VIOLON

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Considérations esthétiques

Beaucoup d'auteurs vantent la beauté de la forme du violon. Une forme est belle lorsque les rapports entre ses diverses dimensions respectent un certain nombre de lois géométriques et perceptives. À l'époque de la création du violon, l'esthétique des proportions préoccupait nombre d'artistes. Les architectes, notamment, reprenant des idées de l'Antiquité, avaient remis en honneur diverses doctrines sur la beauté des formes, dont l'une des plus connues est celle du nombre d'or : lorsqu'on partage un segment de droite en deux parties telles que le rapport entre le tout et la plus grande partie soit égal au rapport entre la grande et la petite partie, on a réalisé la « section dorée ». Si la longueur du « tout » est égale à 1, le point de partage en question se trouve à 0,618... d'une extrémité. On peut dès lors imaginer une forme dont toutes les dimensions soient reliées entre elles par le « nombre d'or » (1,618...). Cette forme présente alors une « eurythmie » particulière confirmée par les recherches des psychophysiologues (G. T. Fechner). Quoi qu'il en soit, maints chercheurs ont tenté l'analyse de la forme du violon à l'aide du nombre d'or, et l'on a même retrouvé des coïncidences qu'on peut difficilement attribuer au hasard, mais plutôt à une connaissance approfondie de certaines règles d'esthétique classique fort bien connues durant la Renaissance.


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 7 pages

Médias de l’article

Tartini

Tartini
Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

photographie

Paganini

Paganini
Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

photographie

Eugène Ysaÿe

Eugène Ysaÿe
Crédits : Rischgitz/ Hulton Archive/ Getty Images

photographie

Yehudi Menuhin

Yehudi Menuhin
Crédits : Erich Auerbach/ Getty Images

photographie

Afficher les 4 médias de l'article


Écrit par :

  • : directeur de recherche honoraire au C.N.R.S., chargé de cours d'acoustique au Conservatoire national supérieur de musique de Paris

Classification

Autres références

«  VIOLON  » est également traité dans :

VIOLON, en bref

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 1 267 mots
  •  • 10 médias

Le violon est un instrument à cordes frottées par un archet. Le violoniste, qui joue en tenant son instrument sous le menton, produit les notes en posant les doigts sur une ou plusieurs des quatre cordes et en faisant vibrer celles-ci avec l'archet – une baguette en bois légèrement incurvée sur laquelle est tendue une mèche de crins de cheval. Les cordes, acc […] Lire la suite

ACCARDO SALVATORE (1941- )

  • Écrit par 
  • Pierre BRETON
  •  • 784 mots

Aux xix e et xx e  siècles, l'école italienne du violon n'est pas la plus fournie en virtuoses de l'histoire de l'instrument. Si elle paraît en retrait comparée à ses sœurs russe, franco-belge ou allemande, elle n'en offre pas moins quelques étoiles de première grandeur, parmi lesquelles émerge la forte personnalité de Salvatore Accardo, technicien d'une rare sûreté et styliste au lyrisme sobre e […] Lire la suite

ALTO

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 993 mots
  •  • 8 médias

Instrument de la famille des cordes, apparenté par sa forme au violon, l'alto est un peu plus grand que celui-ci – il mesure 67 centimètres environ, contre 59 –, est construit avec les mêmes matériaux et comporte le même nombre de pièces. Son archet est plus court mais plus lourd que celui du violon. Accordé une quinte au-dessous ( la - ré sol - do ), son étendue est de trois octaves et une tierce […] Lire la suite

ALTO, instrument

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 622 mots

Instrument à cordes de la famille des violons. L'alto est légèrement plus grand que le violon ; il mesure en moyenne 67 centimètres, dont 40 pour la caisse ; les éclisses ont 4 centimètres de hauteur vers le manche et 4,2 cm au bouton de cordier. L'alto est accordé une quinte au-dessous du violon, soit ut 2 et sol 2 (cordes filées), ré 3 et la  3 (cordes en boyau). L'écriture pour alto utilise […] Lire la suite

AUCLAIR MICHÈLE (1924-2005)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 171 mots

Violoniste française. Née dans une famille vouée aux arts, Michèle Auclair commence l'étude du violon, à quatre ans, avec Line Talluel. Elle poursuit sa formation au Conservatoire de Paris, sous l'égide de Jules Boucherit, Boris Kamenski et Jacques Thibaud. Lauréate du premier prix de violon au Concours international de Genève en 1945, elle va jouer dans des formations de renom, comme la Société […] Lire la suite

BAUMGARTNER RUDOLF (1917-2002)

  • Écrit par 
  • Alain PÂRIS
  •  • 840 mots

Le nom du chef d'orchestre suisse Rudolf Baumgartner reste associé au Festival Strings Lucerne, orchestre de chambre dont il fut le fondateur et le directeur musical durant plus de quarante ans, de 1956 à 1998 ; cet ensemble a contribué au renouveau de l'interprétation de la musique baroque dans les années 1960, tout en accordant une large place aux œuvres contemporaines. Rudolf Baumgartner naît à […] Lire la suite

BÉRIOT CHARLES DE (1802-1870)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 311 mots

Le violoniste et compositeur belge Charles de Bériot est à l'origine de l'école franco-belge de violon, mêlant élégance classique et virtuosité technique, illustrée par Henry Vieuxtemps, Eugène Ysäye, Louis Persinger, Yehudi Menuhin, Isaac Stern, Arthur Grumiaux... Charles-Auguste de Bériot naît le 20 février 1802 à Louvain. Élève de Jean-François Tiby, il se produit en public dès l'âge de neuf a […] Lire la suite

BIBER HEINRICH IGNAZ FRANZ VON (1644-1704)

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 368 mots

Compositeur autrichien né à Wartemberg en Bohême. Heinrich Biber est sans doute l'élève de Schmelzer à Vienne, puis entre comme violoniste au service du prince-évêque d'Olmütz. Engagé par le prince-évêque de Salzbourg en 1673, il devient son vice-maître de chapelle en 1679 et, en 1684, son maître de chapelle, poste qu'il conservera jusqu'à sa mort. L'empereur l'anoblit en 1690, ce qui confirme la […] Lire la suite

BOSKOVSKY WILLI (1909-1991)

  • Écrit par 
  • Alain PÂRIS
  •  • 773 mots

Le nom de Willi Boskovsky est indissociable du traditionnel concert du Nouvel An qu'il dirigea à Vienne pendant un quart de siècle, devenant ainsi l'interprète par excellence de la musique viennoise. Il naît le 16 juin 1909 dans la capitale autrichienne et entre à l'âge de neuf ans à l'Académie de musique de Vienne, où il étudie le violon avec Mayrecker et Ernst Moravec. Il obtient son diplôme en […] Lire la suite

BRAININ NORBERT (1923-2005)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 136 mots

Violoniste autrichien. À l'issue d' un concert donné par Yehudi Menuhin, Norbert Brainin décide, à l'âge de six ans, d'apprendre le violon. Il se réfugie à Londres en 1939, où il retrouve deux violonistes viennois, Peter Schidlof et Siegmund Nissel. Avec eux et le violoncelliste Martin Lovett, il fonde en 1947 l'Amadeus Quartet (en français, Quatuor Amadeus). Le Quatuor connaît un succès immédia […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Émile LEIPP, « VIOLON », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/violon/