEAU
Jeune avocat, issu d'une famille d'artisans bourguignons, Cabet adhère à la Charbonnerie et devient même membre de son comité dirigeant, la Vente suprême, sous la Restauration. Un moment procureur général en Corse, au lendemain de la révolution de Juillet, puis député de la Côte-d'Or, en 1832, Cabet évolue peu à peu vers des positions radicales. I ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Mouvement réformateur, issu d'un long processus de mécontentement contre les abus de l'administration, les appétits financiers de l'entourage royal et les excès de la cour de Charles VI et de ses proches. Réunis le 30 janvier 1413, les états généraux de langue d'oïl tentèrent une réforme du royaume qui n'était autre chose que la remise en vigueur ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né à Paimpol, d'un père gendarme et d'une mère de vieille souche paysanne, Cachin fait des études secondaires grâce à une bourse, puis prépare une licence de philosophie à la faculté de Bordeaux ; il y suit les cours de Durkheim. Il a vingt ans lorsqu'il rejoint le groupe des étudiants socialistes de Bordeaux, de tendance guesdiste. Très vite pris ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Georges Cadoudal est une figure de la chouannerie, à laquelle il a donné une image d'intransigeance et de forte conviction religieuse, finalement consacrée par l'exécution, en place publique, pour complot contre le Premier consul. L'itinéraire politique de ce chouan emblématique s'est bâti contre la Révolution, dans l'Ouest, où les conflits autour ... Lire la suiteÉcrit par : Armand FRÉMONT
Caen, chef-lieu du Calvados et capitale de la Basse-Normandie, compte 108 900 habitants et son agglomération 226 579 (2005). La ville est établie de part et d'autre de l'Orne, à dix kilomètres de la Manche. Les fouilles archéologiques ont révélé de nombreuses implantations gallo-romaines dans la région parsemée de villae. Mais Caen n'appa ... Lire la suiteÉcrit par : Arnaud JACOMET
Le complot dit de la Cagoule a été l'expression, sous le Front populaire, de l'opposition irréductible au communisme de l'extrême droite activiste. Il y a eu, en fait, plusieurs complots de la Cagoule, cette dénomination ayant été forgée par la grande presse de l'époque, avide de pittoresque plus que de vérité historique, pour désigner les groupes ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MARCONIS
Chef-lieu du département du Lot, Cahors compte tout juste 20 000 habitants (recensement de 1999), formant avec la commune voisine de Pradines une agglomération de 23 128 habitants. Ce pôle urbain rayonne sur une quarantaine de communes (comptant 38 100 habitants, 7e rang en Midi-Pyrénées) où réside une partie de sa population active. In ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Personnage hors série de la IIIe République, Joseph Caillaux est issu de la bourgeoisie mancelle. Inspecteur des Finances, il se fait élire député de Mamers en 1898. L'année suivante, il est ministre des Finances dans le cabinet Waldeck-Rousseau. Son ralliement au radicalisme témoigne de la force d'attraction d'une formation qui voit ve ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Jean THUMERELLE
Le développement de Calais, qui comptait 74 200 habitants en 2005 et 119 000 pour son agglomération, a presque toujours dépendu de sa position remarquable, au plus près des côtes anglaises. Ce n'est pas un hasard si le détroit, ou « pas » en langage picard, aujourd'hui traversé par un tunnel, qui sépare la mer du Nord de la Manche porte son nom. L ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
L'erreur judiciaire de l'affaire Calas, commise par le parlement de Toulouse en 1762, s'explique par l'intolérance religieuse persistant au siècle des Lumières. Louis XV considère les protestants avec une relative bienveillance : l'exercice de leur culte est devenu pratiquement libre, mais Choiseul applique encore, de temps à autre, les dispositio ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Né à Douai, dans une famille de robe, Calonne fait ses études à Paris. Avocat au conseil d'Artois, procureur général au parlement de Douai, il devient maître des requêtes, chargé de questions délicates, notamment des relations parlement-clergé, et du procès de La Chalotais (membre du parlement de Rennes, accusé d'avoir trempé dans l'expulsion des ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Montpellier d'une famille de noblesse de robe, conseiller à la cour des aides de Montpellier en 1774, président du tribunal criminel de l'Hérault en 1790, Cambacérès arrive à Paris, député de son département à la Convention, comme juriste compétent, bon vivant notoire et révolutionnaire prudent ; tel il restera durant toute sa vie. Il siège a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Originaire de Montpellier, issu d'une famille de négociants, de religion réformée, Cambon est élu à l'Assemblée législative par le département de l'Hérault. Il y révèle une connaissance des problèmes financiers qui attire l'attention sur lui. Ne demande-t-il pas un contrôle renforcé de la caisse de l'Extraordinaire et ne souligne-t-il pas les dang ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Avec son frère Paul, Jules Cambon appartient à la grande époque diplomatique. Conciliateurs, intelligents, mondains dans le monde d'alors, la guerre est le dernier recours de leur adresse. Paul a été chef de cabinet de Ferry (1870), préfet du Nord puis résident général en Tunisie (1885), ambassadeur à Madrid et à Constantinople, enfin à Londres en ... Lire la suiteÉcrit par : Germaine LECLERC
Dès 1905, pour protester contre la « panthéonisation » de Zola, un groupe d'étudiants d'Action française conduit par Maurice Pujo s'organise afin de réveiller l'opinion « même en la scandalisant » ; mais c'est en 1908, lors d'une rencontre entre Maxime Réal del Sarte, Henry des Lyons et Pujo qu'il fut décidé de vendre le journal de Maurras aux por ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Nom donné aux calvinistes cévenols révoltés à la fin du règne de Louis XIV et qui vient du patois languedocien camiso, chemise, parce qu'ils portaient, dans leurs opérations nocturnes, une chemise blanche sur leurs vêtements pour se reconnaître entre eux. Alors qu'ils paraissaient résignés à abjurer, l'édit de révocation de Fontainebleau ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
L'élection de Charles Quint comme empereur du Saint Empire romain germanique, le 28 juin 1519, signifie, face à la puissance française, l'« alliance », autour du noyau bourguignon puis espagnol, des pays limitrophes. Pour rétablir l'équilibre, compromis par l'afflux des richesses américaines, François Ier est contraint de rechercher des ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La première campagne d'Italie de Bonaparte s'achève par la paix de Campoformio. La paix avec l'Autriche aurait tout aussi bien pu être dictée par Hoche, vainqueur des Autrichiens à Neuwied, près de Coblence, le 18 avril 1797. Bonaparte prend de vitesse ses collègues et Vienne préfère traiter avec ce général, car elle espère des compensations en It ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BRUNET, Louis MASSICOTTE
Dans le chapitre L'intervention de la FranceEn 1524, le navigateur florentin Verrazano explore la côte américaine depuis la Floride jusqu'au Cap-Breton. Il cherche, écrit-il, « les bienheureux rivages du Cathay ». Au service de banquiers italiens établis en France, Verrazano travaille également pour François Ier. Celui-ci n'entend pas laisser aux Espagnols et aux Portugais la dom ... Lire la suite
Écrit par : Jacques LE GOFF
Cette dynastie royale a régné en France de 987 à 1792. On appelait autrefois ces souverains les rois de la « troisième race », venus après les Mérovingiens et les Carolingiens. Les Capétiens de ligne directe régnèrent jusqu'en 1328. Des branches collatérales leur succédèrent. Les Capétiens-Valois de 1328 à 1498 ; les Valois-Orléans de 1498 à 1515 ... Lire la suiteÉcrit par : Régis KEERLE, Laurent VIALA
La ville de Carcassonne, chef-lieu de l'Aude, rayonne au-delà de la région Languedoc-Roussillon. Témoignage monumental de son passé médiéval, la Cité (la ville haute) a été inscrite en 1997 par l'U.N.E.S.C.O. au Patrimoine mondial de l'humanité, un an après le canal du Midi qui traverse la commune. Devenue pièce maîtresse de la promotion touristiq ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils aîné de Clotaire Ier et d'Ingonde. Lors du partage du royaume de son père en 561, Caribert Ier reçut les anciennes terres de Childebert Ier, dont la capitale se trouvait à Paris. Ce souverain éloquent et érudit dans le domaine du droit n'en menait pas moins une vie dissolue et mourut excommunié, en 567, à Pari ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RICHÉ
Fils aîné de Charles Martel et de Rotrude, Carloman a été élevé, comme son frère Pépin, à Saint-Denis. À la mort de son père, en 741, il reçut la mairie du palais d'Austrasie, tandis que son frère Pépin reçut celle de Neustrie. Dans son lot, outre l'Austrasie, figurent les pays alamans et la Thuringe. Dès le début de leur règne, les deux princes d ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme d'État français né le 11 août 1837 à Limoges (Haute-Vienne), mort le 24 juin 1894 à Lyon (Rhône). Marie François Sadi Carnot est le fils d'Hippolyte Carnot, député de la gauche républicaine et opposant virulent au régime de la monarchie de Juillet (1830-1848) devenu ministre d'État sous la IIe République, et le petit-fils de Lazar ... Lire la suiteÉcrit par : Élisabeth CAZENAVE
Fils d'un marchand drapier de Rouen, Armand Carrel entre à l'école de Saint-Cyr en 1818 et y fait preuve à la fois de libéralisme et de militarisme. Sorti sous-lieutenant, il est affecté au 29e de ligne de Verdun, où il est mêlé en 1822 à la conspiration libérale de Colmar. Muté à Marseille, il prend position dans une lettre envoyée aux ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le plus fameux de ceux que Michelet a appelés « les missionnaires de la Terreur ». Fils d'un cultivateur aisé du Cantal, procureur à la veille de la Révolution, Carrier est élu par son département d'origine à la Convention. Il siège à la Montagne, vote la mort du roi, prend parti contre les Girondins. C'est dans sa mission à Nantes qu'il révèle un ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Coalition des partis de gauche, victorieuse aux élections du 11 mai 1924, le Cartel des gauches rassemble les socialistes S.F.I.O., les radicaux-socialistes, les républicains-socialistes et la gauche radicale contre les modérés et la droite, détenteurs de la majorité dans la Chambre « bleu horizon » élue en 1919. C'est le parti du mouvement le plu ... Lire la suiteÉcrit par : André VACHON
Le plus grand mérite de Jacques Cartier reste la découverte du Saint-Laurent. Voie extraordinaire de pénétration, ce fleuve, dont on ne soupçonnait même pas l'existence, ouvrait à la France le cœur d'un continent. C'était probablement la découverte la plus importante, en Amérique, depuis celle de Colomb. Elle rendait possible, en tout cas, la venu ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Fils d'un batelier, Caserio est né en Lombardie. Devenu apprenti boulanger, il se convertit à l'anarchisme à une période où le terrorisme anarchiste italien connaît son apogée. Ses activités politiques lui valent une condamnation puis l'exil. Il exerce son métier à Lyon, à Vienne et à Sète. C'est dans cette dernière ville qu'il a l'idée d'accompli ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MAITROT
L'œuvre et la pensée de René Cassin ont profondément marqué le xxe siècle. Défenseur inlassable des droits de l'homme, cet homme de doctrine engagé dans l'action et qui exerça les plus hautes fonctions (vice-président du Conseil d'État, président de la Commission des droits de l'homme des Nations unies, membre du Conseil consti ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MARCONIS
Sous-préfecture du Tarn, située sur l'Agout, Castres compte 43 496 habitants (recensement de 1999) et forme, avec cinq petites communes voisines, une agglomération de 53 082 habitants dont le poids démographique est comparable à celui de l'agglomération de la préfecture, Albi. Deux siècles d'histoire n'ont pas effacé la structure bicéphale de ce d ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
Née à Florence, Catherine de Médicis n'avait pas deux mois lorsqu'elle perdit successivement sa mère, Madeleine de La Tour d'Auvergne, comtesse de Boulogne, et son père Laurent II de Médicis, duc d'Urbino. Elle passe ses premières années à Rome sous la protection de son cousin le cardinal Jules de Médicis qui deviendra en 1523 le pape Clément VII. ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Universitaire parisien, licencié en droit canonique, docteur en théologie, Pierre Cauchon est nommé en 1403 recteur de l'université de Paris. L'un des membres actifs du parti réformiste, gallican et bourguignon, Cauchon fut des conseillers de Jean sans Peur dès 1409. Il se distingua en 1413 au sein de la commission chargée par les états généraux d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né d'un père qui est lieutenant-général de Louis XVI et sera sénateur et comte de Napoléon, Caulaincourt est déjà sous-lieutenant à seize ans ; sous la Révolution, il connaîtra des fortunes diverses (il accompagnera, par exemple, un ambassadeur de la République à Constantinople) avant d'être remarqué par Talleyrand, qui se chargera de sa carrière ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Général et homme politique français, né le 15 octobre 1802 à Paris, mort le 28 octobre 1857 au château d'Ourne, dans la Sarthe. Jean-Baptiste Cavaignac, Jacobin du Comité de sûreté générale mis en place par la Convention en 1791, a transmis à son fils Louis Eugène de forts sentiments républicains. À l'inverse, l'oncle de Louis Eugène, Jacques-Mari ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Syndicaliste français. Né en Algérie alors française, Jean-Luc Cazettes y fait des études d'économie et inaugure sa carrière dans les assurances. En 1972, il entre dans le groupe pétrolier Antar, qui sera racheté par Elf quatre ans plus tard. En 1973, Cazettes adhère à la C.G.C. (Confédération générale des cadres) et en devient délégué syndical l' ... Lire la suiteÉcrit par : Paul GUICHONNET
La « conspiration de Cellamare » est un épisode de la crise ouverte à l'intérieur et à l'extérieur par la mort de Louis XIV (1715). Le roi laisse comme héritier son arrière-petit-fils, âgé de cinq ans, et il a organisé, avant sa mort, la régence. Elle est confiée en titre à son neveu Philippe, duc d'Orléans, dont les pouvoirs sont strictement limi ... Lire la suiteÉcrit par : Émile POULAT
Universitaire et militant, catholique et socialiste, expert et homme de réalisation, agronome et administrateur, Michel Cépède sut allier en lui, sans contradiction apparente, des traits généralement disjoints en son temps. Né à Wimereux (Pas-de-Calais), d'un père biologiste et d'une mère enseignante, il fit ses études secondaires dans les grands ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Ancien comté situé sur le versant sud des Pyrénées orientales, la Cerdagne occupait le large bassin montagnard du Sègre en amont de la Séo d'Urgel et débordait sur celui de la Têt. Son premier comte apparaît au xe siècle. Mais, dès 1117, le pays est réuni au comté de Barcelone. Il n'en sera dès lors distrait que pour suivre le ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Général à vingt-neuf ans, député radical à trente et un ans, maire de Bordeaux durant quarante-sept ans, ministre de Mendès France, Premier ministre de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas a été aux premiers rangs de la vie politique durant un demi-siècle. À sa mort, survenue le 10 novembre 2000, les drapeaux en berne au Palais-Bourbon ont salu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Issu d'une très noble famille, Henri de Talleyrand est le représentant type de cette noblesse de cour de la première moitié du xviie siècle, aimant le duel, agitée et brouillonne, qui souffre d'avoir été écartée des responsabilités du pouvoir. Habituée à la liberté politique qu'elle avait eu l'occasion d'exercer lors des guerre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean PLANCHAIS
Maurice Challe est né le 5 septembre 1905 au Pontet (Vaucluse). À sa sortie de Saint-Cyr, il choisit l'aéronautique. En 1927, il est lieutenant pilote. Il fait une carrière rapide dans les états-majors d'escadre, à la tête de la 2e escadrille de la 35e escadre, de 1934 à 1936, puis, après son passage à l'École supérieure de g ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel BAZIN
Chef-lieu du département de la Marne et capitale régionale de la Champagne-Ardenne, 46 300 habitants (70 000 dans l'agglomération) en 2005. La ville s'appelait Châlons-sur-Marne jusqu'en 1995. La ville tient son nom de la peuplade gauloise des Catalaunes, établie aux confins de la Belgique et de la Celtique, de part et d'autre de la vallée de la M ... Lire la suiteÉcrit par : Robert CHAPUIS
Chalon-sur-Saône, principale ville de Saône-et-Loire, bien qu'elle ne soit que sous-préfecture, doit son développement à sa situation de carrefour entre une belle voie navigable, la Saône, et trois voies terrestres : l'une qui file vers l'Alsace par le pied du Jura (l'actuelle N73), une autre qui, du Bassin parisien, va vers le sud (N6 et A6 dans ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre PRÉAU
Chef-lieu du département de la Savoie, Chambéry comptait 131 280 habitants dans l'aire urbaine et 57 800 dans la commune selon les estimations de 2005. Les comtes puis les ducs de Savoie ont fait Chambéry, en y établissant leur capitale en 1232. Agrégeant peu à peu leurs domaines, ils étaient en situation de renforcer leur État, tandis que le roya ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Dernier héritier de la branche aînée des Bourbons, né le 29 septembre 1820 à Paris, mort le 24 août 1883 à Frohsdorf, en Autriche. Petit-fils du roi Charles X et fils posthume de Charles Ferdinand, duc de Berry, qui mourut assassiné, Henri d'Artois, duc de Bordeaux, comte de Chambord, doit fuir la France en 1830, alors que son cousin Loui ... Lire la suiteÉcrit par : Jeannine ETIEMBLE
En vain cherchera-t-on dans ce qui fut le bréviaire de plusieurs générations de lycéens laïques, l'Histoire de la littérature française de Lanson, quelque éclaircissement sur Sébastien Roch Nicolas, alias Chamfort. Son nom y paraît à peine, en appendice aux pages consacrées à son compagnon et ami, aristocrate révolutionnaire dont Chamfort ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Enfant naturel, né à Valence, Championnet sert à vingt ans dans l'armée espagnole et combat pendant le siège de Gibraltar. Patriote convaincu, il forme et instruit un bataillon de volontaires à Valence en 1792. De 1794 à 1797, il est, avec Kléber et Marceau, un des meilleurs lieutenants de Jourdan à l'armée de Sambre-et-Meuse. À la fin de 1798, il ... Lire la suiteÉcrit par : André VACHON
Géographe et explorateur, fondateur de Québec en 1608, Samuel de Champlain, par son inlassable activité et sa largeur de vue, mérita le titre de « père de la Nouvelle-France » – cette colonie française qui, au début du xviiie siècle, atteignait les proportions d'un empire et s'étendait de Terre-Neuve aux Rocheuses et de la baie ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
« La Révolution qui s'effectue est une belle chose ; mais je voudrais qu'elle fût arrivée il y a vingt ans. Il est fâcheux de se trouver dessous, quand on démolit une maison, et voilà notre position », écrivait Chaptal en octobre 1789. De la maison démolie, il saura pourtant tirer les matériaux d'un bel édifice personnel : exemple typique de ces b ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Charette est incontestablement le chef vendéen le plus connu, et en même temps le plus contesté. Sa courte vie est marquée en effet par des épisodes contradictoires. Après avoir mené une carrière d'officier de marine, et avoir émigré un court laps de temps, il renoue avec sa vie de petit hobereau rural, et refuse d'abord de suivre les paysans venu ... Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ
Le plus prestigieux des souverains de la seconde dynastie franque, à qui il a donné son nom (« Carolingiens »), poursuivit la politique d'expansion du royaume inaugurée par ses prédécesseurs et se trouva, vers la fin du viiie siècle, à la tête d'un groupement de territoires qui s'étendaient de la marche d'Espagne à la Pannonie, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Dernier fils de Louis VIII, comte du Maine et d'Anjou par la volonté de son père, comte de Provence par son mariage en 1246, avec Béatrice, fille et héritière de Raymond-Bérenger IV, Charles d'Anjou participa à la septième Croisade avec son frère Saint Louis et fut, comme lui, fait prisonnier en Égypte. Malgré les réticences de Saint Louis, il acc ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Fils posthume de Louis II le Bègue, Charles III le Simple est écarté de la royauté par les grands de Francie occidentale après les brefs règnes de ses frères Louis III (mort en 882) et Carloman (mort en 884). Il n'a alors que cinq ans et on lui préfère d'abord l'empereur Charles le Gros, plus capable d'organiser la défense face aux Vikings qui rav ... Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ
Fils cadet de Louis Ier le Pieux, âgé de vingt ans en 843, Charles avait reçu une éducation soignée. Doué d'un goût artistique très sûr, se passionnant pour les lettres, la dialectique et la théologie, il fit de sa cour, où enseigna de 845 à 867 Scot Érigène, un centre brillant de culture. Mais cet intellectuel eut un règne mouvementé. ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Comte d'Évreux et roi de Navarre. Fils de Philippe d'Évreux, neveu de Philippe le Bel et de Jeanne, fille de Louis X, roi de France, Charles succéda, en 1343, à son père dans le comté d'Évreux et, en 1349, à sa mère qui avait reçu la couronne de Navarre apportée dans la maison de France par la reine Jeanne, femme de Philippe le Bel. Sa mère avait ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Fils de François, comte de Vaudémont, frère du duc Henri II, Charles IV devint duc lorsque son père abdiqua en 1625. Chevaleresque mais inconsistant, il fut mêlé à toutes les querelles européennes et crut habile, pour protéger son duché en pleine guerre de Trente Ans, de combattre la France, sa puissante voisine. Il négocia ainsi avec l'Angleterre ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Le plus jeune des fils de Philippe le Bel, Charles de la Marche, prend la succession de son frère Philippe V, mort sans héritier mâle, selon le précédent créé en 1317. Le scandale de la tour de Nesle après lequel il obtient l'annulation de son mariage avec Blanche de Bourgogne n'atteint pas le prestige du nouveau roi. Son voyage en Languedoc en 13 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils aîné de Philippe le Bon et d'Isabelle de Portugal, Charles le Téméraire attendit trente-quatre ans la succession de son père (1467) et trompa l'attente en voyageant, en complotant et en préparant son règne. Il prit notamment part à la ligue du Bien public (1465) et combattit à Montlhéry contre l'armée de Louis XI. L'État bourguignon dont il h ... Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ
Fils de Pépin d'Herstal, Charles Martel apparaît dans l'histoire au lendemain de la mort de son père (déc. 714), qui déclencha des troubles violents dans le royaume franc : Neustriens et Aquitains alliés aux Frisons et aux Saxons tentèrent d'abattre la puissance austrasienne. Au bout de six ans, Charles Martel réussit à défaire ses adversaires et ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Charles VI et d'Isabeau de Bavière, le futur Charles VII était comte de Ponthieu et devint dauphin de Viennois à la mort de son frère Jean en 1417. Il apparut donc tardivement aux côtés de Bernard d'Armagnac, comme le chef du parti hostile à la politique réformatrice et souvent démagogique du duc de Bourgogne, parti lui-même discrédité par ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, Charles devint roi à la mort de son père. Sa sœur, Anne de Beaujeu, chargée de la régence par Louis XI, garda une influence profonde sur le gouvernement après la majorité du roi, proclamée en 1484, mais cela provoqua une rébellion des princes qui soutenaient les revendications du plus proche parent mâle ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils aîné de Charles V et de Jeanne de Bourbon. Les oncles de Charles VI, les ducs de Bourgogne, d'Anjou, de Berry et de Bourbon, gouvernèrent pendant sa minorité et cherchèrent à tirer le maximum de profit du pouvoir. Majeur en 1388, Charles VI remercia ses oncles et rappela au gouvernement les anciens conseillers de son père, les Marmousets ; ma ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Roi de France. Fils aîné de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg, le futur Charles V fut le premier fils de France à porter le titre de dauphin de Viennois, en même temps que celui de duc de Normandie. Présent aux côtés de son père pendant la bataille de Poitiers, il dut ensuite, comme lieutenant du roi, puis comme régent, gouverner le royaume ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Né à Versailles le 9 octobre 1757, Charles était le quatrième fils du dauphin Louis (fils de Louis XV, mort en 1765 sans avoir régné). À la cour de Versailles, la vie du jeune comte d'Artois (tel était son titre) fut celle d'un écervelé aimable et libertin, fort empressé auprès des dames qui se plaisaient à le surnommer chevaleresquement Galaor. D ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel BAZIN
Troisième ville de Champagne-Ardenne, Charleville-Mézières est le chef-lieu du département des Ardennes. Elle est issue de la fusion, en 1966, de Charleville, de Mézières et de trois autres communes et comptait, lors du recensement de 1999, 55 490 habitants et 65 727 dans l'agglomération. La ville occupe une position remarquable sur la Meuse, là o ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Après l'abdication de Charles X et la proclamation de Louis-Philippe d'Orléans comme lieutenant général du royaume, les députés libéraux, réunis le 3 août 1830, se prononcent pour une révision de la Charte de 1814. Le député Bérard présente un projet repris et remanié par un petit groupe dans lequel le duc de Broglie et Guizot jouent un rôle impor ... Lire la suiteÉcrit par : Anne BEN KHEMIS
Le Trésor des chartes remonte au roi de France Philippe Auguste, qui fait refaire les registres du domaine et les chartes scellées, disparus au cours de la bataille de Fréteval, pendant laquelle il a perdu ses bagages (1194). Pour éviter le renouvellement d'une telle aventure, il fait garder ces documents par le service de la Chambre et son petit- ... Lire la suiteÉcrit par : Franck GUÉRIT
Chartres, chef-lieu du département de l'Eure-et-Loir, comptait, lors du recensement de 1999, 40 361 habitants, l'agglomération 87 800, et l'aire urbaine 130 681. C'est la richesse des terres beauceronnes qui a fait la prospérité de Chartres, au risque néanmoins de l'enfermer dans son rôle de capitale agricole de la Beauce. Occupé dès le ii ... Lire la suiteÉcrit par : Franck GUÉRIT
Chef-lieu du département de l'Indre, la commune de Châteauroux comptait, lors du recensement de 1999, 49 632 habitants, l'agglomération 66 082 et l'aire urbaine 90 573. La ville de Châteauroux a été précédée dans l'histoire par Déols, premier centre chrétien (ive siècle) du Bas-Berry. Au xe siècle, les seign ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel LE CLÈRE
L'appellation de Châtelet vient peut-être du castellum (petit fort) élevé par Jules César au nord de Lutèce pour en défendre et en surveiller l'accès. Les Mérovingiens y dressèrent une grosse tour en bois que conforta Charles le Chauve (870) jusqu'à ce que Louis VI le Gros construisît, en 1130, un petit château fort (chastelet) qui comman ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Notes et réflexions politiques rédigées par Fénelon à Chaulnes avec la collaboration du duc de Chevreuse. L'ensemble établissait un plan de gouvernement qui était destiné au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, lorsqu'il accéderait au trône (Fénelon avait été nommé précepteur du duc en 1689). Le duc de Bourgogne, cependant, mourut avant son ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Né à Nevers, Chaumette navigue comme mousse puis comme timonier. Il étudie la médecine à Paris en 1789, puis devient rédacteur aux Révolutions de Paris en 1790. Entré au club des Cordeliers, il s'y fait, comme à la section du Théâtre-Français, le porte-parole des couches les plus déshéritées de la population des faubourgs. Après la fuite ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel BAZIN
Chaumont, chef-lieu du département de la Haute-Marne, comptait, lors du recensement de 1999, 25 996 habitants dans la commune et 27 017 dans l'agglomération. À l'origine point fortifié sur le Calvus Mons (Mont-Chauve), promontoire allongé entre les profondes vallées de la Marne et de son affluent la Suize, la cité fut rattachée en 1228 au ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Combattant volontaire de la Première Guerre mondiale, Camille Chautemps est avocat et maire de Tours à partir de 1919 et député radical-socialiste d'Indre-et-Loire de 1919 à 1928. Ensuite, député du Loir-et-Cher de 1929 à 1934, il devient sénateur et le reste jusqu'en 1940. Il inaugure sa carrière ministérielle en 1924, avec le portefeuille de l'I ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Constantinople deux ans après son frère André, officier de dragons à dix-sept ans, Marie-Joseph de Chénier démissionne assez vite de l'armée pour se consacrer aux Muses. Après quelques pièces sans aucun succès, il remporte un triomphe à la fin de 1789 en faisant jouer un Charles IX où sa plume de patriote dénonce vigoureusement les t ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Issu d'une famille d'officiers dont la fortune était déjà faite, Étienne Chevalier fut d'abord au service du connétable de Richemont, puis du roi Charles VII, qui le nomma secrétaire en 1442, contrôleur général des aides en 1445, maître des comptes en 1449 et trésorier de France en 1452. L'un des principaux conseillers du roi, il fut choisi par ce ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard DUCROS
Saint-simonien et rédacteur du Globe dans sa jeunesse, Michel Chevalier se rallia plus tard à l'Empire, qui fit de lui un conseiller d'État, un sénateur, un professeur au Collège de France. Devenu libéral, il fut l'instigateur, avec Richard Cobden, du traité de libre-échange de 1860 entre la France et la Grande-Bretagne ; il défendit les ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
Né le 9 mars 1939, énarque, Jean-Pierre Chevènement commence sa carrière comme attaché commercial au ministère de l'Économie et des Finances avant de devenir conseiller commercial à Djakarta. Il adhère en 1964 à la S.F.I.O., crée l'année suivante le Centre d'études, de recherche et d'éducation socialistes (C.E.R.E.S.) et s'allie à François Mitterr ... Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ
Troisième fils de Clovis, Childebert devint, après la mort de son père en 511, roi d'une part du royaume franc qui s'étendait au bord de la Manche depuis la Somme jusqu'à l'Armorique et englobait à l'est Paris et peut-être Meaux ; en Aquitaine il tenait les cités de Bordeaux et de Saintes. Aux Wisigoths qui se maintenaient encore au sud de la Garo ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Sigebert Ier et de Brunehaut. Encore très jeune à la mort de son père, en 575, Childebert II demeura sous la tutelle de sa mère, laquelle était en conflit avec son oncle, le roi de Neustrie Chilpéric Ier. En 575, un deuxième oncle, Gontran, roi de Bourgogne, intervint pour protéger les terres méridionales de Childeber ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils présumé de Mérovée et père de Clovis, Childéric Ier fut l'un des premiers rois mérovingiens. Les Francs Saliens, ayant signé un traité d'alliance avec l'Empire romain, s'étaient installés en Belgique Seconde, dans le nord-ouest de la Gaule Belgique, entre la Meuse et la Somme, et avaient fait de Tournai leur capitale. Childéric IÉcrit par : Universalis
Fils cadet de Clovis II et de la reine Bathilde. Childéric II devint roi d'Austrasie en 662 à la mort de Childebert, fils du maire du palais Grimoald, adopté par Sigebert III. Il régna sous la régence conjointe de sa tante Himnechilde, la mère de Dagobert II, fils légitime de Sigebert III dont Childebert avait usurpé la succession au trône, et de ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Dernier roi mérovingien. Les maires du palais carolingiens détenaient depuis longtemps le pouvoir réel dans le Regnum Francorum lorsque Charles Martel mourut en 741. Face à la révolte qui suivit sa disparition, ses fils Carloman et Pépin le Bref jugèrent cependant plus prudent, en 743, de placer Childéric III, un Mérovingien à la légitimi ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi mérovingien de Neustrie, né en 539, mort en 584 à Chelles. Fils de Clotaire Ier et d'Arégonde, Chilpéric reçoit, lors du partage du royaume de son père (mort en 561) avec ses trois demi-frères (fils d'Ingonde, sœur d'Arégonde), la région la plus pauvre, celle de Soissons. Viennent toutefois s'y ajouter les meilleures terres ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils présumé de Childéric II. Chilpéric II fut sorti du monastère où il vivait sous le nom de Daniel afin d'être couronné roi de Neustrie en 715 ou 716. Complètement soumis au maire du palais Rainfroi, qui tentait de briser la domination austrasienne, Chilpéric fut vaincu par Charles Martel, le maire du palais d'Austrasie, à Amblève (dans les Arde ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE, Universalis
Avant d’occuper la fonction de président de la République de 1995 à 2007, Jacques Chirac a eu une carrière politique bien remplie. Fils d'un dirigeant de société aéronautique, il est né à Paris en 1932, mais ses racines sont corréziennes par son grand-père instituteur. C'est en Corrèze qu'il passe la guerre, et c'est là qu’il débutera en politique ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Issu d'une noble famille champenoise connue depuis le xie siècle, Choiseul tire son nom d'une terre située en Bassigny. Fils d'un grand chambellan du duc François de Lorraine, le marquis de Stainville, petit-fils du baron de Beaupré, gouverneur de Saint-Domingue, il suit la carrière des armes. Brillant officier, maréchal de cam ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Fils d'un pair de France, élu député de Melun en Seine-et-Marne en mars 1839 par les conservateurs, Charles de Choiseul-Praslin est nommé en 1845 pair de France. Chevalier d'honneur de la duchesse d'Orléans, apparenté à toute la plus haute aristocratie orléaniste, il est un des principaux instruments de la crise morale qui déconsidère les catégori ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Entre 1794 et 1800, le mot chouannerie désigne une série d'insurrections et de mouvements contre-révolutionnaires qui affectent l'ouest de la France. L'origine de ces chouanneries – on peut en parler au pluriel – est le mécontentement des ruraux devant les mesures politiques et religieuses de la Révolution française prises après 1791. Des communau ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
L'expression de ci-devant se dit fréquemment au xviie et au xviiie siècle des personnes et des choses dépossédées de leur état ou de leur qualité. Le terme en vint à désigner pendant la Révolution les anciens nobles. Si Chateaubriand a pu dire que « les plus grands coups portés à l'antique constitution de l' ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BRÉCHON
En deux siècles d'histoire, la France a expérimenté plusieurs systèmes politiques. Outre les deux périodes napoléoniennes, celles des monarchies constitutionnelles et de Vichy, le pays a connu cinq Républiques dont certaines furent de courte durée. La Ve République est le régime le plus pérenne après la IIIe République. Mais ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BRÉCHON
Le retour du général de Gaulle au pouvoir s'explique par deux raisons principales. D'une part, le fonctionnement des institutions de la IVe République s'était révélé défaillant et l'Assemblée nationale n'arrivait pas à dégager des majorités de gouvernement durables. D'autre part, la menace d'un coup d'État militaire et d'une guerre civi ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BRÉCHON
Après le départ du général de Gaulle, une nouvelle période s'ouvre pour les institutions françaises : celle de la Ve République sans le soutien de son fondateur. Plusieurs scénarios d'évolution étaient possibles, c'est en fait la confirmation des institutions qui a prévalu. La présidentialisation du régime n'a fait que se renforcer aprè ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BRÉCHON
Les douze années de présidence de Jacques Chirac (1995-2007) ont été marquées sur le plan institutionnel par le raccourcissement du mandat présidentiel à cinq ans, l'inversion du calendrier électoral et le rejet du traité constitutionnel européen. Sur le plan politique, on a assisté à la poursuite des alternances et à des sanctions régulières par ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BRÉCHON
L'année 1981 marque un tournant dans l'histoire de la Ve République : la gauche accède au pouvoir après vingt-trois ans dans l'opposition. Elle va utiliser à son profit tous les ressorts d'une Constitution qu'elle rejetait à l'origine, finissant ainsi de légitimer les institutions nées du pouvoir gaulliste. Les deux septennats de Franço ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Chevalier originaire de Picardie, qui participa à la quatrième Croisade, en 1204, et rédigea, au retour, un récit vigoureux et pittoresque, La Conquête de Constantinople. Au contraire de Villehardouin, Robert de Clari est un chevalier obscur, qui n'a pas su interpréter le détournement de la croisade contre l'empire grec, et qui s'est sati ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Né à Angers, le 22 mai 1907, Eugène Petit, fils de cheminot, passionné de dessin, fut élève de l'école Boulle. Ouvrier ébéniste de 1919 à 1933, il prépara le certificat d'aptitude à l'enseignement du dessin et fut professeur de dessin dans le secondaire de 1934 à 1943. Il réaffirma bien plus tard son intérêt pour les arts plastiques en qualité de ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Issu d'une famille de la bourgeoisie vendéenne de tradition républicaine, Georges Clemenceau fait des études de médecine, séjourne de 1865 à 1869 aux États-Unis avant d'entrer véritablement dans la carrière politique. Maire de Montmartre en septembre 1870, puis du XVIIIe arrondissement, il est élu le 8 février 1871 député à l'Assemblée ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PLONGERON
Au sens strict, les « constitutionnels » ne comprennent que les fonctionnaires publics ecclésiastiques : évêques, curés et vicaires (décret du 27 nov. 1790) ; prédicateurs (27 mars 1791) ; chapelains et aumôniers d'hôpitaux et de prisons (15-17 avr.). Les « assermentés » englobent les religieux non astreints au serment de 1790 et les ralliés tardi ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PLONGERON
L'ensemble des prêtres et évêques qui, sous la Révolution, refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du clergé, votée par l'Assemblée constituante le 12 juillet 1790. Étant donné l'imbrication des professions de foi romaine et royaliste, et compte tenu de la vague des rétractations de serment à l'automne de 1791, la situation de prêtre ... Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMOT
Clermont-Ferrand, métropole régionale de l'Auvergne, s'est établie au contact de la plaine et de la montagne. Des villes proches pouvaient se targuer d'une même situation : Montferrand, Riom, chacune ayant ses propres atouts, le pouvoir comtal à Montferrand, celui de la robe à Riom. Finalement, c'est autour de la ville de l'évêque que se fit l'uni ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
À partir de l'automne de 1795, à Paris, des républicains de droite, libéraux conservateurs comme Boissy d'Anglas ou Lanjuinais, et des royalistes modérés, comme Dandré, prennent l'habitude de se réunir dans un club de la rue de Clichy, sur l'initiative du député Gilbert-Desmolières. S'y retrouvent d'anciens Girondins, comme Henry-Larivière, d'anci ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Deuxième fils de Clovis et de Clotilde. Lorsque le royaume de son père fut partagé en quatre en 511, Clodomir reçut les territoires situés dans l'ouest et le centre de la France actuelle, avec Orléans pour capitale. Cette partie du royaume franc, longeant l'axe de la Loire, était la seule des quatre à former une unité géographique. En 523, Clodomi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
L'une des figures les plus curieuses de la Révolution, celle d'un étranger fasciné par les événements français de 1789 à 1794. « Si beaucoup de Français partaient, écrit Michelet, beaucoup d'étrangers venaient ; ils s'associaient de cœur à toutes nos agitations, ils venaient épouser la France. Et dussent-ils y mourir, ils l'aimaient mieux que vivr ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Plus jeune fils de Clovis Ier et de Clotilde, Clotaire Ier joua un rôle important dans l'expansion de l'hégémonie franque. Lors du partage du royaume de son père en 511, Clotaire Ier reçut les terres traditionnelles des Francs Saliens dans le nord de la France d'aujourd'hui et dans la Belgique actuelle, ayant pour ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi mérovingien de Neustrie et roi des Francs, né en 584, mort en 629. Clotaire n'est qu'un nourrisson à la mort de son père Chilpéric Ier, assassiné en 584. Ce sont sa mère, Frédégonde, et son oncle, Gontran, roi de Bourgogne et d'Orléans, qui ont veillé sur sa succession. Après avoir repoussé une attaque de son cousin Childeb ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Épouse du roi des Francs Clovis Ier, sainte Clotilde joua un grand rôle dans la conversion de son mari au christianisme. Elle est la petite-fille du roi des Burgondes Gondioc, lequel, relié aux rois Wisigoths, partage leur arianisme. À la mort de ce dernier, le royaume est divisé entre ses quatre fils : Gondebaud, Godegisèle, Chilpéric ... Lire la suiteÉcrit par : Kathleen MITCHELL, Universalis
Clovis, qui régna sur une grande partie de la Gaule de 481 à 511, fonda la dynastie des Mérovingiens. Celle-ci survécut durant plus de deux siècles, jusqu'à la montée en puissance des Carolingiens au viiie siècle. Bien qu'il ne fût pas le premier roi franc, Clovis fut à l'origine de l'unité politique et religieuse du royaume. E ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
Fils de militaire, Gustave Cluseret entre à Saint-Cyr et participe comme lieutenant à la répression des journées de juin 1848. À la suite de divers trafics en Algérie, il est obligé de démissionner de l'armée en 1858. Cet aventurier devient condottiere et révolutionnaire professionnel. Il se met au service de Garibaldi, puis prend part à la guerre ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Organisme chargé d'assurer en France et dans la clandestinité la coordination des mouvements de résistance, des maquis, de la presse, des syndicats et des représentants de partis politiques opposés à Vichy. La première réunion du C.N.R. eut lieu à Paris, rue du Four, le 27 mai 1943 sous la présidence de Jean Moulin. Celui-ci était le représentant ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Pendant dix années consécutives, de 1792 à 1802, puis pendant douze autres années consécutives, de 1803 à 1815, la France s'est trouvée en guerre avec les principales puissances de l'Europe. La guerre déclarée par Louis XVI et l'Assemblée législative au « roi de Hongrie et de Bohême » trouve son origine dans les rassemblements d'émigrés en territo ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Grand bourgeois parvenu du Moyen Âge finissant, Jacques Cœur aura connu, comme Nicolas Fouquet deux siècles plus tard, une ascension éclatante et une chute exemplaire ; comme lui, il aura confondu, dans son rôle de grand argentier, les finances de la France avec les siennes propres ; comme lui, il aura profité pour s'enrichir des troubles intérieu ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOUDAIS
Ancien leader de la révolte étudiante de Mai-68 à Paris, Daniel Cohn-Bendit a fait son retour sur la scène politique française en conduisant la liste des Verts aux élections européennes de juin 1999. Ardent défenseur de l'Europe fédérale et de l'euro, plus réformiste que révolutionnaire, encore libertaire mais aussi libéral, « Dany le Vert » aurai ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Une légende tenace faisait de Colbert le fils d'un marchand drapier de Reims. Les historiens ont eu raison de ce mythe en montrant que le grand ministre était issu d'une dynastie de grands marchands internationaux, banquiers et financiers. Laboureurs à la fin de la guerre de Cent Ans, entre Reims et les Ardennes, ils firent du transport de pierres ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fils de Gaspard de Coligny, seigneur de Châtillon, et de Louise de Montmorency, Gaspard de Coligny a pour frère aîné le cardinal Odet de Coligny (1517-1571) et pour frère cadet François, dit d'Andelot (1521-1569). C'est, vers 1560, avant sa conversion au protestantisme, un homme de guerre célèbre. Il participe en 1544 à la victoire de Cérisoles et ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
André Colin était né à Brest en 1910, et c'est là qu'il s'est éteint après une longue carrière politique partagée entre les responsabilités nationales et les responsabilités régionales. Député du Finistère de 1946 à 1958, sénateur depuis 1959, conseiller général d'Ouessant depuis 1951, président du conseil général du Finistère depuis 1964, succéda ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le nom de Collot d'Herbois ne serait certainement pas passé à la postérité si son titulaire avait limité ses activités au monde théâtral qui fut celui de sa jeunesse. Les quinze pièces qu'il fit jouer sur diverses scènes ont depuis longtemps disparu des répertoires ; quant à son talent d'acteur, il fut, semble-t-il, très discuté. En revanche, la R ... Lire la suiteÉcrit par : Raymond WOESSNER
Chef-lieu du Haut-Rhin, Colmar comptait, en 2005, 65 300 habitants, et l'aire urbaine 116 268 habitants (+ 0,65 p. 100 par an depuis 1990). La communauté d'agglomération de Colmar est créée en 2003. Colmar se situe en plaine, à 200 mètres d'altitude, au pied d'un cône de déjection formé par la Fecht. Elle est dominée par la vallée de Munster et l ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Les élections de 1902 sont un triomphe du parti radical ; vers la droite, un nombre croissant de petits-bourgeois grossissent les rangs des républicains modérés mais anticléricaux. Waldeck-Rousseau, président du Conseil démissionnaire en juin 1902, désigne au président Loubet son successeur, Combes, le radical anticlérical, président de la commiss ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
La première séance du Comité français de Libération nationale (C.F.L.N.), créé le 3 juin 1943, eut lieu le 4 juin à Alger, sous la coprésidence du général de Gaulle, représentant les Français de Londres, et du général Giraud, représentant ceux d'Alger. Il comportait cinq membres : général Catroux, général Georges, Massigli, Monnet, Philip. Le 7, i ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Sous l'Ancien Régime, le commissaire royal est un personnage commis ou mandaté par le roi pour faire exécuter ses décisions en un moment donné et en un point précis du territoire. Le but de la mission et les moyens à employer pour l'accomplir sont consignés dans des lettres de commission délivrées par le chancellerie royale. Ces lettres de commiss ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Instituée par la France et par la plupart des territoires de son ancien empire colonial dans le cadre de la Constitution de la Ve République du 4 octobre 1958, la Communauté française est destinée à remplacer l'Union française. Dès son retour au pouvoir, le 1er juin 1958, le général de Gaulle est conscient de la nécessité de ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
Dans la communauté rurale telle qu'elle exista en Occident du ixe au xviiie siècle au moins, les communaux représentaient cette partie du territoire d'un village qui, n'étant pas l'objet d'actes (formels ou non) de propriété privée (même limitée), était de ce fait réputée commune à tous les habitants. Il s'a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Municipalité insurrectionnelle qui siégea à l'Hôtel de Ville de Paris du 10 août au 2 décembre 1792, poussa au renversement de la royauté et à diverses mesures révolutionnaires, avant de s'incliner devant la Convention, nouvellement élue. La Commune de 1792 illustre le rôle de Paris dans les moments les plus dramatiques de la Révolution. À l'écart ... Lire la suiteÉcrit par : Édith THOMAS
La Commune de Paris de 1871 est un événement singulier. Par certains aspects, elle se rattache aux révolutions du xixe siècle : 1830, 1848. Par d'autres, au contraire, elle annonce les grandes révolutions victorieuses du xxe siècle, qui d'ailleurs s'en réclament explicitement. Marx, opposé tout d'abord à une ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COMPAGNON
Le congrès de Tours consacre la scission de la S.F.I.O. et donne naissance à la Section française de l'Internationale communiste, rebaptisée Parti communiste (P.C.) en 1921 et Parti communiste français (P.C.F.) en 1943. Le Parti communiste remporte 26 sièges aux premières élections législatives auxquelles il participe, mais ne soutient pas le Cart ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Noble flamand ; filleul de Philippe le Bon, chambellan de Charles le Téméraire, Philippe de Commynes fut à ses côtés pendant la Ligue du bien public et lors de l'entrevue du Téméraire et de Louis XI à Péronne (1468). C'est là qu'il connut le roi, au service duquel il passa en 1472, non sans lui avoir donné, dès le temps de Péronne, d'habiles conse ... Lire la suiteÉcrit par : André DAUBARD
Nom donné au xive siècle aux bandes composées de mercenaires licenciés par les princes qui avaient loué leurs services pour la durée d'une campagne, en particulier après la paix de Brétigny, en 1360. Les Grandes Compagnies continuaient la guerre pour leur propre compte. Formées d'aventuriers, en majorité anglais mais aussi bret ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Se considérant comme l'incarnation de la légitimité mais non du pouvoir légal et désireux de ne pas attribuer de croix de guerre sauf pour « exploit contre l'ennemi », le général de Gaulle, chef des Français libres, institua une décoration spécifique dès le 16 novembre 1940. L'ordonnance signée à Brazzaville, le 17, et modifiée le 7 janvier 1944, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fils de Henri II de Bourbon, frère de la duchesse de Longueville et du prince de Conti, arrière-petit-fils du célèbre Louis Ier de Bourbon, tué à la bataille de Jarnac en 1569, le prince de Condé fait d'excellentes études chez les jésuites de Bourges ; il épouse, en 1641, l'une des nièces de Richelieu. Très jeune, il devient la gloire d ... Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
La vie de Sophie de Condorcet est loin de s'identifier à celle de son mari, dont elle a pourtant épousé les idées et partagé les travaux. Sophie de Grouchy est née en Normandie en 1764, dans une assez illustre famille. Sa mère, sœur du président Dupaty, était une femme d'esprit et de sens. Sophie montre très tôt des dispositions pour l'étude, un c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Groupements constitués à la fin du Moyen Âge (xive et xve siècle en général) dans le cadre des diverses manifestations de la solidarité entre égaux qui tendait à remplacer les liens de protection caractéristiques de l'époque féodale. Les confréries organisaient la vie religieuse des membres d'un métier (corp ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Étymologiquement, comte de l'écurie (comes stabuli), officier domestique de la cour royale des Carolingiens. Placé, à l'origine, sous l'autorité du sénéchal, le connétable a charge de la cavalerie, dont l'importance ne cesse de croître à partir du milieu du viiie siècle. Dans l'armée féodale (ost), le service ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel AMSON
Dans les dernières années de la IIIe République française, le Sénat avait renversé un certain nombre de gouvernements, et notamment — en juin 1937 et en avril 1938 — les deux ministères dirigés par Léon Blum. Cela explique que les partis de gauche, qui avaient en 1946 une grande importance numérique au sein de la deuxième Assemblée cons ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques GUILLERME
Le Conservatoire national des arts et métiers (C.N.A.M.), à Paris, est un établissement public de formation, de recherche et de diffusion de la culture scientifique, fondé le 10 octobre 1794 à l’i nitiative de l’abbé Grégoire. Déjà, Vaucanson en avait formé une première ébauche ; il avait réuni dans l'hôtel de Mortagne, rue Charonne, une collection ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Réunis en mai 1789 pour résoudre la crise financière qui ébranle la vieille monarchie française, les états généraux se proclament Assemblée constituante, le 9 juillet 1789. C'est souligner la volonté des députés de donner à la France de nouvelles institutions. Dans le Point du jour, Barère ne leur prédit-il pas : « Vous êtes appelés à rec ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE, Jean FAVIER
Titre romain, repris au xiie siècle pour qualifier les membres du conseil des villes de la France méridionale bénéficiaires de l'autonomie municipale. On fait parfois l'opposition entre villes de commune et villes de consulat. Dans ces dernières, les diverses catégories sociales d'habitants étaient, en théorie du moins, représe ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel DUNAN
Les quatre années du Consulat ont modelé pour cent cinquante ans le visage de la France. Non seulement elles ont mis fin aux troubles de la Révolution, dont elles ont consolidé les conquêtes (biens nationaux, principe de l'égalité), mais elles ont vu naître la plupart des institutions administratives et économiques de la France contemporaine. Du C ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Branche cadette de la maison de Bourbon. Conti est un village de Picardie entre Amiens et Montdidier. La maison fut formée en 1551 en faveur de Louis Ier de Bourbon et s'éteignit en 1614 avec la mort de François son troisième fils. Elle fut relevée vers 1630 en faveur d'Armand de Bourbon, frère du Grand Condé, et dura jusqu'en 1814. Arm ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La Révolution ne fut pas un torrent impétueux balayant tout sur son passage ; les idées de liberté et d'égalité n'ont pas triomphé d'un coup, sans susciter de résistance. À la Révolution s'est opposée, dès 1789, la contre-révolution, à l'innovation la tradition, à la croyance au progrès celle du péché originel. Loin de se limiter sur le plan idéol ... Lire la suiteÉcrit par : Thomas MARTY
Le député-maire de Meaux et président du groupe U.M.P. à l'Assemblée nationale se situe actuellement dans une position de pouvoir transitoire. Tout en cherchant à incarner la volonté d'un pouvoir législatif renforcé, il affiche clairement des ambitions qui penchent plutôt vers le pouvoir exécutif, en prévision d'une candidature à la présidentielle ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Utilisé dès l'Antiquité, on ne peut assurer que le coq servit d'enseigne aux Gaulois, encore qu'il apparaisse sur certaines monnaies. Il deviendra cependant symbole de la Gaule et des Gaulois à la suite d'un jeu de mots facile ; le terme latin gallus signifiant à la fois coq et Gaulois. La Renaissance devait mettre en rapport le coq et la ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Dès la conclusion du traité d'Arras (1435) entre Charles VII et Philippe le Bon, une partie des troupes utilisées au cours de la lutte des Armagnacs et des Bourguignons devient inutile, d'autant plus que le roi de France a déjà entamé la création du noyau d'une armée permanente. Après la trêve de 1444, le roi renvoie une partie des « écorcheurs », ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Jurisconsulte, il débute comme avocat, d'abord à Paris puis à Nevers. Sa renommée d'homme de loi en fait l'un des représentants les plus en vue du tiers état, d'abord aux états généraux d'Orléans en 1560, puis à ceux de Blois en 1576 et en 1588. Premier échevin de Nevers en 1568, Guy Coquille devient procureur général fiscal du Nivernais en 1571 e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel LÉVY
Arrière-petite-nièce de Corneille, sœur d'un officier au régiment de Normandie, Charlotte Corday quitte à vingt-trois ans le domicile paternel d'Argentan, se fixe à Caen chez une vieille parente, veuve du trésorier de France, Coutellier de Bretteville ; elle s'intéresse à la politique, s'abonne au journal de Perlet, lit Le Courrier des départe ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
C'est le 27 avril 1790 que naît la Société des Amis des droits de l'homme et du citoyen tenant ses séances en l'église des Cordeliers. Avant d'abriter un club, l'église avait donné son nom à l'un des soixante districts parisiens créés en avril 1789. Le district des Cordeliers, correspondant à peu près au quartier de l'actuel Odéon, était habité pa ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Plateau de faible altitude entrecoupé de cuvettes d'effondrement, avec des rivières faiblement encaissées, la Cornouaille s'étend de la pointe du Raz à l'Ellé, de la pointe de Penmarch à la Montagne Noire. Le climat doux, mais venteux, en fait le vrai domaine de la Bretagne maritime. Face à l'ouest, les côtes des « pallues » sableuses de la baie d ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
L'ancienne France était, depuis le Moyen Âge, composée de groupes d'individus appelés corps : collèges, communautés, associations de gens ayant même métier ou même fonction dans la nation, et réunis à la fois pour la préservation de leurs intérêts particuliers et celle du bien commun. Ces corps existaient avec la permission du souverain et lui éta ... Lire la suiteÉcrit par : Christian AMBROSI, Gilbert GIANNONI, Janine RENUCCI, André RONDEAU
Située à près de 200 km au sud-est de Nice, l'île de Corse délimite, avec l'Italie péninsulaire, la Sicile et la Sardaigne – dont elle n'est séparée que par une dizaine de kilomètres aux bouches de Bonifacio –, la mer Tyrrhénienne, partie de la Méditerranée occidentale. Ainsi placée au carrefour des voies maritimes, de l'Italie à l'Espagne, de la ... Lire la suiteÉcrit par : Gilbert GIANNONI
Avec 6 747 habitants selon les estimations de 2007, Corte, commune du département de la Haute-Corse, venait au quatrième rang des villes corses, après Porto-Vecchio et loin derrière les agglomérations d'Ajaccio et de Bastia rassemblant à elles deux plus du tiers de la population de l'île. C'est dire que son importance se mesure moins en termes de ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né le 9 avril 1911 à Montpellier (Hérault) où il s'est éteint soixante-huit ans plus tard, Paul Coste-Floret a consacré sa vie au droit, à la politique et à la démocratie chrétienne. Avec fougue. Fils d'avocat, Paul Coste-Floret s'est engagé tout naturellement dans des études juridiques – doctorat, agrégation –, mais la guerre qui a marqué sa jeun ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Ce jésuite, confesseur de Henri IV, est entré dans l'histoire sous la forme d'une boutade : « Le roi a du coton dans les oreilles ! » Il fait partie de ce groupe de religieux qui ont dû leur célébrité à leurs prédications à la fin du xvie siècle. Le choix d'un jésuite par Henri IV relève évidemment de la politique, le père Coto ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
« Les hommes politiques de France ont le privilège d'être les plus diffamés et, pour faire ses classes, il faut commencer par être couvert de boue. » Ces constatations de 1939 reflètent le climat déchiré des années 1930, et c'est d'expérience que leur auteur, universitaire et homme de gouvernement, pouvait parier. Car Pierre Cot, s'il sut rassembl ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Héros de la chouannerie, Jean Cottereau avait hérité son surnom de son père Pierre, sabotier et probablement faux saunier, se servant du cri de la chouette pour se faire reconnaître de ses complices. Il pratiquait le faux saunage avec ses frères François et René. En 1780, il fut poursuivi pour avoir d'abord rossé un nommé Marchois qu'il soupçonnai ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Clovis reçut, ou prit de lui-même, une couronne lors de la cérémonie de réception du diplôme et des insignes de consul honoraire envoyés par l'empereur Anastase (Tours, 508). Des rois d'Austrasie portent sur leurs monnaies d'or frappées à l'image de celles du basileus un casque de cérémonie byzantin et d'autres Mérovingiens ont dû porter une sorte ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Fils d'un notaire, Couthon devient avocat à Riom, mais il est atteint d'une paralysie des jambes dès 1788. Président du tribunal de district de Clermont-Ferrand en décembre 1790, il est élu à la Législative en 1791, siège à l'extrême gauche et se prononce contre la cour. Il demande de déclarer Monsieur, frère du roi, déchu de ses droits à la régen ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
Avec son synonyme « condamine », le mot « couture » se retrouve fréquemment dans la toponymie ; il désignait au Moyen Âge, parmi toutes les terres de la villa ou du domaine seigneurial, celles qui étaient mises en « culture » directement par le seigneur ou ses régisseurs. Elles contrastaient généralement par leur étendue et leur regroupement avec ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
Maurice Couve de Murville fut le troisième et dernier Premier ministre du général de Gaulle, quelques mois seulement, de juillet 1968 à juin 1969. Mais il aurait pu aspirer à de plus hautes fonctions. Georges Pompidou, qui ne l'aimait pas, écrit dans ses Mémoires posthumes (Pour rétablir une vérité, Flammarion) : « Il voulait être Premier ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Bataille qui se déroula près de Crécy-en-Ponthieu le 26 août 1346 et qui fut la première grande défaite subie par l'armée du roi de France pendant la guerre de Cent Ans. La randonnée entreprise en Normandie par le roi d'Angleterre Édouard III n'avait pas pour but la conquête du duché, mais répondait au désir d'intervenir dans les affaires continen ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né à Nîmes dans une famille juive de négociants en soie originaires du Comtat Venaissin, Crémieux voit son père, ancien Jacobin, devenir bonapartiste sous la Restauration. Le jeune Isaac, dont le prénom a été francisé par son père en Adolphe, est brillamment reçu au barreau de Nîmes en 1817. Il acquiert très vite une grande notoriété dans la défen ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
Né en 1930 à Fontenay-le-Comte (Vendée), avocat, membre du Parti radical dès l'âge de dix-huit ans, Michel Crépeau est élu maire de La Rochelle (Charente-Maritime) en 1971. Il le restera jusqu'à son décès. Dès 1973, il met en place la première zone piétonne de France et, en 1974, un système de vélos à la disposition de la population. Ce pionnier d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean STEINBERG
Créteil, chef-lieu du département du Val-de-Marne, comptait 89 000 habitants selon les estimations de 2005. Cette commune, bordée à l'est par la Marne, a connu deux épisodes successifs de forte croissance démographique depuis les années 1960, qui ont fait tripler sa population en trente ans. Créteil a une origine très ancienne mais ne devient un b ... Lire la suiteÉcrit par : William Peter Jackson SMITH
Conséquence de la politique menée par Napoléon III pour essayer de rompre la coalition européenne qui, depuis 1815, réduit le rôle de la politique étrangère de la France. Envisageant certains remaniements de frontières, avec l'accord de l'Angleterre et de la Russie, et voulant engager l'intérêt de ces deux pays, Napoléon III choisit comme terrain ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COMPAGNON
Plongeant ses racines dans le mouvement de contestation parti de l'université de Nanterre le 22 mars, la crise de mai 1968 est, dans un premier temps, une révolte de la jeunesse protestant pêle-mêle contre la guerre du Vietnam, les dysfonctionnements de l'enseignement supérieur et la société de consommation. Après les émeutes étudiantes du 10 mai ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Mouvement populaire déclenché simultanément dans la région parisienne, en Rhénanie et en Italie du Nord, peu après l'émotion suscitée, à la Pentecôte 1212, par les processions ordonnées pour aider à la victoire sur les Sarrasins d'Espagne (Las Navas de Tolosa, 16 juill.). Malgré un nom qui vient de traductions incertaines et de documents tardifs, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Frère du « grand Colbert », Charles Colbert fit ses études au collège de Clermont et à la faculté de droit d'Orléans. Après avoir exercé les charges d'intendant des armées de Catalogne, Provence et Naples, il achète une charge de conseiller au parlement de Metz. Cela lui donnera une compétence particulière pour les affaires d'Allemagne, d'autant p ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques NOBÉCOURT
« L'association des combattants de l'avant et des blessés de guerre cités pour action d'éclat », dite « les Croix-de-Feu et Briscards », est créée en 1927 par l'homme de lettres Maurice d'Hartoy pour unir les anciens combattants titulaires de la croix de guerre dans une « grande force antirévolutionnaire et antidéfaitiste ». Elle est en fait au se ... Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
Nom donné au xviie siècle aux paysans révoltés du sud-ouest de la France. En 1594, poussés par la misère, quelques milliers de paysans du Périgord et du Limousin prirent les armes. On les appela tard-avisés, car les guerres civiles s'apaisaient à ce moment, ou crocquants, probablement du nom du village de Croc ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BLUMBERG
Rémunérations que devaient verser les fermiers généraux chargés du recouvrement des impôts soit à des personnes qui leur avançaient des fonds, soit à des personnalités qui facilitaient ou étaient censées faciliter leurs opérations. Les croupes avaient fini par prendre le caractère de libéralités, de plus en plus importantes, voire de pots-de-vin, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
L'un des plus grands financiers de son temps et l'homme le plus riche de Paris si l'on en croit Saint-Simon, qui ne l'aimait pas. Le père d'Antoine Crozat, marchand-banquier, seigneur de deux terres et d'un château, vit ses affaires prospérer à Toulouse, puisqu'il fut appelé deux fois au capitoulat, en 1674 et en 1684. Ses deux fils, Antoine et Pi ... Lire la suiteÉcrit par : René RÉMOND
La liberté du culte devrait être le corollaire de la liberté de conscience. Mais, comme le culte est affaire de pratique collective et comporte des manifestations extérieures, les gouvernements ont longtemps estimé qu'il devait être strictement réglementé par une « police des cultes ». La liberté complète du culte et l'égalité de toutes les croyan ... Lire la suiteÉcrit par : Maxime RODINSON
Né au Caire, fils d'un riche banquier juif, Henri Curiel fit ses études secondaires (françaises) chez les jésuites, mais, ému par la misère du peuple égyptien, dont le vif contraste avec la richesse familiale lui donne un sentiment de culpabilité et de responsabilité, impressionné par ce qu'il sait de l'expérience soviétique, il incline vite vers ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Commissaire honoraire de la République et ancien secrétaire général du ministère de l'Économie nationale en 1945, Gaston Cusin a incarné la capacité de la haute fonction publique à s'engager, mais aussi à imposer une certaine vision technocratique du bien de la nation. Né à Annecy, le 15 juin 1903, ce fils d'un fonctionnaire des Douanes est lui-mê ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Clotaire II et de Bertrade. Afin de satisfaire le particularisme de l'aristocratie austrasienne, que dominaient le maire du palais Pépin de Landen et l'évêque de Metz Arnoul, son père l'avait envoyé en Austrasie comme roi dès 623. Dagobert devint l'unique roi des Francs à la mort de Clotaire (629) et surtout à la mort de son propre frère, ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Sigebert III et de Himnechilde. Dagobert II fut exilé dans un monastère irlandais à la mort de son père en 656. Le maire du palais d'Austrasie Grimoald confia alors le trône à son propre fils, Childebert, que Sigebert avait adopté avant la naissance de Dagobert. Après la chute de Grimoald et de Childebert l'Adopté, le cousin de Dagobert, C ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Resté dans l'histoire comme l'« homme de Munich » Édouard Daladier a été mêlé à d'autres graves événements. Maire de Carpentras en 1911, puis député en 1919, il le reste jusqu'en 1940 et le redevient de 1946 à 1958. En 1924, il rédige la partie consacrée à la Défense nationale du programme du Cartel des gauches. Ministre des Colonies puis de la Gu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Tribun populaire, Danton est une des figures majeures de la Révolution française. Ministre de la Justice au moment de la chute de la royauté, il a été ensuite le premier président du Comité de salut public, avant d’être éliminé par Robespierre, en raison de son opposition au régime de la Terreur. Sa personnalité est complexe et il faut dissocier d ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Afin de rouvrir, par le Bosphore et la mer Noire, des communications faciles avec la Russie, les Britanniques (sous l'impulsion de Winston Churchill) ont imaginé, dès la fin de 1914, de porter un coup décisif à Constantinople. Il leur faut d'abord forcer le détroit des Dardanelles par une opération navale à laquelle la France accepte de participer ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
On rappelle encore volontiers une « bonne histoire » qui courait pendant la guerre : « La France a trois amiraux : Esteva, qui n'a jamais connu l'amour ; Darlan, qui n'a jamais connu la mer, et le vrai loup de mer qui a bourlingué toute sa vie et qui, lui, n'a jamais connu Darlan. » Cette ironie est-elle justifiée ? Né à Nérac dans une famille de ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PLONGERON
Ancien oratorien français qui marqua, par une grande activité d'érudit et d'homme politique, la période révolutionnaire et le début du xixe siècle. Né à Boulogne-sur-mer d'un père d'origine agenaise, chirurgien de l'Amirauté, et d'une mère issue d'une famille d'apothicaires boulonnais, Daunou est le seul survivant, avec sa sœur ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard BLIGNY
Comme la plupart des autres provinces de l'ancienne France, le Dauphiné doit sa personnalité non pas tant à sa nature physique, malgré les apparences, qu'à la volonté des hommes : cette nature est si hétérogène que l'on pourrait imaginer de tout autres contours, partant un autre passé, à l'entité politique que le Moyen Âge légua à l'âge moderne et ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Issu d'une famille noble de Bourgogne, sous-lieutenant de cavalerie en 1788, Davout montre bien par son exemple qu'il ne faut pas confondre les nobles en tant que classe sociale et les aristocrates en tant que parti politique opposé aux patriotes. Ardent patriote justement, le jeune Davout est mis aux arrêts à la suite d'un toast révolutionnaire, ... Lire la suiteÉcrit par : Guy ROSSI-LANDI
D'origine modeste, Déat fait des études brillantes : en juillet 1914, il est reçu à l'École normale. La même année, il adhère à la S.F.I.O. Après la guerre, qu'il termine avec le grade de capitaine, il passe l'agrégation de philosophie et est nommé professeur à Reims. Sa carrière politique débute en 1925 par un mandat de conseiller municipal. L'an ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard PONTHIEU
Fils du professeur de médecine Robert Debré, Michel Debré est né à Paris. Docteur en droit et diplômé de l'École libre des sciences politiques, il entre au Conseil d'État en 1934. Lieutenant en 1940, il est fait prisonnier et parvient à s'évader. En 1943, il est adjoint au délégué en France du gouvernement de Londres puis d'Alger. Après la Libérat ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Connue sous le nom alsacien de gemeine Richstette, la Décapole est une ligue de dix villes alsaciennes fondée dès 1342 à Sélestat dans le double but d'assistance réciproque vis-à-vis de tiers et d'arbitrage interne. Placée sous le patronage du grand bailli d'Empire résidant à Haguenau, elle est reconnue, par fondation impériale de 1354, p ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Fils d'un lieutenant au présidial de Libourne (Gironde), juge au tribunal de la Seine (1805), conseiller à la cour impériale de Paris (1810), attaché à la maison de Madame Mère puis à Louis Bonaparte, Decazes prend parti avec éclat contre l'Usurpateur lors du retour de Napoléon en mars 1815 ; cela lui vaut d'être relégué pendant les Cent-Jours, ma ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Amiral français, né à Bordeaux en 1884, mort le 21 octobre 1963 à Paris. Jean Decoux est promu contre-amiral en 1935 et devient vice-amiral et commandant en chef des forces navales françaises d'Extrême-Orient en 1939. Il est nommé gouverneur général de l'Indochine le 25 juin 1940, trois jours après la signature de l'armistice franco-allemand. Quel ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Gaston Defferre est né le 14 septembre 1910 à Marsillargues (Hérault), dans une famille protestante. Son père, avoué, le conduit à choisir des études de droit. Après le lycée de Nîmes, Gaston Defferre s'inscrit à la faculté d'Aix-en-Provence, où il obtient une licence de droit et un diplôme supérieur d'économie politique. Souci d'indépendance ? Il ... Lire la suiteÉcrit par : Antoine SCHWARTZ
Jusqu'à sa première élection à la mairie de Paris, en 2001, Bertrand Delanoë a longtemps souffert d'un déficit chronique de notoriété. L'homme n'avait pourtant rien d'un novice en politique : déjà député puis porte-parole du Parti socialiste (P.S.) en 1981, il est en fait un représentant assez typique de cette génération d'hommes politiques de gau ... Lire la suiteÉcrit par : Joël SCHMIDT
Partisan acharné d'alliances privilégiées pour s'opposer à la puissance allemande, Théophile Delcassé peut être considéré comme le fondateur de la stratégie diplomatique de la IIIe République. Par sa carrière, il symbolise l'homme politique français du début du siècle. Issu de la petite bourgeoisie provinciale du Sud-Ouest, patrie du ra ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
Cet homme, qui sera la plus grande autorité morale de la majorité communarde, est d'extraction bourgeoise. Ses luttes incessantes pour la République, son courage, sa volonté farouche, malgré ses multiples emprisonnements et ses épreuves, lui vaudront le surnom de Barre de fer. Étudiant en droit, clerc d'avoué, journaliste, Louis Charles Delescluze ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né à Paris d'un père encaisseur à la Banque de France, c'est là qu'il entrera en 1945 après une licence de sciences économiques. Il complète sa formation en suivant les cours du Centre d'études supérieures de la banque. Il y est chef de service (1945-1962) et attaché au cabinet du directeur général des titres et du marché monétaire à la Banque de ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
Haut fonctionnaire réputé pour sa rigueur et son intégrité, modèle accompli du “grand commis”, Paul Delouvrier n'aura tout au long de sa carrière avoué qu'un seul maître : l'État. Son peu de goût pour l'affiliation partisane, le constant souci de préserver sa liberté, un profond attachement aux réalités comme aux “utopies concrètes” l'amenèrent à ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier HUBAC
Robert Denard, dit colonel Bob Denard ou encore Saïd Mustapha Mahdjoub, fut, avec le Belge Jean Schramme, l'un des « affreux » les plus connus de l'histoire de l'Afrique postcoloniale. Tour à tour militaire, mercenaire et entrepreneur, Bob Denard fait figure de légende auprès du grand public comme des anciens de la « Françafrique ». La question de ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Perte de la qualité qui fait le noble, et donc retour à l'état de roture. La perte de la noblesse et des privilèges qui y étaient attachés venait essentiellement de la non-observance du genre de vie noble convenant à la dignité de cet ordre. En France, il est interdit au noble d'Ancien Régime de se livrer au commerce — le maniement de l'argent est ... Lire la suiteÉcrit par : Joël SCHMIDT
Surtout connu pour les Chants du soldat (1872), poèmes dans lesquels il exprime un patriotisme intransigeant et glorieux, Paul Déroulède est dominé toute sa vie par l'idée de revanche sur l'Allemagne. Après avoir participé à la guerre de 1870 où il est fait prisonnier, il s'évade de Breslau, reprend du service dans l'armée de Bourbaki, es ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Issu d'une famille noble d'Auvergne, Desaix est déjà sous-lieutenant à quinze ans en 1783. Son attitude envers la Révolution peut se définir par un loyalisme sans faille et par une adhésion modérée. En 1791, son refus de suivre son frère aîné qui émigre le brouille avec sa famille ; en août 1792, il proteste contre la suspension du roi, ce qui lui ... Lire la suiteÉcrit par : Myriam COHEN
Neveu et disciple de Colbert, Nicolas Desmarets eut à soutenir l'énorme effort de guerre de Louis XIV contre l'Europe coalisée, dans une période de marasme économique. Saint-Simon le juge « ingrat », « bourru », le traite de « vizir rogue », puis, admirant son attitude face aux difficultés, lui concède une « tête de fer ». Son père était trésorier ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Fils d'un lieutenant général au bailliage de Guise, Camille Desmoulins entre comme boursier à Louis-le-Grand et est condisciple de Robespierre. Avocat à Paris, il est élu aux États généraux. Il se lance dans la politique. Un moment, on le compte comme l'un de ceux qui soutiennent Mirabeau ; il devient, malgré son bégaiement, un des orateurs les pl ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
La révolution de février 1848 a triomphé presque sans combattre de la monarchie de Juillet qui s'est effondrée sans se défendre. L'abdication de Louis-Philippe, le 24 février, a provoqué le ralliement de l'ensemble des catégories dirigeantes à la République. Cette situation (l'ambiguïté des sentiments de ces « républicains du lendemain ») et le po ... Lire la suiteÉcrit par : Christine BARTHET
Théoricien d'un certain communisme sous Louis-Philippe, Théodore Dézamy, né à Luçon, quitta rapidement la Vendée pour Paris, où il exerça la profession de maître d'école. C'est dans la capitale qu'il devait déployer ses multiples activités politiques. Il adhéra bientôt à des sociétés secrètes (en particulier, en 1839, à la Société des saisons) et ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Symbole de la féminité d'une époque et célèbre pour sa beauté, Diane est aussi l'un des très grands noms de la politique française du milieu du xvie siècle. Née à Poitiers, fille de Jean de Poitiers, comte de Saint-Vallier, mariée dès quinze ans à Louis de Brézé, grand sénéchal de Normandie, elle est d'abord dame d'honneur de l ... Lire la suiteÉcrit par : Thérèse CHARMASSON, Armand FRÉMONT
Dieppe, chef-lieu d'arrondissement de la Seine-Maritime, est une ville de 33 500 habitants en 2005 (54 465 hab. pour l'agglomération) située à l'embouchure de l'Arques sur la côte de la Manche. Elle occupe un site de vallée assez profonde (d'où le nom de Dieppe, deep en anglo-saxon) entre les falaises du pays cauchois. C'est le port de me ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien TIRONE
Préfecture du département des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains est une agglomération de 17 600 habitants (2006) qui a tiré le plus grand profit de la renaissance rurale et de l'urbanisation généralisée de la France méditerranéenne depuis les années 1970. Sa croissance (doublement de la population depuis 1950) est sous-tendue par le dévelop ... Lire la suiteÉcrit par : Robert CHAPUIS
Dijon, capitale de la région Bourgogne et chef-lieu de la Côte-d'Or, se situe à l'une des intersections entre les voies nord-sud unissant la Méditerranée à l'Europe du Nord et les voies sud-est - nord-ouest joignant l'Italie du Nord au Bassin parisien. Elle a donc bénéficié de certains atouts, mais a dû aussi se battre pour drainer vers elle les t ... Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Le Directoire a duré à peine plus de quatre ans (26 octobre 1795 – 10 novembre 1799) : brève période dans la vie d'un homme, dans celle d'un peuple. Entre la Convention et l'époque napoléonienne, le Directoire est souvent présenté comme une transition : liquidation des espoirs révolutionnaires, préparation du pouvoir personnel. Il faut se garder p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La Révolution française s'est achevée sur un coup d'État militaire, les 18 et 19 brumaire an VIII (9 et 10 nov. 1799). La Constitution de 1795, qui fondait le Directoire, ayant fait faillite, il importait de la modifier. Regroupé autour de Sieyès, un parti révisionniste souhaite un renforcement du pouvoir exécutif et l'établissement d'un système o ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
Créé par édit en 1710, le dixième, impôt qui connut des éclipses de 1717 à 1741, fut permanent à partir de cette date. Devenu le vingtième en 1749, doublé en 1756, il fut la plus remarquable et la plus significative des tentatives que fit la monarchie pour établir un impôt cédulaire sans exemption pour quiconque. Le dixième frappait quatre sortes ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
C'est à l'époque carolingienne que l'on voit se dessiner l'organisation matérielle du domaine, telle qu'elle subsiste jusqu'au xiiie siècle. L'ensemble des terres d'un grand propriétaire était partagé en « manses » ou unités de culture ; l'un d'eux, généralement plus vaste, était le « manse du seigneur » (mansus indominicat ... Lire la suiteÉcrit par : Guy ROSSI-LANDI
Issu d'une modeste famille de l'Oise, ouvrier métallurgiste de Saint-Denis, Jacques Doriot adhère très jeune à la S.F.I.O. En 1920, il rallie la IIIe Internationale. Remplaçant par hasard un délégué malade, il devient suppléant au comité central des Jeunesses communistes ; c'est le début d'une belle carrière au sein du Parti communiste ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Jean THUMERELLE
Douai, avec plus de 43 000 habitants, est la principale ville centre de l'agglomération du Douaisis (la partie centrale de l'ancien bassin minier du Nord - Pas-de-Calais) : 156 402 habitants sur 35 communes (2005). Elle est la seule, de cet ensemble de plusieurs dizaines de villes, qui puisse s'enorgueillir d'un brillant passé et d'une tradition u ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme d’État français, né le 22 mars 1857 à Aurillac (Cantal), mort le 7 mai 1932 à Paris. Fils de cheminot, lui-même ouvrier graveur, Joseph Athanase Paul Doumer s’élève rapidement dans l’échelle sociale : ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, licencié de mathématiques (1877) et licencié en droit (1878), enseignant, il devie ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
La France utilisait de nombreux drapeaux avant 1789, mais il n'y en avait aucun sur les bâtiments publics et sur le château où résidait le souverain. La bannière de France n'était qu'une pièce d'étoffe, assez petite et incapable de flotter, de velours violet ou bleu, ornée de trois fleurs de lis d'or brodées de chaque côté. Cet emblème, q ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent DUCLERT
L'affaire Dreyfus, qui a duré près de douze années (1894-1906), occupe une place centrale dans l'histoire contemporaine de la France. Et son impact intellectuel et moral comme ses représentations sociales et culturelles en font un événement à échelle mondiale, un véritable passé-présent régulièrement réactivé dans les mémoires individuelles ou col ... Lire la suiteÉcrit par : Guy ROSSI-LANDI
La période de la « drôle de guerre » s'étend du 3 septembre 1939, déclaration de guerre de la Grande-Bretagne et de la France à l'Allemagne, au 10 mai 1940, invasion de la Belgique et des Pays-Bas par les troupes allemandes. Elle doit son nom à l'inaction des armées alliées devant la défaite de la Pologne. Roland Dorgelès, correspondant de guerre, ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
Après de très irrégulières études, son père malade s'en remettant à lui des charges de la famille, le jeune Drumont est, à vingt ans, employé de l'Hôtel de Ville de Paris. Il y reste six mois et se lance aventureusement dans le journalisme : quelques chroniques au Moniteur du bâtiment. Ce départ modeste lui permet de se frayer un chemin p ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Maurice Druon voyait dans la guerre, les arts et le gouvernement, « trois métiers du risque » ; il les a exercés comme officier de cavalerie, écrivain, ministre avant de devenir le secrétaire perpétuel de l'Académie française, paladin d'une francophonie ouverte. Fils d'une actrice divorcée et de Lazare Kessel, un comédien russe qui se suicida à vi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Fils d'un apothicaire de Brive-la-Gaillarde, Guillaume Dubois fit d'excellentes études à Paris, comme boursier au collège Saint-Michel, rue de Bièvre. Pauvre, le jeune abbé donnait des leçons pour vivre. Il enseigna ainsi la géographie au jeune Choiseul, puis devint sous-précepteur du duc de Chartres qui deviendra Philippe d'Orléans, régent de Fra ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Légiste français, Pierre Dubois fit ses études à Paris, où il fut sans doute l'élève de Thomas d'Aquin. Avocat des causes royales pour les affaires ecclésiastiques dans le bailliage de Coutances, il fut, à ce titre, l'un des innombrables hommes de loi chargés de rechercher, de défendre et d'exalter à travers tout le royaume les droits du roi : il ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard PONTHIEU
Né à Louey (Hautes-Pyrénées) dans une famille modeste, Jacques Duclos, jeune ouvrier pâtissier, suit à Paris les cours de l'Université populaire. Il est combattant de la guerre 1914-1918. Au lendemain du Congrès de Tours (1920), il adhère au Parti communiste français nouvellement fondé. Membre du comité central en 1926, puis membre du bureau polit ... Lire la suiteÉcrit par : Blaise MAGNIN
L'ascension politique de Cécile Duflot, secrétaire nationale du parti écologiste Les Verts depuis 2006, a été aussi rapide qu'atypique. Alors que la plupart des dirigeants politiques français ont fourbi leurs armes dans les écoles du pouvoir et les cabinets ministériels, ou au cours d'engagements militants précoces et intenses, Cécile Duflot s'est ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Corsaire malouin. Issu d'une riche famille d'armateurs, Duguay-Trouin débute dans la guerre de course dès l'âge de seize ans et reçoit son premier commandement à dix-huit ans. Il multiplie alors les attaques contre le commerce anglais et hollandais dans la Manche, la mer du Nord et le long des côtes d'Irlande, n'hésitant pas à affronter des convoi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Noble breton, issu d'une famille moins modeste que la tradition ne l'affirme. Son père, Robert, possédait plusieurs seigneuries qu'hérita Bertrand. À partir de 1342, il prit part aux combats de la guerre de succession de Bretagne, le plus souvent pour son propre compte. Passé en 1357 au service de Charles V, il s'illustra contre les Anglais en Bre ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques RIGAUD
Engagé dès dix-sept ans dans la Résistance, élève de la première promotion de l'E.N.A., auditeur au Conseil d'État, qu'il quitte bientôt pour suivre Edgar Faure dont il devait notamment diriger le cabinet à l'hôtel Matignon en 1955, titulaire ensuite de hauts postes administratifs, Jacques Duhamel s'engage en 1962 dans la carrière politique. Élu d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Cambrai, fils d'un commissaire des guerres, Dumouriez fait ses premières armes dans la guerre de Sept Ans ; plus doué pour l'intrigue que pour l'héroïsme, il est vite chargé de diverses missions plus diplomatiques que militaires en Espagne, en Corse, en Pologne et en Suède (1763-1773) ; il connaît plus d'une aventure mal élucidée et fait une ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Jean THUMERELLE
Dunkerque, ville de 71 000 habitants, est le centre d'une agglomération industrielle et portuaire de 191 000 habitants qui s'étend en bordure de la mer du Nord, entre l'estuaire de l'Aa et la frontière belge. D'abord petit port de pêche, Dunkerque a supplanté Bergues, ancien siège de l'amirauté de Flandre, aujourd'hui à l'intérieur des terres, à m ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils du duc Louis d'Orléans (frère de Charles VI) et de Mariette d'Enghien, femme d'un de ses chambellans, Aubert Le Flament. La captivité de ses demi-frères, pris par les Anglais à Azincourt, fit de Dunois, qui avait été élevé avec eux et était reconnu comme l'un des membres de la famille d'Orléans, l'une des têtes du parti armagnac. Pris par les ... Lire la suiteÉcrit par : Roger AUBERT
Évêque d'Orléans, Dupanloup fut une personnalité marquante de l'Église et de la politique française dans la seconde moitié du xixe siècle. Enfant naturel, peut-être d'un des « grands noms de France » (selon P. Lasserre), il reçut à Paris, où sa mère se fixa en 1809, une excellente éducation et se trouva dès son adolescence en c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Tallemant des Réaux appelle la journée des dupes « la grande cabale des deux Reynes, de Monsieur et de toute la maison de Guise ». On pourrait ajouter à cette liste les bâtards de Henri IV, le parti dévot avec le chancelier d'Aligre et les deux Marillac, pour ne pas parler du mécontentement du Parlement, de la misère et de la famine des années 162 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Vice-amiral français. Neveu du héros d'Aboukir, Dupetit-Thouars entre dans la marine dès 1804. Sous la Restauration, il participe à diverses missions hydrographiques le long des côtes de Terre-Neuve, de France et d'Algérie. Son rapport du 20 septembre 1827, reprenant les propositions du chef de bataillon Boutin en 1808, contribue à faire adopter p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Après des études au collège de La Flèche et à l'école militaire de Paris, Dupetit-Thouars s'engage dans la marine royale et fait ses premières armes dans la guerre d'Indépendance américaine. En 1792, il arme un navire pour partir à la recherche de Lapérouse, dont on était sans nouvelles, mais est capturé par les Portugais et emmené prisonnier à Li ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Fils d'un horloger, Pierre Samuel fait ses études littéraires et scientifiques, devient un disciple de Quesnay et partage les travaux du groupe des physiocrates avec Turgot, Malesherbes, d'Argenson, l'abbé Baudeau, Gournay. Il est appelé comme conseiller du roi de Suède puis du margrave de Bade et enfin du roi Stanislas Poniatowski qui le nomme se ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Issu de la petite noblesse, Adrien Duport devient conseiller à la Chambre des enquêtes, entre dans la franc-maçonnerie, et joue un très grand rôle dans les milieux libéraux à la veille de la Révolution de 1789. Député de la noblesse de Paris aux États-généraux, il est l'un de ceux qui contribuent à populariser le mot « républicain ». Dès juin 1789 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
« L'une des grandes figures de la France monarchique », selon R. Mousnier. Antoine Duprat a eu une rare et double carrière, laïque d'abord, ecclésiastique par la suite. Son ascension sociale est très rapide : à trente-trois ans, on le trouve lieutenant général du bailliage de Montferrand, puis, cinq années plus tard, en 1495, avocat général au par ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fils d'un capitaine marchand très représentatif du protestantisme dieppois, Duquesne se distingue dès dix-sept ans par la prise d'un navire hollandais, puis passe à la « Royale » où il devient capitaine de vaisseau pendant la guerre de Trente Ans. En 1644, il prend du service dans la marine suédoise et contribue, en 1644, à la victoire de Femern s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Cadet gentilhomme à l'École militaire de Pont-à-Mousson, puis de Châlons, Duroc émigre en 1792, revient en France, sert au siège de Toulon, où il est remarqué par Bonaparte, participe à la campagne d'Italie puis à celle d'Égypte, où il est blessé. Il accompagne le Premier consul dans la seconde campagne d'Italie et devient général de brigade le 13 ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL
Entre Guizot et Jules Ferry, Victor Duruy a été un des grands organisateurs de l'instruction publique en France, avec plus de largeur de vue que le premier et moins de passion partisane que le second. Rien ne semblait le destiner à ces fonctions ministérielles. Né dans une famille d'artisans employés aux Gobelins (d'où peut-être son souci de la pr ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise BARRY
Descendant d'esclaves africains affranchis, Félix Éboué dont le père fut chercheur d'or en Guyane bénéficie d'une bourse pour poursuivre ses études secondaires à Bordeaux puis, à Paris, mène de front des études de droit et celles de l'École coloniale. Pour son premier poste il est nommé en Oubangui en 1908. Ses vingt années de service en Afrique-É ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Maire du palais de Neustrie pendant plus de vingt ans (657- entre 680 et 683). Après la mort du roi Clotaire III en 673, Ebroïn, qui exerçait la réalité du pouvoir avec la reine Bathilde, mère de Clotaire, décida de nommer à sa succession le frère du défunt, Théodoric III (ou Thierry III). Furieux de ne pas avoir été consultés, les grands du royau ... Lire la suiteÉcrit par : André DAUBARD
Bataille navale qui eut lieu au début de la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre et qui se déroula dans l'estuaire de la Zwin, près du port, alors florissant et aujourd'hui ensablé, de L'Écluse (Sluis ou Sluys en néerlandais) aux Pays-Bas. Les amiraux français Hugues Quieret et Nicolas Behuchet, à la tête d'une flotte importante renf ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
La tradition du toucher des malades scrofuleux remonte, selon Marc Bloch (Les Rois thaumaturges), à Robert le Pieux pour la France et à Henri Ier pour l'Angleterre. Son adoption plus tardive dans ce dernier pays semble prouver que le roi anglais, conscient du surcroît de prestige apporté par le rite guérisseur, aurait imité son ... Lire la suiteÉcrit par : Patrice BRET
À la tête d'une expédition militaire, Bonaparte emmène avec lui en Égypte une « commission des sciences et arts » composée de quelque cent soixante techniciens civils, ingénieurs et savants, dont Gaspard Monge, Claude L. Berthollet, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire et Joseph Fourier pour les plus connus. Héritière de celles qui viennent d'inventorie ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Officier de cavalerie, issu d'une petite noblesse peu assurée, d'Elbée vit dans les Mauges au moment de la Révolution, qu'il ne désapprouve pas en son début. Quand se déclenche l'insurrection vendéenne (mars 1793), il est mis à la tête d'une bande paysanne, et devient rapidement l'un des principaux généraux de l'Armée catholique et royale, qui se ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COMPAGNON
Plusieurs fois ministre sous la IVe République, adversaire en son temps du général de Gaulle, battu de justesse en 1974 par Valéry Giscard d'Estaing, le socialiste François Mitterrand est élu à l'Élysée le 10 mai 1981 et permet ainsi à la gauche d'accéder au pouvoir pour la première fois depuis la fondation de la Ve Républiqu ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
Dans la France de l'Ancien Régime, l'élection était une juridiction de l'impôt, symbole même des progrès de l'administration royale directe. Plusieurs élections formaient une généralité. Les pays d'élection, soumis à la taille personnelle et à tous les impôts royaux ordinaires, s'opposaient aux pays d'états, provinces où les états provinciaux cons ... Lire la suiteÉcrit par : Jean PLANCHAIS
Né à Salonique, Paul Romuald Ély, saint-cyrien, est officier d'infanterie à la fin de la Première Guerre mondiale. En 1939, breveté de l'École de guerre, il appartient au 4e bureau du grand quartier général ; il sera gravement blessé au bras droit en 1940. En 1941, il commande le 10e bataillon de chasseurs dans l'armée d'armi ... Lire la suiteÉcrit par : Irénée NOYE
Né à Gex, formé au collège des jésuites de Mâcon, puis par les sulpiciens de Paris, Émery fut agrégé à la Compagnie de Saint-Sulpice en 1758 et envoyé comme professeur dans les séminaires d'Orléans puis de Lyon. Après avoir dirigé le séminaire d'Angers pendant six ans, il fut élu supérieur général de Saint-Sulpice en 1782 et s'attaqua avec succès ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Mesure de sûreté pour quelques personnages voués à la vindicte populaire après les troubles de juillet 1789 qu'ils ont vainement tenté de réprimer, l'émigration apparaît vite comme une révolte contre la Révolution. Le comte d'Artois, frère cadet du roi, le prince de Condé et sa famille, ainsi que nombre de grands seigneurs hostiles au nouvel ordre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le 2 décembre 1804, Napoléon se fait couronner empereur, mais s'il choisit ce titre, c'est par désir d'éviter celui de roi, après dix années de révolution, plutôt que par référence à l'expansion territoriale de Rome ou de Charlemagne. Son objectif est alors de rétablir la monarchie héréditaire à son profit et non de poursuivre une guerre de conquê ... Lire la suiteÉcrit par : Marc BASCOU, Adrien DANSETTE, Universalis
Napoléon III n'est-il pas un souverain méconnu ? L'importance du second Empire n'a-t-elle pas échappé aux historiens ? À première vue, la personnalité de Napoléon III souffre de la comparaison avec celle de son oncle. Mais plus que le fondateur de la dynastie, le premier Napoléon, il a compris les problèmes sociaux de son temps et favorisé le déve ... Lire la suiteÉcrit par : Louis DUPEUX
La dépêche d'Ems est l'occasion de la guerre franco-allemande de 1870-1871. Le gouvernement provisoire espagnol du général Prim avait offert la couronne d'Espagne à Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, petit-cousin du roi de Prusse. Léopold, longtemps hésitant, accepte, sur les instances de Bismarck, et obtient l'accord du roi Guillaume Ier ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Commissaires établis pour la première fois par Saint Louis en 1247, à la veille de son départ pour la Terre sainte, afin de recevoir et d'examiner les plaintes des administrés et justiciables du roi de France, à l'encontre des officiers locaux, baillis, sénéchaux, prévôts, sergents... Les premiers enquêteurs furent des franciscains et des dominica ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Pour Michelet, « les Enragés étaient des fanatiques d'une portée inconnue, d'un fanatisme redoutable, emportés par un souffle vague encore, mais qui allait se fixer peut-être, prendre forme, et pour une révolution en face de la Révolution ». Lyrisme un peu creux, qui fut longtemps de rigueur, inspiré à la bourgeoisie du xixe si ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Né à Tonnerre d'une famille de juristes, avocat au Parlement, Charles de Beaumont, chevalier d'Éon, reçoit du prince de Conti une mission à la cour de Russie en 1755 ; agent secret du roi, il est « lectrice » de la tsarine Élisabeth sous un déguisement féminin ; une seconde mission le voit secrétaire d'ambassade en Russie. Entré dans la carrière d ... Lire la suiteÉcrit par : André HUMBERT, Colette RENARD-GRANDMONTAGNE
Chef-lieu du département des Vosges, Épinal est installé au débouché de la Moselle sur le piémont qui s'étend vers le nord. Cette position de contact, dans un site de vallée, a créé une agglomération qui s'allonge de plus en plus vers le nord, en s'ouvrant en éventail, alors que l'exiguïté de la vallée encaissée en amont a empêché toute extension ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
En France, répression des actes de collaboration avec l'ennemi, en particulier à partir de l'été 1944. Dès le début de 1943, la mise à l'index de tous ceux qui avaient occupé de hautes fonctions dans le gouvernement de Vichy était décidée par les résistants et les gaullistes. En novembre 1943, l'Assemblée consultative d'Alger se prononce pour la c ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme politique et homme d'affaires français. Fils de négociant en textiles, le lycéen André Essel s'engage en politique sous le choc de l'émeute parisienne de février 1934. Il s'inscrit aux Jeunesses socialistes puis, découvrant Trotski, il participe à la fondation, en 1936, de la Jeunesse socialiste révolutionnaire, qui le nomme ensuite responsa ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent BARCELO
Prix Nobel de la paix en 1909, Paul Balluet d'Estournelles de Constant de Rebecque (La Flèche, 1852-Paris, 1924) est le petit-neveu de Benjamin Constant, dont il hérite de l'esprit cosmopolite et de l'inclination pour les lettres. Élève du lycée Louis-le-Grand, il passe son baccalauréat au lycée français d'Athènes où sa mère l'avait inscrit pour q ... Lire la suiteÉcrit par : Yves DURAND
De 1302 à 1789, l'histoire des états généraux se confond presque toujours avec les crises les plus graves de la vie nationale française : guerre de Cent Ans, troubles religieux du xvie siècle, Fronde, Révolution. Mais ces consultations extraordinaires sont très différentes des institutions représentatives modernes. Les états gé ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Sénéchal de Louis VI le Gros, Étienne de Garlande appartient à une famille noble de la Brie. Il succède dans cette charge à deux de ses frères, mais se fait particulièrement remarquer par une ambition effrénée et une absence totale de scrupules qui font de lui, à partir de 1108, le conseiller le plus écouté du roi et parfois le véritable maître du ... Lire la suiteÉcrit par : Claude DUCOURTIAL-REY
Le plus ancien ordre de chevalerie français historiquement attesté ; créé par le roi Jean le Bon le 16 novembre 1351, au début de la Guerre de Cent Ans, son nom lui vient de ses insignes : un anneau dont le chaton figurait une étoile émaillée, timbrée d'un soleil d'or, et un « fermail » de même forme à fixer sur le manteau ou le chaperon. Toutefoi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Robespierre est à l'origine du culte de l'Être suprême, par lequel il prétendait donner à la vertu, principe et ressort du gouvernement populaire, un fondement métaphysique. L'essentiel de ses idées est contenu dans son discours du 18 floréal an II (7 mai 1794) sur l'établissement des fêtes décadaires : « L'idée de l'Être suprême est un rappel con ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Impératrice des Français (1853-1870), épouse de Napoléon III, née le 5 mai 1826 à Grenade, en Espagne, morte le 11 juillet 1920 à Madrid. Fille d'un noble espagnol qui combattit au côté des Français pendant la guerre menée par Napoléon Ier en Espagne, Eugénie de Montijo (Eugenia María de Montijo de Guzmán, comtesse de Teba) se rend à Pa ... Lire la suiteÉcrit par : Armand FRÉMONT
Évreux, chef-lieu du département de l'Eure, se situe sur la rivière Iton, dans la région de Haute-Normandie, au sud de Rouen et à 100 kilomètres à l'ouest de Paris. Ancienne cité de la tribu gauloise des Eburovices (d'où le nom), la ville resta longtemps circonscrite à des dimensions provinciales. L'industrialisation du xixe ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
« La vie, c'est du judo. » Laurent Fabius a souvent médité cette maxime que lui répétait François Mitterrand en guise de conseil. Il y a certainement songé avant d'accepter, à la surprise générale, de revenir au gouvernement le 27 mars 2000, lui, l'ancien Premier ministre, comme simple ministre de son ancien rival, Lionel Jospin. C'était à ses yeu ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Fils d'un marchand drapier de Carcassonne, Fabre d'Églantine est un auteur-comédien ambulant. Le célèbre Il pleut, il pleut bergère... est tiré d'une de ses opérettes. Au cours d'un séjour à Lyon, il se lie avec Collot d'Herbois, mais il ne participe pas à l'agitation prérévolutionnaire. Entré au club des Cordeliers, qui deviendra le club ... Lire la suiteÉcrit par : Serge BERSTEIN
La carrière politique de Robert Fabre illustre les hésitations et les incertitudes d'un radicalisme mal à l'aise dans les structures et les pratiques d'une Ve République dont la bipolarité heurte la vocation centriste des radicaux et dont l'aspiration à la modernité convient mal à un parti qui représente traditionnellement la classe moy ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Général et colonisateur français. Issu d'une famille modeste (son père, ancien volontaire de 1792, était bonnetier à Lille), Louis Faidherbe est nommé officier du génie à sa sortie de Polytechnique et fait de longs séjours en Algérie entre 1842 et 1852, acquérant ainsi une expérience directe et précoce du monde musulman. Envoyé au Sénégal en 1852, ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Fils d'une famille de propriétaires d'Angers anoblie en 1825, Frédéric de Falloux s'introduit dans les salons littéraires et exprime ses idées théocratiques en écrivant une Histoire de Louis XVI, en 1840, et des articles dans la revue catholique Le Correspondant. Après avoir échoué en 1842, il est élu député légitimiste de Segré ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Troubles provoqués en 1775 par l'édit de Turgot libérant le commerce des grains à l'intérieur du royaume. La crainte de la disette avait conduit à la tradition d'« emprisonner les blés » par une réglementation étroite du marché. Des droits de douane empêchaient la circulation des grains ; de ce fait, le blé pourrissait dans les provinces où la réc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MAITROT
Homme politique, historien, juriste, académicien, Edgar Faure ne pouvait pas rester longtemps loin du pouvoir et des honneurs. Cacique de la IVe République, il a siégé plus de six ans dans sept gouvernements et en a présidé deux sous Vincent Auriol et René Coty. Dignitaire de la Ve République, ministre de l'Agriculture et de ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Riche négociant en cuirs du Havre, libéral et membre de la Ligue française de l'enseignement, Félix Faure se distingua comme chef des mobiles de Seine-Inférieure en novembre 1870. Adjoint au maire du Havre, membre de la chambre de commerce, il fut élu en 1881 député républicain modéré. À la Chambre, il fit partie du groupe de l'Union républicaine ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né à Périgueux, Paul Faure vient très jeune au socialisme et adhère au Parti ouvrier français de Jules Guesde. Élu à la direction du parti, il y représente la Haute-Vienne, dont la fédération est des plus actives : en 1904, son organe, Le Populaire du Centre, est le seul journal fédéral qui soit quotidien. Pendant la Première Guerre mondi ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Fils de négociants, Sébastien Faure se prépare à entrer dans les ordres. Des revers de fortune et la mort de son père changent le cours de sa vie. Militant socialiste en 1885, il est candidat du Parti ouvrier français aux élections législatives de Bordeaux, puis se tourne vers le mouvement anarchiste dont il devient l'un des leaders. Opposé à la f ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Avocat, député républicain de 1848 à 1851, Jules Favre fut un des cinq élus républicains du département de la Seine au Corps législatif en 1857. Actif opposant au second Empire, il fut de ceux qui refusèrent leur caution à l'expédition du Mexique et à la déclaration de guerre de 1870. Le 4 septembre 1870 il fut élu, à l'Hôtel de Ville, vice-présid ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Artilleur et polytechnicien, nommé professeur à l'école de Guerre en 1904. Après avoir participé, au début de la Première Guerre mondiale, à la défense de Nancy, Émile Fayolle reçoit le commandement de la VIe Armée à la bataille de la Somme en 1916, où il se distingue. En 1917, il est à la tête des troupes d'intervention franco-anglaise ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La défaite des Girondins dans leur lutte contre les Montagnards, le 2 juin 1793, moment capital dans l'histoire de la Révolution française, a une signification moins sociale que géographique ; c'est la défaite de la province devant Paris, des partisans d'une fédération de départements contre les tenants de la centralisation. Une défaite qui pèsera ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La Fédération de 1790 est la conséquence de la formation en France des municipalités et des gardes nationales au moment de la Grande Peur. Dans les villages et les villes se forment en juillet 1789 des gouvernements particuliers qui se substituent aux anciennes autorités. Dans le Dauphiné, plusieurs représentants de communes réunis à Étoile près d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Écrivains et historiens n'ont cessé, depuis le xviiie siècle, de dénoncer les tares de la Ferme générale. L'étude objective de l'institution n'est pas encore terminée. La tâche n'est, en effet, pas aisée. La dispersion des archives de la Ferme au début de la Révolution, la persécution, puis l'exécution de vingt-huit fermiers gé ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Paysan du village de Rivecourt en Picardie déjà remarqué pour l'activité qu'il déploya lors de la révolte des Jacques, en mai 1358. Célèbre pour son extraordinaire vigueur et par son habileté à tendre des embuscades, le Grand Ferré prit, la hache à la main, une part très efficace à la résistance contre les Anglais au début de 1359. La bande de pay ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GARRIGUES
Jules Ferry est, à juste titre, considéré comme l'une des grandes figures de l'histoire républicaine française. Mais, si le grand public connaît le père de l'école primaire laïque, gratuite et obligatoire, on ignore son parcours politique, riche et tourmenté. S'il est reconnu aujourd'hui comme l'un des pères fondateurs de la IIIe Républ ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un militaire suisse venu chercher fortune en Corse, demi-frère de Madame Mère, Fesch n'a que six ans de plus que son neveu Napoléon. Au début de la Révolution, il est déjà archidiacre et prévôt du chapitre d'Ajaccio ; les événements sans doute offrent à sa foi la matière d'une révélation inattendue, car il renonce à la prêtrise, entre sans ... Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Dès le début de 1790 s'était formée une Société de 89, réunissant des modérés du parti patriote (Sieyes, La Fayette, Talleyrand). Mais la grande scission qui aboutit à la création du club des Feuillants date du 18 juillet 1791, au lendemain de la fusillade du Champ-de-Mars, lorsque tous les députés, sauf cinq (dont Robespierre, Pétion et Buzot), s ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Accident ou complot, le 6 février 1934 est la plus grande journée parisienne de colère depuis la Commune. Daladier a formé un nouveau gouvernement le 30 janvier. Il déplace le préfet de police Jean Chiappe, suspect d'entretenir trop de liens avec l'extrême droite. L'esprit frondeur de la petite bourgeoisie, volontiers nationaliste et antiparlement ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Nom donné, en février 1944, à l'ensemble des forces de la résistance intérieure française. Placées, en mars, sous l'autorité du général Kœnig, commandant suprême des forces françaises en Grande-Bretagne, les F.F.I. ont un état-major national et un commandement régional, parfois départemental. Le lien entre les forces militaires de la clandestinité ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Reconnu par Churchill chef des Français libres le 28 juin 1940, le général de Gaulle signa un accord avec le gouvernement britannique par lequel il s'engageait à « assurer la restauration intégrale de l'indépendance et de la grandeur de la France » ; le gouvernement britannique autorisait la formation d'une force française armée composée de volont ... Lire la suiteÉcrit par : Paul GUICHONNET
Né à Murato (Corse) d'une famille misérable, Giuseppe Fieschi s'engage à seize ans dans l'armée de Murat, où il gagne les galons de sergent. Intelligent, mais fourbe et intrigant, il trahit ses chefs en livrant des renseignements aux Autrichiens. Il parvient cependant à entrer dans les gardes du corps du roi de Naples et fait, avec bravoure, les c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Une éminence grise politique doublée d'un écrivain méconnu mais important, tel apparaît Joseph Fiévée, célèbre pour son roman La Dot de Suzette et pour sa Correspondance avec Napoléon que lurent avec passion Sainte-Beuve et Mérimée. Ce personnage, qui a fasciné ses contemporains, a été parfaitement défini par l'un d'eux : « Nul d ... Lire la suiteÉcrit par : Arnault SKORNICKI
« Ambitieux tranquille », « gaulliste discret mais déterminé » : les expressions balancées n'ont pas manqué dans la presse française pour caractériser cette personnalité politique tout en retenue, et qui est maintenant connue de tous les Français. Cette image de sobriété et de pondération ne doit cependant pas faire oublier la fulgurance d'une car ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
La distinction classique entre finances ordinaires et finances extraordinaires remonte au milieu du xive siècle où, pour faire face aux dépenses subitement accrues de la guerre, le roi de France dut se procurer temporairement en recourant à l'impôt (finances extraordinaires) les ressources que les revenus qu'il tirait de son do ... Lire la suiteÉcrit par : Xavier MABILLE
Le comté de Flandre fut d'abord le fief du roi de France et partagea plus tard le destin des Pays-Bas bourguignons (xve siècle), des Pays-Bas espagnols (xvie et xviie siècle) et enfin des Pays-Bas autrichiens (xviiie s.). Aujourd'hui, le territoire de la région belge q ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Fils d'un receveur des décimes, André Hercule de Fleury fut voué, en raison de la pauvreté de sa famille, à la carrière ecclésiastique. Il fut introduit à la cour par le cardinal de Bonzi, grand aumônier de la reine Marie-Thérèse et recueillit sa succession en 1679. Après la mort de la reine, il fut expédié dans l'évêché de Fréjus, où l'avait plac ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Deuxième coup d'État du Directoire, celui du 22 floréal an VI (11 mai 1798) n'est plus, comme celui du coup d'État du 18 fructidor an V (4 sept. 1797), dirigé contre les royalistes, mais contre les jacobins qui viennent de gagner les élections d'avril. Ce succès inquiète fortement le Directoire dominé par les modérés (Barras, Reubell, La Révellièr ... Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline BROSSOLET
Fils du physiologiste Pierre Flourens, Gustave Flourens devient professeur au Collège de France, puis secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Licencié ès lettres et ès sciences, il est suppléant de la chaire de son père au Collège de France. Son enseignement matérialiste et antibonapartiste fait scandale et est arrêté au bout d'un an. Il ... Lire la suiteÉcrit par : André DAUBARD
Né à Tarbes, il fait de solides études au collège des jésuites de Saint-Étienne puis de Metz. Il entre ensuite à l'École polytechnique d'où il sortira en 1873 dans l'artillerie. Foch est admis à l'École supérieure de guerre en 1885. En 1893, il est au 3e bureau de l'état-major, puis devient professeur d'histoire militaire et de tactique ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MARCONIS
Préfecture de l'Ariège, Foix est le plus petit chef-lieu de département en France. Avec 9 109 habitants seulement (recensement de 1999), la ville forme avec deux communes voisines une agglomération de 10 378 habitants. Ce petit pôle urbain rayonne cependant sur une quinzaine de communes, où réside une partie de ses actifs. L'ensemble forme une air ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Ancienne principauté française confinant au Languedoc à l'est, à la Gascogne à l'ouest et à la Catalogne au sud, le comté de Foix correspondait approximativement au bassin de l'Ariège et comprenait deux régions séparées par la barrière calcaire du Plantaurel. Au sud, le haut comté occupait l'endroit où le versant français des Pyrénées est long d'e ... Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
De famille noble, passionné pour la poésie, Fontanes produit avant la Révolution quelques œuvres qui lui permettent de se faire connaître dans le monde littéraire. En 1783, il publie une traduction en vers de l'Essai sur l'homme de Pope, précédé d'un Discours préliminaire qu'on trouva d'une rare sûreté de goût chez un jeune homme ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né le 9 février 1921 à Frontenex (Savoie), Joseph Fontanet a été marqué par ses montagnes et par sa foi. Un appel permanent à se surpasser et à se maîtriser. Ses études – doctorat en droit, H.E.C. – le marquent moins en effet que son christianisme qui s'incarne, dès 1937, à la J.E.C. où il milite ardemment. C'est là que mûrit l'homme, que se forge ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Fait d'armes le plus éclatant de la guerre de Succession d'Autriche, la bataille de Fontenoy est typique de la guerre en dentelles. L'armée française, commandée par le maréchal de Saxe alors hydropique mais resté plein d'ardeur, doit agir dans les Pays-Bas contre l'armée des Coalisés commandée par le duc de Cumberland, fils de George II. Avec ses ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un capitaine de navire nantais, Fouché semble n'avoir jamais été ordonné prêtre de l'Oratoire, bien qu'il ait longtemps enseigné dans les collèges de la congrégation ; contrairement à la légende, il ne devra donc pas défroquer à proprement parler pour se marier au début de la Révolution. Député de la Loire-Inférieure à la Convention, Montag ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Marquis de Belle-Isle, vicomte de Melun, vice-roi d'Amérique, procureur du roi au parlement de Paris et surintendant des Finances, Fouquet, mécène fastueux qui a construit Vaux, le premier Versailles du Grand Siècle, pensionné La Fontaine, découvert et fait travailler Molière, Lebrun, Le Nôtre, est le type accompli du grand seigneur en ce premier ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel LE CLÈRE
Magistrat français de l'époque révolutionnaire, Fouquier-Tinville est né en Artois d'une famille paysanne relativement aisée ; il vient faire son droit à Paris et y achète une charge de procureur au Châtelet, qu'il exerce de 1773 à 1783 au 20 de la rue des Jeûneurs. Il doit la résilier moins pour incapacité — il était intelligent et éloquent — que ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Née le 8 novembre 1909 à Marseille, Marie-Madeleine Bridou fut élevée dans des institutions religieuses. En 1937, elle était secrétaire générale d'un groupe de publications dirigées par le commandant Georges Loustanau-Lacau. C'est de ce saint-cyrien qu'elle recueillit la charge du réseau Alliance dont elle fit, au service de l'Intelligence Service ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Avocat, professeur de droit et homme politique, Jean Foyer est député du Maine-et-Loire de 1959 à 1988. Constitutionnaliste chevronné, il est, avec Michel Debré, l'un des pères fondateurs de la Ve République. Garde des Sceaux et ministre de la Justice dans le gouvernement Pompidou de 1962 à 1967, il crée la Cour de sûreté de l'État. Son ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né dans une petite commune proche de Saint-Étienne, Benoît Frachon est issu d'une famille de mineurs. Militant ouvrier dès 1909, il participe à la grève des métallurgistes pour la reconnaissance du droit syndical en 1910. À cette époque il adhère au syndicalisme révolutionnaire et participe aux activités d'un petit groupe anarchiste. La déclaratio ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Intellectuel trotskiste. Fils d'un menchevik russe, Boris Fraenkel milite dans le sionisme d'extrême gauche. À dix-sept ans, il arrive à Nancy pour étudier l'agronomie. En 1940, il rejoint sa mère à Grenoble, échappe à une rafle nazie, passe en Suisse, où il est interné dans un camp de Zurich. Il y milite dans une cellule trotskiste. Expulsé en 19 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BRUHAT
Avec 12 millions de kilomètres carrés et 68 690 000 habitants, l'empire colonial français était en 1939 le deuxième du monde, après celui de l'Angleterre. À vrai dire, la notion d'empire colonial français est relativement récente et n'a jamais revêtu une forme institutionnelle. Plus que d'empire, l'historien devrait parler de domaine colonial fran ... Lire la suiteÉcrit par : Serge BERSTEIN
Finistère du continent eurasiatique, ouverte sur le grand large par trois façades maritimes, bénéficiant, par sa situation en latitude qui la place à mi-distance de l'équateur et du pôle Nord, d'un climat tempéré, la France voit alterner sur son territoire les grandes zones de plaines et de plateaux des bassins sédimentaires et fluviaux et les rel ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Politique intérieure. Alors que le gouvernement assoit son pouvoir au cours de l'année 2009 avec la victoire du parti présidentiel aux élections européennes et la mise en œuvre d'importantes réformes politiques, il doit faire face à divers mouvements sociaux, notamment en outre-mer et dans le monde du travail, et au blocage de certains de ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Politique intérieure. La vie politique française est marquée en 2010 par la baisse de popularité du président Sarkozy et par la large défaite de la droite aux élections régionales ; ce fut cependant une année de réformes importantes. En janvier, les habitants de la Martinique et de la Guyane, consultés par référendum le 10, rejettent le c ... Lire la suiteÉcrit par : Theodore ZELDIN
« Une nation, a dit Renan, est une grande solidarité constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. » Mais des enquêtes nous apprennent qu'un pourcentage considérable des citoyens français, loin d'avoir la moindre idée un peu claire de ce qu'ont été les sacrifices de leurs ancêtres, est incapa ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avant-dernière et, pour certains, la plus belle des campagnes de Napoléon, la campagne de France a fait l'objet d'études détaillées de Jomini et de Clausewitz qui ont analysé toutes les opérations de ce modèle de la « guerre de mouvement ». Lorsque la France est envahie en 1814, deux armées alliées totalisant 250 000 hommes jouent un rôle décisif ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Le 10 mai 1940, la guerre éclair succède à la drôle de guerre qui dure alors depuis le 2 septembre 1939. La neutralité belge pose un problème délicat à l'état-major allié. Le plan d'origine de Gamelin préconise une bataille défensive sur une ligne fortifiée en France ; l'entrée des forces alliées en Belgique n'aurait lieu que pour répondre à un ap ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
à l'issue des assises du Rassemblement pour la République (R.P.R.), qui ont vu Charles Pasqua et Philippe Séguin proposer la création d'un « nouveau rassemblement », Jacques Chirac demeure le président du mouvement. le congrès du Parti socialiste (P.S.) se tient à Rennes (Ille-et-Vilaine). La rivalité entre Laurent Fabius et Lionel Jospin apparaît ... Lire la suiteÉcrit par : Yves DURAND
À l'encontre de ce qui fut jadis soutenu par nombre d'historiens, il semble établi aujourd'hui que la monarchie d'Ancien Régime ne connut presque jamais de politique des frontières naturelles. Aux xvie et xviie siècles, les préoccupations et les méthodes des gouvernants en matière diplomatique et pour tout c ... Lire la suiteÉcrit par : Serge BERSTEIN
La France libérée en 1945 est un pays en ruine, usé par une décennie de crise économique puis cinq années d'occupation. Or, durant la seconde moitié du xxe siècle, elle va connaître une spectaculaire mutation de ses structures économiques, sociales, politiques, culturelles, entraînant des transformations de l'existence quotidie ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis HALPÉRIN
Qu'est ce que le droit français ? Si les enseignants spécialisés dans une branche particulière de ce droit n'éprouvent pas le besoin de répondre à une telle question, une présentation générale de cet « objet scientifique » nécessite quelques préalables méthodologiques. Les juristes positivistes considèrent qu'à chaque État correspond – et même s'i ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvain VENAYRE
Dès le début de l'année 1789, alors que se préparait la réunion des États généraux voulue par le roi Louis XVI, on parlait, en France, d'« Ancien Régime ». Les événements ultérieurs donnèrent à l'expression une dimension radicale qu'elle n'avait pas nécessairement dans son principe. Il n'empêche que la période qui s'ouvre en 1789 fut bien d'abord ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Si la Gaule romaine peut apparaître avec le recul des siècles comme une ancêtre de la France, les territoires qui devaient constituer celle-ci ne formèrent que lentement, au cours du Moyen Âge, la préfiguration de son entité nationale. Divisée au lendemain des grandes invasions du ve siècle entre Wisigoths, Burgondes, Francs et ... Lire la suiteÉcrit par : Serge SUR
En France, disait-on en 1996, il y a les optimistes et les pessimistes. Les optimistes pensent que la période est pré-révolutionnaire. Quant aux pessimistes, ils pensent que le gouvernement Juppé va durer. Au-delà de son caractère provocant, cette boutade comporte plusieurs enseignements. Elle dénote un sentiment d'attente, le caractère de transit ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
L'année politique 1997 s'est achevée comme peu l'auraient imaginé en son début. La dissolution aventureuse de l'Assemblée nationale aura débouché sur une formule nouvelle de cohabitation entre un président de droite et un Premier ministre de gauche, caractérisée par un affaiblissement inédit, et peut-être durable, de l'Élysée. En ce qui concerne l ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
En France, l'année politique 1998 a été marquée par trois élections – régionales, cantonales et sénatoriales –, par l'émergence d'un mouvement nouveau, La Droite, créé par Charles Millon, par des divisions et des regroupements au sein de l'opposition, par l'éclatement du Front national et par l'accentuation des dissensions au sein de la majorité « ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
Avec 12,8 p. 100 des voix, Nicolas Sarkozy et Alain Madelin font réaliser une contre-performance à leurs partis respectifs, le R.P.R. et Démocratie libérale, qui faisaient liste commune. Jamais depuis le début de la Ve République, les gaullistes n'étaient descendus si bas. La surprise est d'autant plus désagréable que leur liste est co ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
L'année politique 2000 en France, comme toutes les années sans élections, ne connut pas de bouleversements. Pour autant, elle fut riche en événements annonciateurs de changements. Chaque camp connut des ruptures et vit s'accentuer ses divisions, éloignant encore plus les perspectives d'une évolution vers un système bi-partisan, alors même que l'af ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
Politiquement, l'année 2001 fut riche : non seulement elle vit se dérouler trois élections (municipales, cantonales et sénatoriales), mais elle marqua le début de la campagne pour l'élection présidentielle et les élections législatives de 2002. Les conflits dans la cohabitation entre les deux têtes de l'exécutif, un temps atténués par les dramatiq ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
Marquée par l'élection présidentielle, l'année politique 2002, en France, fut aussi riche des bouleversements qui en furent la conséquence. D'abord, les législatives des 9 et 16 juin, placées sous l'étroite dépendance de la présidentielle, inversèrent les perspectives. Ensuite, la création de l'Union pour un mouvement populaire (U.M.P.) peut être ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
Année sans élections, 2003 ne fut pas politiquement paisible en France. Encore marquée par le choc de l'élection présidentielle de 2002, elle fut aussi animée par la préparation des échéances électorales de 2004 (régionales et européennes avec un nouveau mode de scrutin issu de la loi du 11 avril 2003, cantonales et sénatoriales) et par l'aiguisem ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
Alors que l'année 2003, en France, n'avait connu aucune élection, 2004 en vit quatre : cantonales, régionales, européennes et sénatoriales. Celles-ci traduisirent toutes une progression marquée de la gauche, principalement socialiste, et témoignèrent du mécontentement de nombre d'électeurs envers le gouvernement. Au-delà des résultats, les deux ca ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
En France, 2005 est une année de tensions dont la portée dépasse largement la seule classe politique. Si la gauche comme la droite apparaissent divisées par des querelles de personnes, celles-ci prennent place au sein d'une société inquiète et parcourue par des visions différentes de son avenir comme de son passé. L'événement majeur, le rejet par ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
Année sans élections, 2006 fut tout entière marquée par la perspective de la présidentielle des 22 avril et 6 mai 2007. Année de tensions à gauche, où les plaies de la division lors du référendum du 29 mai 2005 ne s'étaient pas refermées, elle le fut aussi à droite, d'autant que le gouvernement a dû affronter des crises majeures. Elle vit aussi l' ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
Marquée par deux élections successives, l'année 2007 aura été celle de la mise en place de l'équipe ministérielle dessinée par Nicolas Sarkozy et de ses premiers pas, après une campagne électorale placée sous le signe de l'attente de la nouveauté et d'une forme de « rupture » que les deux principaux candidats à l'Élysée revendiquaient avec la poli ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
L'année 2008 fut la première année pleine de la présidence de Nicolas Sarkozy. La présidence de l'Union européenne par la France pendant le second semestre, des tensions internationales majeures et l'ouverture d'une crise financière et économique de grande ampleur ont naturellement pesé sur la perception par l'opinion de la stratégie suivie. Elles ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
2009 fut la deuxième année pleine de la présidence de Nicolas Sarkozy. Marquée par la crise économique et sociale, elle a vu le président de la République et le gouvernement se consacrer en grande partie à celle-ci, sans pour autant que la poursuite des réformes ait été abandonnée. Elle a aussi conduit les autorités françaises à s'engager fortemen ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
En France, 2010 fut une année de troubles et de contestations en même temps que de réformes. À maints égards, elle apparaît comme marquée par le prolongement des tendances de l'année précédente : poursuite de la crise économique et sociale malgré une légère amélioration de la croissance, progression de l'impopularité du chef de l'État, persistance ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
Suivie et confirmée par des législatives en juin, l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2007 a donné une victoire assez large à Nicolas Sarkozy, candidat de l'U.M.P., devant sa rivale socialiste Ségolène Royal.Écrit par : Nicolas TENZER
Tenues à la suite de l'élection présidentielle, les élections législatives des 10 et 17 juin 2007 ont conforté la prépondérance de la droite. Si ces législatives ont confirmé le déclin de l'extrême droite et la faiblesse de l'extrême gauche – le Parti communiste amorçant quant à lui un certain redressement –, le troisième homme de la présidentiell ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Capitulaire de Quierzy. L'empereur Charles le Chauve, préparant son départ en Italie et voulant limiter les initiatives potentielles de son fils Louis le Bègue, décrète que les titulaires des honneurs et charges du royaume des Francs occidentaux conserveront ceux-ci pendant son absence et, s'ils devaient décéder, les transmettront à leurs fils. Ce ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique LACOUE-LABARTHE
Héritier direct de la livre tournois de l'Ancien Régime, le franc devient l'unité monétaire française aux termes de la loi du 10 avril 1795. Le 1er janvier 1999, « la monnaie de la France est l'euro » d'après l'article L 111-1 du Code monétaire et financier, et le franc n'est plus que la subdivision nationale de l'euro, avant de perdre ... Lire la suiteÉcrit par : Claude FOHLEN, Serge ORMAUX
Si la Franche-Comté, qui regroupe les départements du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort, n'apparaît qu'au dix-septième rang des régions françaises pour la superficie (16 202 km2) et au vingtième pour la population (1 163 000 habitants en 2008), elle présente cependant de nombreuses spécificités et une grande ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Au début de sa carrière militaire, Franchet d'Esperey s'était distingué en Algérie, en Tunisie, en Chine (contre les Boxers) et au Maroc (Oued Zem, Mogador, Tadla). En août 1914, commandant du Ier corps d'armée sous Lanrezac, il retarde l'avance allemande à Guise. Puis à la tête de la Ve armée, il joue un rôle capital dans la ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avocat puis homme de lettres, encouragé par Voltaire en ces termes : « Il faut bien que l'on me succède, et j'aime en vous mon héritier », François de Neufchâteau est, de 1782 à 1787, procureur général près du conseil supérieur de Cap-Français, à Saint-Domingue. De retour en France, il accueille avec enthousiasme la Révolution. En 1791, il est élu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
En 1515, en tant que chef de la branche des Valois-Angoulême, François Ier succède à son cousin Louis XII, dont il a épousé la fille, Claude de France, l'année précédente. Son règne de trente-deux ans marque profondément le xvie siècle français, transformant à l'extérieur les guerres d'Italie en un affrontement avec ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils aîné de Richard d'Étampes et petit-fils du duc Jean IV, François devint duc de Bretagne à la mort de son oncle Arthur III (le connétable de Richemont), le 26 décembre 1458. Il était aussi le gendre du duc François Ier, mort en 1450. François II tenta d'imiter le duc de Bourgogne et de réaliser enfin l'indépendance du duché. Il s'ar ... Lire la suiteÉcrit par : Armand BÉRARD
La personnalité d'André François-Poncet, germaniste, journaliste, député, ambassadeur, académicien, est tout aussi marquante que le caractère dramatique des événements auxquels il fut mêlé. Jeune lycéen, il avait été envoyé par son père magistrat étudier outre-Rhin. Normalien, il avait passé brillamment l'agrégation d'allemand. Journaliste, il fut ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien MUSSET
Les Francs, qui étaient destinés à assumer durant tout le haut Moyen Âge un rôle dirigeant parmi les peuples germaniques, apparaissent aux historiens dans des conditions obscures, vers le milieu du iiie siècle après J.-C. Leur nom est cité pour la première fois à propos d'événements de 241 et, à partir des années 275-280, ils s ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
La création des francs-archers, par ordonnance de Charles VII publiée à Montils-lès-Tours le 28 avril 1448, constitue la première mesure prise en France par le pouvoir royal pour disposer d'une troupe permanente d'hommes de pied (à l'instar de celles dont les villes s'étaient dotées dès le milieu du xive siècle pour assurer leu ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Épouse de Chilpéric Ier, roi de Neustrie, Frédégonde est née à Montdidier vers 545 et morte à Paris en 597. Simple suivante à l'origine, Frédégonde devient la maîtresse du roi mérovingien Chilpéric Ier, qu'elle persuade d'assassiner sa femme, la reine Galswinthe (vers 568). Cette dernière était cependant la sœur de Brunehaut, ... Lire la suiteÉcrit par : Thérèse CHARMASSON
Forum Julii (Fréjus) est mentionné pour la première fois dans la correspondance de Cicéron, en ~ 43, mais on ne sait rien sur l'emplacement ni sur l'importance de l'agglomération primitive. Son nom fait supposer la création ou la réorganisation par César d'une étape sur la route d'Italie en Espagne. Le port prend de l'importance avec la v ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
« Patriote ardent, au courage exceptionnel, a, dès la première heure, mis son activité totale au service de la Résistance française. Toujours à la pointe du combat, s'est attaché à forger les armes de la délivrance en créant, malgré les pires dangers, une organisation de propagande et de lutte contre l'ennemi, qui a acquis des titres impérissables ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'Élie Fréron, Stanislas, ainsi prénommé en l'honneur du bon roi polonais de Nancy et de Lunéville, hérita de son père son goût pour les pugnacités du métier de publiciste, mais se sépara de lui par son engouement pour les idées révolutionnaires. En 1790, ayant déjà une bonne pratique du journalisme, il fonde L'Orateur du peuple ; il ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BARRAL
Élève de l'École polytechnique lors de la révolution de février 1848, Charles Louis de Saulces de Freycinet se porte volontaire comme aide de camp du gouvernement provisoire. Puis sous le Second Empire, il fait carrière, à partir de 1856, dans l'administration des chemins de fer. En octobre 1870, il se trouve à Tours où Gambetta est à la recherche ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
De père alsacien et de mère normande, Roger Frey est né le 11 juin 1913 à Nouméa. Ce caldoche fera d'ailleurs ses débuts professionnels en Nouvelle-Calédonie, où il dirige les affaires familiales. Comme pour tant d'autres gaullistes, la guerre – et la Résistance – marquera un tournant dans sa vie. Il s'engage dès 1940 dans le bataillon des Forces ... Lire la suiteÉcrit par : Stéphane COURTOIS
Eugen Fried est né le 13 mars 1900 à Trnava (Tyrnau en allemand et Nagyszombat en hongrois), ville de l'ancien Empire austro-hongrois, actuellement en Slovaquie. Né dans une famille juive de petits commerçants, Eugen (Jenö) fait de brillantes études secondaires et obtient son baccalauréat en 1917. Mais il est happé par le mouvement révolutionnaire ... Lire la suiteÉcrit par : Victor-Lucien TAPIÉ
La Fronde est une période de troubles et de guerre civile qui s'est étendue sur quatre années, de 1648 à 1652, pendant la minorité de Louis XIV. La diversité des événements et la complexité de cette crise en ont rendu l'interprétation difficile aux historiens. La Fronde : vision simplifiée. Il y a eu, en réalité, plusieurs Frondes. Comme l'a obser ... Lire la suiteÉcrit par : Serge BERSTEIN
Depuis le début des années 1930, la France est confrontée à une crise multiforme, à la fois économique, politique, sociale et morale, marquée par une profonde dépression, une poussée du chômage, une chute des revenus, une perte de confiance dans la démocratie parlementaire et une impuissance des gouvernements successifs, de gauche et de droite, à ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le Directoire, dès son installation le 26 octobre 1795, s'est trouvé pris entre deux menaces : à gauche les jacobins et les babouvistes, à droite les royalistes. Le danger babouviste est écarté après l'arrestation de Babeuf en mai 1796. En revanche, longtemps limité à des complots et aux soulèvements armés (dans la Vendée, le Midi), le mouvement m ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Nom donné aux auteurs du coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) qui éliminèrent du Directoire et des conseils les partisans d'une restauration monarchiste. Barras, Reubell et La Révellière-Lépeaux furent les instigateurs de ce coup d'État, avec l'appui de généraux comme Augereau. Le coup d'État de fructidor marque une cassure dans l'h ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Organisation armée de résistance à l'occupation allemande de la France, durant la Seconde Guerre mondiale, les F.T.P., ou Francs-tireurs et partisans, avaient été créés par le Front national, lui-même mouvement de résistance en zone nord à partir de juin 1941 et qui était dominé par le Parti communiste. Ces maquisards conservèrent jusqu'à la fin d ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
De tous les impôts de l'Ancien Régime, la gabelle (impôt sur le sel) a été le plus honni. Mise au point par Philippe VI (ordonnances de 1341 et de 1343), elle ne cessa d'être perfectionnée jusqu'à la Révolution, qui l'abolit. Le sel, denrée indispensable, était produit en un nombre limité d'endroits : le Cotentin, Brouage, les côtes charentaises, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MARGOLIN
Humaniste et diplomate français, ministre général de l'ordre des Trinitaires. Né à Calonne-sur-la-Lys, près de Béthune, Robert Gaguin fait ses premières études au monastère de Préavins (où il mourra), près de Saint-Omer. Très jeune, il entre chez les Trinitaires, qui l'envoient dans leur maison parisienne des Mathurins pour y étudier la théologie. ... Lire la suiteÉcrit par : Jérôme BODIN
Né le 24 avril 1849 à Saint-Béat (Haute-Garonne), fils d'officier, Joseph-Simon Gallieni fit ses études au prytanée militaire de La Flèche, intégra l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1868 et en sortit deux ans plus tard, avec le grade de sous-lieutenant dans l'infanterie de marine, lors de la guerre franco-prussienne. Présent à Bazeilles ( ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fille d'Athanagilde, roi des Wisigoths d'Espagne, et de Goswinthe, Galswinthe était aussi la sœur aînée de Brunehaut, reine d'Austrasie, ainsi que la femme de Chilpéric Ier, roi de Neustrie. Chilpéric, qui a répudié sa première femme Audovère vers 565, épousa Galswinthe à Rouen en 567. Il lui constitua un douaire comprenant la Bigorre e ... Lire la suiteÉcrit par : Henri LERNER
La forte personnalité de Léon Gambetta domine les débuts de la IIIe République, dont il est l'un des principaux fondateurs, sinon même l'incarnation aux yeux des Français. À la fin du second Empire, ce jeune avocat, né à Cahors dans une famille d'origine italienne et qui était venu chercher fortune à Paris, est révélé par le procès Baud ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
Né à Lille le 27 février 1903, petit-fils d'un mineur du Borinage, fils d'un officier sorti du rang, homme de la frontière, Fernand Gambiez est soldat comme son père. Saint-cyrien, il mène d'abord une carrière classique : officier de légion pendant cinq ans au Maroc, stagiaire à l'École supérieure de guerre en 1935, capitaine commandant de compagn ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Né dans une famille d'officiers, et sorti major de Saint-Cyr en 1893, Gamelin fait partie de l'état-major de Joffre. C'est lui qui rédige, sinon le fameux ordre du jour de la Marne, du moins les instructions qui aboutissent à la grande victoire du 8 septembre 1914 ; c'est encore lui qui commande la 2e brigade de chasseurs à pied à la ba ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Appartenant à ce groupe d'« idéologues », comme on les a surnommés, qui ont défendu les idées nouvelles sous l'Ancien Régime et joué le rôle de philosophes de la Révolution, Garat est une personnalité du monde des lettres sous le règne de Louis XVI, lié d'amitié avec Grimod de la Reynière et Sedaine, polémiquant avec Palissot, Mercier et le marqui ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le 13 juillet 1789, le comité permanent des électeurs décide la constitution d'une force armée de 48 000 hommes pour assurer le maintien de l'ordre dans la capitale. Son commandement est confié le 15 juillet à La Fayette. Elle reçoit le nom de garde nationale. Dans la plupart des villes et dans de nombreux villages, des milices sont formées sur ce ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Officier de marine, administrateur colonial et explorateur français, né le 25 juillet 1839 à Saint-Étienne, mort le 21 décembre 1873 aux portes de Hanoï. Fils d'un officier militaire, Marie Joseph François Garnier, dit Francis, intègre en 1856 l'École navale de Brest en dépit de l'opposition de ses parents. À l'issue de sa formation, il embarque c ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Né à Marseille, frère d'un leader républicain qui fut député de la monarchie de Juillet, Garnier-Pagès a participé à la révolution de juillet 1830, mais s'est surtout livré à des activités de courtier de commerce jusqu'à la mort de son frère en 1841. Élu député de Verneuil dans l'Eure en juillet 1842, il siège dans l'opposition radicale et intervi ... Lire la suiteÉcrit par : Charles HIGOUNET
La principale originalité de la Gascogne est, peut-être, la difficulté qu'il y a à la définir. Son nom, Vasconia, attesté pour la première fois en 602, lui vient des Vascons, originaires des montagnes cantabriques, qui l'envahirent à la fin du vie siècle. Pourtant, avant même cet événement, le pays entre Garonne et Pyrénées ava ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Surnommé le Foudre d'Italie, Gaston de Foix est fils de Jean de Foix, vicomte de Narbonne, et de Marie d'Orléans, la sœur de Louis XII, et petit-fils de Gaston IV de Foix et d'Éléonore d'Aragon, reine de Navarre. Dès 1505, le roi érige pour lui le comté de Nemours en duché-pairie et lui fait même prendre le titre de roi de Navarre. Au moment de la ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Gaston II ; marié à Agnès de Navarre, fille de Philippe d'Évreux et de Jeanne de Navarre, Gaston Phébus a laissé le souvenir d'un chevalier idéal, courageux au combat, avisé dans sa politique, équitable et sage dans son administration. Le mécénat de ce prince fastueux, amateur de bâtiments et collectionneur averti, n'est pas étranger à une ... Lire la suiteÉcrit par : Henri LERNER
Le terme de Bloc des gauches désigne la coalition des modérés, des radicaux et des socialistes qui gouverne la France de juin 1899 à janvier 1906 sous le signe de l'anticléricalisme. L'arrivée au pouvoir de cette formation politique ne doit rien aux élections de 1898 favorables à la droite, mais est le contrecoup de l'affaire Dreyfus à la suite du ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Grand commis de l'Ancien Régime, Gaudin dirige de 1777 à 1789 une division au département des impositions du Contrôle général et y conçoit l'idée du cadastre. Lorsque l'Assemblée constituante organise une Trésorerie nationale, il est aussitôt appelé à en faire partie comme commissaire. À plusieurs reprises, on lui offre le portefeuille des Finance ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Déportée à Ravensbrück, première femme élevée à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur pour avoir, toute sa vie, « lutté contre l'humiliation », Geneviève de Gaulle a consacré plus de quarante ans aux actions humanitaires. Présidente de l'association ATD Quart-Monde, elle se battit contre la précarité avec l'énergie des survivantes des c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LACOUTURE
L'empreinte qu'il aura laissée sur l'histoire de son temps, le caractère à la fois tragique et décisif de ses interventions dans la vie du pays, l'originalité exubérante de son personnage, l'ampleur de ses vues, les talents d'orateur, d'artiste et d'écrivain qu'il aura déployés pour les faire prévaloir, font sans doute de Charles de Gaulle le Fran ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LELIÈVRE
La généralisation de l'instruction, en France comme ailleurs, a été promue pour des raisons différentes, voire concurrentes, à partir du xviiie siècle. Et la nature de cette instruction à généraliser est l'objet d'un débat récurrent. S'agit-il avant tout de la participation au développement technico-économique telle que l'envis ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
Au sens strict, le mot « généralité » désignait une des premières circonscriptions administratives de type moderne que le souci du contrôle fiscal avait imposées à la France. L'édit de 1542 peut, à cet égard, être considéré comme le véritable acte de naissance de cette institution : il établissait pour les impositions directes seize recettes génér ... Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
Bourgeoise intelligente, Mme Geoffrin sut devenir riche malgré des origines modestes ; son père était valet de chambre de la dauphine, sa mère n'avait pour elle qu'un esprit très distingué. M. Geoffrin, qu'elle épouse à quinze ans, ne lui apporte pas de très grands biens, mais elle sait les faire fructifier par un remarquable esprit d'o ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Journaliste et homme politique français né le 21 juin 1806 à Paris, mort le 27 avril 1881 à Paris. Fils illégitime du comte (et plus tard général) Alexandre de Girardin (1776-1855) et de Mme Dupuy, épouse d'un avocat parisien, Émile prend le nom de son père lors de la publication de sa première œuvre, Émile (1827), roman autobiographique. ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique GANIAGE
Né le 3 avril 1925 à Bordeaux dans une famille d'enseignants, André Giraud intègre l'École polytechnique en 1944. Il en sort major, ingénieur du corps des mines, non sans être passé par l'École nationale supérieure du pétrole et des moteurs. Sa carrière sera placée sous le signe de l'énergie. Entré en 1949 au ministère de l'Industrie, il entame en ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Brillant officier d'infanterie pendant la Première Guerre mondiale, Henri Giraud participe ensuite à la guerre du Rif, puis devient professeur à l'École de guerre (1927-1929). Général en 1930, il retourne au Maroc. En 1936, il est gouverneur militaire de Metz et, en 1939, il commande la VIIe armée. Le 15 mai 1940, il est nommé à la tête ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Il n'est pas facile de dégager nettement la ligne maîtresse d'un affrontement qui, sous la Révolution française, a duré plus de dix-huit mois et dont les enjeux se sont constamment déplacés. Gironde contre Montagne : pour la guerre extérieure contre la guerre intérieure, pour la saisie des ministères contre la chute de la royauté, pour le fédérali ... Lire la suiteÉcrit par : Francis BALLE
Née le 21 septembre 1916 à Genève (Suisse), Françoise Giroud, de son vrai nom France Gourdji, a consacré sa vie au journalisme, dont elle fut l'une des grandes figures au xxe siècle, mais aussi à la politique et à la littérature. Fille d'une juive séfarade et d'un journaliste turc né à Bagdad, Salih Gourdji, directeur de l'Agen ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard PONTHIEU, Universalis
Né le 2 février 1926 à Coblence, en Allemagne, dans une famille de la haute bourgeoisie d'origine auvergnate, Valéry Giscard d'Estaing fait l'École polytechnique avant d'intégrer l'École nationale d'administration (E.N.A) de 1949 à 1951. Il est nommé inspecteur des Finances en 1952 puis directeur adjoint au cabinet d'Edgar Faure, président du Cons ... Lire la suiteÉcrit par : Michèle HENG
La manufacture nationale des Gobelins est née de la fusion des ateliers parisiens de lisse et de leur réorganisation voulue par Louis XIV et Colbert. Henri IV avait créé en 1597, pour concurrencer les ateliers flamands, une manufacture transférée au Louvre en 1606 ; en outre, en 1601, deux entrepreneurs flamands, François de La Planche et Marc de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils cadet d'Eustache, comte de Boulogne, et neveu, par sa mère, du duc de Basse-Lorraine Godefroi le Bossu, à qui il succéda indirectement en 1093, Godefroi de Bouillon prit la tête de l'une des branches de la première croisade, qui atteignit l'Orient par la voie danubienne. Apprécié pour sa dévotion et sa modestie, mais plus encore pour sa prest ... Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline PUYAU
Le 20 septembre 1979, Pierre Goldman est assassiné à Paris, à trente-cinq ans, fauché par les balles de trois tueurs inconnus. Ainsi meurt un juif polonais militant, délinquant, intellectuel et écrivain, né en France. Cette énumération d'« identités » a une histoire, dont l'épisode le mieux connu – le plus public en tout cas, à défaut d'être l'ess ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Famille d'origine toscane, établie à Retz en France au xvie siècle, et dont les membres jouent un rôle important à la cour, au conseil, dans la diplomatie, l'armée et l'Église. Le membre le plus illustre de la famille Gondi est le cardinal de Retz, Jean François Paul (1613-1679), coadjuteur de l'évêque de Paris pendant la Frond ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Clotaire Ier, Gontran reçut le royaume d'Orléans, qui incluait la Bourgogne, lorsque les possessions de son père furent partagées en quatre en 561. Il agrandit son territoire lorsque son frère Caribert Ier, roi de Paris, s'éteignit en 567. Fin stratège, il s'efforça d'empêcher ses deux frères encore en vie, Chilpéric ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Seconde fille de Charles de Gonzague, duc de Nevers et de Mantoue, qui la destinait au cloître, Anne de Gonzague fut envoyée avec sa jeune sœur à Fare-Moutier où l'abbesse Françoise de La Châtre devait la préparer à « cette vocation ». Son père mort, elle quitta le couvent pour vivre avec sa sœur aînée. Belle, dotée d'un esprit fin, elle plut à la ... Lire la suiteÉcrit par : Élisabeth ROUDINESCO
Avec Théroigne de Méricourt et Claire Lacombe, Olympe de Gouges est l'une des héroïnes majeures du premier féminisme français qui se développa sous la Révolution sans parvenir à imposer l'égalité politique des sexes. Née à Montauban, elle était peut-être la fille naturelle du marquis Le Franc de Pompignan, piètre versificateur, auquel elle prétend ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre RIOUX
Né à Peypin (Bouches-du-Rhône), fils d'instituteur, Félix Gouin, après des études au lycée de Marseille et à la faculté de droit d'Aix, s'inscrit au barreau de Marseille en 1907 et y fait toute sa carrière d'avocat, plaidant pour les syndicats ouvriers avant de mêler le civil et les procès d'affaires. Dès 1902, il est militant socialiste et s'impo ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Pendant un an (juill. 1793-juill. 1794), la France a été soumise à la dictature des Montagnards. Cette période est connue sous le nom de gouvernement révolutionnaire. Élue pour élaborer une nouvelle constitution, la Convention en diffère l'application jusqu'au redressement de la situation extérieure. « Dans les circonstances où se trouve la Républ ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Maréchal de France, né le 13 avril 1764 à Toul, mort le 17 mars 1830 à Hyères. Après des études dans le domaine des arts, le marquis Laurent de Gouvion-Saint-Cyr s'engage en 1792 comme volontaire dans les armées de la Révolution française. Il doit à sa conduite héroïque lors des batailles de Mayence et de Mannheim (Allemagne) en 1795 d'être promu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La peur a joué un rôle important dans le déroulement de la Révolution française : peur du complot aristocratique à la veille du 14 juillet 1789, peur des partageux et des anarchistes au moment de Brumaire 1799, mais le terme de Grande Peur a été réservé aux insurrections paysannes de 1789. Dans les campagnes où sévit la disette, conséquence des ma ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Sessions judiciaires exceptionnelles tenues par des commissions du parlement en diverses provinces afin d'y accélérer les appels et de rapprocher la justice des justiciables. Souvent motivée par des considérations politiques, la tenue de Grands Jours demeura toujours à la discrétion du roi de France et fut l'une des concessions les plus spectacula ... Lire la suiteÉcrit par : Joël SCHMIDT
Fils de Nicolas Perrenot ministre de Charles Quint, ancien maréchal impérial à Besançon et conseiller du parlement de Dôle, Antoine de Granvelle se destine à la carrière ecclésiastique et devient évêque d'Arras en 1540. Ayant servi loyalement Charles Quint dont il est l'un des conseillers « bourguignons » tant au concile de Trente que lors de la r ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PLONGERON
Né à Vého, près de Lunéville, fils unique d'un tailleur d'habits. Des études chez les Jésuites de Nancy, de 1763 à 1768, mènent Henri Grégoire au séminaire de Metz, où enseigne le lazariste Lamourette, futur évêque et député de Rhône-et-Loire. Ordonné prêtre en 1775, il obtient, en 1782, la cure d'Embermesnil. Une ample correspondance avec l'Europ ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
L'affaire du camp de Grenelle est l'épisode décisif de la conjuration des Égaux animée par Gracchus Babeuf. Cet ancien feudiste, qui rêvait d'un communisme agraire, prépare un complot en liaison avec d'anciens Montagnards. Après l'échec des journées de germinal et de prairial an III (1er avril et 20 mai 1795), il convient de renoncer à ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Né à Tourcoing le 9 juillet 1901, Fernand Grenier est le fils d'un ouvrier métallurgiste mort pour la France en 1917. Ouvrier boulanger, il témoigne de son antimilitarisme lors de l'occupation de la Ruhr. Dès 1924, il suit les cours de l'école centrale du parti, aux côtés de Jacques Duclos. À la mairie d'Halluin avant guerre, comme député de Saint ... Lire la suiteÉcrit par : Martin VANIER
Entrer dans Grenoble, c'est entrer dans les Alpes. À 212 mètres d'altitude, sous des cimes culminant entre 2 000 et 3 000 mètres, les 560 000 habitants de l'agglomération grenobloise (estimations de 2005) occupent le site réputé le plus plat de France, bien qu'exceptionnel pour ce qu'il donne à voir. Car, au bout de chaque rue, la perspective rapp ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Le sang-froid de Grévy, avocat, théoricien du droit, n'avait d'égal que sa maîtrise du langage : « Ses mots sont frappés en médaille » disait-on. La finesse d'esprit était réelle dans ce corps de grenadier. La fermeté de ses convictions républicaines ne se démentit jamais. Il avait débuté en 1848 en proposant un amendement fameux contre l'élection ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Né le 15 septembre 1715 à Amiens, Jean-Baptiste Vaquette de Gribeauval entre comme volontaire dans l'armée française en 1732 et devient officier en 1735. À sa mort, le 9 mai 1789 à Paris, il avait le grade de général En 1757, sa connaissance de l'artillerie prussienne lui vaut d'être invité en Autriche par Marie-Thérèse et il sert dans l'armée aut ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Maire du palais d'Austrasie (643-656). Grimoald succéda à son père, Pépin de Landen, en 643 et, pendant treize ans, demeura au service du roi Sigebert III. Lorsque ce dernier mourut en 656, Grimoald, riche et puissant, convainquit un nombre suffisant de partisans qu'il était temps de supplanter les Mérovingiens. Il fit alors tonsurer le fils et hé ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Communiste internationaliste, Louis Gronowski a été l'une des incarnations des révolutionnaires « sans patrie ni frontières » qui ont lutté pour le triomphe des principes marxistes. C'est dans cette perspective qu'il a joué un rôle majeur pendant la Seconde Guerre mondiale en qualité de premier responsable du triangle directeur de la M.O.I., main- ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Transfuge de sa classe (pour emprunter au marxisme son vocabulaire), Grouchy offre l'exemple typique de ces nobles qui, choisissant le parti patriote contre le parti aristocrate, embrasseront la cause révolutionnaire avec autant de persévérance que de détermination. Beau-frère de Condorcet et de Cabanis, esprit attentif et curieux, il restera l'am ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier BALABANIAN
La préfecture de la Creuse est l'archétype de la petite ville administrative en milieu rural qui joue toutefois un rôle important dans l'activité du nord-est de la région Limousin. Guéret ne prend une allure urbaine que tardivement (aux xve et xvie siècles) mais confirme sa vocation et devient le chef-lieu d ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
La guerre de Cent Ans, outre l'intérêt qu'elle a suscité chez les spécialistes de l'histoire militaire et politique, propose aux historiens un ensemble de problèmes importants. Le problème de ses origines dépasse la vaine question des responsabilités et, par-delà les explications dynastiques, politiques et ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre ROLLAND
À la suite de l'épuisement du mouvement des pasteurs prédicants, première résistance née de la révocation de l'édit de Nantes, le prophétisme se répand en Cévennes et bas Languedoc. Commis à l'instigation des prophètes Abraham Mazel et Esprit Séguier, le meurtre de l'abbé du Chaila, chargé de la surveillance des « religionnaires », et la délivranc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
Guibert écrivait en 1790 : « Quand les nations elles-mêmes prendront part à la guerre tout changera de face ; les habitants d'un pays devenant soldats, on les traitera comme ennemis, la crainte de les avoir contre soi, l'inquiétude de les laisser derrière soi, les fera détruire. Ah ! c'était une heureuse invention que ce bel art, ce beau système d ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine REBÉRIOUX
Le nom de Jules Guesde est indissolublement lié à un courant historique du socialisme français, le guesdisme, qui apparaît dans les années 1880 et qui a joué un rôle important dans la fondation de la Section française de l'Internationale ouvrière (S.F.I.O.) en 1905. « Le socialisme fait homme » : ainsi a-t-on souvent qualifié Jules Guesde. Nul dou ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
« En 1772, M. de Guibert fit paraître son Traité de tactique qui causa le plus grand bruit à cause de la préface qui était fort hardie, ce qui l'obligea à voyager. » Cette remarque provient des notes de Bonaparte, alors jeune officier et qui saluait ainsi l'un de ses maîtres à penser. Lieutenant à treize ans au régiment d'Auvergne, capita ... Lire la suiteÉcrit par : Yves CHEVRIER
Jacques Guillermaz, historien du Parti communiste chinois en même temps qu'officier et diplomate, devait « sa vie pour la Chine » au hasard d'une nomination. Diplômé de Saint-Cyr, il devient attaché militaire adjoint à Pékin en mai 1937, à la veille de l'invasion japonaise. Alors que les combats s'étendent vers le centre et le sud, obligeant le go ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel LE CLÈRE
Né à Saintes, Guillotin est un brillant élève ; poussé par ses maîtres, il entre d'abord dans la Compagnie de Jésus et enseigne à Bordeaux au collège des Irlandais. Mais, de caractère indépendant, il quitte les ordres et fait sa médecine. Reçu « avec éloge », il est nommé docteur-régent de la faculté de Paris. La science de Guillotin le fait désig ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
« Extraordinaire entraîneur d'hommes que son exemple galvanise », « une des plus belles figures de la Résistance », ces mots de la citation le nommant chevalier de la Légion d'honneur, le 7 juillet 1945, puis sa désignation de Compagnon de la Libération par décret du 19 octobre 1945 ont témoigné du rayonnement de Georges Guingouin, « premier maqui ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Issus de la branche cadette de la maison ducale de Lorraine, dont ils se sont détachés avec Claude Ier, fils du duc René II, au début du xvie siècle, les Guise dominent la vie politique française du milieu et de la seconde partie du xvie siècle avec les deux frères : François Ier de Gui ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Né à Nîmes, d'un père protestant victime de la Terreur, Guizot reçoit une éducation austère à Genève. À Paris, son mariage avec une femme de lettres, Pauline de Meulan, l'engage dans la littérature. En 1812, professeur d'histoire moderne à la Sorbonne, il devient le disciple de Royer-Collard, dont l'amitié, après 1814, le pousse dans la haute admi ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Altération du mot Aquitaine qu'elle a remplacé au xiiie siècle. Le traité de Paris de 1259 désigna ainsi tout le territoire qui, au sud-ouest de la France, était tenu en fief par les Plantagenêt. Ce duché de Guyenne, successeur lointain de l'antique Aquitaine seconde, avait pour cœur la région bordelaise et, au sud, longeait l' ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
Né le 28 juin 1927 dans une famille d'horticulteurs, Michel Guy est horticulteur lui-même de 1950 à 1970 tout en constituant une collection d'œuvres d'art qui réunit en particulier les peintres américains des années 1960 et Bram Van Velde. Georges Pompidou, son ami, qui a comme lui le goût de l'art contemporain, en fait son conseiller pour la mode ... Lire la suiteÉcrit par : Thérèse CHARMASSON
C'est moins à son site qu'à sa bonne fortune politique qu'est dû le développement de Haguenau. Ses origines remontent au xie siècle : en 1030, Hugues IV d'Eguisheim fonde un château dans une île de la Moder ; son fils, le pape Léon IX, consacre la chapelle castrale en 1050. Après son passage à la famille des Hohenstaufen, le ch ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MIAILLE
Née en 1927 à La Goulette, en Tunisie, Gisèle Zeiza est issue d'une famille judéo-arabe pauvre, peu cultivée et traditionaliste. Refusant son destin tout tracé d'épouse et de mère soumise, elle achève ses études secondaires, entre à l'université à Tunis puis, à Paris, obtient sa licence en droit qui la conduit aux barreaux de Tunis en 1949 puis de ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Né à Paris, Léo Hamon, né Léo Goldenberg est fils d'un médecin marxiste émigré de Russie ; avocat à vingt-deux ans et secrétaire de la conférence du stage des avocats à la Cour de cassation et au Conseil d'État, il est docteur en droit en 1932. S'il éprouve « la vénération du droit public », ce spécialiste de droit administratif prend aussi plaisi ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe DENOIX
Le terme harkis, tiré de l'arabe harka (mouvement), s'applique aux soldats de certaines unités supplétives autochtones d'Algérie engagées avec l'armée française contre la rébellion indépendantiste, de 1954 à 1962. Cette appellation s'est étendue abusivement à tout autochtone ayant pris le parti de la France durant la guerre d'Algérie, qu' ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Ayant hérité de son père la filature du Val-des-Bois près de Reims, Léon Harmel entreprend de faire de son usine une sorte de communauté chrétienne où les ouvriers dirigent eux-mêmes un ensemble d'œuvres sociales : mutuelle scolaire, enseignement ménager, cité ouvrière... Il institue, en 1883, la participation des travailleurs à la direction et au ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Administrateur français, né le 27 mars 1809 à Paris, mort le 11 janvier 1891 à Paris. Par son père, Georges Eugène Haussmann est le petit-fils d'un membre de la Convention et, par sa mère, celui d'un général de Napoléon. Il étudie le droit à Paris et devient fonctionnaire en 1831. Il débute comme secrétaire général de préfecture, gravissant progre ... Lire la suiteÉcrit par : Armand FRÉMONT
Le Havre, chef-lieu d'arrondissement de la Seine-Maritime, est avant tout un très grand port. La ville, la plus peuplée de Normandie, compte 193 259 habitants et l'agglomération, au deuxième rang après celle de Rouen, 258 514 hab.Le port du Havre fut créé tardivement, en 1517, sur ordre du roi François Ier. Au moment où s'ouvraient les ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avec Marat et Desmoulins, Hébert a été le plus célèbre journaliste de la Révolution française, le plus discuté aussi. Fils d'un bourgeois aisé et d'une mère d'origine noble, il ne parvint jamais, contrairement à la légende qui l'assimile à son personnage, le Père Duchesne, à se débarrasser de ses origines. Le journaliste Fiévée, qui l'entendit aux ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Robert le Pieux, associé au trône en 1027, et seul roi à la mort de son père (20 juill. 1031). Son frère Robert, que soutenaient la reine mère Constance d'Arles et le comte de Blois, tenta de lui enlever la couronne et occupa le domaine royal. L'appui du duc de Normandie et des comtes d'Anjou et de Flandre permit à Henri Ier de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fils de François Ier, Henri II hérite, à la mort de son père en 1547, du plus puissant et du plus riche royaume européen, dont la cohésion contraste avec l'hétérogénéité de l'Empire des Habsbourg et la multiplicité de petits États ; mais il doit faire face à la coalition antifrançaise d'une partie de l'Europe occidentale. Le nouveau roi ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
Ayant d'abord reçu le titre de duc d'Angoulême et les prénoms d'Alexandre-Édouard, auxquels sa mère Catherine de Médicis substitua en 1565 celui d'Henri, en souvenir de son père Henri II, Henri fut duc d'Orléans (1560) puis d'Anjou (1566) avant de succéder sous le nom d'Henri III à son frère, Charles IX, décédé le 31 mai 1574. Celui qui devait êtr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Nul roi ne fut, de son vivant, plus passionnément discuté. Nul non plus ne fut, mort, plus pleuré, adulé. Nul crime politique n'a tant « choqué » les contemporains que l'assassinat du 14 mai 1610. Personnalité complexe, Henri IV est entré dans l'histoire française comme le symbole d'un monarque idéal, tel que pouvait le rêver l'opinion française d ... Lire la suiteÉcrit par : Guy ROSSI-LANDI
Professeur de l'enseignement libre puis viticulteur, Philippe Henriot adhère en 1925 à la Fédération nationale catholique du général de Castelnau et en devient rapidement un des principaux orateurs. Partisan de l'union nationale, assez proche de Tardieu, il est candidat en 1928, élu député de la Gironde en 1932, réélu en 1936 mais invalidé, humili ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Trois décennies après sa mort, Herriot apparaît déjà comme l'homme d'un moment de l'histoire française, la IIIe République, qu'il perpétua jusque sous la IVe : démocratie parlementaire, liberté de la presse et de réunion, liberté syndicale à ses débuts, libéralisme économique, liberté de pensée et laïcité. Ces principes, qu'i ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre ALBERT
D'origine relativement modeste, Gustave Hervé commença sa carrière dans l'enseignement comme surveillant, puis comme professeur d'histoire à Rodez en 1897. Son militantisme dreyfusard et son anticléricalisme, ses opinions ultra-démocratiques lui valurent d'être deux fois muté. Professeur au collège de Sens en 1900, il collabora au Travailleur ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
Né d'une grande famille carolingienne, Hincmar est, en 832, moine bénédictin à Saint-Denis ; appelé par Louis le Pieux à la cour impériale, il assiste les évêques dans leurs assemblées. En 845, le roi de France Charles le Chauve lui confie le siège archiépiscopal de Reims, qu'il occupera jusqu'à sa mort, survenue alors qu'il fuyait devant les enva ... Lire la suiteÉcrit par : Florence MURACCIOLE
La France et l'Europe lui doivent beaucoup, mais elles le savent peu, tant Étienne Hirsch a traversé le siècle avec discrétion. Ce “grand commis”, pourtant, n'a guère manqué les rendez-vous de l'histoire, mais il répugnait à paraître. L'homme privé, aussi, savait cacher ses blessures : la mort en déportation de son père, de sa mère, de sa sœur et ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Versailles, fils d'un palefrenier du roi. Fusilier puis caporal aux gardes françaises, Lazare Hoche, pendant ses heures de loisir et de congé, confectionne des ouvrages de dentelle qu'il vend pour avoir de quoi s'acheter des livres ; passionné surtout de Plutarque et de Rousseau, il acquiert une solide instruction. Ardemment « patriote », il ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Résistant communiste. Issu d'une famille juive qui s'installe en Bessarabie (roumaine à partir de 1917), Boris Holban (Bruhman de son vrai nom) adhère en 1930 au Parti communiste roumain clandestin. Après plusieurs emprisonnements, déchu de sa nationalité, il arrive en France en 1938 et s'engage comme volontaire étranger dans l'armée française. Il ... Lire la suiteÉcrit par : Delphine DULONG
Avec son apparence bonhomme et sa hantise du conflit, le premier secrétaire du Parti socialiste (P.S.) est souvent présenté comme un « gentil ». Si ce qualificatif renvoie bien, dans un registre psychologique, au manque d'autorité politique qui le caractérise (il n'a jamais été ministre et n'a pas de courant au sein du P.S.), il tend à masquer un ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Ensemble des services domestiques attachés à la personne du roi, l'hôtel du roi est pour les Capétiens ce qu'était le Palais pour les Mérovingiens et les Carolingiens. Il comprend le sénéchal ou dopifer, maître de l'hôtel, qui a la haute main sur l'approvisionnement et sur la bonne marche de l'ensemble ; le connétable, chargé des étables et des éc ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
Lorsque, en janvier 1994, au XXVIIIe congrès du Parti communiste français (P.C.F.) Georges Marchais l'appelle pour lui succéder, Robert Hue est encore un inconnu du grand public. Il avait juste fait parler de lui, pendant l'hiver de 1981, en prenant la tête d'une manifestation dans sa ville de Montigny-lès-Cormeilles (Val-d'Oise) contre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Désignant les calvinistes français, le vocable « huguenot » est doublement d'origine genevoise, puisqu'il est apparu dans cette ville dans les années 1520-1525 par une double dérivation-altération du mot allemand Eidgenossen (les compagnons du serment, désignant les confédérés suisses) et du prénom personnel Hugues synthétisés en « eignot ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Issu de la famille des Robertiens qui domine la Francie (région entre Meuse et Loire) depuis un siècle, et qui a déjà donné deux rois (Eudes — 888-898, et Robert — 922-923), Hugues Capet est, à la veille de son élection à la royauté, le prince le mieux pourvu du royaume : duc de France, duc de Bourgogne, il est suzerain du duc de Normandie (il a p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Comte de Paris et duc de France, Hugues le Grand est fils de Robert Ier (roi de France de 922 à 923) et neveu d'Eudes (comte de Paris et roi de 888 à 898). Maître d'un important groupe de comtés situés entre la Seine et la Meuse et, après 943, de la Bourgogne, bénéficiant en outre d'alliances comme celle de l'empereur Otton Ier ... Lire la suiteÉcrit par : Patrice BRET
On sait la fascination que l'Égypte exerce sur les Français et combien le mythe napoléonien est resté vivace. On pouvait donc prédire le succès – au demeurant mérité – de l'exposition Il y a 200 ans, les savants en Égypte, que la Grande Galerie du Muséum national d'histoire naturelle de Paris a consacrée, du 11 mars au 6 juillet 1998, aux ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
À la mort de Louis XIII, tous ceux qui ne veulent plus d'un Premier ministre puissant et espèrent, à la faveur d'un changement, se pousser aux affaires sont liés à la régente Anne d'Autriche, souhaitant le renversement à leur profit de la politique générale. On trouve à la tête de ce groupe la duchesse de Chevreuse, le duc de Beaufort, petit-fils ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Au sein du parti montagnard s'est développé en France, devant les excès de la Terreur, un mouvement qui reçut le nom de faction des indulgents. Ces indulgents souhaitent un retour à la paix intérieure et extérieure et la fin des excès terroristes. Leur chef de file est Danton, leur porte-parole Camille Desmoulins qui fonde un journal, Le Vieux ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Née des excès et des dangers suscités par la vénalité des offices, l'intendance possède une histoire longue et complexe. On peut y distinguer trois périodes principales : de la fin du xve siècle jusque vers 1634-1637, une série de tâtonnements dégage progressivement l'« intendant » du corps des « commissaires » ; de 1634 à 1670 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fille d'Étienne II, duc de Bavière, et de Tadea Visconti. Mariée en 1385 au roi de France Charles VI, dont la tante, Isabelle, fille de Jean le Bon, avait épousé en 1360 le duc de Milan Jean-Galéas Visconti. Isabeau de Bavière joua certainement un rôle déterminant dans le mariage du jeune Louis d'Orléans, frère de Charles VI, avec Valentine Viscon ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Après la signature des traités de Bâle et de La Haye en 1795, la France n'a plus sur le Continent comme adversaire que l'Autriche. Devenu directeur, Carnot conçoit le projet de lancer trois armées sur Vienne : deux ont mission d'atteindre la capitale autrichienne par la vallée du Main et celle du Danube, la troisième doit passer par la vallée du P ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MORELLE
Né à Abeilhan (Hérault), Georges Izard, ses études de droit terminées, s'inscrit au barreau de Paris en 1932. À cette époque, il fonde, avec Emmanuel Mounier, la revue Esprit, dont il assure la rédaction en chef. Trois ans auparavant, il avait épousé Catherine Daniélou, sœur de celui qui allait devenir le cardinal Jean Daniélou, fille de ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LEFORT
À l'époque de la dernière guerre mondiale et pendant la période de rationnement qui se prolongea au-delà de son terme, le terme de J 3 désignait, en France, une catégorie de consommateurs, celle des adolescents, qui jouissait d'une carte d'alimentation donnant droit à une nourriture plus riche que celle des adultes. On appela familièrement J 3 l'a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Le 30 avril 1789, à Versailles, les députés du tiers état de Bretagne, parmi lesquels Le Chapelier, Lanjuinais, Coroller et Defermon, se réunissent pour débattre ensemble de leur attitude cinq jours avant l'ouverture des États généraux. C'est l'origine du Club breton auquel s'agrégeront très vite des députés « patriotes » venus d'autres provinces ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
En novembre 1794, la réaction thermidorienne impose la fermeture du club des Jacobins. L'histoire du jacobinisme n'est pas pour autant terminée, même si elle est éclipsée sous le Directoire par le babouvisme. Après l'amnistie qui suit le coup de force du 13 vendémiaire (oct. 1795), les Jacobins se regroupent. Dans leurs rangs figurent des bourgeoi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Révolte paysanne qui affecta en 1358 la région parisienne et principalement l'Île-de-France, le Beauvaisis et la Brie ; la première manifestation eut lieu le 28 mai à Saint-Leu-d'Esserent. Principalement dirigé contre les nobles, le mouvement fut extraordinairement violent : des seigneurs furent massacrés, des femmes violées, un enfant rôti vif. S ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine REBÉRIOUX
Le réveil des études jaurésiennes a mis en évidence, après une longue période vouée surtout à l'hagiographie, parfois même à l'oubli, l'importance exceptionnelle du fondateur de L'Humanité. Au portrait du vieux socialiste barbu, aux échos de son éloquence chaleureuse, plus ou moins démodée, se substituent peu à peu de nouvelles images. Si ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Issu d'une famille protestante de Montauban convertie de force, élevé chez les jésuites qui voudraient l'enrôler sous leur étendard, Jeanbon préfère entrer dans la marine marchande et devenir capitaine au long cours ; un peu plus tard, il revient à la théologie, mais pour se faire pasteur protestant et exercer son ministère dans son pays natal. Ja ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils d'Érard II de Brienne. D'abord destiné à la vie religieuse, puis chevalier, il participa à la Quatrième Croisade, en 1204. Désigné par Philippe Auguste pour être l'époux de Marie de Montferrat, reine de Jérusalem, il repartit pour la Terre sainte en 1210. Veuf en 1212, il assuma la régence pour sa fille, Yolande ; il se remaria avec Isabelle, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils aîné de Philippe VI de Valois et de Jeanne de Bourgogne, Jean fut duc de Normandie, puis roi le 22 août 1350. Excellent chevalier, sa bravoure lui interdit la fuite qui avait sauvé son père à Crécy. D'intelligence probablement médiocre, il ne put éviter de graves maladresses qui lui aliénèrent le plus souvent le concours des états, maîtres de ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Jeanne d'Arc qui, grâce à la documentation d'une exceptionnelle richesse constituée par les dossiers de ses deux procès (condamnation en 1431, réhabilitation en 1456), est l'un des personnages les mieux connus du xve siècle reste pourtant mystérieuse. Cela tient d'abord au contraste qui rend son action et les sources historique ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie, Jeanne fut mariée, à l'âge de douze ans, à son cousin Louis d'Orléans, dont la maison faisait à certains moments figure de rivale de la branche aînée, celle de Valois. L'infirmité de la princesse, qui était née difforme, laissait penser à Louis XI que ce mariage mettrait un terme à la lignée des Orléans ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Petite-fille, par son père, du roi Robert d'Anjou, Jeanne lui succéda en 1343. Fiancée en 1333 à André de Hongrie, elle l'épousa dix ans plus tard et le fit sans doute assassiner en 1345 ; elle se remaria en 1347 avec son cousin Louis de Tarente, qui mourut de la peste en 1362. Jusqu'à cette date, la politique angevine fut en grande partie influen ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
S'il fut, comme son père, ministre du général de Gaulle puis son premier ambassadeur dans l'Algérie indépendante, Jean-Marcel Jeanneney a été surtout un économiste. Agrégé de sciences économiques en 1936, professeur à la faculté de droit de Grenoble à vingt-sept ans, il en fut le doyen de 1947 à 1951 avant d'être professeur d'économie politique à ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils aîné du duc de Bourgogne Philippe le Hardi et de Marguerite de Flandre, Jean, comte de Nevers, participa à la croisade organisée par Sigismond de Hongrie, fut pris par les Turcs lors du désastre de Nicopolis le 25 septembre 1396 (il y avait si bien combattu qu'il y gagna le surnom de Jean sans Peur) et ne revint en France qu'en 1398. Il devin ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
Michel Jobert, décédé le 26 mai 2002, est enterré au côté de son épouse, à quelques kilomètres du château de La Ferté-Vidame qui appartint au duc de Saint-Simon. Né à Meknès, au Maroc, le 11 septembre 1921, Michel Jobert n'avait pourtant aucune attache particulière avec ce coin reculé de l'Eure-et-Loir, sinon une admiration pour le célèbre mémoria ... Lire la suiteÉcrit par : André DAUBARD
Fils d'un petit propriétaire viticulteur, Joseph Joffre fait de brillantes études et, grâce à l'aide de ses compatriotes, prépare l'École polytechnique où il entre, benjamin de sa promotion. Lieutenant, puis capitaine au 1er génie à Versailles, il participe à la reconstruction de l'enceinte fortifiée de Paris. Prématurément veuf, il dem ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Sénéchal de Champagne, Jean de Joinville participa en 1248 à la Septième Croisade où il connut rapidement des difficultés financières, et passa au service du roi, dont il devint le confident et le conseiller. Pris avec Saint Louis par les Mamelouks (1250), il fut chargé de négocier avec les Templiers l'emprunt de la somme nécessaire à la rançon de ... Lire la suiteÉcrit par : Thomas MARTY
Eva Joly, née Eva Gro Farseth à Oslo en 1943, fut d'abord, avant d'entrer en politique, une magistrate française dont la carrière atypique connut un point d'orgue avec l'instruction de l'affaire Elf dans les années 1990. Cette affaire a fait d'elle l'un des principaux protagonistes du combat juridique et de la révélation médiatique des formes de c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Certains critiques ou historiens, dont Sainte-Beuve qui lui consacra une étude approfondie en 1869, ont considéré Antoine Henri Jomini comme l'un des plus grands stratèges d'une époque qui fut pourtant celle de Napoléon et de Clausewitz. Le Vaudois Jomini, employé de banque à Bade devenu officier dans les troupes helvétiques, se fait remarquer en ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Issu d'une bonne famille de parlementaires (son père a été président aux requêtes du Parlement de Paris, puis ambassadeur à Venise, enfin chancelier de François d'Alençon), le père Joseph se situe donc dans un milieu étonnamment ouvert, marqué à la fois par le service de l'État et par l'intérêt profond pour les questions religieuses. Capucin en 15 ... Lire la suiteÉcrit par : José MURACCIOLE
Née à la Martinique, Marie-Josèphe Rose Tascher de La Pagerie appartenait à une famille installée « aux Isles » depuis un demi-siècle. Elle mena jusqu'à seize ans une existence libre et oisive comme les jeunes créoles d'une époque peu exigeante en matière de moralité. Elle épousa, en France, le chevalier Alexandre de Beauharnais le 13 décembre 177 ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
Le 3 avril 1993, lorsqu'il annonce son retrait de la vie politique, Lionel Jospin n'est plus rien. Ou presque. Simple conseiller général de Cintegabelle, en Haute-Garonne. « Sainte-Gamelle », ironise-t-on alors. Il vient d'être battu, comme tant d'autres, aux élections législatives. Un an plus tôt, il a perdu le portefeuille de l'Éducation nationa ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né dans l'Ain, Joubert s'évade du collège à quinze ans pour s'engager, puis se retrouve étudiant en droit à Dijon en 1789 et s'engage de nouveau en 1791. De 1792 à 1797, il prend ses grades dans l'armée d'Italie, s'illustre à Rivoli, soumet le Tyrol dans les dernières semaines de la campagne. Le Directoire l'emploie alors à des occupations peu mil ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine REBÉRIOUX
La vie et la carrière d'Yves Jouffa sont marquées par ses origines juives et laïques, par les compétences juridiques qu'il a tôt acquises et par la constance d'un militantisme de gauche, longtemps « dissident » par rapport aux grands partis, qui le porta, de 1984 à 1991, à la présidence de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LACOUTURE
Nul mieux qu'Edmond Jouhaud n'aura su incarner avec fougue et sincérité la cause de l'« Algérie française ». Par ses origines, sa bravoure, son tempérament bouillant, son sens de la solidarité, son physique robuste et bien méditerranéen, il est en quelque sorte le « pied-noir » type, dont la carrière, la révolte et les malheurs ne cesseront de nou ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né à Aubervilliers, d'un père ancien communard, employé dans une manufacture de tabac, Léon Jouhaux, après avoir obtenu son certificat d'études et préparé l'École des arts et métiers, est embauché d'abord dans une serrurerie ; puis il rejoint son père à la manufacture. Il a alors seize ans et fréquente les groupes anarchistes. En 1901, il est cond ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un chirurgien de Limoges, Jourdan a fait comme simple soldat la guerre d'Amérique avant de s'établir comme mercier à Limoges ; volontaire de 1791, il sert sous Dumouriez à l'armée du Nord ; général de division dès juillet 1793, il est en septembre (avec Pichegru et Hoche) l'un des commandants en chef « sans-culottes » nommés par le Comité d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Famille originaire de Champagne, dont un membre, l'avocat Jean Jouvenel (1350 env.-1431) vint faire une brillante carrière à Paris où il devint prévôt des marchands, puis avocat du roi au parlement. Les Parisiens lui durent pour une bonne part la reconquête des privilèges qui leur avaient été retirés en 1383 après l'échec de la révolte des Maillot ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Mort à Paris, le 6 avril 1991, Louis Joxe a pendant quarante-sept ans exercé les plus hautes fonctions et mandats de la République, tour à tour conseiller d'État, ambassadeur de France, ministre d'État, membre du Conseil constitutionnel. Issu de quatre générations de professeurs, Louis Joxe naît à Bourg-la-Reine, le 16 septembre 1901. Agrégé d'his ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
La monarchie de Juillet tire son nom de l'émeute qui se transforma en révolution, les 27, 28 et 29 juillet 1830 (les Trois Glorieuses). Cette origine révolutionnaire et le choix du duc d'Orléans, devenu Louis-Philippe, parce que Bourbon pour les uns, quoique Bourbon pour d'autres, expliquent l'ambiguïté du régime qu'une autre révolution devait emp ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
Pierre Juillet, sle conseiller de l'ombre par excellence, a suivi Georges Pompidou de Matignon à l'Élysée, puis accompagné les premiers pas de Jacques Chirac sur le devant de la scène politique. Né en 1921 dans la Creuse, où il conservera toujours une gentilhommière et un élevage de moutons, Pierre Juillet n'a pour tout bagage qu'une licence en dr ... Lire la suiteÉcrit par : Émilien CONSTANT
L'élection, les 23 et 24 avril 1848, d'une Constituante républicaine modérée a été ressentie comme une défaite par l'extrême gauche révolutionnaire. Au cours de la journée du 15 mai, des émeutiers, peut-être manipulés par la police, réclament une intervention en faveur de la Pologne mais prétendent aussi, à l'exemple des « journées » de la grande ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Né en Algérie dans une famille modeste (il se plaisait à rappeler qu'il était fils de gendarme), sorti major de Saint-Cyr en 1912 dans la promotion du général de Gaulle, Alphonse Juin se bat au Maroc jusqu'en 1914 puis sur le front français avec les tabors marocains. Il y est cinq fois cité et y perd définitivement l'usage de son bras droit. Aide ... Lire la suiteÉcrit par : Robert FOHR
Fille d'un notaire royal puis receveur des finances à Paris, née à Lyon en 1777, Juliette Bernard prit le nom sous lequel elle est devenue célèbre en épousant, pendant la Terreur, un homme bien plus âgé qu'elle, le banquier Jacques-Rose Récamier, avec qui elle entretint une affection platonique. Juliette Récamier garda toujours des liens avec sa v ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques POULET
Après avoir entrepris de solides études de droit, Andoche Junot s'engagea dans l'armée du Rhin. À Toulon, Bonaparte le distingue pour sa bravoure et en fait son secrétaire. Junot sera pendant longtemps son meilleur ami. D'un courage extraordinaire, il se couvre de gloire en Italie, puis en Égypte. Loin d'être un soudard, Junot est cependant beauco ... Lire la suiteÉcrit par : Thomas FERENCZI
Brillante mécanique intellectuelle, pur produit de la méritocratie républicaine, Alain Juppé est né le 15 août 1945, à Mont-de-Marsan, d'une famille d'exploitants agricoles aisés. Entré à Normale sup' à dix-neuf ans en 1964, agrégé des lettres classiques trois ans plus tard, puis énarque et inspecteur des finances, il a fait ainsi partie de ces « ... Lire la suiteÉcrit par : Christian CAUJOLLE
Le photographe Élie Kagan est né à Paris en 1929 ; ses parents, tous les deux juifs (son père d'origine russe, sa mère polonaise), étaient installés dans le Xe arrondissement. Le jeune adolescent est confronté à l'antisémitisme, à l'Occupation, à la déportation des siens. Il porte l'étoile jaune avant d'être caché durant de longs mois d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Strasbourg, fils d'un maçon, Kléber se destine d'abord à l'architecture, suit à Paris les cours de Chalgrin, exerce sa profession à Besançon puis à Strasbourg. On le retrouve à l'École militaire de Munich. Il est ensuite sous-lieutenant dans l'armée autrichienne d'où il démissionne en 1785. Le revoici en Alsace comme inspecteur des bâtiments ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
D'origine alsacienne, le futur général s'engage à dix-sept ans dans l'infanterie et termine la Première Guerre mondiale comme officier avec trois citations. Passé dans les chasseurs alpins, Pierre Kœnig sert en Silésie, dans les Alpes et en Rhénanie. En 1930, il est affecté à la Légion étrangère et prend part à la pacification du Maroc. En 1940, l ... Lire la suiteÉcrit par : Antoine SCHWARTZ
En mai 2007, le choix du nouveau président Nicolas Sarkozy de nommer Bernard Kouchner, cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde, au ministère des Affaires étrangères et européennes pouvait surprendre. Rien de moins évident, en effet, que d'imaginer cette figure emblématique de l'humanitaire, célèbre pour ses coups d'éclats m ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique ANDOLFATTO
Syndicaliste français, Henoch Krasucki est né le 2 septembre 1924, à Wolomin, près de Varsovie. Il a deux ans lorsque ses parents, juifs et communistes, émigrent à Paris, où il prendra le prénom d'Henri. Son père, Isaac Krasucki, tient un atelier de tricot dans le quartier de Belleville, qui compte alors une importante communauté yiddish. Il est é ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Amiral français, responsable du sabordage de la force navale de haute mer à Toulon, le 27 novembre 1942. Le comte Jean de Laborde, né le 29 novembre 1878 à Chantilly, fut le premier chef de l'aviation maritime. Préfet maritime de Bizerte de 1932 à 1936, il est vice-amiral commandant en chef pour l'Atlantique en 1940 avant d'être nommé à Toulon à l ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel LE CLÈRE
Bien éclipsée pendant un siècle par tant d'autres criminels aussi effrayants et plus récents, la figure de Lacenaire est sortie de l'ombre grâce aux Enfants du paradis de Prévert et Carné. Fils d'honorables commerçants établis près de Lyon, élève au lycée de cette ville puis au petit séminaire d'Alès dont il est chassé, Lacenaire entame s ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Né à Rennes d'une famille de petite noblesse bretonne, La Chalotais, procureur général au parlement de Rennes, nous présente le portrait achevé d'un magistrat du xviiie siècle. Il va, en effet, consacrer le meilleur de ses forces à défendre les privilèges de son ordre au nom de l'intérêt général, le particularisme de sa provinc ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né à Santiago de Cuba, Français de souche bordelaise, Paul Lafargue se vante de réunir en lui le sang de trois races opprimées : les races juive, caraïbe, mulâtre. Pendant qu'il poursuit ses études à la faculté de médecine de Paris, il collabore au journal La Rive gauche, de tendance proudhonienne. Comme il participe au premier Congrès in ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Héros de trois révolutions : celle d'Amérique, celle de 1789, celle de 1830, La Fayette est issu d'une vieille famille noble d'Auvergne, et participe à la guerre d'Indépendance de l'Amérique. À son retour en 1779, héros du jour, il s'efforce d'allier la grâce aimable d'un grand seigneur d'Ancien Régime à une simplicité toute républicaine rapportée ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Fils d'un charpentier de Bayonne, Jacques Laffitte entre, en 1788, comme comptable à la banque Perrégaux de Paris ; il se fait rapidement remarquer pour ses capacités et son travail et devient l'associé de son patron en 1800, puis son successeur en 1804. Régent en 1809, puis gouverneur de la Banque de France en 1814, il est élu député de la Seine ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
La semaine de quarante heures est votée en juin 1936, et l'éducation populaire sous toutes ses formes de loisirs et de culture va connaître un nouvel essor : le 4 juin 1936, Léon Blum appelle Léo Lagrange au sous-secrétariat des Loisirs et des Sports ; il conservera ce poste jusqu'à la chute du cabinet, puis dans le ministère Chautemps avec celui ... Lire la suiteÉcrit par : Delphine DULONG
Née le 18 mars 1940 à Paris dans une famille ouvrière, Arlette Laguiller incarne la tradition de lutte du mouvement ouvrier. Son parcours individuel comme ses prises de position aussi radicales qu'immuables en font une figure atypique du monde politique français. Contrairement à la plupart des dirigeants politiques, elle n'est guère diplômée. Elle ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Après avoir fait ses études chez les frères de la Doctrine chrétienne et enseigné dans leurs collèges, ayant eu peut-être pour élève Maine de Biran et pour collègue Laromiguière, Lakanal est élu à la Convention en 1792 comme député de l'Ariège. Il siège sur les bancs de la Montagne, préside le comité d'Instruction publique, protégeant du vandalism ... Lire la suiteÉcrit par : Henri GUILLEMIN
Ni un langoureux, un pleurard (Musset), un « femmelin » (Proudhon), en poésie, ni, en politique, un rêveur égaré hors de son domaine et promis aux fatales bévues de l'innocent, c'est un mâle, au contraire. Lamartine, compromis, certes, en littérature, par un vocabulaire désuet, mais un « voyant », dira Rimbaud ; et, dans les affaires civiques, un ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
De son vrai nom Pierre Boussel, Pierre Lambert est issu d'une famille pauvre d'immigrants juifs russes. Abandonnant les Jeunesses communistes, il adhère au Parti communiste internationaliste, scission trotskiste minoritaire fondée en 1936 par Raymond Molinier et Pierre Frank, opposée à la fois au stalinisme et aux stratégies de fronts populaires c ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Aristocrates libéraux à la fin de l'Ancien Régime, les frères Lameth participent à la guerre d'Indépendance des États-Unis ; législateurs sous la Révolution, ils deviennent officiers généraux après la déclaration de guerre à l'Autriche. L'aîné, Théodore, Alexandre, Victor comte de Lameth (1756-1854), est élu député du Jura à la Législative, et il ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques PELISSIER
Philippe Lamour naît le 12 février 1903 à Landrecies, dans le Nord, d'un père agriculteur et artisan brasseur. Après de brillantes études de droit, à Paris, il participe très jeune aux mouvements d'idées qui foisonnent dans les domaines des lettres, de la musique, du cinéma, de l'architecture. En 1930, il fonde avec Jeanne Walter (dont il épousera ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Christine AUBIN
Situées dans le Bassin aquitain, en bordure de l'océan Atlantique, sur 230 kilomètres, de la Gironde à l'Adour, les Landes ont la forme d'un triangle, dont les sommets sont la pointe de Grave, Nérac et Bayonne. Le département du même nom couvre quelque 9 250 kilomètres carrés et constitue l'une des cinq composantes de la région Aquitaine. Leurs 14 ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
Jack Lang est le seul homme politique à avoir siégé dans tous les gouvernements de gauche sous la présidence de François Mitterrand, de 1981 à 1986, puis de 1988 à 1993. Titulaire du seul portefeuille de la Culture durant le premier septennat, il retrouve, durant le second, le ministère de la rue de Valois, et est en charge également de la Communi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean RICHARD
Située sur une hauteur près de la Marne, dans le département de la Haute-Marne, la ville de Langres fut d'abord, sous le nom d'Andomatunum, le chef-lieu du pays des Lingons ; elle en garde un arc de triomphe qui fut incorporé dans l'enceinte édifiée vers le ive siècle autour de la ville haute. Cette enceinte, plusieurs fois agr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean SENTOU
Le Languedoc est, parmi les grandes provinces françaises, une des plus marquées par l'histoire. Son nom même est tiré de la langue qu'ont parlée, pendant des siècles, ses habitants. Cette région fut successivement la Narbonnaise romaine, le comté de Toulouse des Raimond, la généralité du Haut et Bas-Languedoc de l'Ancien Régime ; et si la révoluti ... Lire la suiteÉcrit par : Raymond MORINEAU
Né à Vimoutiers dans l'Orne en 1889, Joseph Laniel appartenait à une famille prospère d'industriels et de politiciens normands entreprenants et laborieux, dont des représentants siégèrent au Palais-Bourbon de 1896 à 1958. Son père était propriétaire de la Manufacture de toiles de Vimoutiers et Lisieux. Dès 1910, Joseph Laniel prend la direction de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
« Le Roland de la Grande Armée ». Né à Lectoure, apprenti teinturier, volontaire en 1792, Lannes est déjà chef de brigade (colonel) en 1793. Par sa bravoure éclatante et l'audace de ses initiatives, il s'impose de plus en plus à l'attention de Bonaparte en Italie et en Égypte ; il fait partie du petit noyau de fidèles que ce dernier ramène en Fran ... Lire la suiteÉcrit par : Paul-Jean FRANCESCHINI
Disciple de Gandhi, apôtre de la non-violence et précurseur des croisades pour l'environnement, Lanza del Vasto naît à San Vito dei Normanni (Italie) ; fils d'une famille aristocratique, il a milité pour ses idéaux par la plume (Judas, 1938 ; Pèlerinage aux sources, récit publié en 1944 du premier voyage qu'il fit aux Indes en 19 ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Jean THUMERELLE
Laon, qui compte 26 500 habitants en 2005 pour la ville proprement dite et environ 30 000 pour l'agglomération, est le chef-lieu de l'Aisne, département traditionnellement rural et agricole. Hormis pour les fonctions administratives, Laon rayonne sur tout le centre et l'est du département, tandis que les agglomérations de Saint-Quentin (78 327 hab ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Navigateur et chef d'escadre français. Entré dans la marine en 1756, Lapérouse prend part à la guerre de Sept Ans, puis à celle de l'Indépendance américaine au cours de laquelle il s'illustre notamment en 1782 quand il attaque par surprise et détruit les établissements anglais de la baie d'Hudson. La paix rétablie, il propose d'organiser un grand ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
Attaché à la suite de M. de La Thuillerie, ambassadeur extraordinaire au Danemark, puis à la maison du prince de Condé — dont il deviendra le bibliothécaire — Lapeyrère est chargé de nombreuses missions dans plusieurs pays européens. Méridional rieur, huguenot gaillard, « grand liseur, grand amateur de singularités, inventeur d'un système d'orthog ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Au début de la Seconde Guerre mondiale, le général de La Porte du Theil a cinquante-six ans et commande le VIIe corps d'armée. Mais pour cet ancien élève de Polytechnique, qui fut professeur à l'École de guerre puis directeur de l'École d'application de l'artillerie, l'essentiel n'est pas dans cette tâche ; ce sont ses responsabilités d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avocat à la veille de la Révolution, La Révellière-Lépeaux est élu aux États généraux par la sénéchaussée d'Anjou. Il apparaît comme un partisan farouche du « grand système d'égalité entre les hommes ». Le Maine-et-Loire l'appelle à siéger à la Convention. Il y vote la mort du roi, mais s'oppose en février 1793 à Robespierre dans un retentissant a ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Le premier lieutenant de police de Paris. Né à Limoges d'une famille de robe pauvre et mal pourvue, Gabriel Nicolas fait un riche mariage en 1645 et prend alors le nom de La Reynie, médiocre fief de 200 livres de revenu annuel. Magistrat au présidial d'Angoulême puis président à celui de Bordeaux, il résiste à la Fronde, sert d'intendant au gouver ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
À sa sortie du collège militaire de Sorèze, où il a été élevé, Henri de La Rochejaquelein entre au régiment de Royal-Pologne cavalerie, dont son père, le marquis de La Rochejaquelein, est colonel propriétaire, puis il passe aux chasseurs de Flandre qu'il abandonne pour faire partie de la garde constitutionnelle du roi. C'est à ce titre qu'il reçoi ... Lire la suiteÉcrit par : François MADORÉ
La Roche-sur-Yon, chef-lieu du département de la Vendée, est une commune de 49 200 habitants (recensement de 1999), l'aire urbaine atteignant presque les 100 000 habitants (98 175), ce qui la situe au quatre-vingtième rang en France. Elle compte parmi les aires urbaines les plus dynamiques du point de vue de la démographie (+ 0,86 p. 100 par an e ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques NOBÉCOURT
Fils de général et frère d'officiers, François de La Rocque sort de Saint-Cyr en 1907. Durant la Première Guerre mondiale, il se trouve dans l'Atlas marocain. Grièvement blessé, en 1916, il rejoint le front de France. Après un passage à l'état-major du maréchal Foch, il suit Weygand en Pologne, au cours de la campagne contre l'Armée rouge, puis Pé ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Explorateur français. Né à Rouen dans une famille de riches négociants, Robert Cavelier de La Salle se destine d'abord à l'Église et entre chez les Jésuites (1658-1667). Renonçant à recevoir les ordres majeurs, il abandonne l'état ecclésiastique et part pour le Canada où il obtient, en 1667, une concession à La Chine, en amont de Montréal. Il appr ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Sorti de Saint-Cyr dans la cavalerie, le lieutenant de Lattre reçoit en 1914 sa première blessure : un coup de lance de uhlan en pleine poitrine. Passé dans l'infanterie en 1915, il termine la guerre avec quatre blessures et huit citations. Il sert ensuite au Maroc, se distingue à la guerre du Rif en 1925 et entre à l'École de guerre d'où il sort ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
La Bruyère, qui fit le portrait du duc de Lauzun sous le nom de Staton, écrivait : « Sa vie est un roman. » De Louis XIII à Louis XV, selon le duc de La Force qui lui consacra un livre paru en 1914, il fut « le témoin du Grand Siècle [...] dans l'entourage intime du roi ». Lauzun reçut une éducation militaire de gentilhomme et, capitaine au régime ... Lire la suiteÉcrit par : François MADORÉ
Chef-lieu du département de la Mayenne, Laval est une ville de 51 000 habitants et l'aire urbaine dépasse de peu les 100 000 habitants en 2005. Son dynamisme démographique est soutenu exclusivement par un fort excédent naturel, car le bilan migratoire est déficitaire. Laval s'est développée sur la rive occidentale (rive droite) de la Mayenne, cont ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Fils d'un petit cafetier d'Auvergne, Pierre Laval dut travailler pour payer ses études qui lui permirent, en 1907, de s'inscrire au barreau de Paris. Venu de l'extrême gauche, mais dépourvu d'idéalisme, il s'affranchit de tous les partis pour faire carrière grâce à des amitiés personnelles. Avocat, conseiller de nombreux syndicalistes, il est élu ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Jurisconsulte, conseiller au parlement de Paris, successeur de Bertin au contrôle général des Finances (1763-1768), Clément de Laverdy représente un courant libéral issu de Montesquieu. Il autorise la libre circulation des grains et leur exportation en 1764 ; il tente une réforme d'administration provinciale et municipale en favorisant les tribuna ... Lire la suiteÉcrit par : François LÉGER
Professeur et historien français. Reçu à l'École normale en 1862, agrégé d'histoire (1865), Ernest Lavisse est bientôt appelé dans le cabinet de Victor Duruy et devient un des précepteurs du prince impérial. Après la défaite, Lavisse séjourne trois ans en Allemagne. Il y étudie les origines de la Prusse et prépare ses deux thèses : De Hermanno ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Type de l'officier de cour souveraine dévoué à la couronne. Jurisconsulte distingué, Le Bret compte, avec Charles Loyseau, avec Guy Coquille et tant d'autres, parmi les théoriciens de la monarchie absolue. Il résume ses vues dans le Traité de la souveraineté du roi, de son domaine, et de sa couronne (1632). Sa carrière politique se situe ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme d'État français, né le 29 août 1871 à Mercy-le-Haut (Meurthe-et-Moselle), mort le 6 mars 1950 à Paris. Albert Lebrun accomplit sa scolarité au lycée de Nancy avant d'entrer à l'École polytechnique, dont il sort major, puis à l'École nationale supérieure des mines. Élu député de la Lorraine à partir de 1900, puis sénateur à partir de 1920, pr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
À Sainte-Hélène, parlant des deux consuls qui l'avaient assisté en l'an VIII, Napoléon disait qu'il « avait choisi en Cambacérès et Lebrun deux hommes de mérite, deux personnages distingués, tous deux sages, modérés, capables, mais d'une nuance tout à fait opposée. L'un (Cambacérès), l'avocat des abus, des préjugés, des anciennes constitutions, du ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né à Rouen, dans un milieu modeste, Jean Lecanuet s'est orienté vers des études littéraires. Diplômé d'études supérieures de lettres et, à vingt-deux ans, plus jeune agrégé de France, il est nommé professeur de philosophie à Douai et à Lille. Il s'engage bientôt dans la Résistance et dans la clandestinité. À la Libération, Jean Lecanuet est inspec ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Général français élevé à la dignité de maréchal à titre posthume en 1952. Ancien élève de Saint-Cyr et de Saumur, Philippe de Hauteclocque est reçu premier à l'École de guerre. Lieutenant de cavalerie au Maroc avant 1940, il a déjà fait preuve des qualités qui en feront un des meilleurs chefs militaires de la Seconde Guerre mondiale : entraîneur d ... Lire la suiteÉcrit par : Annie KRIEGEL
Né le 4 septembre 1911 à Lille, Auguste Lecœur était à sa mort l'un des derniers, en Occident, à s'être trouvé au cœur du mouvement communiste, français et international, dans ses plus grandes années, de la seconde moitié des années 1930 à la première moitié des années 1950. Archétype du militant bolchevique de l'époque stalinienne, il avait plein ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Besançon, fils naturel légitimé d'un officier de cavalerie, engagé volontaire de 1777 à 1785 (il sert aux Baléares pendant la guerre d'Amérique), Lecourbe reprend du service en 1789 dans la garde nationale du Jura et prend ses grades sur divers champs de bataille de la Révolution. Il donne sa pleine mesure de 1798 à 1800, d'abord comme princi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Appartenant à cette longue suite d'éminences grises auxquelles les littérateurs, plus que les historiens, ont attribué un rôle décisif dans l'histoire comme conseillers occultes des rois, Olivier le Dain, de son nom flamand Necker, qui signifie ondin (génie) et dont le roi fit le Dain et ses ennemis le Diable, n'a occupé sur le plan social qu'un r ... Lire la suiteÉcrit par : Élisabeth CAZENAVE
Fils d'un médecin, Ledru-Rollin poursuit de brillantes études de droit et devient avocat au barreau de Paris en 1830. Il affirme ses convictions républicaines dans des publications, telles que Consultation contre l'état de siège en 1832, ou, notamment après le massacre en 1834 de la rue Transnonnain, dans des plaidoiries. Il défend Caussi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
Sorti deuxième de l'école normale d'instituteurs de Versailles, Gustave Lefrançois ne peut, en raison de ses idées révolutionnaires, exercer son métier. Aussi devient-il commis aux écritures. À la révolution de 1848, il fonde l'Association des instituteurs socialistes. Son programme d'éducation, qu'il publie, le fait arrêter et condamner en juin 1 ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
On appelle légitimistes les partisans de la branche aînée des Bourbons à partir de la révolution de juillet 1830. L'abdication de Charles X en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux surprend les plus fidèles royalistes et réduit toute velléité de résistance. Si les ultra-royalistes restent le plus souvent fidèles à la branche aînée, ce n'est ... Lire la suiteÉcrit par : Éric HINTERMANN
L'histoire de Max Lejeune se confond avec celle de trois Républiques. Né sous la IIIe, le 19 février 1909 à Flesselles, dans la Somme, de parents instituteurs, il s'engage très jeune dans les combats de la gauche sous la bannière d'un socialiste révolutionnaire, Marceau Pivert, tout en faisant sa scolarité au lycée d'Amiens, puis ses ét ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie MAYEUR
Né à Vieux-Berquin, près d'Hazebrouck, dans une famille de fermiers, Jules Lemire étudie au collège Saint-François d'Hazebrouck puis au grand séminaire de Cambrai ; il est ordonné prêtre en 1878. Professeur de philosophie et de rhétorique au collège Saint-François d'Hazebrouck pendant quinze ans, catholique intransigeant, légitimiste, il évolue à ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
Courtisane française, célèbre par sa beauté (mais c'est déjà la légende qui parle, il faudrait dire sans doute son « agrément » ou son « charme ») et par son esprit, Ninon de Lenclos décide très jeune de vivre indépendante comme un homme. Elle a dès lors « des galans en assez bon nombre » (Tallemant des Réaux), pour une nuit ou pour trois mois, pa ... Lire la suiteÉcrit par : Alain ERLANDE-BRANDENBURG
Élève du peintre Doyen, Alexandre Lenoir est l'un des personnages de la Révolution qui continue à susciter parmi les historiens d'art et les archéologues les plus violentes controverses. Pour certains, il a sauvé quantité d'œuvres d'art, pour d'autres il a agi comme un collectionneur, achetant, vendant des œuvres ou détruisant des monuments pour o ... Lire la suiteÉcrit par : Thierry DEPAULIS
Marie-Anne Le Normand, plus connue sous le nom de « Mademoiselle Lenormand », est sans doute la voyante la plus célèbre des temps modernes. Cette popularité, elle la doit à un jeu de cartomancie, pourtant apocryphe, plus qu'à ses écrits – quelque quatorze ouvrages aujourd'hui largement oubliés – dans lesquels elle raconte ses songes et ses visions ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Jean THUMERELLE
Installée au cœur de l'ancien bassin minier, dont on ne peut la dissocier, Lens, 35 300 habitants en 2005 (et 520 000 pour l'agglomération ), est la plus peuplée et la plus animée des villes minières du Pas-de-Calais. Grâce aux exploits de son équipe de football, elle est devenue la plus célèbre et la plus représentative des quelque cent trente co ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Rien n'est, en Bretagne, plus nettement individualisé que le pays léonard : ce peuple « sévère », de forte piété catholique, alliant le « puritanisme gallois » à la « démocratie cléricale », se distinguait du reste de la Basse-Bretagne et par son dialecte et par la faiblesse du rôle joué par le domaine congéable. Le pays léonard s'identifie avec l ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
En 1984, Jean-Marie Le Pen apparaît sur le devant de la scène politique, lorsque sa liste obtient près de 11 p. 100 des voix aux élections européennes, permettant à son parti, le Front national (F.N.), de sortir d'une longue période de marginalité. Le président du F.N. n'était pourtant pas un inconnu, ni un novice. Né en 1928 à la Trinité-sur-Mer ... Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMOT
Le Puy, préfecture de la Haute-Loire, s'épanouit au cœur d'un ample bassin tertiaire, perché à 630 mètres d'altitude, encadré de lourds sommets, et isolé par des cols à plus de 1 000 mètres. Pourtant, ce n'est pas cette situation, partagée avec d'autres lieux proches, qui a fait sa fortune. C'est son site exceptionnel, constitué de pointements vol ... Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
La célébrité de Mlle de Lespinasse tient à ce qu'elle a tenu un salon (1764-1776), fréquenté notamment par son grand ami d'Alembert et par d'autres fidèles tels que Condillac, Marmontel, Condorcet, Turgot. À dire vrai, elle n'eut son propre salon qu'après avoir rompu avec la marquise du Deffand et entraîné avec elle la plupart des hôtes de son anc ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Diplomate, Ferdinand de Lesseps occupa des postes successifs en Égypte, où il devint l'ami du prince héritier Sa‘īd. Ministre à Madrid, puis à Rome en 1849, au moment de l'intervention des troupes françaises, il y signa un accord qui dépassait ses pouvoirs et fut désavoué. Il quitta alors la diplomatie. Après l'accession au trône de son ami Sa‘īd ... Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
Fils d'un conseiller à la Cour des aides, Michel Le Tellier fait de solides études juridiques et embrasse la carrière administrative. Il est successivement conseiller au Grand Conseil (1624), procureur du roi au Châtelet (1631), maître des requêtes (1639), intendant à l'armée du Piémont (1640). Apprécié dans cette fonction par Mazarin, il devient ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
« Jean Moulin n'a nul besoin d'une gloire usurpée : ce n'est pas lui qui a fondé Combat, Libération, Franc-Tireur : c'est Frenay, d'Astier, Jean-Pierre Lévy. » Ces mots d'André Malraux donnent à Jean-Pierre Lévy, mort à Paris le 15 décembre 1996, sa juste place dans l'histoire de la Résistance française. Il fut le créate ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Ayant commencé une brillante carrière de juriste humaniste à l'université de Padoue, d'abord comme étudiant, puis comme professeur de droit civil, Michel de L'Hospital fait un long séjour en Italie (il a été, entre autres, auditeur de la Rote à Rome) qui lui vaut une grande réputation de savant. Délégué aux Grands Jours de justice de Moulins (1540 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie GUILLON
La libération de la France intervient après quatre années d'occupation. Elle se déroule selon un scénario qui était certainement espéré, mais qui n'était pas le mieux assuré. Les Alliés et les résistants prévoyaient une bataille prolongée. La Résistance était atomisée et ses principales composantes se disputaient de plus en plus vivement sa direct ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine REBÉRIOUX
Ni association humanitaire, ni relais d'orientations républicaines définies par l'État, ni mouvement spécialisé dans la promotion de telle ou telle exigence, la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen, dite Ligue des droits de l'homme, est une association sans but lucratif « destinée à défendre les principes énoncés dan ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Coalition féodale dressée contre Louis XI et, en fait, contre le développement des prérogatives royales, contre le poids de l'administration et les exigences du fisc, contre le rôle accru des gens de peu dans le gouvernement. Le frère du roi, le léger et vaniteux Charles de France, était à la tête du mouvement, mais celui-ci tenait à l'initiative ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Jacques DUTHOY, Pierre-Jean THUMERELLE
À moins de 15 kilomètres de la frontière franco-belge, la ville de Lille, 225 790 habitants en 2007, est le cœur d'une vaste agglomération, Lille-Métropole, de 1 million d'habitants pour sa seule partie française et 1,3 million en ajoutant sa partie belge – et d'une aire urbaine transfrontalière de près de 3 millions d'habitants. Capitale de la Ré ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier BALABANIAN
Capitale de la région Limousin, Limoges a longtemps été considérée comme la plus petite des grandes villes françaises. Pourtant, en dépit d'une population relativement modeste (l'agglomération de Limoges atteint 190 555 hab. en 2006), sa part dans la population régionale est écrasante (26,2 p. 100). Les agglomérations de Brive-la-Gaillarde et de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Une banale carrière d'avocat à Bernay dans l'Eure, qu'interrompt la Révolution, des fonctions de procureur syndic de district, une élection à la Législative puis à la Convention, un vote régicide ne suffiraient pas à attirer l'attention sur le Montagnard Robert Lindet si celui-ci n'avait fait partie du grand Comité de salut public de l'an II. Son ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
En son temps, Hugues de Lionne fut considéré comme un grand ministre des Affaires étrangères. Voltaire en fit l'éloge et Saint-Simon écrit à son sujet : « Lionne était très instruit des intérêts des princes, adroit négociateur mais trop connu pour tel par les ministres étrangers qui se défiaient de lui et le craignaient. » Ce diplomate était issu ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Emblème héraldique de la France durant sept siècles, la fleur de lis, ainsi que d'autres plantes similaires comme l'iris, symbolise depuis l'Antiquité la divinité, la fécondité et la grâce. Le lis décorait le temple de Jérusalem et les objets du culte ; le Christ lui-même associa Salomon dans toute sa gloire au lis des champs (à vrai dire l'anémon ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Orienté vers l'état ecclésiastique, évêque de Condom en 1760, archevêque de Toulouse en 1763, Loménie de Brienne se révèle bon administrateur, s'occupe de travaux publics, d'industrie, de commerce, d'instruction publique, fait creuser le canal entre la Garonne et le canal du Midi. Membre des assemblées du clergé, de la commission des Réguliers pou ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
Né à Caen d'une famille monarchiste, Charles Longuet commence ses études de droit et dirige Les Écoles de France et La Rive gauche, organes de l'opposition. Il a alors la réputation d'être blanquiste. Exilé en Belgique, puis à Londres, il entre en janvier 1862 au Conseil général de l'Internationale et devient secrétaire correspon ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Princesse française, né le 28 août 1619 à Vincennes, morte le 15 avril 1679 à Paris. Fille d'Henri II de Bourbon, prince de Condé, et de Charlotte de Montmorency, Anne Geneviève de Bourbon-Condé naît au château de Vincennes, où ses parents ont été emprisonnés. Ces derniers s'étaient en effet opposés au maréchal d'Ancre, favori de Marie de Médicis, ... Lire la suiteÉcrit par : Serge ORMAUX
Chef-lieu du département du Jura, Lons-le-Saunier (17 900 habitants en 2005) est située au contact du plateau jurassien et de la Bresse, sur un mince liseré de collines, le Vignoble. Comme Poligny et Arbois, la ville est localisée au débouché d'une petite reculée que l'érosion a taillée dans la masse du plateau calcaire. Mais la spécificité du lie ... Lire la suiteÉcrit par : Jean OLLIVRO
Du passé prestigieux de la ville créée sous Louis XIV pour asseoir la prospérité de la Compagnie des Indes orientales, il ne reste que le nom. Lorient a en effet été très largement détruite en 1943, à l'exception de quelques faubourgs et de l'importante base sous-marine allemande de Keroman, qui était précisément la cible des avions britanniques e ... Lire la suiteÉcrit par : André HUMBERT, Colette RENARD-GRANDMONTAGNE, René TAVENEAUX
La Lorraine tire son nom de l'ancien État de Lotharingie. La région est composée de quatre départements : Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle et Vosges, couvrant 23 540 kilomètres carrés et rassemblant 2,34 millions d’habitants en 2009. La Lorraine est une des plus importantes régions de passage entre l'Europe du Nord (pays rhénans) et l'Europe méd ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Second fils de Lothaire Ier, Lothaire II reçut en partage à la mort de son père les contrées nordiques de la Francie médiane, de la Frise au plateau de Langres et au Jura, entre l'Escaut et le Rhin, tandis que son frère aîné Louis II recevait l'Italie, et son frère cadet Charles de Provence les pays entre le lac Léman et la Méditerranée ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RICHÉ
À la mort de l'empereur Lothaire Ier en 855, son royaume est partagé entre ses trois fils. Le deuxième, Lothaire II, reçoit la partie septentrionale qui s'étend de la Frise au plateau de Langres et au Jura ; ce Lotharii regnum est à l'origine du nom de Lotharingie (en allemand Lothringen). Dès le début, ce royaume fut ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme d'État français, né le 31 décembre 1838 à Marsanne (Drôme), mort le 20 décembre 1929 à Montélimar. Avocat de formation, élu député en 1876, Émile Loubet défend la cause républicaine et œuvre plus particulièrement pour une école primaire laïque, gratuite et obligatoire. Élu au Sénat en 1885, il est ministre des Travaux publics de décembre 188 ... Lire la suiteÉcrit par : Michel de CERTEAU
Petite capitale protestante près de Poitiers, Loudun est entrée dans la grande histoire en 1634. Le Mercure françois consacre, cette année-là, une longue chronique aux « possédées religieuses ursulines de Loudun » : le 18 août, Urbain Grandier, curé de Saint-Pierre, a été brûlé vif sur la place Sainte-Croix pour crime de sorcellerie. On l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fille du remuant duc de Savoie, Philippe, et de Marguerite de Bourbon, Louise de Savoie épouse en 1490 le comte d'Angoulême, Charles de Valois (1460-1496), petit-fils de Louis d'Orléans. Anne de Bretagne n'ayant donné le jour qu'à un héritier mâle mort au bout de quelques jours en 1502, le fils de Louise (c'est François Ier), est procla ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi de France (936-954), né en 921, mort le 10 septembre 954 à Reims. Lorsque le père de Louis, Charles III le Simple, est emprisonné en 923, sa mère, Eadgifu, fille du roi anglo-saxon Édouard l'Ancien, se réfugie avec Louis en Angleterre, exil qui lui vaudra le surnom d'Outre-mer. Rappelé en France en 936 et couronné le 19 juin à Laon par Artaud, ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BRUGUIÈRE
Né à Toul, cadet d'une famille de robe (son père était avocat au Parlement de Metz), Louis a connu successivement trois carrières : aventurier ecclésiastique, fonctionnaire des Finances, homme politique. Une haute protection donne à cette triple carrière son unité, celle de Talleyrand, son cadet de trois ans, mais son patron dès 1785 (il le servir ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Né à Paris, Louis-Philippe était le fils aîné du duc d'Orléans (dit plus tard Philippe-Égalité), qui avait confié l'éducation de ses enfants à sa maîtresse, la comtesse de Genlis ; elle eut le mérite de leur donner une formation à la vie pratique en même temps qu'une culture plus poussée que celle des princes de ce temps. Le jeune duc de Chartres ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi de France (1223-1226), né le 5 septembre 1187 à Paris, mort le 8 novembre 1226 à Montpensier (Auvergne). Le 23 mai 1200, Louis épouse Blanche de Castille, la fille d'Alphonse VIII de Castille, qui assurera la régence après la mort de son époux. En 1212, Louis s'empare de Saint-Omer et d'Aire-sur-la-Lys pour empêcher la constitution d'un puissa ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Fils de Louis VI et d'Adélaïde de Savoie, Louis VII le Jeune a épousé, juste avant son accession au trône, l'héritière d'Aquitaine, Aliénor. Il a alors seize ans. Il commence par écarter sa mère de la cour et gouverne avec l'excellent conseiller de son père, l'abbé de Saint-Denis, Suger. Résidant le plus souvent à Paris, il poursuit la politique p ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Fils de Berthe de Hollande et de Philippe Ier, associé au trône en 1098 par son père qui lui avait confié les opérations militaires face aux Anglo-Normands, il doit se faire sacrer précipitamment le 3 août 1108 pour ne pas risquer la concurrence d'un fils de la seconde femme de son père, Bertrade de Montfort. Il épouse en 1115 Adélaïde ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Louis XI, roi de France de 1461 à 1483, fut longtemps malmené par les chroniqueurs, les historiens et l'opinion publique. De son vivant ou au lendemain de sa mort, les partisans de son père, comme Thomas Basin, évêque de Lisieux, ceux de son grand adversaire le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, de ses ennemis, grands seigneurs humiliés tel s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fils de Charles, duc d'Orléans, et de Marie de Clèves, Louis XII est le cousin de Charles VIII, dont il a épousé par ailleurs la sœur Jeanne. Il prend position contre la régence d'Anne de Beaujeu, mais il est fait prisonnier en Bretagne à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier en 1488 et incarcéré pendant trois années. Gracié et nommé gouverneur de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Fils de Henri IV et de Marie de Médicis, Louis XIII est l'une des figures les plus énigmatiques de la royauté française. Son personnage, cette singulière et si efficace alliance politique qu'il a constituée avec Richelieu ont donné lieu aux interprétations les plus diverses. Du tableau, à la fois critique et ambigu, de Tallemant des Réaux à l'admi ... Lire la suiteÉcrit par : Victor-Lucien TAPIÉ
Louis XIV est un des personnages historiques sur lesquels l'attention demeure portée, sans que nul historien puisse prétendre donner de lui une image certaine et définitive. Qu'il ait influencé directement les destinées françaises et qu'à ce titre on ne puisse imaginer l'histoire de la France sans lui, nul doute. Mais, parce que son règne a curieu ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Fils aîné de Philippe le Bel et de Jeanne de Navarre, Louis X hérite d'un domaine agrandi (la Champagne et le royaume de Navarre), d'une souveraineté renforcée, mais aussi des problèmes qui ont freiné l'action de son père à la fin de son règne. Sa première femme, Marguerite, fille de Robert II duc de Bourgogne, épousée en 1305, est mêlée au scanda ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Louis XV, qui sera plus tard surnommé Louis le Bien-Aimé par ses sujets apparaît un peu, à la mort de Louis XIV, son arrière-grand-père, comme l'enfant miraculeux qui va sauver la dynastie. Mais il finira son long règne (59 ans) dans la disgrâce, en raison du manque de fermeté et d'esprit de décision qu'il a manifesté, même si le royaume a connu, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
La personnalité de Louis XVI, dernier roi de l'Ancien Régime, se confond avec les légendes qui se sont attachées à lui : roi faible et incapable, roi-martyr, roi-serrurier... Exécuté pour des raisons politiques, il est accusé d'avoir trahi mais aussi d'avoir été simplement roi. Sa mort marque l'histoire de France durablement, parce qu'elle est lié ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Second fils de Louis XVI et Marie-Antoinette, il devient le dauphin à la mort de son frère en juin 1789, et partage le destin de sa famille au moment de la Révolution. Ramené à Paris, par la foule qui est allé chercher « le boulanger, la boulangère et le petit mitron » en octobre 1789, il est arrêté à Varennes, lors de la fuite familiale le 20 jui ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Né à Versailles, troisième fils du dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe, Louis Stanislas Xavier reçut le titre de comte de Provence. Intelligent et ambitieux, il se composa le personnage du prince éclairé et lettré, tout en frondant sournoisement le gouvernement de son frère Louis XVI, notamment à l'Assemblée des notables en 1787. En juin 179 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Paris, fils d'un papetier, Louvet (qui se fit souvent appeler Louvet de Couvray pour se distinguer d'un frère aîné qu'il haïssait) débute à dix-sept ans comme secrétaire de Dietrich (le futur maire de Strasbourg), puis est commis d'un libraire quelque peu spécialisé en ouvrages licencieux, ce qui lui donne envie de tenter sa chance en ce doma ... Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
Fils du chancelier Michel Le Tellier, Louvois est associé par son père, dès 1662, à la charge de secrétaire d'État à la Guerre dont il a reçu la survivance, charge qu'il exerce pleinement à partir de 1677. Louis XIV l'appelle à son Conseil en 1672. Homme dur, exigeant et d'un abord difficile, Louvois est un travailleur ordonné et méthodique, capab ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Petit-fils d'un laboureur assez fortuné pour pouvoir acheter à son fils une charge d'avocat, Charles Loyseau fait à Paris, sa ville natale, des études de droit qui lui ouvriront les offices de judicature. Lieutenant de bailliage, puis bailli, il fait une honorable carrière dans la magistrature de province, avant de revenir à Paris, où il termine s ... Lire la suiteÉcrit par : Franck SCHERRER
Lyon, capitale de la région Rhône-Alpes, est la commune-centre (472 330 habitants selon l'estimation de 2007) d'une agglomération de 1,75 million d'habitants, la deuxième en France et la vingt-deuxième en Europe, qui bénéficie depuis plus de deux mille ans d'une exceptionnelle situation entre l'Europe du Nord et la Méditerranée, sur l'axe Saône-Rh ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Issu d'une famille de magistrats, maître des requêtes en 1738, attaché à sa terre d'Arnouville (Seine-et-Oise), sans ambition, Machault d'Arnouville est porté par le comte d'Argenson à l'intendance de Hainaut en 1743. Remarqué à Valenciennes par Louis XV, il est nommé successeur d'Orry au Contrôle général des Finances en 1745, avec l'appui possibl ... Lire la suiteÉcrit par : Joël SCHMIDT
Maréchal de France et président de la République, Mac-Mahon a suscité bien des traits d'ironie et on lui a attribué — à tort ou à raison — un certain nombre de propos ou de formules propres à le déconsidérer. Il est vrai que Mac-Mahon n'était pas préparé à une carrière militaire et politique qui fut, pendant un demi-siècle, ponctuée d'événements e ... Lire la suiteÉcrit par : Robert CHAPUIS
Préfecture de la Saône-et-Loire, Mâcon (Matisco) a été fondée vers le iiie siècle avant J.-C. sur un gué de la Saône, par les Éduens qui y aménagent un port. Devenue castrum sous les Romains, la ville connaît une belle période en tant que port et étape sur la via Agrippa qui relie Lyon à Cologne. Après les inv ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
Le sénateur André Maginot était ministre de la Guerre depuis trois semaines quand il défendit, devant le Parlement, le projet de défense des frontières proposé par ses prédécesseurs ; il le fit adopter le 14 janvier 1930. C'est pourquoi il a laissé son nom à ce système de fortification permanente dont la pénible gestation divisa le Haut Commandeme ... Lire la suiteÉcrit par : Danielle TARTAKOWSKY
Écrit par : Marc THIVOLET
La célébration du quarantenaire des événements de mai 1968 a favorisé une suite d'opérations éditoriales, muséographiques et marchandes. Des expositions ont été organisées à Drouot à Paris par l'étude Camard et Associés et par Artcurial, où les affiches de Mai-68, qui devaient être le couronnement de la vente « Mai-68 en mouvements », furent retir ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COMPAGNON
Si le quarantième anniversaire des « événements » de 1968 a donné lieu à de très nombreuses publications ou manifestations scientifiques en France, force est de constater que celles-ci n'ont guère considéré cet épisode de contestation politique et sociale au-delà des frontières hexagonales. Souvent soulignée, la quasi-simultanéité des mouvements f ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Nom donné à des révoltés parisiens, en 1382, en raison des maillets de plomb pris comme armes par les émeutiers. Le mouvement est, à long terme, le résultat d'un quart de siècle de stabilité monétaire défavorable aux débiteurs et aux locataires, les éléments les plus modestes de la population, cependant que la reprise démographique laissait stagne ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Prince français, né le 31 mars 1670, probablement à Saint-Germain-en-Laye, mort le 14 mai 1736 à Sceaux. Fils aîné de Louis XIV et de la marquise de Montespan, Louis Auguste est légitimé en 1673 et reçoit le titre de duc du Maine. Il combat dans la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1689-1697) et, en 1714, Louis XIV le désigne apte à succéder au trôn ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Petite-fille du grand poète protestant dont elle porte le nom, Françoise d'Aubigné naquit à la prison de Niort où son père, un débauché, purgeait une peine pour faux monnayage. Baptisée selon le culte catholique, elle reçoit l'éducation huguenote de sa tante madame de Villette qu'elle retrouve en 1647, après un séjour de six ans à la Martinique où ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né à Épinay-sur-Seine d'un père cheminot, Edmond Maire est entré dans la vie professionnelle dès sa sortie du lycée. Tout en travaillant aux peintures Valentine, il suit des cours de chimie au Conservatoire national des arts et métiers. Grâce à cette formation, il entre au centre de recherche Pechiney, en 1954, comme technicien chimiste. Il exerce ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Fils d'un chancelier de France, premier président de la Cour des aides en 1750, Malesherbes est surtout directeur général de la Librairie, en fait chef de la censure ; en cette qualité, il protège officieusement ce qu'il est chargé d'interdire : l'achèvement de l'Encyclopédie est son œuvre. Il manifeste plus d'amitié encore que de sentime ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
D'origine noble, mousquetaire sous l'Ancien Régime, licencié par suite de compressions budgétaires, général de la Révolution, hostile à l'avènement du consulat à vie, nommé sous l'Empire gouverneur de Rome mais destitué pour propagande républicaine, Malet n'occuperait qu'une place restreinte dans l'histoire napoléonienne, celle d'un opposant, comm ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avec Burke, Gentz et J. de Maistre, Mallet du Pan fut l'un des principaux théoriciens de la contre-révolution. D'origine suisse, il s'est imprudemment mêlé aux troubles de Genève, soutenant en 1766 la cause des « natifs », les immigrés récents, contre l'ancienne bourgeoisie, puis dénonçant en 1782, au nom du « juste milieu », la révolution genevoi ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né dans une famille de journaliers, Benoît Malon, dès l'âge de sept ans, travaille aux champs. Autodidacte, il monte à Paris en 1863 et se fait embaucher dans une teinturerie de Puteaux ; il y anime en 1866 la grande grève des ouvriers teinturiers. Adhérent à l'Internationale dès la création de la section parisienne, il est aussi un partisan de la ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME
Depuis sa mort, il n'est guère possible de traiter d'André Malraux sur le ton mesuré qui convient. Peu d'hommes auront été tour à tour aimés ou détestés avec tant de passion. L'heure de la synthèse posthume, de la dernière métamorphose n'est pas encore venue. Pour une part, Malraux est entré dans ce purgatoire – dans ces limbes, aurait-il dit – qu ... Lire la suiteÉcrit par : Joanine ROY
« Les cadres sont les mal aimés d'une société industrielle dont certains dirigeants se refusent d'abandonner le moindre de leurs privilèges, mais entendent obtenir le renoncement aux avantages du personnel d'encadrement, acquis par des années de lutte, espérant ainsi satisfaire, au détriment des cadres, les aspirations du monde ouvrier. » Tel est ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
En août 1917, la propagande défaitiste avait atteint en France une intensité nouvelle. Malvy, radical parrainé par Caillaux, ministre de l'Intérieur, qui avait traversé toutes les crises depuis son entrée dans le ministère Viviani en juin 1914, fut soupçonné de faiblesse ou de complicité ; Léon Daudet et L'Action française le mirent en ac ... Lire la suiteÉcrit par : Cécile MÉADEL
Plus que par sa pensée ou ses fonctions politiques, Georges Mandel marque l'entre-deux-guerres par sa personnalité : brillant, lucide, influent, courageux, énergique, combatif, paradoxal, orgueilleux... il n'obtint jamais les postes auxquels ses qualités et sa réputation auraient pourtant dû le conduire. Il conserve encore une notoriété sans rappo ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude PETIT
« Debout, Messieurs, le drapeau de la barbarie flotte sur le temple de la culture. » Jeune assistant tout juste nommé, en 1942, à la faculté des lettres de Lyon, André Mandouze demandait, en ces termes, à ses étudiants d'observer une minute de silence pour marquer l'arrivée des nazis à Athènes. Tout au long de sa vie d'universitaire, spécialiste, ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Fils d'un maréchal-ferrant qui le laisse, à sa mort en 1742, chef d'une famille de neuf enfants, Louis Mandrin est compromis dans une rixe en 1753 et condamné à être roué vif ; un de ses frères est pendu comme faux-monnayeur. Louis se réfugie dans l'illégalité, s'enrôle dans une bande dont il devient bientôt le chef en 1754. La contrebande connaît ... Lire la suiteÉcrit par : Danielle TARTAKOWSKY
Dans le chapitre Le cas françaisLa France se distingue des deux cas de figure évoqués plus haut. L'usage intransitif du verbe « manifester » s'impose en 1868, son participe présent – manifestant – s'étant substantivé dès 1849 (Pierre Joseph Proudhon). Cette prise en compte de l'irruption des masses dans l'espace public anticipe, toutefois, sur l'effective autonomisation de ce mo ... Lire la suite
Écrit par : François MADORÉ
Troisième aire urbaine de la région des Pays de la Loire après Nantes et Angers, Le Mans avec plus de 300 000 habitants en 2006, est le chef-lieu du département de la Sarthe. Le Mans est resté, jusqu'au milieu du xixe siècle, une ville de taille modeste. Elle garde de son passé pré-industriel un quartier historique, le Vieux Ma ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VIDALENC
Après une jeunesse tourmentée, Marat, autodidacte, devenu médecin en Grande-Bretagne, se fit d'abord connaître par des écrits philosophiques et scientifiques qui lui valurent une certaine notoriété dans les milieux cultivés de Londres, puis de Paris. Il devait devenir, dès les débuts de la Révolution, un journaliste connu dans les milieux jacob ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Chartres, soldat à seize ans, sergent en 1789, Marceau s'engage dans la garde nationale par patriotisme aussitôt après la prise de la Bastille ; volontaire en 1791, il intervient énergiquement en août 1792 pour empêcher son unité de suivre La Fayette qui voulait entraîner l'armée à marcher contre Paris. Sa brève mais éclatante carrière milita ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Étienne Marcel appartient à l'une des plus grandes familles de la bourgeoisie parisienne de la première moitié du xive siècle, période au cours de laquelle cette bourgeoisie fait fortune rapidement et acquiert des offices royaux. Ainsi, le grand-père d'Étienne, Pierre Marcel, s'enrichit en fournissant la cour du roi de Naples e ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né à La Hoguette (Calvados) de père mineur, Georges Marchais entre à vingt ans comme mécanicien ajusteur à la Société nationale de construction aéronautique du Centre. Au cours de l'Occupation, il part travailler en Allemagne ; cette période de sa vie donnera lieu, après son accession à la tête du P.C.F., a une importante polémique qui se poursuiv ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Général et explorateur français. Engagé volontaire dans l'infanterie de marine en 1883, Jean-Baptiste Marchand devient officier en 1887 et participe brillamment à la conquête de l'Afrique occidentale. Il est surtout célèbre pour avoir commandé la mission Congo-Nil qui traversa l'Afrique de l'océan Atlantique à la mer Rouge (1896-1899), et dont l'a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avocat au Parlement de Paris, Sylvain Maréchal doit renoncer à plaider pour des raisons de santé et va occuper l'emploi plus modeste de sous-bibliothécaire au collège Mazarin. En 1781, il publie les fragments d'un poème moral sur Dieu, puis en 1784 le Livre échappé au Déluge, parodie de la Bible ; enfin, en 1788, une sorte de calendrier p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avocat au parlement de Bourgogne en 1789, rédacteur du Bulletin de l'Assemblée constituante, qui devait se transformer en Moniteur universel, chargé de diverses missions qui lui vaudront d'être arrêté par les Autrichiens et échangé par la suite avec d'autres prisonniers contre la fille de Louis XVI, Maret est nommé après le coup ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre JOURDA
Elle a porté quatre noms. Mais qu'on la nomme Marguerite de Valois, d'Angoulême, d'Alençon ou de Navarre, elle reste la reine de Navarre. Et qu'on ne la confonde pas avec une autre Marguerite, la femme d'Henri IV, la reine Margot de gaillarde mémoire ! Sa vie, toute de devoir, de dignité, de dévouement, d'élans mystiques et de curiosité psychologi ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
Il est peu de princesses de France qui aient autant défrayé la chronique de leur époque et alimenté si généreusement une littérature prétendument historique que Marguerite de Valois, restée célèbre sous le nom de « reine Margot ». Fille d'Henri II et de Catherine de Médicis, elle grandit entre ses trois frères qui seront Charles IX, Henri III et F ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MORELLE
Né à Honfleur (Calvados), André Marie est fils et petit-fils d'instituteurs. Après des études de droit, il s'inscrit au barreau de Rouen et commence une double carrière d'avocat et d'écrivain (il écrit plusieurs livrets d'opéras-comiques ainsi que des pièces de théâtre) avant d'adhérer au Parti radical-socialiste, dont il devient un des membres le ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Fille de Marie-Thérèse d'Autriche et de François de Lorraine, celle que les siens nommaient Antonia est destinée tout enfant à sceller la réconciliation de la monarchie française avec celle des Habsbourg. Elle n'a pas encore quinze ans lorsque, au printemps de 1770, elle épouse le dauphin Louis, petit-fils de Louis XV. Les fêtes données à cette oc ... Lire la suiteÉcrit par : Josiane COEKELBERGHS-CUYPERS
Fille unique du duc de Bourgogne Charles le Téméraire et de sa seconde épouse Isabelle de Bourbon. En 1477, âgée de vingt ans, Marie prend la tête des États bourguignons à la suite de la mort accidentelle de son père devant Nancy. Sa jeunesse et son inexpérience politique lui font perdre une partie de ses États. Louis XI, ennemi acharné de sa dyna ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Reine de France, née le 26 avril 1573 à Florence, morte le 3 juillet 1642 à Cologne. Fille de François de Médicis, grand duc de Toscane, et de Jeanne d'Autriche, Marie de Médicis épouse en octobre 1600 Henri IV, tout juste divorcé de Marguerite de Valois. Le roi espère ainsi mettre la main sur une dot confortable qui lui permette de rembourser ses ... Lire la suiteÉcrit par : Antonia FRASER, Universalis
Reine d'Écosse (1542-1567) et de France (1559-1560), née le 8 décembre 1542 au palais de Linlithgow (Écosse), morte le 8 février 1587 au château de Fotheringhay (Northamptonshire, Angleterre). Fille unique de Jacques V d'Écosse et de Marie de Guise, Marie Stuart devient reine d'Écosse sous la régence de sa mère six jours après sa naissance. Afin d ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
Le frère de Mme de Pompadour connut les plus grands honneurs : en 1751, Marigny fut nommé « directeur et ordonnateur des Bâtiments, des Jardins, Arts, Académies et Manufactures royales » ; en 1755 il reçut l'ordre du Saint-Esprit ; il devint en 1764 lieutenant général du gouvernement de l'Orléanais et en 1772 conseiller d'État d'épée. L ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Garde des Sceaux de France, Michel de Marillac était fils d'un avocat général au parlement de Paris. Il entra dans les ordres et opta pour le parlement, dont il devint conseiller, étape importante avant d'entrer au Conseil, comme maître des requêtes, puis comme conseiller d'État. Ligueur, il se rallia à Henri IV, puis fut recommandé à Richelieu, q ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Voix de la liberté dans la nuit de l'Occupation, pilier du programme de la B.B.C. “Les Français parlent aux Français” de l'été de 1940 à l'automne de 1943, sous son pseudonyme de Jean Marin, Yves Morvan a été, dans la guerre puis dans la paix, à la tête de l'agence France-Presse, le défenseur d'un journalisme libre. Né le 24 février 1909 à Douarne ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
À l'époque du Front populaire, Robert Marjolin se définit « à la fois comme socialiste et libéral ». Il explique : « Le socialisme me paraissait essentiel parce que nous vivions dans une société inégalitaire qui ne comportait ni salaire minimal, ni sécurité sociale, ni éducation gratuite. Et j'étais libéral parce que, au fond, j'avais vu les États ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Issu d'une famille noble de Bourgogne, jeune officier d'artillerie sous la Révolution, Marmont a la chance d'être remarqué par Bonaparte au siège de Toulon et d'être pris par lui comme aide de camp. En Italie, en Égypte, lors du 18-Brumaire, à Marengo enfin, il seconde intelligemment son maître. Napoléon a pour lui une affection presque paternelle ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Le nom de Marmousets, qui signifiait « petits vieux », fut ironiquement donné par le parti des princes aux anciens conseillers de Charles V rappelés au gouvernement par Charles VI, à sa majorité en mai 1389. L'entourage politique de Charles V avait, pour une grande part, été composé d'officiers issus de la bourgeoisie ou de familles récemment anob ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien TIRONE, Universalis
Marseille a longtemps lié son destin à la mer, laissant pendant des siècles une large part des fonctions administratives et culturelles à Aix-en-Provence. Elle est au cœur d'une aire urbaine (Marseille - Aix-en-Provence) de 1,6 million d'habitants selon les estimations de 2007 (1,516 million d'habitants selon le recensement de 1999), la troisième ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Issu d'une vieille famille de la bourgeoisie bordelaise, Martignac entre au barreau en 1798, devient secrétaire de Sieyès et s'adonne à la littérature, publiant des petits vers et des vaudevilles. En mars 1814, il soutient vivement le mouvement royaliste bordelais. Avocat général à la cour de Bordeaux en 1815, procureur général à Limoges en 1819, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un vigneron de Nice, successivement mousse, soldat et contrebandier, Masséna s'engage comme volontaire en 1791, bien qu'il soit, de par sa naissance niçoise, encore sujet du roi de Sardaigne ; c'est à l'armée d'Italie qu'il prend tous ses grades à partir de 1792 ; en 1796-1797, il s'impose comme le meilleur et le plus habile des lieutenants ... Lire la suiteÉcrit par : Henri GUILLAUME
Dans un très beau livre, Aléas et progrès, publié en 1984, Pierre Massé a décrit sa traversée du siècle. Né le 13 janvier 1898, le jour du « J'accuse » de Zola, il est reçu en 1916 à la fois à Polytechnique et à Normale supérieure. Il s'engage aussitôt prenant part à l'offensive du Chemin des Dames. Ingénieur des ponts et chaussées, il ch ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
« Massu, le grognard du gaullisme » : Le Figaro, en annonçant sous ce titre la disparition du général Massu survenue le 26 octobre 2002, donnait un reflet exact des rapports de ce compagnon de la Libération avec Charles de Gaulle, qu'il avait rallié dès 1940, qu'il avait contribué à ramener au pouvoir en mai 1958 avant de « déblatérer » c ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL
Fille du roi Jérôme de Westphalie (dernier frère de Napoléon Ier) et sœur du prince Napoléon, la princesse Mathilde est d'abord demandée en mariage par son cousin Louis-Napoléon, le futur Napoléon III ; mais ce projet n'aboutit pas et elle épouse un prince russe, Anatole Demido, dont elle se sépare au bout de quatre ans. Lorsque Napoléo ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel LE CLÈRE
Après des études de droit, Maupas est nommé par Guizot sous-préfet d'Uzès en 1845, puis de Beaune en 1847. Révoqué en 1848 par la IIe République, il se fait réintégrer par le prince-président Louis Bonaparte dès 1849 et passe rapidement de la préfecture de l'Allier et de la Haute-Garonne en 1850 à la préfecture de police en 1851 grâce à ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Le magistrat René de Maupeou (1688-1775), premier président du parlement de Paris en 1743, est mêlé aux affrontements entre Louis XV et le parlement (1754-1756) ; éclipsé par Lamoignon, rappelé en 1763, chancelier de France en 1768, il laisse sa place à son fils René Nicolas, avec la protection de Choiseul. Esprit clairvoyant, Maupeou discerne que ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Issu d'une famille d'ancienne noblesse, d'une véritable dynastie de secrétaires d'État, Maurepas succède à son père, secrétaire d'État de la maison du roi, à quatorze ans ; son futur beau-père La Vrillière exerce la charge à sa place ; il reçoit le département de la Marine en 1723. Ministre à vingt-cinq ans, formé au temps de la Régence, il est ma ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né à Cartignies (Nord), Pierre Mauroy est le fils d'un instituteur laïc. Après des études à l'École normale nationale d'apprentissage de Cachan, il devient professeur de l'enseignement technique à Colombes, dans la banlieue parisienne, en 1952. Mais ses engagements sociaux et politiques l'éloignent vite de l'enseignement actif. Pierre Mauroy avait ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Entré à l'Académie française en 1785 grâce à sa réputation de prédicateur, Maury siège à la Constituante, où il se révèle l'orateur le plus vigoureux de la droite. Ses mots sont célèbres. Aux révolutionnaires qui le poursuivent en criant : « Maury à la lanterne ! », il répond : « Y verrez-vous plus clair ? » Émigré en 1791, il reçoit du pape l'évê ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Lors de la Révolution française, sous la pression populaire née de la disette dans les villes et plus particulièrement à Paris, la Convention doit se résigner à intervenir sur le plan économique. Elle vote une loi contre l'accaparement punissant de mort la spéculation, le 27 juillet 1793. Un peu plus tard, le 29 septembre, elle adopte la loi du ma ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Frère cadet d'Henri de Guise, le duc de Mayenne est l'un des principaux chefs de l'opposition contre Henri IV. Gouverneur de la Bourgogne, il est, après l'assassinat de son frère, désigné par le conseil parisien des Seize comme le chef militaire de la Ligue. En tant que tel, il contribue à la désignation du cardinal de Bourbon comme candidat au tr ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Militant des droits de l'homme et du socialisme, mort à Orsay le 29 décembre 1996, Daniel Mayer était né à Paris le 29 avril 1909. Fils d'un représentant et d'une institutrice, il travailla dès quatorze ans, après avoir obtenu son certificat d'études primaires. Adhérent à la Ligue des droits de l'homme et au Parti socialiste S.F.I.O. dès 1927, par ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine LAURAIN-PORTEMER
Si Mazarin occupe dans l'histoire de la France et dans celle de l'Europe une place si importante, c'est qu'il a poursuivi et même couronné l'œuvre de Richelieu. Grâce à lui, les effets d'une continuité, rare dans la vie politique nationale, se sont fait sentir, à l'intérieur par le triomphe de l'absolutisme, à l'extérieur par l'abaissement de la M ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier MÉRIAUX
Le Medef (Mouvement des entreprises de France) est une organisation de type confédéral rassemblant les « patrons » des principales entreprises françaises de l'industrie et du commerce. Venant entériner le déclin de l'influence des professions industrielles au sein de l'organisation patronale – et la montée en puissance des secteurs de la finance – ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Dispensant l'enseignement en Occident, les écoles médiévales sont nées de l'obligation faite par Charlemagne, en 789, à tous les évêques et abbés d'ouvrir à l'ombre de leur église ou monastère une école où seraient enseignés la lecture, l'écriture, le comput liturgique et le chant, et où seraient poursuivies des études conduisant à une meilleure c ... Lire la suiteÉcrit par : Éric PHÉLIPPEAU
La biographie de Jean-Luc Mélenchon est paradoxale. Alors que pour nombre d'hommes politiques l'empreinte du temps se traduit par un assagissement idéologique, son engagement partisan se révèle toujours plus critique et paraît s'ancrer toujours un peu plus à la gauche de l'échiquier politique. Dans le même temps, sa carrière et son parcours politi ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BARRAL
Jeune avocat à Paris à la fin du second Empire, républicain convaincu, Jules Méline connaît le siège de Paris puis se laisse élire à la Commune, mais en donne sa démission presque aussitôt. Député des Vosges en 1872, très lié aux filateurs, il se fait vite connaître par ses interventions répétées en faveur de la protection de l'industrie nationale ... Lire la suiteÉcrit par : Jean STEINBERG
Melun, chef-lieu du département de Seine-et-Marne, est une ville de 38 000 habitants (2005) au cœur d'une agglomération d'environ 105 000 habitants (comprenant quatorze communes, notamment Dammarie-les-Lys, Le Mée-sur-Seine, Vaux-le-Pénil). Oppidum celte pris par Labienus, lieutenant de Jules César, en 53 avant J.-C., Melun (Melodunum) es ... Lire la suiteÉcrit par : Régis KEERLE, Laurent VIALA
Mende (12 600 habitants en 2005), chef-lieu du département de la Lozère établi au bord du Lot, à 730 mètres d'altitude, doit son essor au tombeau de saint Privat, martyr chrétien du iiie siècle. Dès le milieu du xe siècle, son évêque y contrôle l'organisation religieuse du pays du Gévaudan, préfigurant le dé ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice DUVERGER, Emile SCOTTO-LAVINA
« Je n'aime pas ce vocabulaire », disait Pierre Mendès France quand on parlait de mendésisme (lettre publiée in Mendès France, de Jean Lacouture, p. 535). Il n'y a pas de système Mendès France. Il y a un homme Mendès France, qui a marqué l'histoire par son caractère plus que par ses idées. Il a été la conscience de toute une génération. I ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'agriculteur, reçu avocat à Douai, Merlin est déjà conseiller juridique et financier du duc d'Orléans avant la Révolution. Député à la Constituante, il y soutient le parti patriote ; député à la Convention, il siège à la Plaine, mais vote presque toujours avec la Montagne, notamment pour la mort de Louis XVI. Il reçoit diverses missions dans ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Aux yeux des Anglais, l'effondrement de la France et les négociations d'armistice rendent nécessaire la concentration de toutes les forces capables encore de se battre pour la défense de leur île. La flotte française devient ainsi un important enjeu. Le gouvernement français pourra-t-il la soustraire longtemps aux convoitises du vainqueur ? Le 1Écrit par : Jean FAVIER
Le terme de mesnie (maisonnée, famille), peu utilisé depuis le Moyen Âge, désigne les gens vivant ensemble, qu'ils soient ou non du même sang. Cette notion s'oppose à celle de lignage. Déjà, au Moyen Âge, la mesnie est une notion assez vague, et l'administration fiscale préfère compter les feux, c'est-à-dire les foyers allumés. Le feu étant rapide ... Lire la suiteÉcrit par : Jean JOANA
Pierre Messmer est né le 20 mars 1916 d'un père industriel. Son engagement dans les Forces françaises libres, sa carrière de haut fonctionnaire colonial, puis ses responsabilités ministérielles, dès les premières années de la Ve République, ont progressivement fait de lui une des figures historiques du gaullisme, jusqu'à sa mort, le 29 ... Lire la suiteÉcrit par : André HUMBERT, Colette RENARD-GRANDMONTAGNE
L'ancienne cité épiscopale est aujourd'hui un des deux pôles principaux de la métropole lorraine et elle a été choisie en 1973 comme capitale administrative de la région. L'agglomération a connu une forte expansion depuis sa création en 2002 puisque, en 2007, elle comprend quarante communes pour une population de 230 000 habitants. Bien que proche ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Née dans la Haute-Marne, fille d'un châtelain et de sa servante, Louise Michel grandit au château de ses grands-parents. Elle y reçoit une éducation libérale et une bonne instruction dans une ambiance voltairienne, qui lui permettent d'obtenir son brevet de capacité : la voilà institutrice. Mais elle refuse de prêter serment à l'empereur et ouvre ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Avocat à Paris, Millerand collabore au journal La Justice de Georges Clemenceau ; élu député de la Seine en 1885, il évolue rapidement vers le socialisme. Il refuse cependant de s'affilier à l'un des partis se réclamant de lui et anime le groupe des socialistes indépendants. Millerand développe un programme qui va servir de charte au soci ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Un socialiste peut-il faire partie d'un gouvernement bourgeois ? Le débat engagé dans le mouvement socialiste français, puis européen, autour du ministérialisme, fut provoqué par l'entrée d'Alexandre Millerand dans le ministère Waldeck-Rousseau, le 22 juin 1899. Il apparaît à la fois comme une conséquence de l'importante poussée électorale sociali ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
« Ne vous effrayez pas » dit-on à son père le marquis, avant de lui montrer l'héritier de son nom, fort vigoureux mais affreux de visage. Sans illusions, le marquis écrivait à son frère le bailli : « Ton neveu est celui de Satan. » Une petite vérole mal soignée acheva de donner à Mirabeau un physique effrayant ; il dira lui-même : « Quand je secou ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
« L'ami des hommes ». Né d'une famille noble, peut-être d'ancienne extraction chevaleresque, venue d'Italie et agrégée au xvie siècle à la haute noblesse provençale par de brillants mariages, propriétaire depuis 1570 de la terre de Mirabeau, érigée en marquisat par Louis XIV. Gentilhomme et grand seigneur en Provence, le marqui ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard GRUNBERG
François Mitterrand a été l'une des personnalités politiques françaises les plus importantes de la seconde moitié du xxe siècle. Plusieurs fois ministre sous la IVe République, président de la République sous la Ve, il a marqué de son empreinte l'histoire de la gauche française depuis les années 1960, et a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MAITROT
Grande figure du socialisme français du xxe siècle, Jules Moch adhéra en octobre 1924 à la S.F.I.O. de Léon Blum, dont il épousa l'essentiel des idées, pour démissionner, le 31 décembre 1974, du Parti socialiste de François Mitterrand, dont il contestait la politique d'union de la gauche. Pendant près de cinquante ans, il occup ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Templier, élu grand-maître en 1298, alors que l'ordre venait de s'établir à Chypre, d'où étaient lancées quelques opérations contre l'Islam. Venu en Occident, où les maisons de l'ordre étaient nombreuses, Jacques de Molay composa en particulier deux mémoires destinés au pape, l'un pour donner son point de vue sur le projet pontifical de croisade, ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Héritier de deux illustres familles parlementaires, sa mère étant née Lamoignon, Molé achève son éducation dans l'émigration après l'exécution de son père en 1794. Il rentre en France à la fin du Directoire et est réintégré dans tous ses biens sous le Consulat. Il accepte alors de servir Napoléon qui le comble de faveurs : auditeur puis maître des ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard PONTHIEU
Né à Flers (Orne) dans une famille modeste, pupille de la nation, Guy Mollet fait ses études comme boursier à la faculté des lettres de Lille. De 1936 à 1944, il mène de front ses activités de professeur d'anglais à Arras, de secrétaire général de la Fédération de l'enseignement puis de résistant, notamment en tant que responsable de l'organisatio ... Lire la suiteÉcrit par : Robert GARAPON
Cinq batailles rangées, dix-sept assauts de forteresses, onze sièges, plus de deux cents escarmouches, sept arquebusades et bien d'autres blessures : tel est l'état des services de Monluc, et le sujet de son livre. Il ne parle que de ce dont il a été lui-même acteur ou témoin. Monluc éclaire plusieurs aspects majeurs de la France sous les derniers ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Un mot, un seul mot — « forfaiture » — peut-il résumer un homme ? Un homme sans doute non, mais à coup sûr un destin. Le jour où Gaston Monnerville monte à la tribune du congrès radical à Vichy pour s'opposer au projet de référendum du général de Gaulle qui instaurera l'élection du président de la République au suffrage universel, il fait plus que ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GERBET
Celui que l'on a pu justement qualifier de « père de l'Europe » s'est éteint le 16 mars 1979, dans sa quatre-vingt-onzième année, au terme d'une longue existence, extraordinairement variée mais toujours orientée vers la recherche des moyens propres à rassembler les hommes et à les amener à parler un langage commun. Formé très tôt au commerce inter ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme politique français, ancien président du Sénat (1992-1998). Né à Loudun (Vienne), René Monory commence à travailler dans le garage de son père à l'âge de quinze ans. D'un caractère entreprenant, il se lance tôt en politique et est élu maire de Loudun en 1959 ; il le restera durant quarante ans. En 1961, il est élu conseiller général de la Vie ... Lire la suiteÉcrit par : Roger AUBERT
Un des principaux représentants du libéralisme catholique au xixe siècle. Fils d'un noble émigré et marié en Angleterre, il fut élevé jusqu'à l'âge de dix ans par son grand-père maternel, J. Forbes, et conserva toute sa vie de cette éducation un vif attachement à la religion, un goût prononcé pour l'étude et une admiration pour ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Général et ingénieur français, né le 16 juillet 1714 à Angoulême, mort en mars 1800 à Paris. Entré dans l'armée française en 1732, le marquis Marc-René de Montalembert combat dans la guerre de la Succession de Pologne (1733-1738), la guerre de la Succession d'Autriche (1740-1748), puis la guerre de Sept Ans (1756-1763). C'est dans les années 1750 ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MARCONIS
Préfecture du Tarn-et-Garonne, la commune de Montauban comptait 53 200 habitants en 2005, ce qui la plaçait au second rang en Midi-Pyrénées. L'urbanisation s'y est développée presque essentiellement à l'intérieur de son vaste territoire communal : de ce fait, avec sept communes seulement et 58 752 habitants, son agglomération n'occupait que la qua ... Lire la suiteÉcrit par : Serge ORMAUX
On ne peut guère parler de la ville de Montbéliard sans la resituer dans un ensemble géographique plus vaste, le Pays de Montbéliard, auquel la rattachent son histoire politique et religieuse, son orientation économique et sa structure urbaine. Si le comté de Montbéliard devient au xive siècle une principauté wurtembergeoise po ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Intelligent, spirituel et brave, le marquis de Montcalm, issu d'une noble famille de la région nîmoise, entre dans l'armée à quinze ans et y fait une brillante carrière ; il est colonel à trente et un ans et maréchal de camp en 1756, année où il est chargé de la défense des possessions de la France en Amérique du Nord. Ces possessions comprennent ... Lire la suiteÉcrit par : Aude GASTILLEUR
Mont-de-Marsan, préfecture des Landes, compte 30 700 habitants et l'agglomération 54 000 habitants (2005). La ville est située à la confluence de deux rivières, le Midou et la Douze, qui se rejoignent pour former la Midouze, affluent de l'Adour. Ce n'est qu'en 1133 que le vicomte de Marsan, Pierre de Lobanner, édifie une forteresse sur l'éperon dé ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
D'une famille saintongeaise très ancienne et illustre dans tous les domaines, Françoise Athénaïs de Rochechouart vint à la cour en 1660 pour devenir fille d'honneur de la nouvelle reine. En 1663, elle épousa Louis Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, dont elle eut un fils, le duc d'Antin. Brillant à la cour par sa beauté et son esprit, elle ... Lire la suiteÉcrit par : Paul QUENTEL
Cri de guerre des Capétiens, « Montjoie Saint-Denis ! » a succédé au simple « Montjoie ! » des xie et xiie siècles. Dans le roman de Guillaume au court nez on lit : « Roy Looy escrie Montjoie ! Diex aïe ! » Dans le roman de Wace : « Francheis crient Montjoie ! et Normans Dex aïe ! » Mais, à ... Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMOT
Montluçon, sous-préfecture de l'Allier, est perchée, en situation défensive, sur une butte du fossé qui l'abrite. C'est une place forte avancée du Bourbonnais, qui connaît une période de prospérité sous les ducs de Bourbon, notamment aux xive et xve siècles. À l'aube de l'ère industrielle, la ville, aux fonc ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Peut-être la plus illustre famille française après la maison royale, les Montmorency sont des seigneurs d'Île-de-France proches du roi dès le xe siècle et ils étaient, à cette époque, descendants de Charlemagne par les femmes. Nombreuses sont les branches de cette famille, l'une étant celle des seigneurs de Montlhéry avec ses s ... Lire la suiteÉcrit par : Guy ROSSI-LANDI
Petit bourg du Loir-et-Cher, près de Vendôme, où le maréchal Pétain a rencontré Hitler le 24 octobre 1940. C'est au cours de cet entretien, le seul qu'ils aient jamais eu, que les deux chefs d'État ont envisagé une collaboration entre leurs pays. Aussi, pour les adversaires du régime de Vichy, Montoire est-il synonyme de trahison, tandis que les p ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis, Jean-Paul VOLLE
Montpellier, capitale de la région Languedoc-Roussillon, comptait, en 2010, 257 092 habitants (514 473 hab. dans l’aire urbaine, en 2007), ce qui la situe au huitième rang national. Le chef-lieu de l'Hérault, provincial et ordinaire, rentier de ses vignes, riche de ses facultés de droit et de médecine, a laissé place à une métropole active entre T ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Digne fille de l'éternel conspirateur, du rival velléitaire et malheureux de Richelieu et de Mazarin, Gaston d'Orléans, et de sa première femme, Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier. Deux événements, l'un plus romanesque que l'autre, ont dominé la vie de la Grande Mademoiselle. Le 2 juillet 1652, l'armée royale sous le commandement de Turenne ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Bâti sur un piton calcaire (1 060 m d'altitude) dans les Pyrénées ariégeoises, à trente kilomètres à l'est de Foix, le site du château de Montségur est grandiose et permet de dominer tout le pays d'Olmes (Lavelanet-Mirepoix). Trois châteaux s'y succèdent du xie au xiiie siècle, pour servir de demeure seigneu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Morlaix, fils d'un avocat breton, étudiant en droit à Rennes, le jeune Moreau est déjà mêlé, comme prévôt des étudiants, aux troubles parlementaires de la ville en 1788 ; c'est lui qui fonde et préside la Fédération de la jeunesse bretonne et angevine à Pontivy en 1790. Lieutenant-colonel dans l'armée du Nord en 1792, il sert sous Dumouriez — ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL
Fils naturel de la reine Hortense et du comte de Flahaut, demi-frère du futur Napoléon III, Morny a une illustre origine, qui l'a sans doute moins servi que son intelligence et son cynisme. Sa carrière commence à se dessiner sous la monarchie de Juillet ; il est d'abord un brillant officier et participe à la conquête de l'Algérie. À partir de 1838 ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Lors de la phase de constitution et d'autonomisation, au cours du xe siècle, de grandes entités territoriales (duchés ou comtés) dans l'ouest de l'ancien Empire carolingien, la Provence était devenue, sous l'autorité de comtes, pratiquement indépendante du roi de Bourgogne. Cependant, le pouvoir comtal qui s'appuyait sur l'alli ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel CORDIER, Universalis, Bénédicte VERGEZ-CHAIGNON
Serviteur de la République, préfet et chef de cabinet de plusieurs ministères dans les années 1930, Jean Moulin se convertit à un gaullisme de raison et de circonstance après sa rencontre avec le général en octobre 1941. Il devient le délégué de celui-ci en France, organisant les structures clandestines, renforçant les mouvements, intégrant les pa ... Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMOT
Moulins doit son rang de préfecture de l'Allier à un long héritage historique. Elle apparaît dans l'histoire au xie siècle, lorsque les sires puis ducs de Bourbon y transfèrent leur capitale en lieu et place de Bourbon-l'Archambault, attestant ainsi la valeur de sa situation et de son site. En effet, le lieu établissait le cont ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
Soldat d'infanterie armé d'un mousquet. Amélioration de l'arquebuse, le mousquet est introduit dans les armées françaises au xvie siècle. On donne le nom de mousquetaires aux bandes qui en étaient armées. Tant que les piquiers restent la principale masse de choc au combat, arquebusiers puis mousquetaires jouent le rôle d'infant ... Lire la suiteÉcrit par : René RÉMOND, Guy ROSSI-LANDI
On considère généralement que le courant démocrate-chrétien dont le Mouvement républicain populaire (M.R.P.) est issu a des racines politiques qui remontent à Lacordaire, à l'encyclique Rerum novarum du pape Léon XIII (1891) et au Sillon de Marc Sangnier. Plus précisément, Francisque Gay a fondé en 1920 un petit Parti démocrate populaire ... Lire la suiteÉcrit par : Raymond WOESSNER
Ville née de l'industrie textile – le « Manchester français » –, Mulhouse, dans le Haut-Rhin, constitue un cas particulier en Alsace, avec un brassage continu de populations et un patrimoine de brique, de fer et de béton. Ses manufactures ont été ruinées à partir des années 1950, mais l'arrivée de Peugeot, le travail frontalier et la montée en pui ... Lire la suiteÉcrit par : Émile POULAT
Homme politique et dirigeant catholique français. Officier de carrière, Albert de Mun est fait prisonnier en 1870 ; la captivité l'amène à réfléchir aux causes de la défaite, et la Commune à mesurer la désorganisation sociale : « Entre ces révoltés et la société légale dont nous étions les défenseurs, un abîme nous apparut. » Il fonde alors, avec ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
« Jules Muracciole, c'est le dernier carré », cette phrase d'André Malraux à propos du secrétaire général de l'ordre de la Libération fut citée à sa mort, le 22 octobre 1995, par le général Simon, chancelier de l'Ordre, qui la compléta pour résumer l'engagement de ce grognard du gaullisme : dernier carré à Londres en juin 1940, dernier carré à Bir ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Le moins étonnant de la vie de ce centaure n'est pas que Murat, fils d'un aubergiste du Quercy, ait débuté par le séminaire et ait été ordonné sous-diacre ; mais cette erreur d'orientation initiale est vite réparée : renvoyé du séminaire, il s'engage dans la cavalerie dès 1787, pour vingt-huit ans. Ardent patriote, le chef d'escadron Murat change ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Depuis la fin de la guerre de Cent Ans, les Parisiens étaient exemptés de l'impôt indirect : la taille. Ces conditions avantageuses étaient destinées à attirer de nouveaux habitants vers la capitale ravagée et dépeuplée. En revanche, la royauté institua un impôt indirect (ou aide) sur la plupart des marchandises entrant dans Paris, et ces taxes au ... Lire la suiteÉcrit par : René LEMARQUIS
En 1919, et particulièrement en avril, des mutineries de marins français éclatent en mer Noire. Quelle était la situation dans cette Russie méridionale un an après octobre 1917 ? La Russie connaît à la fois la guerre civile et l'intervention étrangère. En Ukraine, les Allemands soutiennent l'hetman Skoropadski qui sera vite éliminé par Pe ... Lire la suiteÉcrit par : André HUMBERT, Colette RENARD-GRANDMONTAGNE
L'ancienne capitale du duché de Lorraine est, au début du xxie siècle, à la tête d'une agglomération de 331 000 habitants. Celle-ci est un des deux pôles principaux de la métropole lorraine qui s'étire, sur une centaine de kilomètres, pour l'essentiel le long du couloir mosellan, de Nancy à Thionville. Si la renommée internatio ... Lire la suiteÉcrit par : Pascale PHILIFERT
Nanterre, préfecture des Hauts-de-Seine, dont la population s'élevait à 84 881 habitants lors du recensement de 1999 et à 90 903 hab. en 2007, s'étend sur un vaste territoire parmi les plus stratégiques d'Île-de-France. Depuis un siècle, plusieurs éléments clés ont marqué le destin de la ville, tout en contribuant à dessiner les contours d'une ide ... Lire la suiteÉcrit par : François MADORÉ, Universalis
Nantes est le chef-lieu du département de la Loire-Atlantique et la capitale de la région des Pays de la Loire. La ville, la sixième plus peuplée de France (290 943 habitants dans la commune en 2010), située au fond de l'estuaire de la Loire, est indissociable de celle de Saint-Nazaire, de fondation très récente, car créée au milieu du xix ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques GODECHOT, Universalis
Général français, Premier consul (1799-1804) puis Empereur des Français (1804-1814/1815), Napoléon Bonaparte (en italien Napoleone Buonaparte), surnommé le Corse ou le Petit Caporal, fut l'une des figures marquantes de l'histoire occidentale. Il révolutionna l'organisation et la formation militaires, fit élaborer le Code Napoléon, qui servit de mo ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La vie et la personnalité de Napoléon II, duc de Reichstadt, l'« Aiglon », fils de Napoléon, roi de Rome, prince de Parme, ont été tout à la fois obscurcies et embellies par la légende. Barthélemy et Méry créent en effet, sous la Restauration, un mythe bonapartiste : François Joseph Napoléon est « le fils de l'Homme » (c'est aussi le titre de leur ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Républicain, opposant au second Empire, Alfred Naquet prit une part active à la journée du 4 septembre 1870. Député du Vaucluse, il siégea à l'extrême gauche. Directeur de la Démocratie du Midi, il fut parmi les trois cent soixante-trois républicains réélus après le 16 mai 1877. En 1879, il déposa un projet de loi rétablissant le divorce ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul VOLLE
Au carrefour de routes terrestres qui relient l'Espagne à l'Italie et à l'Europe centrale d'une part (l'ancienne via Domitia), la Méditerranée et l'Atlantique par la voie d'Aquitaine d'autre part, Narbonne bénéficie de conditions favorables au développement d'une économie ouverte vers l'extérieur. Entre le massif des Corbières et le littoral médit ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Est-il le fils naturel de Louis XV ? Sa mère est dame d'honneur à la cour de Versailles et Narbonne reçoit une éducation privilégiée. Colonel à trente ans du régiment d'Angoumois puis de Piémont, il adopte les idées de la Révolution en 1789. Commandant en chef de toutes les gardes nationales du Doubs, il rétablit le calme troublé par les soulèveme ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Né à Genève, fils d'un régent de collège, destiné au commerce, Necker fait son noviciat commercial à la banque Vernet, à Paris. Il amasse une fortune honorable, fonde une banque en 1765. Nommé président par la République de Genève, il inspire confiance à Choiseul. Syndic de la Compagnie des Indes, il la ranime et la défend contre l'abbé Morellet e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Petit-fils du connétable Bernard d'Armagnac, qui fit figure de chef de parti sous le règne de Charles VI après l'assassinat de Louis d'Orléans, Jacques d'Armagnac appartint à l'entourage de Charles VII, fut gouverneur du dauphin Louis et se vit enfin confier, en 1463, la direction des opérations militaires en Roussillon. Comme beaucoup d'autres gr ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Royaume des Francs occidentaux à l'époque mérovingienne (vie-viiie siècle), la Neustrie est souvent opposée à l'Austrasie, royaume franc oriental. Formé par dérivation, le nom Neustrie (de l'allemand neu) désignait le nouveau territoire, c'est-à-dire la zone colonisée par les Francs après leur insta ... Lire la suiteÉcrit par : Robert CHAPUIS
Nevers, préfecture de la Nièvre, est née sur une butte (où s'élève la cathédrale) dominant le confluent de la Loire et de la Nièvre. L'occupation du site est ancienne ; si on doute aujourd'hui que Nevers ait été la Noviodunum Aeduorum dont fait mention César, on sait que la ville gallo-romaine reçoit une enceinte au ive ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
« Le Brave des braves ». Fils d'un tonnelier de Sarrelouis, d'abord petit clerc de notaire, puis soldat dès 1787. Avance avec une relative lenteur au cours des guerres de la Révolution ; quand Napoléon en fait un de ses premiers maréchaux, Ney a déjà une grande réputation d'héroïsme, mais n'a encore jamais exercé que de petits commandements ; par ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien TIRONE, Universalis
Nice est la capitale d'une région urbaine qui couvre le département des Alpes-Maritimes et s'étend, au nord, sur une partie de celui des Alpes-de-Haute-Provence. Elle est aussi la cinquième plus grande ville de France (348 721 habitants en 2007). C'est un pôle culturel et touristique dont l'influence est internationale, ce qui explique l'importanc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Ambassadeur à Lisbonne de 1559 à 1561, Jean Nicot (qui passe dans l'histoire pour avoir introduit le tabac en France) y apparaît comme un excellent observateur et ses lettres demeurent une source précieuse de renseignements pour l'historien. C'est alors qu'il envoie à Catherine de Médicis du tabac en poudre, destiné à soulager les migraines de la ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul VOLLE
À l'extrémité orientale du couloir languedocien, Nîmes, chef-lieu du Gard, garde la porte rhodanienne et assure la transition avec les villes provençales d'Arles et d'Avignon. Au milieu du xxe siècle, Nîmes a activement participé aux grands aménagements régionaux : la Compagnie du Bas-Rhône-Languedoc y installe son siège social ... Lire la suiteÉcrit par : Yves JEAN
Chef-lieu du département des Deux-Sèvres, la ville de Niort compte 57 900 habitants en 2005. Niort doit sa naissance à sa situation de place frontière entre le Poitou et l'Aunis-Saintonge. Ce fut une ville-marché, au contact de plusieurs pays du Poitou. La forteresse édifiée au xiie siècle, dont il subsiste un double donjon, ét ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Général français, né le 15 octobre 1858 à Tulle, mort le 23 mars 1924 à Paris. Diplômé de l'École polytechnique en 1878, Georges Robert Nivelle sert en Indochine, en Algérie et en Chine comme officier d'artillerie, avant d'être promu général de brigade en octobre 1914, peu après le début de la Première Guerre mondiale. En 1915, il est nommé à la t ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Après avoir exercé ses premiers talents militaires en Catalogne aux côtés de son père, puis sous Vendôme duc de Penthièvre (1693-1696), Adrien Maurice de Noailles est choisi en raison de sa valeur et de sa prudence pour accompagner le nouveau souverain Philippe V en Espagne. Il épouse Françoise d'Aubigné, nièce de Mme de Maintenon en 16 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Toutes les sociétés traditionnelles, quelque niveau de civilisation qu'elles aient atteint, ont possédé leur noblesse. Mais le mot recouvre des réalités si diverses – dans le temps comme dans l'espace – qu'il n'est guère possible d'en donner une commune définition. De plus, les noblesses sont mal connues. Autant les aristocraties, qui en sont le « ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né le 28 mars 1888 à Paris, Léon Noël est le fils d'un conseiller d'État. L'influence paternelle est manifeste : après des études de droit qui le conduiront jusqu'au doctorat, Léon Noël est reçu à son tour au Conseil d'État en 1912, à vingt-quatre ans. Auditeur en 1913, il deviendra maître des requêtes en 1924. Mais déjà le virus politique l'a sai ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Homme de loi, originaire du Languedoc, Guillaume de Nogaret fut d'abord professeur de droit romain à l'université de Montpellier et conseiller juridique de divers seigneurs, et notamment du roi de Majorque. Entré au service de Philippe le Bel vers 1292-1295, il s'entremit lors de l'achat par le roi de la part qu'avait dans la seigneurie de Montpel ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Né le 13 novembre 1916, à Bages, dans les Pyrénées-Orientales, que son père, Louis Noguères, également avocat, représenta à la Chambre des députés, Henri Noguères fut fidèle à l'engagement socialiste de sa famille. À vingt ans, il collabora, avec Léon Blum, au journal Le Populaire, dont il fut rédacteur en chef de 1946 à 1949. À la même é ... Lire la suiteÉcrit par : Martine MEUSY
Fondée en 1788 par Brissot, Clavière et Mirabeau, la Société des amis des Noirs se proposait de mettre en œuvre la doctrine anti-esclavagiste et abolitionniste dont Montesquieu et l'abbé Raynal furent des précurseurs, mais qui avait pris forme tout spécialement en Angleterre avec William Wilberforce, pour atteindre, vers 1780, les sphères politiqu ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Haut fonctionnaire français. Après des études de droit dans l'Isère, Simon Nora rejoint la Résistance en 1942 (Jura et Vercors). Entré à l'E.N.A. en 1945, il débute sa carrière à l'Inspection des finances et travaille, à partir de 1952, auprès de Pierre Mendès France, qui l'intègre dans son cabinet à Matignon, en 1954. L'avènement de la Ve ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Jean THUMERELLE
Dans le chapitre Aux origines de l'identité régionaleLa frontière franco-belge a coupé un réseau urbain et un peuplement très denses depuis le milieu du Moyen Âge. Lors de la conquête des, la population était déjà suffisamment nombreuse pour opposer une rude résistance à César. (Les plus anciens fossiles humains de la région remontent à — 700000, la présence de l'Homo sapiens est attestée ... Lire la suite
Écrit par : Armand FRÉMONT, Lucien MUSSET
L'originalité de la Normandie parmi les provinces françaises, depuis le xe siècle, a toujours été prononcée. Pourtant, cette province n'a pas d'unité géologique ou géographique : sa partie occidentale appartient au Massif armoricain, sa partie orientale au bassin de Paris. Elle n'a pas davantage d'unité ethnographique : si les ... Lire la suiteÉcrit par : Armand FRÉMONT, Lucien MUSSET
Dans le chapitre Des Celtes aux NormandsLa Normandie ne constitue une entité historique que depuis 911, époque où le roi franc Charles le Simple concéda au chef viking Rollon la région de la basse Seine. Jusque-là, non seulement le vocable de Normandie n'existe pas, mais les pays qui forment aujourd'hui la Normandie n'ont guère de relations entre eux. De 911 à 1204, la Normandie, tout e ... Lire la suite
Dans le chapitre L'État anglo-normand (XIe-XIIIe siècle)Pendant cent trente-huit ans, jusqu'en 1204, la Normandie et l'Angleterre formèrent, sinon toujours un seul État, du moins une communauté morale et politique. Pour le duché, cette période fut extrêmement bénéfique. Barons et prélats normands reçurent outre-Manche des domaines immenses qui leur permirent de faire dans leur pays d'origine assaut de ... Lire la suite
Dans le chapitre Province du royaume capétienLe régime capétien fut à la fois conservateur et méfiant. Les institutions normandes furent intégralement maintenues – elles fonctionnaient mieux que celles du domaine royal – mais furent colonisées par des immigrés. L'Échiquier, siégeant tantôt à Rouen et tantôt à Caen, garda la haute main sur la justice et ses finances, mais ses « maîtres » vinr ... Lire la suite
Dans le chapitre Un pays conservateur (XIXe-XXe siècle)Depuis la chute de l'Ancien Régime, l'histoire normande présente peu d'originalité. Les Normands mirent peu de zèle, après 1790, à participer aux grands épisodes de la Révolution. L'insurrection « fédéraliste » – plus exactement légaliste et girondine – de l'été 1793 se localisa dans l'Eure et le Calvados, plutôt en raison de leur proximité de Par ... Lire la suite
Écrit par : Christophe CHARLE
Dans l'histoire de la France contemporaine, le terme notables désigne un groupe social et politique qui a dominé la société depuis les lendemains de la Révolution française jusqu'aux années 1880. Détenteurs d'importants capitaux fonciers soit par héritage (comme la noblesse traditionnelle), soit par investissement préférentiel (quand il s'agit de ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique ANDOLFATTO
Nicole Notat a été secrétaire générale de la Confédération française démocratique du travail (C.F.D.T.) d'octobre 1992 à mai 2002. Elle est la première femme et, à ce jour, la seule à avoir accédé à la direction d'une centrale syndicale. Mais sa désignation revêtait surtout une signification politique. Elle consacrait un cours nouveau de la C.F.D. ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Une des nombreuses « émotions » qui troublent la période 1623-1648. La révolte des Nu-Pieds, soulèvement populaire de Normandie, est à la fois rurale et citadine ; elle fut châtiée par une expédition punitive du chancelier Séguier en personne. Dans l'Avranchin en 1639, le bruit s'était répandu que le gouvernement allait interdire le sel blanc et é ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
Tout au long des huit années de la guerre d'Algérie, tant du côté algérien que du côté français, et pour les innombrables tendances de chacune des parties, la multitude des sigles est une des particularités du conflit. Au combat armé répond le combat des slogans, des manifestes, des mouvements. C'est sur les trois lettres qui baptisent l'Organisat ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Issu d'une famille de teinturiers de Bavière, Oberkampf devient graveur à Mulhouse, puis coloriste à la manufacture de l'Arsenal à Paris. Il obtient en 1759 l'autorisation de fonder à Jouy-en-Josas la première manufacture de toiles imprimées avec des planches de cuivre gravées. Il est naturalisé Français en 1770 et ses ateliers sont érigés en manu ... Lire la suiteÉcrit par : André BRISSAUD
Les Allemands qui occupèrent les trois quarts de l'Europe, avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, se comportèrent de manière très différente selon les cas. C'est ainsi que l'Autriche, les Sudètes, certaines parties de la Pologne, les territoires d'Alsace et de Moselle furent purement et simplement annexés. La Bohême et la Moravie devinrent u ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie GUILLON
Les représentations de la France des « années noires » oscillent entre l'image héroïque d'une France martyre et unie et celle, honteuse, d'une France de Vichy et s'accommodant de l'ennemi. Or « la » France, sous l'occupant, n'était pas une, elle était, à des degrés divers, contre la collaboration et aspirait à sa libération. Cette France sert de s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Les journées d'octobre 1789 marquent un tournant dans l'histoire de la Révolution en laissant présager la chute de la monarchie. À l'issue de ces journées, en effet, le roi s'est retrouvé prisonnier de Paris. L'opinion avait manifesté son inquiétude devant le retard apporté par Louis XVI à la ratification des résolutions prises par l'assemblée dan ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL
Comme son adversaire Adolphe Thiers, Émile Ollivier est né à Marseille. Grandi dans un milieu républicain (son père a protégé Mazzini réfugié à Marseille), il est, tout jeune, commissaire de la République dans les Bouches-du-Rhône et le Var au lendemain de la révolution de février 1848. Il apaise les passions, désarme les préventions, mais les jou ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BARRAL
Terme désignant l'attitude de ceux qui estiment nécessaire en politique de tenir largement compte des circonstances et qui admettent des atténuations aux principes doctrinaux. Mais ce terme désigne particulièrement, dans l'histoire de France la fraction centrale du parti républicain, animée par Grévy, Gambetta et Ferry, au début de la IIIe ... Lire la suiteÉcrit par : François SALVIAT
Sur la colline Saint-Eutrope, qui domine la ville au sud, Orange a conservé des vestiges préhistoriques et protohistoriques. Mais c'est seulement après ~ 36, sous le deuxième triumvirat, que fut fondée par Rome, adossée à ce point fort, mais se développant dans la plaine, la colonie romaine d'Arausio : les vétérans qui y furent installés ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LEGENDRE
Les trois ordres, ou états selon la formule médiévale (clergé, noblesse, tiers état), abolis par la Révolution dès 1789, représentaient une classification idéale des rapports socio-politiques, traditionnelle en Europe depuis la stabilisation du régime féodal (xiie-xiiie s.). Cette répartition juridique en tr ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Les premiers rois capétiens, comme tous les autres souverains et même les Carolingiens, devaient avoir un étendard à queues attaché à une lance. Sur la mosaïque du triclinium du Latran on voit le roi Charles (c'est-à-dire Charlemagne vers 796-798, avant son couronnement impérial) recevant à genoux l'étendard (de Rome ?) de la main de saint Pierre, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
L'ancien pagus Aurelianensis fit partie du domaine royal dès l'avènement de la dynastie capétienne, et fut le noyau autour duquel les rois de France assirent leur pouvoir au sud de Paris, en y rattachant les territoires dont ils pouvaient s'assurer la domination. L'Orléanais n'est donc pas une entité provinciale, forgée et incarnée dans u ... Lire la suiteÉcrit par : José MURACCIOLE
Traditionnellement, le duché d'Orléans donnait son nom au deuxième fils du roi de France. À sa naissance, il était fait duc d'Orléans de même que son frère aîné le futur roi était dénommé Dauphin. Par la suite, et surtout à partir de 1610, les ducs d'Orléans prirent l'habitude de grouper autour d'eux la faction des mécontents et le nom d'orléanism ... Lire la suiteÉcrit par : Franck GUÉRIT
Ancienne capitale de la province royale de l'Orléanais, Orléans est la capitale administrative de la région Centre et le chef-lieu du département du Loiret. En 2005, la commune d'Orléans comptait 113 200 habitants, l'agglomération 275 000. En 52 avant J.-C., Orléans (Genabum ou Cenabum), port de commerce fluvial et centre religieux des Carnutes, e ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Prince français, né le 25 avril 1608 à Fontainebleau, mort le 2 février 1660 à Blois. Troisième fils du roi Henri IV et de Marie de Médicis, Gaston reçoit dans un premier temps le titre de duc d'Anjou. Seul frère survivant de Louis XIII, il prend le titre de « Monsieur » à partir de 1611. La première de ses nombreuses révoltes et intrigues contre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Arrière-petit-fils du Régent, le duc d'Orléans est, à la veille de la Révolution, l'un des princes les plus riches de France et le partisan le plus chaleureux des idées nouvelles. Grand maître de la franc-maçonnerie, affectant de penser comme les républicains d'Amérique et de vivre comme les membres des clubs londoniens, il s'est élevé contre les ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Fils de Monsieur, frère de Louis XIV, et de la princesse Palatine, duc de Chartres, Philippe d'Orléans commence sa carrière des armes aux Pays-Bas, aux côtés de Louis XIV et se distingue par une brillante conduite à Mons, à Steinkerque et à Neerwinden en 1693. C'est un grand et bel homme : « De port aisé et fort noble [...] il avait dans le visage ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Fils d'un munitionnaire nommé par Philippe V, ministre des Finances en Espagne, possédant une fortune considérable, Philibert Orry fut successivement conseiller au parlement de Paris en 1713, maître des requêtes en 1715, intendant à Soissons en 1725, à Perpignan en 1727, et enfin à Lille en 1730. Il se révèle un excellent financier. Il est alors a ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Lieutenant aux gardes du corps de Louis XVIII, le comte d'Orsay n'aurait pas laissé son nom à la postérité sans une réputation de dandy qui fit sa légende. Du dandy, il eut le mépris de convention, l'élégance d'esthète, le culte du moi, et sa vie s'accorde en quelque manière avec le « geste du dandy ». Il n'a guère plus de vingt ans lorsqu'il renc ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme politique français, François-Xavier Ortoli a mené une carrière au niveau national puis européen. Né le 16 février 1925 à Ajaccio, en Corse, François-Xavier Ortoli grandit à Hanoï, en Indochine (auj. Vietnam), et participe à la résistance clandestine qui s'y organise pendant la Seconde Guerre mondiale. Après avoir étudié le droit à Hanoï, il ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BRUGUIÈRE
Fils d'un papetier de Clisson, Ouvrard passe à Nantes ses vingt premières années. Il y acquiert une intime connaissance des mécanismes de la spéculation financière, des règles du commerce transatlantique, des possibilités du continent américain. Tout au long de sa vie aventureuse, il sera donc le témoin de cette France maritime, banquière et comme ... Lire la suiteÉcrit par : François BURDEAU
Né à Milan, Frédéric Ozanam fit ses études secondaires à Lyon, puis, après un stage chez un avocat, fut envoyé par son père à Paris, où il fut l'hôte d'Ampère et où il étudia le droit. Il y rencontra aussi Chateaubriand mais surtout Lamennais, Montalembert, Lacordaire. Il fut ainsi un des artisans les plus fervents du catholicisme libéral d'alors. ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN, Jean-Luc VERLEY
Mathématicien et homme politique français né à Paris, Paul Painlevé est aussi un théoricien de l'aviation dont il soutint le développement par son action politique. Ancien élève de l'École normale supérieure, il enseigna aux universités de Lille et de Paris et à l'École polytechnique. Il fut nommé membre de l'Académie des sciences en 1900. S'intér ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
L'institution d'une Chambre des pairs, dans la Charte de 1814, répondait à l'utilité, alors généralement admise, d'avoir deux chambres dans un système représentatif bien équilibré et aussi d'appuyer, comme en Angleterre, l'autorité du trône sur une aristocratie. Mais, si la Chambre des pairs remplit bien en effet sa fonction de Chambre haute, bloq ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Salué par Michel Debré, en Sorbonne, le 19 janvier 1984, comme le « premier des gaullistes par l'ancienneté », Gaston Palewski a servi le gaullisme pendant cinquante ans puisque, dès 1934, il avait aidé à la diffusion des idées du colonel de Gaulle sur l'utilisation des divisions blindées, et qu'il a occupé ses dernières années au développement na ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Le plus grand scandale financier et politique de la IIIe République fut provoqué par la liquidation judiciaire de la Compagnie universelle du canal interocéanique en février 1889. Ferdinand de Lesseps, qui jouissait d'une popularité immense à la suite du percement du canal de Suez, était à la tête de l'entreprise de Panamá. Contre l'avi ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Révolte survenue en Basse-Bretagne, d'autant plus grave qu'elle se produit pendant une émeute bordelaise au cours de la guerre de Hollande (1675). En Bretagne, les officiers seigneuriaux (sénéchal, notaire, sergent, procureur fiscal) jouaient le rôle d'hommes d'affaires du seigneur ; rémunérés par vacations, ils se montraient tracassiers. Les seig ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Depuis sa condamnation pour complicité de crimes contre l'humanité, Maurice Papon incarne la collaboration de la haute fonction publique avec les persécutions antisémites du IIIe Reich. C'est pourquoi, au surlendemain de sa mort survenue le 17 février 2007, le journal Libération put qualifier de « préfet du crime » celui qui fu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BABELON, Michel FLEURY, Frédéric GILLI, Daniel NOIN, Jean ROBERT, Simon TEXIER, Jean TULARD
Dans le chapitre Naissance d'une capitaleLe site de Paris, hémicycle de plaine alluviale formé dès le Pléistocène, a été définitivement modelé, depuis le Paléolithique jusqu'au Néolithique inclus, par le déplacement du cours de la Seine, du pied des collines du nord et de l'ouest à son emplacement actuel. L'île principale, formant un réduit défensif naturel, était en même temps un point ... Lire la suite
Dans le chapitre Paris jusqu'en 1870À la fin du ixe siècle, tandis que l'île de la Cité constitue encore un réduit fortifié, asile des populations suburbaines, la rive gauche, héritière de la ville gallo-romaine, a subi des dévastations dont elle ne se relèvera pas de sitôt et qui pèseront sur son développement pendant des siècles ; ses églises dresseront longtem ... Lire la suite
Écrit par : Jean PLANCHAIS
Né le 16 décembre 1907 à Châteaubriant (Loire-Atlantique), sorti de Saint-Cyr en 1930, capitaine à la Légion étrangère lors du débarquement de Norvège en mars 1940, Jacques Paris de Bollardière s'évade de France à son retour et gagne l'Angleterre le 21 juin à bord d'un chalutier. Il rejoint à Londres la 13e demi-brigade de la Légion, ra ... Lire la suiteÉcrit par : Jean ROBERT
Dans le chapitre Un agrégat de régions sous influence parisiennePour l'essentiel, le Bassin parisien a presque toujours été fragmenté en provinces ou régions plus ou moins hétérogènes par leur nature politique. Cela n'empêche pas qu'il présente quelques éléments d'unité, et qu'il ait pu apparaître comme un ensemble sous différentes formes dans la géographie politique ou administrative de la France. Une bonne p ... Lire la suite
Écrit par : Olivier COLLOMB
Ils sont quatre frères : Antoine Pâris (1668-1733), Claude Pâris de La Montagne (1670-1745), Joseph Pâris Duverney (1684-1770) et Jean Pâris de Montmartel (1690-1766). Leur père tenait à Moirans, près de Grenoble, une auberge à l'enseigne de La Montagne ; les enfants servaient les clients de l'hôtellerie et pansaient leurs chevaux. Or, Moirans éta ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques VERGER
Au xiie siècle, des écoles de logique et de théologie se développèrent à Paris, autour de Notre-Dame et sur la rive gauche. Vers 1180, maîtres et étudiants de ces écoles commencèrent à s'organiser en une corporation (universitas magistrorum et scolarium) pour obtenir leur autonomie vis-à-vis de l'évêque et du roi. Marq ... Lire la suiteÉcrit par : Brigitte MONTEAGLE
Issu de la Curia regis (Cour ou Conseil du roi), le parlement est l'un des principaux rouages de l'administration centrale de la France d'Ancien Régime. En 1239, le mot parlamentum est employé pour la première fois pour désigner une session judiciaire du Conseil. Il n'avait auparavant que le sens très général de conversation, ent ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Il est, avec Jean-Jacques Rousseau, Choderlos de Laclos et le capitaine Carnot, l'un des lauréats les plus remarqués des concours des Académies provinciales françaises du xviiie siècle, l'un des hommes les plus typiques du siècle des Lumières. Il est, dès l'âge de vingt ans, apothicaire sous-aide aux armées. Fait prisonnier pen ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Haut fonctionnaire, auditeur au Conseil d'État dès 1926, Parodi a occupé la vice-présidence de la Haute Assemblée de 1960 à 1971. Né à Paris, descendant d'un député de 1848, fils de Dominique Parodi, inspecteur général de l'Instruction publique, philosophe et membre de l'Institut, Alexandre Parodi, légiste républicain, est apparu dans toute sa sta ... Lire la suiteÉcrit par : René RÉMOND
Petite formation politique française constituée au lendemain des élections de 1924, le Parti démocrate populaire regroupe une partie des démocrates d'inspiration chrétienne qui ont en commun de vouloir rapprocher le catholicisme et la démocratie. Restent en dehors, à sa gauche, la Jeune République, qui suit les positions de Marc Sangnier, et, sur ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques NOBÉCOURT
Créé le 29 juin 1936 sur les traces du mouvement Croix-de-Feu, dissous en vertu de la loi du 10 janvier 1936 interdisant les « ligues » qualifiées de paramilitaires, le Parti social français (P.S.F.) devient à la veille de la Seconde Guerre mondiale le premier parti de masses dans l'histoire de la République, dépassant le Parti communiste, avec bi ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Compagnon de la Libération, il fut l'unique chef des services secrets de la France libre. Né le 9 juin 1911 à Paris, dans une famille d'industriels, André Dewavrin, licencié en droit et polytechnicien, est professeur adjoint de fortification à Saint-Cyr en 1938-1939. Rapatrié de Norvège, cet officier de vingt-neuf ans rallie de Gaulle dès la fin d ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno CHANETZ, Laurent CHANETZ
Longtemps les conservateurs du patrimoine ne se sont mobilisés que pour la seule conservation des édifices civils et religieux anciens. Si un bâtiment industriel faisait l'objet d'une protection, c'était en raison de son ancienneté et de ses qualités architecturales propres. C'est seulement dans le dernier quart du xxe siècle, ... Lire la suiteÉcrit par : Aude GASTILLEUR
Pau, chef-lieu des Pyrénées-Atlantiques, rayonne sur une partie du piémont pyrénéen. La ville centre comptait 83 000 habitants et son aire urbaine 223 785 habitants en 2005. Pau doit sa situation de préfecture à son histoire et à son statut de capitale du Béarn, province à l'identité ancienne et marquée qui, au cours des siècles, a joui d'une cert ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
Nom donné, d'après celui de son initiateur, le traitant Charles Paulet, au célèbre édit de décembre 1604 consacrant la transmission et l'hérédité des offices par la création d'un « droit annuel ». Le xvie siècle français connaissait déjà, outre la vénalité traditionnelle, une manière d'hérédité des charges, mais celle-ci demeur ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Enfant trouvé dans le XIVe arrondissement de Paris, le 12 juillet 1900, Marcel Paul, syndicaliste, militant communiste, résistant, ministre, officier de la Légion d'honneur, a reçu à sa mort, le 11 novembre 1982, l'hommage du président de la République pour n'avoir « jamais cessé de lutter et d'espérer, car il croyait avant tout à l'hom ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Explorateur et diplomate français, né en 1847 à Dinan, mort en 1925 à Thourie (Ille-et-Vilaine). Le sergent Auguste Pavie sert dans la marine en Cochinchine en 1869, puis travaille au département des Postes et Télégraphes. Il supervise ainsi en 1879 la construction d'une ligne télégraphique reliant Phnom Penh, la capitale du Cambodge, à Bangkok, l ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PUDAL
Depuis l'effondrement des régimes communistes en Europe de l'Est et en U.R.S.S. (1989-1991), l'histoire du P.C.F. peut être considérée comme achevée, du moins tant qu'elle est indissociable d'une configuration originale fondée sur l'ensemble des relations imaginaires et institutionnelles nouées au sein d'un mouvement communiste international dont ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Fils d'un fonctionnaire des postes, Pelloutier est né à Paris. Il fait ses études au petit séminaire de Guérande puis au collège de Saint-Nazaire. Ayant échoué au baccalauréat, il se consacre au journalisme et collabore à un journal local, La Démocratie de l'Ouest, où il rencontre Aristide Briand. Devenu rédacteur en chef en 1892, il adhè ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Fils du comte de Toulouse et dernier héritier des fils légitimés de Louis XIV, Penthièvre succède à son père en 1737 dans les charges de grand amiral, de grand veneur, de gouverneur de Bretagne, de commandant de deux régiments qui portent son nom. Il combat à Dunkerque, à Dottingue, à Fontenoy. Il défend la Bretagne contre les Anglais. Calme, tour ... Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ
Deuxième fils de Charles Martel, Pépin devint, après la mort de celui-là, maire du palais en même temps que son frère aîné Carloman. Le mal qu'ils eurent à imposer leur autorité contre leur demi-frère Griffon et contre les ducs des pays limitrophes du royaume contraignit les deux princes à faire monter sur le trône, en 743, le Mérovingien Childéri ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL
Né à Morières (Vaucluse), Perdiguier est marqué par les violences de la Terreur blanche, particulièrement graves dans le Sud-Est, qui menacent les siens. Très tôt, ouvrier menuisier à l'âme généreuse, il rêve de transformer l'esprit du compagnonnage déchiré par des rivalités dépassées qui peuvent conduire à des affrontements sanglants. Son apostol ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Riche négociant, industriel du Dauphiné et cofondateur de la Banque de France, Claude Perier eut huit fils qui tous ont tenu une place marquante dans la politique et dans la vie économique. Casimir, le quatrième, vient à Paris, en 1801, fonder une banque qui gagne le contrôle de la Compagnie des mines d'Anzin, entre autres affaires industrielles ; ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Ancien pays de France, en Guyenne, dont l'essentiel forme le département de la Dordogne, le Périgord, dont la ville principale est Périgueux (32 300 hab. en 1999), est riche en vestiges préhistoriques (les Eyzies, Lascaux) et en nombreux témoignages de l'architecture médiévale, telle la ville de Sarlat-la-Canéda (9 700 hab. en 1999) qui présente u ... Lire la suiteÉcrit par : Aude GASTILLEUR
Situé sur l'Isle, Périgueux, préfecture de la Dordogne, compte 29 600 habitants (estimations de 2005). L'agglomération regroupe près de 17 p. 100 de la population du département (soit 67 000 habitants) dont elle est le premier bassin d'emplois. Les Petrocores, premiers habitants de la ville (Vesunna), qui donneront les toponymes de Périgord et de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean SAGNES, Jean-Paul VOLLE
Il n'y a pas de continuité entre la ville antique de Ruscino, fondée au viiie siècle avant J.-C., abandonnée au ier siècle de notre ère, et Perpignan, qui apparaît en 927 seulement. Toutefois, Ruscino, d'abord capitale des Sordes puis romanisée, est située à quelques kilomètres du site initial de Perpignan. ... Lire la suiteÉcrit par : Marc SORIANO
Le plus célèbre des Perrault reste Charles (1628-1703), contrôleur des Bâtiments et bras droit de Colbert, académicien, chef de file des Modernes et adaptateur probable des fameux Contes, vraisemblablement collectés par son troisième fils. Cet homme illustre est, paradoxalement, encore inconnu pour la partie la plus considérable et la plu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL
Comte, puis duc de Persigny. Victor Fialin s'engage à dix-sept ans dans l'armée et commence une carrière militaire, mais ses convictions républicaines le font mettre en congé en 1831. Converti au bonapartisme par la lecture du Mémorial de Sainte-Hélène, il devient le complice de Louis-Napoléon Bonaparte qu'il pousse à agir et aid ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie GUILLON
Il est peu de personnages de l'histoire de France qui auront connu à un tel degré la gloire, puis le discrédit. Et celui-ci, loin de s'atténuer avec le temps, s'est renforcé au fur et à mesure que disparaissaient les générations qui, l'ayant connu triomphant, lui gardaient de l'indulgence. L'image du maréchal Pétain est, aujourd'hui, tout à fait t ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Avocat à Chartres, Jérôme Pétion de Villeneuve est élu député aux états généraux par le tiers état de son bailliage. Bon orateur et, jusqu'à la fin de la Constituante, compagnon inséparable de Robespierre qui appréciait son honnêteté, il fréquente dès cette époque le salon de Mme Roland et il est chargé de négocier avec la légation de P ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
Académicien et ministre, homme politique et écrivain, diplomate et journaliste, Alain Peyrefitte est le type même de l'intellectuel engagé en politique, à moins que ce ne soit le contraire. Ce personnage brillant, mais aussi intransigeant, ne laissait pas indifférent. On l'admirait pour son œuvre ; il se fit aussi beaucoup d'ennemis lors de ses pa ... Lire la suiteÉcrit par : Paul COLLOWALD
Homme d'engagement et de conviction, Pierre Pflimlin le fut dans la triple dimension, alsacienne, française et européenne. Né le 5 février 1907, à Roubaix – son père étant à cette époque directeur dans une entreprise textile –, Pierre Pflimlin devait revenir, jeune enfant, en Alsace où il fit ses études secondaires au lycée de Mulhouse pour deveni ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Couronné à Reims en 1059 en présence de son père, Philippe Ier, fils d'Henri Ier (mort en 1060) et d'Anne de Kiev, ne règne seul qu'à partir de 1066, car sa mère, assistée de son oncle, le comte de Flandre Baudouin V, et de l'archevêque de Reims, Gervais, exerce la régence de 1060 à 1066. Sous son règne se dessinent les grand ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Fils de Louis VII et d'Adèle de Champagne, Philippe II Auguste trouve à son avènement un domaine florissant mais restreint, comprenant l'Île-de-France, l'Orléanais et une partie du Berry. Le reste du royaume est partagé en une dizaine de fiefs sur lesquels le roi n'a qu'un droit théorique de suzeraineté, surtout quand il s'agit des provinces de l' ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis, Richard VAUGHAN
Duc de Bourgogne (1419-1467) né le 31 juillet 1396 à Dijon, mort le 15 juin 1467 à Bruges. Fils de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière, Philippe devient duc de Bourgogne à vingt-trois ans. Son objectif premier est alors de se dégager aussi vite que possible des affaires qui ont conduit les Armagnacs à assassiner son père en 1419. Tenant le ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Fils de Saint Louis et de Marguerite de Provence, Philippe III le Hardi a le malheur de succéder à un roi prestigieux et d'être finalement mal connu. Sa statue à Saint-Denis — image d'un roi vigoureux — ne correspond pas au portrait que tracent ses biographes : pieux, peu lettré, il aurait été le jouet de son entourage. En fait, les progrès de l'É ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Fils du roi de France Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg, Philippe le Hardi domine la vie politique française de la fin du xive siècle. Très populaire depuis le désastre de Poitiers, il reçoit en apanage le duché de Bourgogne en 1363. Par son mariage avec Marguerite de Flandre (1369), il acquiert le comté de Flandre à la ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Le règne de Philippe IV le Bel, monté sur le trône de France à l'âge de dix-sept ans, à la mort de son père Philippe III, le 5 octobre 1285, est considéré par les historiens comme un des plus importants et des plus déconcertants de l'histoire de France. Son importance tient au fait que le royaume de France apparaît alors au sommet de sa puissance ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi de France (1328-1350), né en 1293, mort le 22 août 1350 près de Paris. Fils aîné de Charles de Valois, Philippe est le cousin des frères Louis X le Hutin, Philippe V le Long et Charles IV le Bel, fils de Philippe IV le Bel, derniers représentants des Capétiens directs. À la mort de Charles IV en 1328, Philippe, confronté à l'opposition des par ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Frère de Louis X, deuxième fils de Philippe le Bel et de Jeanne de Navarre, Philippe V prend le pouvoir dans des conditions douteuses. En attendant la naissance de Jean Ier, il se déclare aussitôt régent du royaume et devient roi à la mort de ce dernier. Lettré, il a le sens du pouvoir. Son esprit de décision l'emporte sur les oppositio ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un cultivateur du pays d'Arbois, Pichegru parvient très jeune à devenir répétiteur de mathématiques à Brienne ; il s'engage comme soldat en 1780 (contrairement à la légende, Napoléon n'aura donc guère eu le temps de profiter de ses connaissances mathématiques) et fait la guerre d'Amérique. Sergent-major en 1789, il milite avec ardeur au clu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Trêve de sept ans, le traité de Picquigny fut conclu le 29 août 1475, entre Louis XI et Édouard IV. Le roi d'Angleterre était intervenu dans le conflit franco-bourguignon, où il voyait une nouvelle occasion de reconquérir les anciens domaines continentaux des Plantagenêts. Par un traité du 25 juillet 1474, il avait promis à Charles le Téméraire de ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Né le 14 avril 1905 à Paris, fils d'industriel, Jean Pierre-Bloch est journaliste du quotidien de la S.F.I.O., Le Populaire, dès 1930. Pour avoir enquêté sur des pogroms à Constantine en 1934, il devient un antiraciste résolu. Membre du comité directeur de la L.I.C.A. (Ligue internationale contre l'antisémitisme) dès 1937, il est l'inlass ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Le premier des grands légistes méridionaux — formé à Montpellier — ayant joué un rôle véritablement politique sous le règne de Philippe le Bel. Originaire du Dauphiné, Pierre Flote fut d'abord au service du dauphin Humbert Ier. Le roi en fit un conseiller en son parlement, vers 1291, et lui confia dès lors de nombreuses missions, partic ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Parfois appelé Pierre le Petit, Pierre d'Achères ou Pierre d'Amiens, ascète, fondateur d'un monastère, croisé, et prédicateur dont l'influence fut considérable ; on le considère comme l'un des principaux instigateurs de la première croisade. On rapporte qu'il se rendit en Terre sainte vers 1093, avant toute croisade. Lorsque Urbain II proclama la ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard PONTHIEU
Natif de Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône), Antoine Pinay, fils d'un fabricant de chapeaux, fait ses études au collège mariste de Saint-Chamond, petite ville de la Loire ; après la guerre, où il est blessé, il y dirigera la tannerie de son beau-père jusqu'en 1948. Il est successivement élu maire de Saint-Chamond (1929) — mandat qu'il conservera j ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Breton républicain et Français libre, ces qualificatifs symbolisent René Pleven, inamovible président du conseil général des Côtes-du-Nord de 1948 à 1976, député et ministre sous deux Républiques et deux fois président du Conseil des ministres de 1950 à 1952, au moment de l'ébauche de la Communauté européenne de défense (C.E.D.) et du lancement de ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE
Alain Poher, décédé le 9 décembre 1996, a présidé le Sénat pendant vingt-quatre ans. C'est à ce titre, comme deuxième personnage de l'État, qu'il a assumé par deux fois l'intérim de la présidence de la République, en 1969 et en 1974. « Mes cent jours », ironisait-il volontiers sur ce double séjour à l'Élysée qui le fit connaître des Français. Ces ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Issu d'un milieu bourgeois et intellectuel, Raymond Poincaré est élu conseiller général, puis député du département de la Meuse en 1887. Au Parlement, il est très rapidement un des hommes dont l'autorité égale la compétence. À trente-six ans, il a été déjà trois fois ministre : aux Finances en 1893 et en 1894, à l'Instruction publique en 1895. Il ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
Le 25 mars 1675, dans un couvent de Liège occupé par les troupes françaises, la marquise de Brinvilliers est arrêtée ; elle était recherchée, avec plus ou moins de zèle, depuis 1672. Cette année-là mourait à Paris un jeune officier, Godin de Sainte-Croix ; comme il était poursuivi pour dettes, la police inventorie ses affaires et découvre une cass ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Réuni à l'instigation de Catherine de Médicis et de Michel de L'Hospital, le Colloque de Poissy devait théoriquement rapprocher les points de vue catholiques et calvinistes et si possible rétablir l'unité religieuse du royaume, ce qui prouve que, pour nombre de contemporains, l'abîme entre les deux religions ne paraissait pas infranchissable. L'oc ... Lire la suiteÉcrit par : Yves JEAN
Poitiers, chef-lieu de la Vienne et capitale régionale de Poitou-Charentes, comptait 91 900 habitants dans la ville et 137 680 dans l'agglomération (2007). Cette cité du Haut-Poitou dispose d'une bonne situation géographique, sur le seuil du Poitou. Lieu de communication entre le Bassin parisien et le Bassin aquitain, entre le Massif cent ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Ancienne province française dont l'essentiel a formé les départements de la Vendée, des Deux-Sèvres et de la Vienne. Riche comme tout l'Ouest en mégalithes et en gisements de l'âge du bronze, le Poitou entre dans l'histoire comme territoire des Pictones, d'où son nom. À l'époque romaine, il fut l'une des cités d'Aquitaine. D'importants vestiges té ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Gouvernement aux multiples conseils, en France de 1715 à 1718. Louis XIV avait systématiquement écarté les nobles des grandes fonctions du gouvernement pour administrer le pays avec six ministres, dont le contrôleur général des Finances, généralement d'origine bourgeoise. Simples commis aux yeux du roi, ils semblaient les personnages les plus puis ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Fille de Louise-Madeleine de La Motte, protégée du fermier général Lenormant de Tournehem, et de François Poisson, employé des frères Pâris. Celui-ci, accusé de concussion au moment de la disgrâce des Pâris (1725), dut fuir la France et Jeanne Antoinette, ainsi que son frère Abel, fut élevée par Lenormant. Ambitieuse, Mme Poisson fait d ... Lire la suiteÉcrit par : Arnault SKORNICKI
Une présidence écourtée, rejetée dans l'ombre par celle de son prestigieux prédécesseur ; une personnalité consensuelle, dont l'absence apparente d'aspérités semble peu prêter à commentaire : la figure et le rôle de Georges Pompidou dans l'histoire politique française restent parfois négligés. Celui-ci mena pourtant aux sommets de l'État une actio ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Neveu du grand Arnauld, Simon Arnauld, marquis de Pomponne, entre au Conseil du roi en 1644, puis devient intendant des armées de Naples et de Catalogne. Les opinions jansénistes de sa famille nuisent à sa carrière, mais, bel esprit, il est reçu à l'hôtel de Rambouillet où règne Voiture, à l'hôtel de Nevers, chez la princesse Palatine, à Vaux chez ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Dernier ancien combattant français de la Première Guerre mondiale. Né à Bettola (Italie) dans une famille pauvre, Lazarro Ponticelli fuit la misère en 1907 et voyage jusqu'en France pour rejoindre sa famille qui a émigré à Nogent-sur-Marne. Après avoir vécu dans la rue, il crée, en 1913, une entreprise de ramonage qui périclite avec l'arrivée de l ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né à Rodez, Pouget est élevé dans une famille de républicains militants. Monté à Paris en 1875, il travaille comme employé dans un magasin de nouveautés et fréquente les groupes politiques avancés, notamment anarchistes. En 1879, il fonde le premier syndicat d'employés. Sa participation, avec Louise Michel, à la manifestation parisienne contre le ... Lire la suiteÉcrit par : Serge BERSTEIN
Pierre Poujade traverse en météore le ciel politique français des années 1950 sans laisser d'autre trace dans l'histoire qu'un terme, le « poujadisme », négativement connoté et servant à désigner un mouvement de protestation à courte vue, corporatiste, populiste et réactionnaire. Le rôle inattendu joué par Pierre Poujade s'explique par la rencontr ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Gentilhomme corse, né le 8 mars 1764 à Alata, près d'Ajaccio, mort le 15 février 1842 à Paris. D'origine corse, Charles André Pozzo Di Borgo est partisan de l'intégration politique de son île à la France. Lorsque celle-ci obtient le statut de département français, il représente la Corse auprès de l'Assemblée législative de 1791 à 1792. De retour e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Ordonnance de Charles VII, publiée au cours de l'assemblée du clergé français réunie à Bourges de mai à juillet 1438, par laquelle étaient déclarés applicables au royaume divers canons du concile de Bâle. Les Pères du concile étaient entrés en conflit avec le pape Eugène IV, et la France avait pris parti pour eux en 1432 sans rompre ouvertement av ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Révolte féodale menée contre Charles VII par quelques princes, comme les ducs Charles Ier de Bourbon, Jean II d'Alençon, Jean V de Bretagne, le roi René d'Anjou, comte de Provence, Jean IV d'Armagnac et Jean de Dunois. La petite et la moyenne noblesse soutinrent le mouvement, soucieuses de défendre leurs prérogatives contre les empiétem ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le 12 germinal an III (1er avril 1795), la Convention est bloquée par une insurrection des faubourgs Saint-Marcel et Saint-Antoine aux cris de « Du pain et la constitution ! ». L'abolition du maximum a entraîné une hausse vertigineuse des prix : celui de la livre de pain ne cesse de monter. Les boulangeries distribuent avec difficulté d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La loi du 22 prairial an II (10 juin 1794) est restée célèbre dans l'histoire de la Révolution française pour avoir porté la Terreur à son apogée. Deux jours après la fête de l'Être suprême qui a consacré la domination de Robespierre et laissé croire qu'il allait fermer « l'abîme de la Révolution », Couthon fait voter par la Convention une loi qui ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL
Fils d'une actrice, très tôt orphelin, Prévost-Paradol entre en 1849 à l'École normale supérieure. Bien qu'il se soit imposé comme le meilleur élève de sa promotion, il quitte l'École, fait des travaux de librairie, rédige rapidement une thèse, puis est nommé à la faculté des lettres d'Aix-en-Provence, récemment créée. Mais, attiré par Paris et pa ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Agent du pouvoir seigneurial dans la France féodale, le prévôt (ou praepositus) est une sorte d'intendant doté de pouvoirs étendus : il administre, juge, perçoit les multiples taxes et amendes au nom du seigneur. Il représente aussi les premiers Capétiens sur le domaine royal, mais ses abus de pouvoir et les plaintes des populations qui s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER
Les princes du Saint Empire romain germanique qui ont conservé des fiefs en Alsace après les traités de Westphalie, qui mirent fin en 1648 à la guerre de Trente Ans et ceux de Nimègue, conclus à l'issue de la guerre de Hollande en 1679, et qui ont accepté de prêter hommage au roi de France pour leurs fiefs alsaciens sont appelés princes possession ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BOYER
Ville indissociable de l'histoire tourmentée du Vivarais et des guerres de Religion, Privas, chef-lieu de l'Ardèche, est située, comme Annonay et Aubenas, dans une dépression des gradins intermédiaires qui font la jonction entre les hauteurs du Massif central et le couloir rhodanien. Dominée à l'ouest par le mont Toulon (436 m), la colline de Priv ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
Paysan de souche et ouvrier de condition, manuel d'origine et intellectuel d'accession, praticien par profession et théoricien par vocation, pragmatique par tempérament et moraliste par caractère, économiste et sociologue par observation, politique et éducateur par induction, Proudhon apparaît comme un microcosme du peuple français. Sa naissance e ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique PREST
Artiste, critique, commissaire d'expositions, collectionneur, député, Antonin Proust fut, en France, le premier ministre des Arts en 1881, avant Malraux (1959), avant Jack Lang qui en revendiquait, lors de son ministère, un siècle plus tard, la filiation. Il eut le premier, dans l'histoire de la politique culturelle française, la conviction qu'il ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice AGULHON
Le nom de Provence s'est appliqué à des territoires d'étendue variable. Ce fut à l'origine la partie la plus précocement conquise et romanisée de la Gaule. Ce fut aussi, dans le langage des troubadours, toute l'aire linguistique qu'on devait appeler ensuite pays de langue d'oc, France du Midi, ou, plus récemment, Occitanie. On trouve encore parfoi ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric SAWICKI
En avril 2005, le P.S. a célébré son centenaire, sans pompes particulières, principalement sous la forme d'un colloque. Cette discrète commémoration traduit le rapport problématique que ses dirigeants entretiennent avec leur histoire. Si ces derniers n'ont jamais cessé de revendiquer l'héritage de Jean Jaurès et de Léon Blum, la filiation avec la ... Lire la suiteÉcrit par : Guy ROSSI-LANDI
D'origine modeste, Pierre Pucheu est reçu brillamment à l'École normale supérieure. Après la guerre, il fait carrière dans la sidérurgie. Au lendemain du 6 février 1934, il adhère d'abord aux Croix-de-Feu du colonel de La Rocque, puis au Parti populaire français de Jacques Doriot avec qui il rompt à l'automne de 1938, l'accusant de corruption. Ses ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Issu d'une famille de vieille noblesse, colonel en 1783, Puisaye commence sa carrière politique en représentant la noblesse du Perche aux assemblées provinciales de 1787, puis est élu comme député de la noblesse aux États généraux, où il joue un petit rôle. À cette époque, il paraît peu favorable au courant réformateur. Cependant, il devient comma ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
À vingt ans, Maurice Pujo fonde une revue d'art, L'Art et la Vie. L'affaire Dreyfus le jette dans la vie politique et, en 1898, il crée avec Henri Vaugeois un Comité d'action française, qui n'est d'abord qu'un banal comité à fins électorales. L'année suivante, rencontrant Maurras, ils lancent à eux trois l'Action française. Dès lors, sous ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
À la suite de la conférence de presse du 11 avril 1961 où le président de Gaulle précise ses intentions quant à l'Algérie, les généraux Challe, Jouhaud et Zeller quittent la France et prennent le pouvoir à Alger dans la nuit du 21 au 22 avril. Venant d'Espagne, le général Salan les rejoint le 23. L'une des premières actions des conjurés est de fai ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
Fils d'un avocat légitimiste, Félix Pyat devient lui-même avocat, mais préfère bientôt le journalisme et la littérature. Auteur de nombreux articles et de pièces « sociales » d'un goût mélodramatique (Le Brigand et le Philosophe, 1834 ; Les Deux Serruriers, 1841 ; Les Chiffonniers de Paris, 1847), il jouera toute sa vie, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La prise de la Bastille le 14 juillet 1789 n'est qu'une péripétie dans l'histoire de la Révolution, mais elle a pris valeur de symbole. Cette insurrection populaire, première apparition du peuple de Paris sur la scène révolutionnaire (le saccage, le 28 avril 1789, de la manufacture de papiers peints de Réveillon n'avait pas eu la même ampleur) a p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Dans la nuit du 4 août 1789 disparaît l'ancienne France fondée sur le privilège et les vieilles structures de la féodalité. La séance du 4 août 1789 de l'Assemblée nationale est la conséquence de la Grande Peur, qui jette les paysans contre les châteaux. Le soulèvement des campagnes rappelle aux députés le problème paysan. Les révoltes agraires ne ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
« Déclaration du clergé de France sur la puissance ecclésiastique », texte latin en un préambule et quatre articles (d'où son nom) ; elle fut votée le 19 mars 1682 par une assemblée générale extraordinaire du clergé de France, convoquée par Louis XIV, alors en conflit avec la papauté sur l'étendue de l'autorité royale en matière ecclésiastique : l ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BRÉCHON
La France, une fois libérée de l'Occupation en 1945, devait se reconstruire. Il fallait rétablir les moyens de communication et les infrastructures économiques, relancer la production et les échanges, mais il était aussi urgent de rétablir une légitimité et un système politique, refaire une société sinon de consensus, du moins de régulation pacifi ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Ancienne province française faisant partie de la haute Guyenne, le Quercy a formé le département du Lot (chef-lieu Cahors) et une grande part de celui de Tarn-et-Garonne (chef-lieu Montauban). Territoire des Cadurci, qui résistèrent à César à Uxellodunum, il fut érigé en comté à la fin du viiie siècle, mais englobé dès 849 dans ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
La torture ou question était sous l'Ancien Régime un moyen d'instruction couramment utilisé, même si l'ordonnance criminelle de 1670 en limitait l'usage aux cas les plus graves. La question préparatoire était appliquée à l'accusé afin d'obtenir de lui des aveux. Précédant l'exécution, la question préalable était appliquée au condamné afin qu'il ré ... Lire la suiteÉcrit par : Jean OLLIVRO
La ville de Quimper, chef-lieu du Finistère et capitale de la Cornouaille, bénéficie d'une situation remarquable au confluent du Steir, du Frout et de l'Odet (en breton, kemper signifie « confluent »). Les premières traces de la ville se trouvent au sud de l'Odet, à proximité d'un mont Frugy anciennement occupé par la tribu gauloise des C ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Épouse du roi de Neustrie Clotaire Ier, Radegonde quitta son mari pour entrer dans un couvent et fonda par la suite un monastère à Poitiers. Elle fut l'une des premières mérovingiennes à être canonisées. Princesse franque de Thuringe née vers 520, Radegonde est faite prisonnière par Clotaire Ier en 531, lorsque celui-ci annex ... Lire la suiteÉcrit par : Delphine DULONG
Né le 3 août 1948 à Poitiers, Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre du gouvernement français de 2002 à 2005, déroge au profil de ses prédécesseurs. Ni normalien, ni énarque, mais diplômé de l'École supérieure de commerce de Paris (E.S.C.P.), il se prévaut de bien connaître le monde de l'entreprise et se présente comme un défenseur « des terroirs ... Lire la suiteÉcrit par : Denis PESCHANSKI
Les 16 et 17 juillet 1942, près de treize mille Juifs (pour la plupart étrangers) sont arrêtés dans le ressort du Gross-Paris. Tandis que les célibataires et les couples sans enfants sont directement emmenés au camp d'internement de Drancy, en banlieue nord-est, les familles, soit plus de huit mille hommes, femmes et enfants, sont détenues un temp ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Depuis 1790, un culte civique s'était peu à peu esquissé au fil des grandes fêtes, telle la fête de la Fédération le 14 juillet 1790. Le culte de la Raison est un des caprices de ce culte civique que les révolutionnaires ont tenté d'établir d'une manière désordonnée jusqu'à la création du culte de l'Être suprême par Robespierre. Le 10 août 1793, l ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
Arrière-petit-neveu de Du Guesclin, fils de Marie de Craon et de Guy de Laval de Blaison, Gilles de Rais appartient à l'une des plus hautes et des plus influentes familles du début du xve siècle. Orphelin à onze ans, il est élevé par son grand-père Jean de Craon, qui ne réfrène aucune des passions de l'enfant et lui enseigne au ... Lire la suiteÉcrit par : Xavier de MONTCLOS
Le nom de « ralliement » fut donné à la nouvelle direction politique que Léon XIII indiqua aux catholiques français en les engageant à accepter le régime républicain. Les prodromes du ralliement datent des années 1879-1880. Lorsque les républicains, parvenus au pouvoir, commencèrent à appliquer leur programme de laïcisation, le Saint-Siège conseil ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL
Né à Carpentras, séminariste à Avignon, le jeune François Vincent Raspail prend parti pour Napoléon lors des Cent-Jours ; il ne lui reste plus, après Waterloo, qu'à quitter le pays pour venir étudier les sciences naturelles à Paris. Dès lors, toute sa vie sera consacrée à une double activité scientifique et politique, qu'il n'acceptera jamais de d ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
De son vrai nom Kœnigstein, Ravachol naît dans une famille ouvrière de Saint-Chamond. La misère et les désaccords familiaux entraînent le père, hollandais d'origine, à abandonner le foyer, et à l'âge de huit ans Ravachol est « placé » à la campagne pendant la belle saison ; l'hiver, il retourne à l'école. Après quelques années d'apprentissage, il ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Polytechnicien, ingénieur, conseiller ministériel : si ces titres ont contribué à ce que Serge Ravanel devienne grand officier de la Légion d'honneur, c'est son engagement dans les années 1940 qui en a fait l'un des quatre mille titulaires de la médaille de la Résistance avec rosette et l'une des figures emblématiques de la Libération. Né à Paris, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils cadet de Pons, comte de Toulouse, comte de Rouergue (1066) puis comte de Toulouse (1088), son frère aîné, le comte Guillaume, lui ayant cédé son comté avant de partir en pèlerinage pour la Terre sainte, Raymond de Saint-Gilles marqua très tôt son goût pour les grandes entreprises, et sa foi très vive, servie par un tempérament enthousiaste, l ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils du comte Raymond V, il est le neveu de Louis VII de France et le beau-frère de Richard Ier roi d'Angleterre. Devenu comte en 1194, Raymond VI fait preuve d'une tolérance jugée excessive envers ses nombreux sujets hérétiques. Aussi, l'Église le soupçonne-t-elle d'avoir une responsabilité dans l'assassinat du légat pontifical Pierre ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Né en Pologne, le 14 août 1913, à Bialystok, Abraham Rajgrodski, fils de commerçant, devient secrétaire de la jeunesse communiste locale. Il émigre à Paris en 1932 et milite au sein de la main-d'œuvre immigrée (M.O.I.), dans laquelle le Parti communiste rassemble ses militants étrangers. Dans le groupe de langue juive, il est journaliste au quotid ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Nom qui désigne la réaction des privilégiés au cours du xviiie siècle contre l'ordre politique et social établi par Louis XIV. La réaction aristocratique comprend une réaction proprement nobiliaire, venue de ceux qu'on appelle des gentilshommes, une autre du clergé et, enfin, celle des parlementaires et de la noblesse de robe e ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né en Gironde et destiné à être pasteur comme son père, Reclus suit les cours de la faculté protestante de Montauban. Il perd très vite la foi et est séduit par les idéaux socialistes de son époque. Au cours d'un séjour à Berlin, il suit les cours de géographie de Karl Ritter dont il devient le disciple. Après le coup d'État de 1851, il quitte la ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Régime établi pendant la minorité de Louis XV (1715-1723) et dans une période de réaction contre le Grand Siècle, le Conseil de régence est dominé par trois hommes : le régent Philippe d'Orléans, le banquier Law et l'abbé Guillaume Dubois. Louis XIV avait réglé dans son testament l'organisation du Conseil de régence de son arrière-petit-fils âgé d ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel BAZIN
Sous-préfecture du département de la Marne et ville principale de la région Champagne-Ardenne, avec 215 581 habitants dans l'agglomération (recensement de 1999), pour 184 800 habitants dans la commune (estimation de 2005). Le site primitif de la ville, plaine crayeuse bordée au sud-ouest par la vallée marécageuse de la Vesle, a été occupé dès l'ép ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Né à Vannes (Morbihan) le 6 août 1904, Gilbert Renault, attaché à la Banque de France en 1924, directeur d'un organisme de financement des films français en 1937, a vu sa vie transformée par la guerre où il est devenu Rémy, celui dont sir Dansey, l'un des chefs de l'Intelligence Service britannique, devait dire qu'il était « le plus extraordinaire ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Écrivain et diplomate français. Né à Angoulême, Jean-Pierre Angremy, qui prendra par la suite le pseudonyme de Pierre-Jean Remy, fait ses études au lycée Condorcet. Il intègre l'E.N.A. en 1963 et commence ensuite une double carrière de diplomate et d'écrivain. Il est tour à tour en poste à Hong Kong et Pékin avant de rentrer en France en 1966. À p ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre ALBERT
La carrière de Renaudot est des plus curieuses : elle révèle une grande opiniâtreté, beaucoup d'intelligence, de réels talents d'intrigue et surtout une remarquable curiosité. Bien que trop souvent ignoré par l'histoire, le père de La Gazette fut un des esprits les plus remarquables de son temps. Né dans une famille protestante aisée, Ren ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Ferry de Vaudémont et petit-fils par sa mère de René Ier, duc d'Anjou et de Lorraine, roi de Naples, René II succéda en 1473 à son cousin le duc de Lorraine Nicolas et recueillit en 1480, à la mort du roi René, l'héritage du duché de Bar, dont il n'entra en possession qu'après la mort de Louis XI, en 1483. Le duc de Bourgogne, C ... Lire la suiteÉcrit par : Jean OLLIVRO
Capitale régionale de la Bretagne et chef-lieu d'Ille-et-Vilaine, Rennes est un bon exemple de petite métropole dynamique qui a connu tardivement un développement important. Alors que la ville de Rennes comptait moins de 38 000 habitants en 1851, bien loin derrière Brest (62 000 hab.), en 2009, l'aire urbaine de Rennes comptait 572 000 habitants ( ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Dans le gouvernement révolutionnaire de la France dont le centre d'impulsion est la Convention, les représentants en mission jouent un rôle déterminant. Recrutés parmi les conventionnels eux-mêmes, ils sont chargés de faire appliquer les décrets votés par l'Assemblée. Leurs pouvoirs sont presque illimités. En mai 1793, le Comité de salut public le ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Le nom de républicains a été donné aux partisans de la république, avec une signification différente selon les pays et selon les époques. En France, sous la Révolution et la Ire République, le terme de « patriote » est davantage utilisé. Bien que la République ait continué nominalement à exister sous le Consulat, on peut consid ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Si l'on date la résistance extérieure, la France libre du 18 juin 1940, jour où le général de Gaulle a prononcé son premier discours de Londres affirmant que la France avait perdu une bataille, mais non la guerre, on ne date pas la résistance intérieure. Cette résistance est le fait d'hommes qui refusent l'occupation allemande et la défaite des ar ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe SUSSEL
De 1814 à 1830, hors le bref épisode des Cent-Jours, les deux frères de Louis XVI règnent sur la France, sous les noms de Louis XVIII et Charles X. Cette restauration de la maison de Bourbon devait être aussi, dans l'esprit de ceux qui l'ont souhaitée, une restauration de l'Ancien Régime dans l'ordre politique et social. Mais le fossé creusé par l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Quand la Révolution éclate, le quadragénaire Reubell, bâtonnier de l'ordre des avocats à Colmar, n'a encore jamais quitté sa province natale ; député du tiers, il se fait remarquer à la Constituante par son opiniâtreté, soit pour dénoncer comme des tyrans les princes étrangers possessionnés en Alsace, soit pour combattre les privilèges du clergé e ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
L'édit de Nantes (1598) avait établi, pour la première fois dans un grand État européen, la tolérance religieuse. L'édit de grâce d'Alès (1629) retirait aux protestants leurs garanties politiques ; ils demeurèrent cependant loyaux durant la Fronde. Louis XIV considéra que cette présence de sujets étrangers à l'Église, assez nombreux dans le Midi e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BERTAUD
À la suite des travaux pionniers d'André Corvisier sur l'armée d'Ancien Régime, les recherches sur l'armée de la Révolution et de l'Empire se sont orientées vers l'étude sociale des soldats et des cadres des demi-brigades ou des régiments de la Grande Nation. Sans oublier, comme le soulignait jadis Marcel Reinhard et comme l'affirma aussi le génér ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN, Marc THIVOLET
La période appelée Révolution française, qui se situe entre 1789 et 1799, constitue une rupture considérable, abolissant la monarchie, inventant de nouveaux rapports sociaux et créant une langue politique inédite. Ce bouleversement ne représente pas seulement la pointe des mouvements révolutionnaires qui se produisent en Europe et en Amérique du N ... Lire la suiteÉcrit par : Udolpho van de SANDT
Après avoir visité le Salon de 1791, le premier Salon « libre » ouvert par un décret de l'Assemblée nationale à tous les artistes sans distinction, le graveur J.-G. Wille notait dans son Journal : « J'y vis du sublime, du beau et bon, du médiocre, du mauvais et de la croûterie. » Cette idée reçue que la Révolution française n'a été en général qu'u ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
À la fin de 1791, la France marche à la guerre, chaque parti croyant y trouver son intérêt. La Cour espère que la guerre ruinera la Révolution et rétablira le pouvoir monarchique : la guerre est le seul moyen de provoquer l'intervention des princes étrangers, et la France en pleine convulsion ne paraît pas capable de soutenir « une demi-campagne » ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
De Gaulle a dit de lui qu'il fut un « homme injustement broyé par des événements excessifs ». L'homme politique a pourtant du talent. Personnalité du centre droit, Paul Reynaud possède des talents d'économiste et il ose mettre en œuvre ses idées. Avocat, élu député des Basses-Alpes en 1919, puis, à partir de 1928, du IIe arrondissement ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
Héritière de l'armée du Rhin de 1792 qui, après avoir occupé puis évacué Mayence, dut en assurer le blocus, dans des conditions matérielles si difficiles et au prix de telles pertes qu'il devint nécessaire de la renforcer par l'armée de Moselle. Ainsi naît en l'an III (1795) l'armée de Rhin et Moselle qui, d'abord commandée par Pichegru, tient le ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Parlementaire libéral protestant de grande qualité, Alexandre Ribot est un homme d'État éloquent et compétent. Modéré, il est l'élu de la Somme durant de longues années (1878-1923). Il s'oppose à la politique anticléricale, puis à la politique coloniale de Ferry, et lutte contre le boulangisme. Il devient président du Conseil en décembre 1892. Il ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Fils d'un simple fermier normand, François Richard est garçon de magasin à Rouen, puis garçon de café à Paris en 1786. Il s'enrichit en spéculant sur des étoffes de coton anglaises (les basins) et sur les biens nationaux ; il achète notamment un domaine près de Nemours. Après la Terreur, il s'associe, en 1797, au négociant Lenoir-Dufresne, origina ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Petit-fils du célèbre maréchal de Richelieu, le jeune duc passe au service de la Russie à la fin de 1789 ; par de brillants services militaires, il gagne la bienveillance de Catherine II et l'amitié du tsarevitch Alexandre. Il sert à l'armée des émigrés de 1792 à 1794. À son retour en Russie, Alexandre Ier le nomme gouverneur de la nouv ... Lire la suiteÉcrit par : Victor-Lucien TAPIÉ
L'histoire a offert de Richelieu des interprétations successives, comme il ne peut manquer d'arriver à une figure exceptionnelle. L'impopularité générale du cardinal en ses dernières années (« il n'était pas aimé du peuple, disait au xviiie siècle l'historien de Louis XIII, le père Griffet, et j'ai connu des vieillards qui se s ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Petit-neveu du cardinal et archevêque de Lyon, marié à Mlle de Noailles, le duc de Fronsac reçoit à la mort de son père, en 1715, le nom de Richelieu. Jeune homme turbulent, il est embastillé à deux reprises ; mousquetaire, il prend part à la guerre de Succession d'Espagne. Compromis dans la conspiration de Cellamare, il est embastillé pour la tro ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Comte de Provence et roi de Naples (1309-1343), né en 1278, mort le 19 janvier 1343 à Naples. La jeunesse de Robert d'Anjou est assombrie par le conflit des Vêpres siciliennes (1282), révolte des Siciliens contre l'hégémonie française, au cours duquel son père, Charles II d'Anjou, est fait prisonnier par les Aragonais. Le traité qui met fin aux ho ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Colonisateur français appartenant à la haute noblesse languedocienne par son père et picarde par sa mère. Noble de cour (Clouet a fait son portrait, l'un des quelque trois cents qui se trouvent à Chantilly), Roberval est cependant obligé de s'enfuir, en tant que protestant, en 1535, comme Marot dont il est l'un des protecteurs. La faveur royale lu ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel REINHARD
Robespierre incarne la Révolution française dans sa tendance démocratique et ses méthodes terroristes, ce qui lui vaut, selon la règle, des admirateurs et des détracteurs. Toutefois, les premiers sont longtemps demeurés rares, parce que Robespierre déplaisait à beaucoup de révolutionnaires en raison de ses convictions morales et religieuses. Les d ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né à Courbevoie d'un scientifique de renom — son père, Yves Rocard (1903-1992), fut notamment directeur du laboratoire de physique de l'École normale supérieure —, Michel Rocard a suivi une carrière non scientifique. Licencié ès lettres, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, ancien élève de l'École nationale d'administration, il a ch ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
La plus ancienne de France après la maison royale, la famille de Rochechouart remonte à Hildebert, fidèle de Charles II le Chauve en 876, auteur des vicomtes de Limoges dont un cadet, Aimeric Ostefranc (980-1018), est l'ancêtre des seigneurs et vicomtes de Rochechouart, dans l'actuel département de la Haute-Vienne ; cette terre passa, par extincti ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre ALBERT
Le marquis Henri de Rochefort-Luçay était le descendant d'une vieille famille noble, ruinée par la Révolution. Son père Claude Louis (1790-1871) avait mené la vie besogneuse de journaliste royaliste et de vaudevilliste. Élevé dans un foyer désuni, Rochefort eut une jeunesse difficile qui lui donna un caractère instable. Bachelier en 1849, précepte ... Lire la suiteÉcrit par : Yves JEAN
La Rochelle, chef-lieu du département de la Charente-Maritime, est la seconde ville de la région Poitou-Charentes, presque au niveau de Poitiers, la capitale. La ville comptait 76 000 habitants et l'agglomération 116 000 personnes lors du recensement général de 1999 et a peu augmenté depuis lors (76 800 hab. dans la ville en 2007). Au fond d'une a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MAITROT
Le crâne chauve et bosselé, le visage massif et taillé comme à coups de serpe, l'allure d'un personnage de Tourgueniev, l'éloquence lente marquée de l'accent rocailleux du terroir bourguignon, Waldeck Rochet, secrétaire général du Parti communiste français de 1964 à 1972, puis président d'honneur jusqu'en 1979, apparaît comme une personnalité marq ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Célèbre bataille opposant l'armée française, commandée par le jeune duc d'Enghien (le futur Grand Condé), à l'armée de don Francisco de Mello, en majorité espagnole mais comprenant des unités wallonnes, allemandes et italiennes. Les coalisés, qui mettent en ligne 17 000 fantassins et 8 000 cavaliers, assiègent Rocroi, place forte des Ardennes, que ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MARCONIS
L'ancienne capitale du Rouergue est devenue, lors de la création des départements en 1790, préfecture de l'Aveyron. Elle comptait 23 900 habitants en 2005, mais formait avec huit communes voisines, dont Onet-le-Château, une Communauté d'agglomération de 53 785 habitants. Ce pôle urbain actif recrute une partie de sa main-d'œuvre dans une vingtaine ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils de parlementaire, lui-même conseiller au parlement de Metz à vingt-cinq ans, auteur de nombreux mémoires fort prisés de l'Académie de Metz, Rœderer arrive aux États généraux avec une forte réputation d'économiste et de financier, comme avec une solide expérience du journalisme. Jacobin modéré à la Constituante, il fait encore figure de meneur ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Illustre maison bretonne et française issue des vicomtes de Porhoët, dont la filiation remonte aux environs de 1008, donc proches parents des comtes de Rennes issus des « rois » de Bretagne. Les vicomtes de Rohan s'allièrent plus d'une fois à la famille ducale bretonne, la dernière fois en 1407, portant leur puissance au pinacle. La vicomté de Roh ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Inspecteur général des manufactures de la généralité de Lyon à la veille de la Révolution, Roland a épousé en 1780 une Parisienne de condition modeste, mais bien plus jeune que lui, belle et instruite, nourrie de Rousseau, et qui dira plus tard que la lecture de Plutarque « l'avait disposée à devenir républicaine ». En 1790, le ménage s'installe u ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
« Le colonel Rol, commandant les F.F.I. de l'Île-de-France ». Ces mots manuscrits dans l'en-tête d'un exemplaire des conventions de reddition signées par le général von Choltitz, commandant du Gross-Paris, le 25 août 1944, et la signature Rol, sur la même ligne que celle du général Leclerc au bas de ce document historique, ont fait d'Henr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Mathématicien français. Charles Romme, après avoir été formé au collège des oratoriens de Riom, devient précepteur du jeune comte Stroganov en Russie où ses idées ouvrent la voie au futur mouvement décabriste. De retour en France, il est envoyé par le Puy-de-Dôme à l'Assemblée législative puis à la Convention où il siège sur les bancs de la Montag ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
D'ascendance protestante et cévenole, la famille de Louis Rossel est de tradition républicaine, son père, officier de carrière, vote contre l'Empire. Sorti brillamment de Polytechnique, il fait la guerre comme capitaine. En 1870, il publie un livre sur L'Organisation militaire de la France. Après les premières défaites, il préconise la le ... Lire la suiteÉcrit par : Armand FRÉMONT
Rouen, capitale de la région de Haute-Normandie, chef-lieu de la Seine-Maritime, port maritime, à égale distance de la Manche et de Paris (100 kilomètres), constitue la plus importante agglomération du Bassin parisien après celle de Paris. La ville ne compte que 108 300 habitants, mais elle est à la tête d'une agglomération de 412 000 personnes et ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Province de l'ancienne France, en Haute-Guyenne, dont l'essentiel a formé le département de l'Aveyron (chef-lieu : Rodez) ; elle fait partie de la région Midi-Pyrénées. Son rôle a toujours été effacé, qu'il ait été le territoire des Ruteni, clients des Arvernes, une cité de l'Aquitaine romaine ou encore un comté carolingien (début ix ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL
Cet Auvergnat de Riom n'est encore qu'un avocat de province, assuré d'une bonne clientèle, jusqu'au jour où la IIe République en fait un député. Rouher se rallie vite à Louis-Napoléon, et il est, à deux reprises, chargé du ministère de la Justice. Au lendemain du coup d'État du 2 décembre 1851, on le retrouve ministre de la Justice jusq ... Lire la suiteÉcrit par : Jean SAGNES, Jean-Paul VOLLE
Les pays catalans qui, aujourd'hui, font partie intégrante de l'ensemble français formaient, du Moyen Âge au milieu du xviie siècle, les comtés de Roussillon, de Cerdagne, de Conflent et de Vallespir. En 1659, ces comtés sont annexés à la France par le traité des Pyrénées. Restructurés, ils reçoivent alors l'appellation globale ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BARRAL
Né à Aix, Rouvier travaille pendant sa jeunesse dans la branche marseillaise de la banque grecque Zafiropoulos et y acquiert une excellente formation financière. Élu député en 1871, il appartient aussitôt à l'équipe qui entoure Gambetta au journal La République française ; il se prépare ainsi à devenir, dix ans plus tard, un des jeunes mi ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Né dans une famille bourgeoise, Jacques Roux devient professeur au séminaire d'Angoulême, puis curé dans le diocèse de Saintes. Il adhère d'enthousiasme à la Révolution, mais il est frappé d'interdit puis révoqué sous l'accusation d'avoir participé au pillage des châteaux en avril 1790. Il s'installe à Paris, prête serment à la Constitution civile ... Lire la suiteÉcrit par : Henri MÉNUDIER
Pionnier de l'entente franco-allemande et grand spécialiste de l'Allemagne, Joseph Adolphe Rosenthal (il prend le nom de Rovan après la guerre) est né le 25 juillet 1918 à Munich, dans une famille d'industriels d'origine juive, convertie au protestantisme ; il vit à Vienne (1921-1929), puis à Berlin. Hostiles à Hitler et au nazisme, ses parents ém ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Le royalisme n'a pu représenter une option politique que du jour où la monarchie fut abolie, en 1792. Décimés et proscrits sous la Convention, les royalistes purent reparaître après Thermidor et sous le Directoire. La fondation d'une nouvelle monarchie par Bonaparte réduisit leurs rangs à une poignée de fidèles de la dynastie des Bourbons. Ce fure ... Lire la suiteÉcrit par : Frédérique MATONTI
Marie-Ségolène Royal est née le 22 septembre 1953 à Dakar, quatrième d'une famille de huit enfants. Elle est la fille d'un lieutenant-colonel, issu d'une longue lignée de hauts gradés, un homme qu'elle décrit comme très conservateur, voire « Algérie française », votant Tixier-Vignancour en 1965, catholique traditionaliste. Sa famille, s'étant inst ... Lire la suiteÉcrit par : Guy PERRIMOND
Fils d'ouvrier, Louis Saillant sera, comme son père, ouvrier et syndicaliste. Apprenti sculpteur sur bois, il n'a que seize ans lorsqu'il adhère, en 1926, à la C.G.T. Trois ans plus tard, il est secrétaire de son syndicat et, à vingt et un ans, il succède à son père comme secrétaire de l'Union départementale C.G.T. de la Drôme. Son dynamisme, son ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Édifié à partir du xvie siècle autour de l'abbaye du même nom, entre la Bastille et la place du Trône, le faubourg Saint-Antoine a été, à plusieurs reprises, un lieu d'affrontements et un foyer d'agitation dans la capitale, et cela dès le xviie siècle. S'il ne prit pas part à la Fronde civile ou parlementair ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Par son retentissement européen, en particulier sur l'opinion protestante, que l'événement secoue plus encore que la nouvelle du massacre des garnisons françaises de Floride par les Espagnols (1565), par sa valeur de test sur la morale politique des siècles ultérieurs, le massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572, constitue l'une des grande ... Lire la suiteÉcrit par : Jean OLLIVRO
Située dans le nord des Côtes-d'Armor dont elle est le chef-lieu, Saint-Brieuc est une agglomération de 109 337 habitants, avec 46 700 habitants dans la commune même (2005). Fondée à la confluence du Gouët et de son petit affluent le Gouëdic par le moine gallois Brieuc (ou Brieg), au ve siècle, la ville n'a pendant longtemps qu ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Le chef viking Rollon était, depuis la fin du ixe siècle, à la tête d'une troupe danoise et norvégienne installée dans la région de Bayeux. En 910, Rollon lança une expédition vers Paris, puis se fit battre sévèrement près de Chartres (20 juillet 911). Le roi Charles III le Simple vit là l'occasion d'en finir avec les expéditio ... Lire la suiteÉcrit par : Raymond JOSSE
Petite ville célèbre au Moyen Âge par son abbaye, qui possédait de nombreux domaines aux environs de Paris, par ses pèlerinages et par sa foire du Lendit, Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) conserve de son passé une basilique gothique où se trouvent les monuments funéraires des rois de France. C'est au début du xixe siècle un bour ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Né au Vésinet, en 1907, Jean Sainteny entre à la banque de l'Indochine en 1929 et est envoyé aussitôt en Extrême-Orient. Il n'y reste alors que jusqu'en 1931, mais ce séjour suffit à l'attacher durablement à cette région du monde. Il y revient en 1945, comme chef de la mission militaire française en Chine, chargé d'infiltrations secrètes vers l'In ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Henri III, roi de France et de Pologne, fonda l'ordre et milice du benoît Saint-Esprit en décembre 1578. L'ordre était destiné à fortifier la foi et la religion catholique, à restaurer le royaume déchiré dans sa splendeur ; le roi voulait raffermir ses liens avec une noblesse turbulente et pallier la décadence de l'ordre de Saint-Michel. Le Saint- ... Lire la suiteÉcrit par : Georges GAY
Saint-Étienne, préfecture du département de la Loire, est une ville de 180 210 habitants (291 960 avec l'agglomération) dont la référence au travail – celui du « compagnon » d'atelier comme celui de l'ouvrier d'usine – structure l'identité et l'histoire. L'existence de la paroisse de Saint-Étienne de Furan, dans le site semi-montagneux du bassin m ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Il semblerait que des forgerons se soient installés très tôt dans cette région favorisée par la présence d'un bassin houiller et par les eaux du Furan qui permettaient la trempe du fer. Cependant, c'est sous le règne de François Ier qu'apparurent les premières industries (arbalètes, fers de lance, couteaux, armes à feu). « Les statuts e ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Né à Vertamboz, près de Lons-le-Saunier, noble et pauvre, Saint-Germain embrasse la carrière d'enseignant chez les jésuites, puis celle des armes comme lieutenant, dans le régiment de son père. Trop pauvre pour acheter un régiment lui-même, il prend successivement du service dans les troupes de l'Électeur palatin et dans celles du prince Eugène qu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Archange de la Terreur ou galopin sanglant ? Théoricien lucide de la Révolution ou ridicule auteur d'un laborieux pastiche de Rousseau ? Dernier Spartiate épris de justice sociale ou prêtre fanatique d'un culte de mort ? « Un monstre, écrit Mignet, mais peigné. » « Une lampe dans un tombeau », ajoute Barrès. « Sur un piédestal de définitions, il d ... Lire la suiteÉcrit par : Armand FRÉMONT
Saint-Lô, chef-lieu du département de la Manche, compte 19 600 habitants (estimation de 2005). Préfecture modeste dans un département actif et bien peuplé (489 000 habitants), elle doit partager quelques-unes des fonctions de commandement avec des villes petites ou moyennes : Cherbourg, la principale agglomération (la préfecture maritime), Coutanc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Peu d'hommes ont été aussi bien observés et sont aussi célèbres que Saint Louis, et cependant la personnalité de ce souverain est mal connue. L'homme est complexe, son caractère a beaucoup évolué. Son action est souvent paradoxale, sa réputation ambiguë. Il y a le saint, l'homme dont la foi ardente et la piété parfois excessive déroutent ses conte ... Lire la suiteÉcrit par : Claude DUCOURTIAL-REY
Ordre créé par Louis XIV en avril 1693. La France faisait alors front à la ligue d'Augsbourg et ses armées souffraient d'une pénurie de cadres subalternes, souvent d'origine roturière, sans fortune, et découragés par l'indifférence du pouvoir central. C'est pour leur témoigner son intérêt que le roi, sur l'incitation des maréchaux de Luxembourg et ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER, Jean OLLIVRO
Située sur la côte nord de la Bretagne, dans l'actuel département d'Ille-et-Vilaine, Saint-Malo offre le curieux exemple de la création d'une capitale d'un petit pays en trois étapes. À la veille de la conquête romaine, la civitas des Coriosolites (dont la majeure partie a formé, par la suite, l'évêché de Saint-Malo) s'étend de la baie du ... Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
Universitaire et homme politique français, Saint-Marc Girardin se distingua par son opposition au romantisme et par son adhésion aux doctrines des libéraux. Son appui à la politique de Louis-Philippe lui valut les honneurs du régime. Professeur titulaire de la chaire d'histoire à la Sorbonne, puis de celle de poésie française, il est nommé ensuite ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Les funérailles du général Lamarque, un des chefs républicains, sont l'occasion pour des associations révolutionnaires d'essayer de renverser le régime de Juillet. Il y a deux jours d'émeute les 5 et 6 juin 1832. La Société des amis du peuple, la Société des droits de l'homme, des étudiants en droit et en médecine, des artisans et des ouvriers y j ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Alors que l'Angleterre avait la Jarretière sous la protection de saint Georges et qu'un vassal français comme le duc de Bourgogne avait la Toison d'or avec saint André, le roi de France n'avait aucun ordre à proposer à ses fidèles les plus proches et les plus méritants. La guerre de Cent Ans attira l'attention sur le Mont-Saint-Michel, qui ne peut ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel LE CLÈRE
Le 24 décembre 1800, à vingt heures, une explosion, cinq secondes après le passage de la voiture de Napoléon Bonaparte, alors Premier consul, et qui se rend à l'Opéra, ravage les immeubles de la rue Saint-Nicaise qui longe l'actuel musée du Louvre, des guichets de Rohan à ceux du Carrousel. Des barils remplis de poudre et de ferraille ont été diss ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Ancienne province de France située au nord de l'estuaire de la Gironde, la Saintonge a formé avec l'Aunis le département de Charente-Maritime (chef-lieu : La Rochelle). Son individualité se manifeste surtout dans l'Antiquité. Peuplée par les Santons, elle sera profondément romanisée comme en témoigne Saintes, alors grand nœud routier. Le christian ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude GIACOTTINO
Composé de huit petites îles, l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon couvre une superficie totale de 242 kilomètres carrés, à 20 kilomètres au large de Terre-Neuve (c'est le seul territoire français en Amérique du Nord). On y distingue deux groupes : Saint-Pierre et les petites îles proches (26 km2) ; Miquelon-Langlade, constitué par la ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
École de vie intérieure et office catholique d'action sociale, la Compagnie du Saint-Sacrement reste, dans l'histoire, comme une société secrète efficace, prompte à organiser les cabales. La première idée de compagnie revient à Henri de Lévis, duc de Ventadour, sous l'influence de sa femme, Marie-Liesse, fille de Henri de Luxembourg. Animés d'une ... Lire la suiteÉcrit par : Dirk VAN DER CRUYSSE
« Tout m'avoit préparé à me survivre à moi-même, et j'avois tâché d'en profiter. » Cette déclaration qui surgit vers la fin des célèbres Mémoires nous autorise à voir l'œuvre de Saint-Simon comme une immense opération de survie. Il s'agit d'abord d'un témoignage historique exceptionnel, qui se propose de dire la vérité – toute la vérité, ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
Du 12 septembre 1957 au 7 février 1958, près de vingt incidents de frontière sont signalés dans la région du village tunisien de Sakiet Sidi Youcef. Le 8 février 1958 au matin, une escadrille française bombarde le village où le F.L.N. a ses cantonnements. L'on comptera soixante-dix morts et quatre-vingts blessés dans la population civile. Ce qu'on ... Lire la suiteÉcrit par : Jean PLANCHAIS
La carrière mouvementée du général Raoul Salan, né le 10 juin 1899 à Roquecourbe (Tarn), a été étroitement liée aux conflits de la décolonisation. Il entre à Saint-Cyr en 1917. Aspirant en 1918, il prend part aux derniers combats de la Première Guerre mondiale dans les troupes coloniales. Il est blessé au Levant en 1921 puis envoyé, en 1924, en In ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Militant socialiste, Salengro entre au conseil municipal de Lille en 1919. Maire de la ville à partir de 1925 et député à partir de 1928, il sera constamment réélu. Après la victoire du Front populaire, Léon Blum lui confia le portefeuille de l'Intérieur. La crise sociale de mai et juin 1936 a mis en valeur les qualités de fermeté et de diplomatie ... Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Au début de janvier 1793, lorsque se précise la menace d'une guerre générale, la Convention crée dans son sein un Comité de défense générale. Ses membres étaient trop nombreux et la publicité des séances incompatible avec le secret nécessaire aux préparatifs militaires. La Commission de salut public, créée le 25 mars, ne réussit pas mieux. Le 6 av ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
La plus représentative des armées de la Révolution française. Née en l'an II, très caractéristique de ces soldats de l'an II dont la légende s'est emparée, débutant sous les heureux auspices de Fleurus (26 juin 1794), commandée par Jourdan, puis par Hoche, l'armée de Sambre et Meuse compte dans ses rangs Kléber, Marceau, Championnet, Bernadotte, L ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
Adolescent au collège Stanislas, jeune militaire à Versailles, étudiant à Polytechnique, toujours l'on retrouve Sangnier organisant des réunions dont le but est de rapprocher le favorisé et le démuni, l'ouvrier et l'étudiant, le gradé et le soldat, et de susciter la discussion. Abandonnant très vite la carrière militaire pour se consacrer à son id ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre DABEZIES
Né en 1913 au Caire, Alexandre Sanguinetti est bachelier en droit et licencié ès lettres quand survient la guerre où il s'illustre dans les commandos d'Afrique en perdant une jambe à l'île d'Elbe. Son rang est modeste : il n'est ni français libre, ni spécifiquement gaulliste et, pas plus à ce moment-là qu'à un autre n'apparaît dans les Mémoires du ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Militaire français. Résistant, commandant du porte-avions Clemenceau (1967-1968) et major général de la marine (1972-1974), il termine sa carrière au grade de vice-amiral d'escadre (1974). Antoine Sanguinetti s'est fait remarquer par sa liberté de ton, peu commune au sein de la « grande muette ». Ses critiques de la politique atlantiste d ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Leader du mouvement nationaliste corse. Entré dans les rangs du Front de libération nationale de la Corse (F.L.N.C.) en 1978, il est un des principaux protagonistes des luttes internes entre nationalistes dans les années 1993-1996, avant de prendre la tête, en 1996, d'A cuncolta naziunalista, vitrine légale du F.L.N.C.-Canal historique. Passant po ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE, Universalis
Dauphin désavoué devenu successeur du président de la République Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ne cache pas une certaine admiration pour l'ancien chef du Rassemblement pour la République (R.P.R.), auquel il se compare volontiers. Tous les deux parvenus au sommet de l'État, les deux hommes ont en effet beaucoup de points communs : un dynamisme à ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Frère de Maurice Sarraut, directeur de La Dépêche de Toulouse, avocat, député de l'Aude de 1902 à 1924, puis sénateur de 1926 à 1940. Radical-socialiste, il débute sous Sarrien. En 1907, il démissionne du cabinet Clemenceau, où il était sous-secrétaire d'État à l'Intérieur, par solidarité avec les viticulteurs du Midi en grève. Spécialist ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Né à Barcelone, conseiller au Châtelet, maître des requêtes, Sartine remplace Bertin comme lieutenant général de police à Paris en 1759. Il exerce ses fonctions avec justice, humanité, fermeté et vigilance, et il a l'estime générale. Ses services sont les mieux renseignés d'Europe. Il est nommé conseiller d'État en 1767, en reconnaissance de sa bo ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Militaire français, haute figure des services spéciaux. Après avoir servi dans la Légion puis dans les corps francs d'Afrique, Jean Sassi est affecté au Bureau central de renseignement et d'action (B.C.R.A.) à Londres au début de 1943. En novembre, il entre dans la force « Jedburgh », composée de trois cents volontaires choisis au sein des armées ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né le 25 avril 1918 à Alger, Alain Savary a mené une carrière politique tout entière placée sous le signe de la force de caractère. Au long de sa vie, il n'a pas hésité à dire « non » à Pétain, à de Gaulle, à Guy Mollet et à François Mitterrand. Après des études de droit et de sciences politiques, ce fils d'un ingénieur des chemins de fer n'a guèr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un major de la place de Sedan, Savary s'engage à dix-sept ans et sert dans l'armée du Rhin de 1792 à 1797. Il devient aide de camp de Desaix, le suit en Égypte, est encore à ses côtés à Marengo ; c'est la plus sûre recommandation aux yeux de Bonaparte qui se l'attache aussitôt. En septembre 1801, Savary est nommé chef de la légion de gendar ... Lire la suiteÉcrit par : Thérèse CHARMASSON
Située dans le département du Bas-Rhin, Saverne s'est développée autour de trois noyaux datant d'époques différentes. On distingue au cours de son histoire, la ville haute (Altstadt ou Oberstadt), la ville basse (Überstadt) et le faubourg (Vorstadt). À l'origine, c'est une station préhistorique, au carrefour des routes de la plaine et de la montag ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LOVIE
Quelques données de l'histoire de la province de Savoie se rattachent à celle de l'Europe. Ce n'est point un hasard si l'activité des princes s'est manifestée dans la partie médiane de l'ancienne Lotharingie, à la naissance du fugitif royaume de Bourgogne. À l'échec des Rodolphiens succéda la tentative poursuivie pendant plusieurs siècles par les ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Un des guerriers les plus illustres du xviiie siècle, fils naturel d'Auguste II, Électeur de Saxe et roi de Pologne. Élevé dans les exercices militaires, Maurice de Saxe commence sa carrière à douze ans, au siège de Lille où il rejoint son père dans le camp des ennemis de la France. Il participe au siège de Tournai, combat à Ma ... Lire la suiteÉcrit par : Roger BOURDERON
La vie de Georges Scapini, né à Paris, mort à Cannes, est représentative de l'itinéraire suivi par une partie de la « génération du feu » issue de la Première Guerre mondiale, que les options conservatrices et étroitement nationalistes des années 1920 conduisirent aux pires compromissions avec le fascisme. Aveugle de guerre, mutilé de la face, avo ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Depuis l'Antiquité, bergers, rois et dieux portent de longs sceptres qui sont le signe de leur autorité sur le troupeau, sur le peuple ou sur le cosmos. On y place souvent au sommet un emblème destiné à montrer quelle est la source de ce pouvoir, le symbole de la divinité tutélaire, parfois une fleur de lis ou encore un oiseau (aigle, colombidé mâ ... Lire la suiteÉcrit par : Alfred WAHL
Banale affaire d'espionnage, l'affaire Schnæbelé a, en raison de la tension des rapports franco-allemands, failli déboucher sur une guerre, puis a donné le coup d'envoi à la crise boulangiste en France. L'Alsacien Guillaume Schnæbelé, ex-instituteur devenu commissaire de police, opte pour la France en 1871 ; il est affecté à la gare de Pagny-sur-M ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Neveu d'un général député et ministre de la Guerre, Eugène Schneider débute comme employé dans une maison de commerce, puis dans la banque du baron Seillère où travaillait son frère aîné. Après avoir dirigé les forges de Bazeilles, il s'associe en 1836 à son frère Adolphe nommé directeur gérant de l'ancienne Fonderie royale de Creusot. Pariant sur ... Lire la suiteÉcrit par : Nelly SCHMIDT
Né à Paris, fils d'un fabricant de faïence alsacien, Victor Schœlcher s'engagea dans les principaux débats sociaux du xixe siècle, donnant à son œuvre un caractère multidimensionnel. Son nom est associé à l'émancipation des esclaves des colonies françaises en 1848. Critique d'art, musicologue, partisan de l'abolition de la pein ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
« Si vous vous taisiez subitement, l'ennemi pourrait en tirer une indication. » La voix de Maurice Schumann ne s'est éteinte que le 9 février 1998, près de cinquante-quatre ans après que le colonel américain Drexel-Biddle lui eut donné témoignage du rôle qu'exerçait, en mai 1944, le porte-parole de la France libre. De Londres, entre juillet 1940 e ... Lire la suiteÉcrit par : André KASPI
Il fut l'un des principaux hommes d'État dans la France de l'après-guerre. Né de parents lorrains établis à Luxembourg, après des études dans les facultés de droit allemandes, il entreprit, au lendemain de la Grande Guerre, une carrière politique en France et se vit élire député de la Moselle dès 1919 ; de 1924 à 1938, il siégea à la Chambre des d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Pour les élections aux États généraux, un règlement royal du 13 avril 1789 avait divisé en soixante districts la ville de Paris, précédemment formée de vingt et un quartiers. Après la révolution municipale, un décret du 21 mai 1790 (publié le 27 juin) supprima l'ancienne organisation : « La ville de Paris est divisée en quarante-huit sections », o ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Type parfait de l'homme du pouvoir, Pierre Séguier est prêt à accepter n'importe quelle tâche délicate et impopulaire. Il y a là une part, réelle, d'esprit de fidélité à la monarchie (mais qui a ses limites) et du besoin d'être du côté du pouvoir, pour lui-même et pour sa famille. Il a su choisir son camp, et y rester même au moment des difficulté ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno DIVE, Universalis
Président de l'Assemblée nationale et Premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin a eu à cœur toute sa vie de se montrer digne de son père, héroïque et inconnu, mort pour la France en septembre 1944, et dont il a reçu la médaille militaire le 11 novembre 1949, à six ans et demi. Philippe Séguin est né le 21 avril 1943 à Tunis. Il y f ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
Le marquis de Ségur n'est pas passé à la postérité pour sa participation aux guerres de Succession d'Autriche, de Sept Ans ou de l'Indépendance américaine (qu'il fit aux côtés de La Fayette et de Noailles). Mais, ministre de la Guerre de 1780 à 1787, il signe l'édit du 28 mai 1781, qui exige de tout candidat à l'état d'officier qu'il fasse preuve ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né à Toulouse d'un père cheminot membre du Parti communiste, Georges Séguy est devenu, après son certificat d'études, conducteur typographe, comme André Bergeron. En 1942, il adhère au Parti communiste. Responsable des Francs-Tireurs et Partisans français, il est arrêté deux ans plus tard par la Gestapo. À dix-sept ans il est déporté au camp de Ma ... Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
Fils aîné et préféré de Jean-Baptiste Colbert qui avait obtenu pour lui la survivance de ses charges et le prépara avec soin à sa future mission. En 1670 et 1671, Seignelay visite les ports de France, l'Italie, les arsenaux et chantiers de constructions navales de Hollande et d'Angleterre. Il est admis auprès de Louis XIV, en 1672, pour aider son ... Lire la suiteÉcrit par : Thérèse CHARMASSON
La ville de Sélestat (Schlestadt), située dans le département du Bas-Rhin, apparaît d'abord comme une résidence royale mérovingienne, puis carolingienne. Elle appartient, dès la fin du xie siècle, à la famille des Hohenstaufen ; Frédéric II fait entourer la ville de remparts et réglemente l'administration municipale. Avec Rodol ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Avocat, Marcel Sembat fréquente les peintres Matisse, Signac et Marquet. Socialiste indépendant, il est élu député en 1893 dans le XVIIIe arrondissement de Paris et sera réélu constamment jusqu'à sa mort. Il adhère au Comité révolutionnaire central d'Édouard Vaillant, de tendance blanquiste. Partisan de l'unité des forces socialistes, i ... Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
Malgré une carrière politique assez brillante sous l'Ancien Régime, Sénac de Meilhan est surtout connu par le témoignage précieux qu'il apporte sur les milieux de l'émigration dans son roman L'Émigré (1797). Né à Paris en 1736, ce fils d'un premier médecin de Louis XV fait preuve d'un esprit brillant et manifeste autant de goût pour le pl ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Doyen des serviteurs du palais sous les deux premières dynasties et le plus important des grands officiers de la Couronne sous le règne des premiers Capétiens (avec le titre de dapifer), le sénéchal dirige l'hôtel du roi et l'administration du domaine ; c'est le chef effectif de l'armée et il a la haute main sur les prévôts. En réalité, l ... Lire la suiteÉcrit par : Thérèse CHARMASSON
À l'époque gauloise, la cité porte le nom d'Agedincum (ou Agendicum) ; le peuple des Senones, dont elle est le chef-lieu, est l'un des plus puissants de la Gaule : c'est lui qui envahit l'Italie et s'empare de Rome en ~ 390. Après la conquête de la Gaule, la position géographique de la ville, entre Seine et Loire, sur la grande voie reliant le Nor ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PLONGERON
Rien de plus ambigu que le cri, lancé à Paris, au mois d'août 1792 : « La patrie en danger ! » Le péril est-il à l'intérieur, où de nombreuses perquisitions, chez les prêtres réfractaires, débusquent des agences royalistes et prouvent les complicités épistolaires avec les émigrés ? Est-il à l'extérieur, d'où parviennent de sinistres nouvelles : pa ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CERQUIGLINI
Au soir de la bataille de Fontenoy (juin 841), Lothaire, qui hérite légitimement de son père Louis le Pieux le vaste empire de Charlemagne, est en déroute. Il a été vaincu par son frère Louis le Germanique et par son demi-frère Charles le Chauve, alliés militairement. Pour l'Église, pour les clercs qui entourent les deux jeunes princes, cette vict ... Lire la suiteÉcrit par : Serge BERSTEIN
Jean-Jacques Servan-Schreiber, né en 1924, trouve dans son héritage familial la double tradition du journalisme et du radicalisme : son père, Émile Schreiber, est codirecteur du journal Les Échos, et sa tahte, Suzanne Schreiber, accède en 1926 au secrétariat du Parti radical, dont elle devient la vice-présidente en 1931. Aux traditions fa ... Lire la suiteÉcrit par : Guy ROSSI-LANDI
C'est en 1942-1943 que le Service du travail obligatoire (S.T.O.) a été organisé par une série de lois promulguées par le gouvernement de Vichy, à la demande des autorités allemandes. Dès 1941, la propagande allemande s'est efforcée d'attirer en Allemagne les travailleurs français, dont beaucoup étaient privés d'emploi. Au début de 1942, environ 6 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Né à Fréjus, fils d'un directeur de la poste aux lettres, Emmanuel Sieyès se voit refuser l'ordination au séminaire de Saint-Sulpice pour manque, au moins apparent, de vocation ; il réussit à se faire ordonner prêtre ailleurs et se retrouve grand vicaire de l'évêque de Chartres en 1787. En janvier 1789, il lance la brochure qui le rend aussitôt cé ... Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
Né dans le Brabant français, Sigebert de Gembloux est entré très jeune à l'abbaye de Gembloux, près de Liège ; devenu moine à Saint-Vincent de Metz, il s'intéresse fort tôt, dit-on, aux lettres sacrées et profanes, à l'étude du latin, du grec et même de l'hébreu, à la poésie, à la mécanique, à l'astronomie. Il demeure une trentaine d'années à Sain ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Clotaire Ier et d'Ingonde, Sigebert Ier mena avec succès une lutte sans merci contre son demi-frère Chilpéric Ier. Lorsque son père mourut en 561, son royaume fut divisé entre ses quatre héritiers selon la coutume franque. Sigebert Ier reçut ainsi l'Austrasie, au nord-est, ainsi que certaines rég ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Dagobert Ier et de Raintrude (ou Ragnétrude), Sigebert III fut l'un des premiers rois « fainéants » de la dynastie mérovingienne. Il ne bénéficiait pratiquement d'aucun pouvoir réel, le royaume étant gouverné, de fait, par le maire du palais, quel qu'il fût. Couronné roi d'Austrasie par son père en 634, le jeune Sigebert III fut ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé et docteur en philosophie, Jules Simon est élu député en 1848. Il refuse de prêter serment à Napoléon III. Opposant à l'Empire, il est élu au Corps législatif en 1863 ; le 4 septembre 1870, il devient membre du gouvernement de la Défense nationale ; ministre de Thiers, il démissionne en mai 1871 p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Le 22 décembre 1789, l'Assemblée constituante, par la distinction qu'elle établissait entre citoyens actifs et citoyens passifs, avait écarté de la vie politique toute la masse populaire du pays. C'est le désir qu'eurent les citoyens passifs de se rassembler et de faire entendre leur voix autrement que par l'émeute, ainsi que celui de s'instruire ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Christine AUBIN
Située au sud de la Loire, dans la boucle d'Orléans, la Sologne est partagée entre les départements du Loiret, du Loir-et-Cher et du Cher. Elle est composée de sables granitiques détritiques et d'argiles du Tertiaire, déposés sur 80 à 100 mètres dans une cuvette de 500 000 hectares, large de 70 kilomètres de la Loire au Berry. On y distingue la So ... Lire la suiteÉcrit par : Édouard-Henri WÉBER
Maître à l'Université de Paris, fondateur du collège auquel il donna son nom et qui devint la Sorbonne. Né à Sorbon, petit village situé près de Rethel (Ardennes, diocèse de Reims), il fit, présume-t-on, ses premières études dans une école capitulaire ou monastique, à Rethel peut-être. Il étudia ensuite à Reims, puis à Paris, de 1216 à 1220, à la ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Demoiselle d'honneur de la reine de Sicile, Isabelle de Lorraine, Agnès Sorel se réfugie à la cour de France avant même l'éviction définitive du roi René de Naples. Elle devint la maîtresse de Charles VII vers 1443, peut-être à la suite de manœuvres de Pierre de Brézé, dont l'ascendant s'établissait alors sur la politique royale. Le roi la combla ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Branche cadette de la maison de Rohan dont le chef est seigneur de Soubise en Saintonge par mariage (1663), puis prince de Soubise par érection du fief en principauté (lettres patentes de 1667). Le premier prince fait bâtir à Paris l'hôtel de Soubise (maintenant Archives nationales) ; il a un fils cardinal, prince-évêque de Strasbourg, et un autre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un notaire du Tarn, engagé dès 1785, Soult conquiert ses grades successifs aux armées de la Moselle puis de Sambre et Meuse ; c'est seulement à l'armée d'Helvétie que, nommé général de division en avril 1799, il s'acquitte avec succès de tâches importantes sous les ordres de Masséna. Pendant le Consulat, il proclame avec ardeur en toute occ ... Lire la suiteÉcrit par : Christian DUVERGER
Scientifique et homme politique, Jacques Soustelle a mené deux carrières parallèles. Sa vocation première, il la trouva au Mexique, au contact des Indiens qu'il partit étudier sur les terres froides du plateau central et dans la forêt humide du Yucatan. Après de brillantes études secondaires à Lyon, il intègre à dix-sept ans l'École normale supéri ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MAITROT
Boris Souvarine naît à Kiev le 5 novembre 1895, dans une famille pauvre ; son père est ouvrier sertisseur. Boris Lifschitz — qui trouvera son pseudonyme de Souvarine dans le Germinal de Zola — arrive en France en 1898. Autodidacte de l'aristocratie ouvrière, il obtient un diplôme d'ouvrier d'art à la veille de sa mobilisation en 1913. Att ... Lire la suiteÉcrit par : Didier SCHULMANN
Le dossier du destin des œuvres d'art pendant l'Occupation a été rouvert publiquement à la fin de l'année 1995. La publication de l'enquête du journaliste Hector Feliciano Le Musée disparu et la traduction en français de la somme de l'historienne américaine Lynn H. Nicholas Le Pillage de l'Europe ont, d'entrée de jeu, alimenté le ... Lire la suiteÉcrit par : Claude SINGER
D'octobre 1940 à la fin de 1942, l'État français adopta et publia au Journal officiel plus d'une centaine de textes juridiques, décrets et lois visant les juifs. En interdisant à ces derniers certaines professions et en les dépouillant d'une partie de leurs biens, les autorités de Vichy contribuaient indiscutablement à les affaiblir et à ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
D'une famille israélite originaire de Russie, Serge Alexandre Stavisky arrive en France avec son père en 1898. Il est naturalisé français en 1910. Il ne tarde pas à se signaler à la justice française par une série d'escroqueries et de chèques sans provision. Mais, inexplicablement, les plaintes déposées contre lui n'aboutissent jamais et les jugem ... Lire la suiteÉcrit par : Jean PLANCHAIS
Né à Hochfelden (Bas-Rhin), Paul Stehlin est sorti de Saint-Cyr en 1928. Attaché de l'air adjoint à Berlin de 1935 à 1939, il fait parvenir à Paris des avertissements sur la puissance croissante de la Luftwaffe. En mai 1940, il commande le groupe de chasse Roussillon. Il accompagne l'amiral Darlan lorsque celui-ci rencontre Hitler à Beauvais en dé ... Lire la suiteÉcrit par : Raymond WOESSNER
Strasbourg, préfecture du Bas-Rhin et de la région Alsace, compte parmi les capitales de l'Union européenne, avec la présence du Conseil de l'Europe et du Parlement européen. Elle cherche à conforter cette place en développant les fonctions métropolitaines, malgré la concurrence de Bruxelles, de Luxembourg et de Francfort-sur-le-Main. Son aire urb ... Lire la suiteÉcrit par : Rémi LEFEBVRE
La trajectoire de Dominique Strauss-Kahn, universitaire et homme politique, est celle d'un économiste en politique qui cherche à incarner et à porter la modernisation idéologique du socialisme français. Il fait valoir son expertise au sein du Parti socialiste, où le poids de l'économie a redéfini les critères de l'excellence politique mais où il n ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Conflit ouvert en 1341, lorsque le duc de Bretagne Jean III meurt sans enfants, après avoir marié Jeanne de Penthièvre, fille de son frère Guy (mort en 1331), à Charles de Blois, neveu de Philippe VI de Valois. Le demi-frère de Jean III, Jean de Montfort, oppose ses droits à ceux de Jeanne de Penthièvre et prend les devants : il occupe les places ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Vice-amiral de France et bailli de l'ordre de Malte. Gentilhomme provençal, Pierre André de Suffren entre dans la marine en 1743 et fait ses premières armes contre les Anglais pendant la guerre de Succession d'Autriche, puis pendant la guerre de Sept Ans. L'intervention de la France dans la guerre d'Indépendance américaine lui offre l'occasion de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
L'une des figures les plus populaires de l'histoire française, Sully est devenu presque légendaire avec sa phrase sur le labourage et le paturage. Cadet d'une famille protestante, il prend part aux campagnes du jeune Henri IV, ce qui lui vaut une ascension politique rapide : directeur des Finances et surintendant général en 1596, grand maître de l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marcel CHAMPION
Corsaire et armateur malouin. Robert Surcouf fait l'apprentissage du métier de marin sur un navire de commerce, puis comme volontaire dans la marine de guerre. Pendant la Révolution, et en dépit de l'abolition de l'esclavage par la Convention, il pratique la traite clandestine des Noirs sur les côtes d'Afrique et de Madagascar. Entre 1795 et 1800, ... Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
À la suite de la découverte de tentatives de recrutement pour l'émigration, l'Assemblée législative décide, le 25 novembre 1791, de créer un Comité de surveillance, chargé de poursuivre les affaires de contre-révolution, et qui deviendra, sans solution de continuité, le Comité de sûreté générale de la Convention. Composé d'un nombre variable de me ... Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
Votée le 12 août 1793, en pleine Terreur dont elle devient le meilleur instrument, la loi des suspects voit son champ d'application, déjà fort vaste, singulièrement élargi par le décret du 17 septembre. Elle permet l'arrestation immédiate, sans motif comme sans preuve, de tous ceux qui « n'ont pas constamment manifesté leur attachement à la Révolu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Illustre famille noble, claudication dès l'enfance, conviction de n'être pas aimé de sa mère, obligation familiale d'entrer dans les ordres sans vocation : de ces quatre données initiales pourrait se déduire un essai d'explication socio-psychanalytique du personnage, et se dégager le sens fantasmatique plutôt qu'historique de cette « douceur de vi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Fils d'un maître d'hôtel du comte de Bercy, clerc de notaire puis de procureur, Tallien fait ses premières armes de militant révolutionnaire en fondant (1790) la Société fraternelle du faubourg Saint-Antoine, puis (1791) un journal maratiquement intitulé L'Ami du citoyen. Député à la Convention, il siège à la Montagne, vote avec les régic ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Famille de magistrats français qui se sont surtout illustrés au xviie siècle. Omer Talon (1595-1632), avocat général au parlement de Paris en 1631, renommé pour son éloquence, défend, pendant la Fronde et après, les anciennes traditions monarchiques et religieuses. Opposé à l'absolutisme royal, il soutient le droit de contrôle ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MARCONIS
Préfecture des Hautes-Pyrénées, Tarbes comptait 45 800 habitants en 2005 et formait, avec douze communes voisines, une agglomération de 79 800 habitants, au second rang en Midi-Pyrénées, loin toutefois derrière Toulouse, près de dix fois plus peuplée. Ce pôle urbain rayonne sur 84 communes où réside une partie de sa population active. L'ensemble ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Homme politique français, né le 22 septembre 1876 à Paris, mort le 15 septembre 1945 à Menton. Grand bourgeois né dans une vieille famille parisienne de graveurs, André Pierre Gabriel Amédée Tardieu étudie à l'École normale supérieure. Après avoir servi dans le corps diplomatique, il établit sa réputation en tant que journaliste du Temps, ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Pierre-Henri Teitgen restera pour l'histoire l'un des organisateurs de l'épuration à la Libération et l'un des piliers de la « troisième force », sous la IVe République ; il fut trois fois vice-président du Conseil, en 1947, 1948 et de juin 1953 à juin 1954, ainsi que le fort antigaulliste président du Mouvement républicain populaire de ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BARTHOD
Des tempêtes de grande ampleur ont touché la France depuis la fin des années 1990. La tempête du 26 décembre et celle de la nuit du 27 au 28 décembre 1999, nommées respectivement Lothar et Martin, ont causé des dégâts sans précédent, tout en affectant sévèrement les forêts suisses, allemandes (Bade-Würtemberg) et danoises, marquant durablement les ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Élève au collège de Juilly, protégé par son oncle, médecin de la mère du Régent, conseiller clerc au parlement de Paris en 1736, Terray suit le parlement lorsqu'il est exilé en 1753. Habile dans les affaires complexes, il joue un rôle important dans l'expulsion des Jésuites, puis abandonne les intérêts de sa compagnie. Il secoue le joug des conven ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
L'expression de Terreur blanche, dont l'origine reste incertaine, caractérise deux épisodes dans l'histoire de France : en 1795, dans quelques régions du Midi, des bandes de partisans royalistes pourchassèrent et massacrèrent des jacobins qui s'étaient faits les instruments de la Terreur « rouge » des années précédentes ; à la fin de 1815, on cara ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
La « volonté punitive » engendrée par une réaction d'autodéfense s'observe d'une manière constante depuis le début de la Révolution française. Elle éclate au grand jour lors des « émotions » populaires, le 14 juillet 1789, le 10 août, pendant les massacres de Septembre. Le désir de créer des tribunaux spéciaux, chargés de juger les crimes contre-r ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né à Paris, d'origine bretonne, Tessier est à seize ans employé dans une maison de commerce. Il fréquente les cercles d'études des œuvres de jeunesse catholique et il rencontre Marc Sangnier dont il deviendra le disciple et l'ami. En 1905 il adhère au syndicat des employés du commerce et de l'industrie ; celui-ci a été fondé en 1887 par les frères ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Théodoric Ier, Théodebert Ier (ou Thibert Ier) succéda à son père sur le trône de Reims en 533 ou 534, et étendit considérablement les territoires sous hégémonie franque. Soldat expérimenté avant d'accéder au trône, Théodebert Ier mit à profit la guerre qui régnait en Italie entre l'Empire byzant ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Childebert II. Théodebert II (ou Thibert II) succéda à son père sur le trône d'Austrasie en 595, tandis que son frère Théodoric II (ou Thierry II) obtenait la Bourgogne. Leur grand-mère Brunehaut exerça dans un premier temps une régence conjointe sur les deux royaumes mais, en 599, l'aristocratie austrasienne limita son autorité à la Bourg ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils aîné de Clovis, Théodoric Ier (ou Thierry Ier) est né de mère inconnue, contrairement aux autres fils de Clovis, engendrés par Clotilde. Habile soldat, Théodoric tint une place importante au côté de son père dans les campagnes militaires contre les Wisigoths, dans le sud de la Gaule. À la mort de Clovis en 511, le royaum ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Clovis II, qui était le second fils de Dagobert Ier. Théodoric III (ou Thierry III) succéda à son frère Clotaire III à la tête des royaumes de Neustrie et de Bourgogne en 673, à l'instigation d'Ebroïn, le maire du palais de Neustrie. Aussitôt déposé par son autre frère, le roi d'Austrasie Childéric II, il fut restauré à la mort ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Plus jeune fils du roi mérovingien Childebert II. Théodoric II (ou Thierry II) succéda à son père sur le trône de Bourgogne en 595. D'abord placé sous la régence de sa grand-mère Brunehaut, il continua par la suite à subir son influence. Coopérant dans un premier temps avec son frère Théodebert II (ou Thibert II) pour affronter leur cousin Clotair ... Lire la suiteÉcrit par : Denis COUTAGNE
Wisigoth d'Espagne réfugié en France, Théodulf, avant de devenir évêque d'Orléans, fut, avec Pierre de Pise, Paul Diacre, Paulin d'Aquilée, Agobard et le grand Alcuin, l'un des hommes d'Église sur lesquels Charlemagne s'appuya pour réorganiser l'enseignement dans ses États et pour y rétablir la discipline ecclésiastique. Mais, comme son compatriot ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
La création du culte théophilanthrope répond au désir de sauver la République, en fournissant aux citoyens les bases d'une morale publique. Le besoin d'une nouvelle religion s'était fait sentir, dès l'échec de la Constitution civile du clergé, en 1791, et plusieurs tentatives officielles avaient été faites : culte de la Raison, fête de l'Être supr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
À l'inverse des journées révolutionnaires du 10 août 1792 ou du 2 juin 1793, le peuple n'eut aucune part dans la journée du 9 thermidor qui vit la chute de Robespierre. On a pu dire que le 9-Thermidor correspondait à un simple changement de majorité parlementaire. Robespierre a succombé en effet devant une coalition hétéroclite qui comprenait d'an ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
On désigne sous le nom de thermidoriens les vainqueurs de Robespierre, les 9 et 10 thermidor an II (27 et 28 juillet 1794). Le nom recouvre donc à la fois des anciens terroristes (Tallien, Barras, Fréron) et des modérés de la Plaine (Sieyès, Boissy d'Anglas, Cambacérès). Ce sont les thermidoriens qui gouvernent la France jusqu'à l'établissement du ... Lire la suiteÉcrit par : Élisabeth ROUDINESCO
Avec Olympe de Gouges et Claire Lacombe, Théroigne de Méricourt est l'une des premières féministes françaises de la période révolutionnaire. Née à Marcourt, au sud de Liège, dans les Pays-Bas autrichiens, Théroigne était issue d'une famille de paysans propriétaires. Elle passa son enfance dans une grande misère morale, qui fut sans doute à l'origi ... Lire la suiteÉcrit par : Josiane COEKELBERGHS-CUYPERS
Commune française du Pas-de-Calais (1 000 hab. en 2005), en bordure de la Lys. C'est l'ancienne Taruenna, capitale de la Morinie romaine dans la Belgique seconde, établie sur la route reliant Boulogne à Bavai. Avant 639, les Mérovingiens y fondèrent un évêché confié à saint Omer. Dépendant de la métropole de Reims, ce fut un important centre d'éva ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique LABBÉ
En février 1999, Bernard Thibault a été élu secrétaire général de la Confédération générale du travail (C.G.T.) à l'occasion du 46e congrès confédéral. Âgé de quarante ans, il symbolise le nouveau cours souhaité par la majorité des responsables de la première centrale syndicale française. En effet, il succède à deux dirigeants âgés (Hen ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Officier de marine, Thierry d'Argenlieu quitte la flotte pour entrer chez les Carmes (il reçoit en religion le nom de Louis de la Trinité) dont il devait devenir provincial pour la région parisienne. Il publie alors des articles de spiritualité fort appréciés dans Études carmélitaines. Mobilisé en 1939, d'Argenlieu rallie la France libre ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL
Thiers est un des hommes politiques les plus discutés du xixe siècle. Pour beaucoup il résume les petitesses et les cruautés de la bourgeoisie ; son esprit se détourne de l'avenir et de la générosité ; il refuse les chemins de fer ; il défend la propriété et le protectionnisme, le concordat et les armées de métier ; il écarte t ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard PONTHIEU
Fils et petit-fils de mineur, Maurice Thorez est né à Noyelle-Godault (Pas-de-Calais). La guerre l'oblige à quitter son bassin minier natal pour vivre dans un village de la Creuse. Il doit commencer à travailler comme valet de ferme, puis comme marinier et mitron. En 1918, il rejoint les travailleurs de la mine, dans le Pas-de-Calais. Marqué par l ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LEGENDRE
Terme qui désigne, sous l'Ancien Régime, l'ensemble des roturiers, tous les hommes libres (à l'exclusion des serfs) n'appartenant pas aux deux ordres privilégiés (noblesse et clergé). Cette très vaste catégorie sociale, issue de la civilisation féodale, compte, en réalité, des statuts fort divers qui, depuis le Moyen Âge ont évolué différemment se ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Ethnologue et résistante, Germaine Tillion est la fille d'un magistrat mort jeune et d'une éditrice de la librairie Hachette. Elle est née le 20 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire). Formée par deux professeurs du Collège de France, Louis Massignon, islamologue, et Marcel Mauss, anthropologue, elle enseigna de 1957 à 1980 à l'École pratique des hautes ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
“Un homme libre, un grand et beau caractère” : en saluant par ces mots, en Conseil des ministres, le 13 janvier 1993, la mémoire de Charles Tillon, disparu quelques heures auparavant, le président de la République soulignait les traits marquants d'une vie de près d'un siècle dans lequel Charles Tillon fut tour à tour un mutin au nom de l'internati ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DOUMENGE
Né en 1936 à Tiendanite, petit village tribal de la vallée de Hienghène, Jean-Marie Tjibaou reçut une éducation catholique qui devait durablement le marquer. Il fréquenta l'école de la mission de Canala jusqu'en 1947, puis entra au petit séminaire de Païta. Il effectua son noviciat à l'île des Pins et fut ordonné prêtre en 1965 à Hienghène, mais e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
Ouvrier ciseleur, Tolain étudie en Angleterre l'organisation des Trade Unions et devient un des créateurs de l'Association internationale des travailleurs. Il est célèbre en 1862 grâce à une lettre publiée dans L'Opinion nationale, où il prône un réformisme de classe, s'appuyant sur des réformes législatives, les syndicats, la grève, les ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Fils aîné de Charles Colbert, marquis de Croissy, Jean-Baptiste Colbert, marquis de Torcy en Brie, fut, pendant les dix-neuf années où il exerça la charge de secrétaire d'État aux Affaires étrangères, l'un des hommes les plus importants de l'Europe. Il fit d'excellentes études au collège de la Marche à Paris, soutint une thèse de philosophie et co ... Lire la suiteÉcrit par : Lucien TIRONE
L'aire urbaine de Toulon s'étend de Bandol à l'ouest à Hyères à l'est. Elle regroupe environ 565 000 habitants en 2009, soit plus de la moitié de la population du département du Var. La croissance démographique a été exceptionnellement forte depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Toulon forme l'une des rades les plus belles et les plus sûres ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MARCONIS
Chef-lieu de la Haute-Garonne et capitale de la région Midi-Pyrénées, Toulouse est au centre d'une aire urbaine très vaste, avec 342 communes, qui comptait 965 000 habitants au recensement de 1999 (1,1 million en 2008). Elle se classait, par sa population, au cinquième rang en France et parmi les plus dynamiques, avec une croissance moyenne annuel ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Ancienne principauté française qui a, peu à peu, unifié le Languedoc féodal. Frédelon, premier comte connu (849-852), investi par Charles le Chauve, possédait les territoires de la marche de Toulouse ; Raimond III, son successeur (923-env. 950), annexa le marquisat de Gothie (littoral méditerranéen des Pyrénées au Rhône) ; Raimond IV (1093-1105) a ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Amiral de France, né le 6 juin 1678 à Versailles, mort le 1er décembre 1737 à Rambouillet. Fils de Louis XIV et de sa maîtresse la marquise de Montespan, Louis Alexandre de Bourbon est légitimé en 1681 et reçoit à l'occasion le titre de comte de Toulouse, puis celui de duc de Penthièvre en 1697 et duc de Rambouillet en 1711. Nommé amira ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Un des trente-deux gouvernements que comptait la France d'Ancien Régime, la Touraine est une province dont l'origine remonte à l'époque gauloise : à son arrivée en Gaule, César signale le pays des Turones, bordé par les pays des Aulerci Cenomani (région du Mans), des Carnutes (pays Chartrain), des Bituriges Cubi (Berry), des Pictones (Poitou) et d ... Lire la suiteÉcrit par : Franck GUÉRIT
Ancienne capitale de la province royale de Touraine, Tours est le chef-lieu du département de l'Indre-et-Loire. En 2005, la commune comptait 136 400 habitants, l'agglomération 265 000 et l'aire urbaine près de 450 000. La situation géographique de Tours combine les avantages d'une ville de la Loire à la croisée de deux voies d'échanges, fréquentée ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Le XVIIIe congrès du Parti socialiste unifié, section française de l'Internationale ouvrière, s'ouvre le 25 décembre 1920 à Tours, salle du Manège. L'enjeu en est clair : le parti adhérera-t-il ou n'adhérera-t-il pas à la IIIe Internationale, fondée par les révolutionnaires russes en 1919. Quelle que soit l'issue du vote, les ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Chevalier de Malte à quatorze ans, Tourville, jusqu'en 1667, guerroya en Méditerranée contre les Turcs et les Barbaresques, fut décoré et félicité par le doge de Venise et par Louis XIV qui le nomma capitaine de vaisseau. Envoyé à Candie en 1669, il devint en 1671 commandant d'un des vaisseaux de l'escadre du comte d'Estrées contre les Hollandais. ... Lire la suiteÉcrit par : Oruno D. LARA
Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, l'insurrection générale des nègres de la colonie française de Saint-Domingue débuta dans la plaine du Nord. Elle était commandée par Jean-François, Georges Biassou, Boukman et Jeannot. Quel fut le rôle exact de Toussaint à Bréda, Créole libre alors âgé d'une cinquantaine d'années ? …] ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Le terme de Trégorrois évoque celui de Trigger (Cornouailles britannique), spécifiant ainsi l'origine géographique du peuplement résultant de l'invasion bretonne du haut Moyen Âge, que confirme la fréquence des toponymes en « plou ». La dénomination actuelle désigne le pays entre la Manche et la montagne d'Arrée, entre la rivière de Morlaix et Pai ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Avocat au Parlement de Paris, protégé de Turgot, Jean-Baptiste Treilhard plaide dans des affaires si importantes à la veille de la Révolution que la maison de Condé le charge de la défense de ses intérêts. Il est élu par Paris aux États généraux en 1789, prend une part active aux débats, se prononce pour une seule Chambre, pour le veto suspensif e ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
Le 15 avril 1958, accusé d'avoir trop cédé aux « bons offices » américains, le gouvernement présidé par Félix Gaillard est mis en minorité. Politiquement, le 13 mai, qui deviendra une date historique, commence ; il s'achèvera six semaines plus tard, le 1er juin, lorsque l'investiture sera accordée au ministère présidé par le général de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Entre 1792 et 1794, pendant la Terreur, le Tribunal révolutionnaire de Paris fut l'un des organismes les plus célèbres. Un premier tribunal révolutionnaire, connu sous le titre de tribunal criminel extraordinaire, avait été institué le 17 août 1792. Formé de juges et de jurés, élus par les sections parisiennes, il eut à s'occuper de soixante et un ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
L'intérêt général fut le fil directeur de la vie de Bernard Tricot, qui était né à Aurillac, le 17 juin 1920. Du Conseil d'État au cabinet du président du Conseil, du secrétariat général du ministère des Armées à celui de la présidence de la République, ce haut fonctionnaire de tradition – issu du dernier concours direct d'accès au Conseil d'État ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
Officier, Louis Jules Trochu sert en Algérie, en Crimée, en Italie et obtient le grade de général en 1866. Son livre L'Armée française en 1867, où il dénonce la désorganisation de l'armée impériale, entraîne sa disgrâce. Mais la popularité qu'il en acquiert le fait nommer gouverneur de Paris le 17 août 1870. Le 4 septembre, il devient pré ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Disparue le 10 octobre 1996, deux ans après que La Colline aux mille enfants de Jean-Louis Lorenzi eut recréé pour la télévision le sauvetage de nombreux enfants juifs réussi à partir du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), Magda Trocmé restera au petit nombre des Justes dont le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem et le musée de l'Holocauste ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Le nombre des couleurs franches et héraldiques étant fort limité, la combinaison du bleu, du blanc et du rouge fut assez fréquente en France à travers les siècles. Des manuscrits à peintures ont utilisé la bande tricolore depuis Philippe V le Long (1316-1322) et surtout sous Charles V (1364-1380), mais ils ne sont pas tous d'origine royale. Par co ... Lire la suiteÉcrit par : Louis GIRARD
Fondée en réaction contre le second Empire, la troisième République, à bien des égards, continue l'Empire de Napoléon III. Comme ce dernier, elle est portée par la vague du progrès scientifique et technique, par l'avènement d'une civilisation industrielle dont les expositions universelles de Paris (1878, 1895, 1900) illustrent la croissance. Jusqu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel LÉVY
Avocat du parlement de Paris, consultant plus que plaidant, élu député du Tiers aux États généraux de 1789, Tronchet domine le comité de la Constituante. Choisi, le 12 décembre, par Louis XVI comme défenseur, il participe avec de Sèze et Malesherbes à la rédaction du long mémoire en défense que, le 22, de Sèze lira à la Convention. Il plaide le 17 ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel BAZIN
Chef-lieu du département de l'Aube, 60 400 habitants (agglomération, environ 130 000 hab.) en 2005. Les conquérants romains de la Gaule établirent à Augustobona le centre de la peuplade des Tricasses, dont la cité prit par la suite le nom. Les Tricasses, comme les Lingons (Langres), se trouvèrent rattachés à la Gaule celtique et, plus tard, à la L ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier BALABANIAN
Ville de taille modeste, avec 15 700 habitants (selon les estimations de 2005), Tulle est la préfecture du département de la Corrèze. Située dans la vallée très encaissée de la Corrèze, à la confluence de la Solane et de la Céronne, la ville a connu un grand essor au Moyen Âge, comme en témoigne la morphologie urbaine actuelle. Ancienne capitale d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie CONSTANT
Sans doute le plus grand homme de guerre qu'ait produit la France avant Napoléon. Taciturne et souvent bourru, Turenne cachait mal, sous une apparence de froideur une chaude humanité qui le faisait adorer de ses hommes. Stoïque dans les revers comme réservé dans les victoires, ambitieux uniquement de la gloire, généreux au point de payer ses solda ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Fils du prévôt des marchands de Paris, Turgot fait des études à Louis-le-Grand, puis au collège de Plessis. Destiné à l'état ecclésiastique, il entre au séminaire de Saint-Sulpice, où il révèle un esprit distingué capable de traduire des textes en hébreu, en grec, en latin, en allemand et en anglais. Élu prieur à la Sorbonne en 1749, il prononce, ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Dame française, née en 1642 à Paris, morte le 5 décembre 1722 à Rome. Marie-Anne de La Trémoille s'installe en Italie avec son premier mari et, après la mort de celui-ci, épouse un duc italien Flavio Delgi Orsini, en 1675, qui meurt à son tour en 1698. Elle demeure jusqu'en 1701 à Rome, où elle tient un salon devient le centre de l'influence franç ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Né dans les Ardennes, Vaillant connaît une enfance misérable. À l'âge de douze ans, il vit seul à Paris où il est condamné pour mendicité et vol. Successivement apprenti pâtissier, frappeur, cordonnier, laboureur, il est attiré par les doctrines socialistes et milite aux Indépendants de Montmartre. En 1890, il émigre en Argentine, mais il y échoue ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Née à Paris le 3 novembre 1912, la fille de Cosette de Brunhoff et de Lucien Vogel, communiste et directeur de Vu, devait dire : « C'est la conscience de n'avoir pas eu d'autre effort à faire que celui de naître qui m'a donné une certaine conscience de classe. » Après ses études au collège Sévigné et aux Beaux-Arts, elle vécut à Berlin. R ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LEFORT
Après avoir reçu une formation d'ingénieur et de médecin, Vaillant se tourna vers la philosophie qu'il étudia à Heidelberg, à Tübingen et à Vienne. Adhérent de l'Internationale et lié à Blanqui, il participa à toutes les actions de la gauche socialiste pendant le siège de Paris. Membre élu de la Commune, celle-ci le nomma à sa Commission exécutive ... Lire la suiteÉcrit par : Franck SCHERRER
Chef-lieu du département de la Drôme, Valence est la commune-centre (64 900 hab., estim. 2005) d'une agglomération qui s'étend des deux côtés du cours moyen du Rhône. La ville s'étage, en rive gauche, sur plusieurs terrasses complétées par une basse ville portuaire au bord du Rhône, que le passage de l'autoroute A7 a fait disparaître. La colonie r ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Jean THUMERELLE
Valenciennes, qui comptait 43 200 habitants en 2006, est le centre d'une agglomération transfrontalière d'une soixantaine de communes (env. 360 000 hab. pour sa partie française) – dont Denain, qui dépasse 20 000 habitants, et Saint-Amand-les-Eaux, qui en approche. Sur un site marécageux défensif, au contact des pays de la craie du nord du Bassin ... Lire la suiteÉcrit par : Christian SAUVAGE
Né le 12 août 1901 à Crest (Drôme), Louis Vallon suit de brillantes études. Fils d'un professeur, il est reçu en effet à l'École normale supérieure et à l'École polytechnique. Ancien de l'X, il devient ingénieur radio-électricien. Mais déjà la passion de la politique l'habite. De vingt-deux à quatre-vingts ans, elle ne le quittera plus. En 1923, i ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
La maison de Valois a occupé le trône de France de 1328 à 1589, c'est-à-dire de l'avènement de Philippe VI, fils de Charles de France, comte de Valois (d'où la dynastie tirera son nom) et petit-fils de Philippe III le Hardi, à la mort d'Henri III. Les Valois, branche cadette de la dynastie capétienne, se divisent eux-mêmes en Valois-Orléans, repré ... Lire la suiteÉcrit par : Jean OLLIVRO
Vannes (en breton Gwened), chef-lieu du département du Morbihan, fait partie d'une Communauté d'agglomération qui regroupe environ 136 500 habitants. La ville elle-même compte 53 700 habitants (2005) et se trouve à distance presque égale de Nantes, Rennes et Quimper (soit environ 110 km). Elle est située au fond du golfe du Morbihan (« petite mer ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
De toutes les entités régionales de France, le Vannetais (Bro Gwened, un des quatre « pays » de la Bretagne bretonnante) est l'une des plus stables, au point que, pour l'essentiel, le département du Morbihan se superpose assez bien à la civitas des Vénètes, devenue au haut Moyen Âge le Browaroch, puis, jusqu'en 1789, le diocèse de Vannes. Sur un t ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Manufacturier en draps d'origine hollandaise, Josse van Robais vint s'établir à Abbeville en 1665 sur la demande de Colbert. Celui-ci mettait alors en œuvre sa grande politique mercantiliste, encourageant notamment la fabrication de produits de luxe destinés à l'exportation : Van Robais est l'un des nombreux étrangers, entrepreneur ou compagnon, q ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juin 1791, Louis XVI parvient à s'enfuir des Tuileries avec sa famille. Se considérant comme prisonnier du peuple de Paris depuis le 6 octobre 1789, date à laquelle il a dû quitter Versailles, heurté dans ses convictions religieuses par la Constitution civile du clergé, soumis à l'influence du clan absolutiste ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
Né dans une famille de paysans pauvres, Eugène Varlin entre en apprentissage chez un oncle relieur. Devenu ouvrier relieur, il découvre Proudhon, le lit ardemment, et participe, dès 1857, à la fondation des sociétés de secours mutuel. Très vite, il s'oppose au mutuellisme réformiste que Tolain croyait pouvoir tirer de Proudhon et préconise un coll ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine BRISAC
La carrière de Vauban correspond à l'apogée de la fortification bastionnée en France, dont les nombreuses guerres du règne de Louis XIV favorisent le développement. Vauban est né à Saint-Léger de Foucheret (actuellement Saint-Léger-Vauban, Yonne) dans une famille de petite noblesse nivernaise. Après des études chaotiques, il commence son apprentis ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine ACHIN
Simone Veil est sans nul doute la femme politique française la plus célèbre et la plus populaire, et ce depuis plus le milieu des années 1970. Cette renommée est due à son combat pour la loi qui porte son nom, relative à l'interruption volontaire de grossesse (I.V.G.) votée en 1975, et à un parcours de vie exceptionnel marqué par la tragédie, inti ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
L'office est primitivement une fonction confiée par le roi à l'un de ses serviteurs pour la gestion du domaine. Lorsque s'affirme le pouvoir monarchique, l'office se transforme en délégation partielle de l'autorité du souverain. Au xve siècle, une part importante de ces fonctions sont devenues viagères sans que le roi ait pu le ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
La Vendée, la seule résistance à la Révolution qui se soit appelée « guerre », n'est pas différente dans sa nature de la chouannerie ou d'autres mouvements contre-révolutionnaires. La guerre s'est déroulée essentiellement de 1793 à 1796, mais elle a été menée à nouveau brièvement en 1799 et en 1815, avant de donner son baroud d'honneur en 1832. La ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Après avoir rédigé la Constitution dite de l'an III, la Convention aurait dû se séparer et laisser la place aux nouveaux députés. Inquiète de la poussée royaliste qui risque de se traduire par des élections trop réactionnaires, elle décide par le décret du 22 août 1795 que, pour assurer la transition et éviter l'erreur qu'avaient commise les membr ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Le comté de Vendôme (du nom d'une ville située dans le département actuel du Loir-et-Cher) ou de Vendômois fut entre les mains d'une lignée de féodaux très proches du roi capétien après avoir été vassaux du duc de France, le Robertien Hugues le Grand et son fils Hugues Capet : ils étaient même comtes de Paris et de Melun, seigneurs de Corbeil. Le ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Le problème des décrets de Ventôse (an II — févr.-mars 1794) est lié à celui de la politique sociale des Montagnards pendant la Révolution française. Le 8 ventôse (26 févr. 1794), Saint-Just monte à la tribune : « L'opulence est dans les mains d'un assez grand nombre d'ennemis de la Révolution [...] Les biens des conspirateurs sont là pour les mal ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
À l'aube de l'année 1916, le commandement allemand, décidé à user complètement l'armée française en l'obligeant à s'engager à fond, choisit d'attaquer Verdun, saillant vulnérable dans la ligne de défense allemande, pivot du front fortifié et ville historique que les Français voudront défendre coûte que coûte. Le plan du Kronprinz, commandant la V ... Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
Fils de magistrat au parlement de Dijon, formé à la diplomatie par son oncle Chavigny, Vergennes reçoit des missions à Lisbonne en 1741 et à Francfort en 1743 ; remarqué par d'Argenson, le chevalier de Vergennes sert la France lors de ses interventions dans la politique des États allemands : ministre du roi auprès de l'Électeur de Trèves en 1750, ... Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
Fils d'un marchand de Limoges, protégé de Turgot qui l'envoya étudier à Paris, Pierre Vergniaud s'installe à Bordeaux comme avocat en 1781. Élu député de la Gironde à la Législative et à la Convention, il est considéré comme orateur prestigieux de la Révolution. Après être devenu républicain à la faveur de ses études sur l'Antiquité romaine, il mo ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
Fils d'un instituteur du Rhône, il est journaliste à vingt ans et fonde La Jeune France, qui lui vaut deux condamnations. Il crée, avec un groupe de jeunes proudhoniens, Le Courrier français, qui va connaître une grande audience. « Nous avons relevé, écrit Vermorel dans Le Courrier français, le drapeau socialiste affirma ... Lire la suiteÉcrit par : Adrien GOETZ
Entre 1682, date de l'installation de la Cour dans un château en chantier, et 1789, date à laquelle la monarchie quitta définitivement le palais, Versailles fut le centre de la vie française. Pourtant, l'histoire de Versailles n'est pas circonscrite par ces deux dates, et ne se limite pas non plus à la chronologie des agrandissements de la demeure ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Pour en arriver au statu quo de la paix de Vervins le 2 mai 1598 entre la France et l'Espagne, il aura fallu près d'un demi-siècle d'une longue guerre civile, qui n'est qu'un élément de l'affrontement européen ayant débuté avec les guerres d'Italie. L'abjuration, à Saint-Denis, de Henri IV (25 juill. 1593) est le fait décisif, mais non suffisant, ... Lire la suiteÉcrit par : Serge ORMAUX
Chef-lieu de la Haute-Saône, la ville de Vesoul (17 100 habitants au recensement de 1999, même chiffre dix ans plus tard) est installée à proximité d'un plateau calcaire boisé et karstifié, dominant au nord une dépression marneuse constituée de collines. Le rebord de ce dispositif de cuestas est accidenté de petites reculées qui échancrent le plat ... Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMOT
Vichy, sous-préfecture de l'Allier, compte 26 000 habitants dans la commune et plus de 81 000 dans l'aire urbaine (chiffres de 2007). La ville peut se prévaloir d'un passé gallo-romain et thermal, attesté par de nombreuses découvertes archéologiques. Puis elle s'étiole. Posée sur un pointement rocheux qui resserre le lit de l'Allier et permet son ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre AZÉMA
Entre juillet 1940 et août 1944, les Français eurent à supporter à la fois la sujétion de l'occupant allemand et les contraintes de plus en plus lourdes, au fil des ans, du régime le plus autoritaire et le plus répressif que la France ait connu au xxe siècle. Si la grande majorité des Français firent d'abord confiance au maréch ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Élevé au niveau du mythe littéraire, moins pour la publication de ses Mémoires que pour les personnages de Vautrin et de Valjean qu'il aurait inspirés à Balzac et à Hugo, Vidocq appartient surtout à l'histoire de la police. Fils d'un boulanger d'Arras, il commet son premier vol à seize ans, s'engage, déserte, est condamné en 1796 pour un ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Chevalier bourguignon, Jean de Vienne participa à de nombreux combats au cours de la guerre de Cent Ans, d'abord dans l'armée de Charles le Mauvais, roi de Navarre (notamment à Cocherel, 1364), ensuite dans l'armée de Charles V (à partir de 1369), qui le fit amiral de France en décembre 1373. Il dirigea en particulier le siège de Saint-Sauveur-le- ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
« À la guerre, tout dépend d'imposer à son ennemi et, dès qu'on a gagné ce point, de ne lui plus donner le temps de reprendre du cœur. » Cette maxime de Villars peint bien les qualités foncières de l'homme de guerre qu'il fut : esprit d'entreprise et ardeur, à quoi il faut ajouter la faculté de ne se point décourager et une jeunesse de caractère c ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
Né à Provins, Villegagnon est élève des collèges de La Marche et de Montaigu à Paris, en compagnie de Calvin, et étudie le droit à Orléans. Entré dans l'ordre de Malte en 1531 sur la recommandation de son oncle Villiers de L'Isle-Adam, grand maître de l'ordre, il prend part en 1541 à l'expédition, dont il a écrit le récit, de Charles Quint contre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Noble champenois. Maréchal de Champagne, chargé de négocier avec les Vénitiens les conditions d'une aide navale à la quatrième Croisade, Villehardouin fut l'un des chefs de celle-ci ; la croisade devait aboutir à la prise de Constantinople par les chrétiens d'Occident (1204) et à la fondation de l'Empire latin d'Orient. Il reçut, en récompense de ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Issu d'une famille de la petite noblesse du Toulousain, Villèle sert comme officier dans la marine royale et se trouve en 1794 à l'île Bourbon, où il acquiert une plantation et où il se marie. Il rentre en France en 1807 pour administrer le domaine familial de Morvilles en Lauraguais et devient conseiller du département de Haute-Garonne, en dépit ... Lire la suiteÉcrit par : Josseline ABONNEAU, Universalis
Dominique de Villepin doit sa fulgurante carrière politique à sa relation de confiance avec Jacques Chirac dont il a partagé toutes les décisions à partir de 1995. Nommé Premier ministre, le 31 mai 2005, le surlendemain de l'échec du référendum sur le traité constitutionnel, il a été le troisième chef de gouvernement de la Ve République ... Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
C'est en tant qu'amie, amante et correspondante de Diderot qu'est connue Sophie Volland, mais on ne possède malheureusement pas ses lettres. Le seul texte que l'on ait de sa main est son testament, et c'est à travers les lettres que Diderot lui adressa entre 1759 et 1774 que l'on a quelques renseignements sur Sophie Volland. Cette correspondance, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel LÉVY
Réformer l'armée n'est pas la préoccupation dominante des États généraux de 1789. C'est l'attitude du roi qui, en juillet, amène les électeurs parisiens à former une milice de 48 000 hommes, qui prend la Bastille ; et, la province imitant Paris, le royaume va se trouver encadré par une garde nationale de 2 500 000 citoyens. En vain, Dubois-Crancé ... Lire la suiteÉcrit par : Henri LERNER
L'une des figures les plus prestigieuses et les plus représentatives du personnel politique de la IIIe République, Waldeck-Rousseau a laissé le souvenir d'un très grand homme d'État. Pourtant, l'un de ses biographes, Pierre Sorlin, juge cette réputation surfaite et souligne le contraste entre ce que fut réellement Waldeck-Rousseau et ce ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUIRAL
D'illustre origine, puisqu'il est le fils naturel de Napoléon Ier et de la comtesse Marie Walewska, Alexandre Walewski est né en Pologne. À dix-neuf ans il se rend à Londres pour plaider auprès de l'aristocratie britannique la cause de la patrie polonaise. Mais c'est en France qu'il tentera de faire carrière, en France où tous les régim ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Professeur d'histoire à la Sorbonne, membre de l'Institut, Henri Wallon (1812-1904) est élu par le département du Nord à l'Assemblée de Bordeaux en 1871. Représentant, entre le centre gauche et le centre droit, un modèle du député libéral et modéré, attaché à la dynamique de l'équilibre en toutes choses, il se fit remarquer par son intervention da ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Rentré de l'île d'Elbe au début de mars 1815, Napoléon est aussitôt mis hors la loi par le Congrès de Vienne. L'Angleterre, la Prusse, la Russie et l'Autriche s'engagent à marcher contre lui. Fidèle à sa tactique, il veut gagner l'ennemi de vitesse et manœuvrer en position centrale. Avant d'affronter l'armée russe et l'armée autrichienne restées s ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise CHOAY
Née le 25 janvier 1893 à Arras, dans une famille de la grande bourgeoisie (son père, haut fonctionnaire, appartenait à une dynastie de l'Alsace protestante ; sa mère, juive, descendante de banquiers saint-simoniens, était la fille du célèbre ophtalmologiste Émile Javal), Louise Weiss fait au lycée Molière, à Paris, des études brillantes. Elle les ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
Né de parents inconnus — dont l'un appartenait sans doute à la famille royale de Belgique — le futur généralissime des armées françaises entre à Saint-Cyr en 1885 à titre étranger (sous le nom de Nimal) et en sort dans la cavalerie. En 1888, il prend la nationalité française sous le nom de son père adoptif, Weygand. Dès le début de la grande guerr ... Lire la suiteÉcrit par : Louis JOIN-LAMBERT
« Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré » (Père Joseph). Quatre mois avant son décès survenu le 14 février 1988, le fondateur et secrétaire général du Mouvement international A.T.D. quart monde a fait graver cette inscription sur le parvis des ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Louis FOULON
Fondateur, en 1944, de la Direction de la surveillance du territoire (D.S.T.), Roger Wybot la dirigea jusqu'en 1958, s'y montrant, selon Paris-Match, comme un « alliage infernal de Cagliostro et de Vidocq ». Né à Paris le 13 octobre 1912, Roger Warin fait des études scientifiques ; officier d'artillerie en 1936, il se bat pendant la campa ... Lire la suiteÉcrit par : Blaise MAGNIN
La fulgurante carrière politique de Rama Yade, qui lui a permis de devenir secrétaire d'État à trente ans, un an après avoir obtenu ses premières fonctions à l'U.M.P., tient autant à ses qualités propres qu'à la volonté de Nicolas Sarkozy de la promouvoir. Si elle a pu apparaître comme un élément de la stratégie politique du candidat à l'élection ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Peintre surréaliste, militant socialiste, grand maître du Grand Orient de France. Alors étudiant à l'École nationale supérieure des Arts décoratifs, Fred Zeller adhère en 1931 à la fédération des étudiants socialistes. En 1934, il est élu secrétaire fédéral et devient rédacteur en chef du journal Révolution. Avec des camarades exclus comm ... Lire la suiteÉcrit par : Jean PLANCHAIS
Marie-André Zeller est né le 1er janvier 1898, à Besançon, d'une famille d'ingénieurs et d'officiers. En 1915, à dix-sept ans, il s'engage dans l'artillerie comme simple soldat. À la fin de la guerre, il commande une batterie. Officier dans ce qu'on appelait alors « les armes savantes », il poursuit sa carrière dans l'artillerie. Techni ... Lire la suite
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