5. La verrerie orientale depuis le IVe siècle après J.-C.
Les deux centres les plus importants de l'industrie verrière orientale sous l'Empire romain étaient l'Égypte et la Syrie qui avaient, sous bien des aspects, partie liée avec l'industrie occidentale.
Il est difficile de suivre l'évolution de ces centres après que Constantin eut, en 330, abandonné Rome pour Byzance. On sait, en tout cas, qu'il y avait des verriers dans cette ville où se trouvait une porte à leur nom ; l'empereur, en 337, les avait dispensés d'impôt personnel. Le Code théodosien (438) et l'empereur Justinien (527-565), confirment à leur tour la présence de ces verriers, désignés par l'expression visa vitrea conflantes. Plus tard encore, le moine Théophile insistera sur les fabrications des Grecs qui décorent les gobelets de verre avec de l'or et de l'argent, et réalisent de précieux verres à boire avec des pierres couleur saphir (mosaïque de verre bleu), décorés de feuilles d'or représentant des personnages, des animaux ou des feuillages. Ils font aussi des bouteilles à long col, ornées de filets et d'anses et des verres de diverses couleurs.
Cet éloge des verriers grecs montre qu'ils excellaient encore dans certaines pratiques de la verrerie antique : dorure, application sous couverte de feuilles d'or, émaillage, coloration de la pâte, filigranes en relief.
Cette verrerie de grande magnificence a servi de point de départ à la verrerie arabe.
Cela explique qu'on ait souvent attribué à Byzance certaines des pièces d'apparat conservées dans les trésors d'églises et surtout celles du trésor de Saint-Marc à Venise, pièces qui auraient été rapportées de Byzance lors de la prise de la ville par les croisés en 1204.
À défaut de textes contemporains, certaines fouilles entreprises en Perse et en Mésopotamie, certains objets conservés en Europe depuis le Moyen Âge ont attiré l'attention sur la Perse et la Mésopotamie de l'époque sassanide, et ont fait penser à une renaissance de la verrerie dans ces pays. Il s'agit d'objets obtenu […]
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