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VIENNE CERCLE DE

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2.  Le cercle de Vienne et le noyau berlinois

Le physicien Moritz Schlick est nommé en 1922 à la chaire de philosophie et d'histoire des sciences inductives de l'université de Vienne, poste occupé antérieurement par Mach (1895-1901) et Boltzmann. Autour de lui se réunissent, dès 1925, chaque jeudi soir, des étudiants et des maîtres de diverses disciplines : parmi eux, K. Gödel, H. Hahn, K. Reidemeister, F. Waismann (mathématiciens), F. Kaufmann (juriste), V. Kraft (historien), O. Neurath (sociologue), H. Feigl (physicien). Des visiteurs assidus ou occasionnels se joignent au cercle viennois, tels P. Frank, physicien de Prague, E. Kaila, C. G. Hempel et J. A. Ayer, philosophes venus respectivement de Turku, de Berlin et d'Oxford.

En 1926, Carnap est nommé à l'université de Vienne et devient l'un des animateurs du cercle, qui se constitue en Association Ernst-Mach (Verein Ernst Mach, 1929). Neurath présente celle-ci comme lieu de rassemblement des tenants d'une « vision du monde, libre de métaphysique » ; et il espère que cette union de savants appartenant à diverses disciplines permettra de surmonter leurs différences et de parvenir à une explication unitaire du monde (Erkenntnis, no 1).

Dans le même temps se fondait à Berlin, autour de Reichenbach, de J. Dubislav et de F. Kraus, la Société pour une philosophie empirique (Gesellschaft für empirische Philosophie, 1928). Son but était de promouvoir une philosophie scientifique, « c'est-à-dire une méthode philosophique qui, par l'analyse et la critique des résultats techniques de la science, conduit à poser et à résoudre des problèmes philosophiques. Par une telle méthode d'analyse scientifique, cette société s'oppose explicitement à toute prétention de la philosophie à affirmer un droit propre de la raison et à établir des propositions valables a priori, soustraites au contrôle de la critique scientifique » (Erkenntnisibid.).

Les deux groupes de Vienne et de Berlin entrent en collaboration en 1929 pour organiser à Prague une « session pour une théorie de la connaissance dans les sciences exactes », et ils fondent en commun, en 1930, la revue Erkenntnis sous la direction de Carnap et de Reichenbach. Des relations sont alors nouées avec le groupe polonais des logiciens de Varsovie-Lwow (représenté par A. Tarski, en particulier).

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Dans le chapitre "Le principe de vérification"  : …  philosophie ; Ayer inscrivit dans la tradition empiriste de Hume et Berkeley les thèses majeures du *Cercle de Vienne, considérées comme son aboutissement logique. De plus, en soulignant les liens évidents qui le rattachent au Russell des Principia et au Wittgenstein de Some Remarks on Logical Form, Ayer opérait la conjonction… Lire la suite
CARNAP RUDOLF (1891-1970)

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EMPIRISME

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