TROPISMES VÉGÉTAUX

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Phototropisme

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Lumière bleue : influence sur les coléoptiles d'avoine

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Phototropisme et énergie lumineuse

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Champ de tournesols

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Le phototropisme

Chez les végétaux supérieurs

La courbure des plantes vers la lumière est connue depuis longtemps. Les expériences de Charles et Francis Darwin (1880) non seulement attirèrent l'attention des botanistes, mais jetèrent aussi les bases de la découverte de l'hormone végétale la plus importante, l'auxine. Elles montrèrent que, si l'on éclaire d'un seul côté des pousses de plantules de Graminées (coléoptiles), la courbure qui en résulte, entraînant l'extrémité du coléoptile vers la source lumineuse, est localisée principalement dans la partie basale de la plantule. Cependant, si l'extrémité du coléoptile (2 à 3 mm) est coupée, ou, mieux, si elle est protégée de la lumière par un capuchon opaque, les plantes ne se courbent pas. Ainsi, bien que ce soit essentiellement la partie basale qui réagisse à la lumière, c'est l'extrémité apicale qui lui est sensible. Les auteurs en déduisirent qu'une « influence » quelconque était transmise du sommet et modifiait la croissance à un niveau inférieur. Ce n'est que plus tard que cette « influence » fut assimilée à une hormone de croissance. Selon l'expression de N. Cholodny, qui en proposa l'idée en 1927, « les cellules du coléoptile sont d'abord polarisées sous l'influence de l'inégale exposition à la lumière et, de ce fait, l'hormone de croissance peut diffuser plus rapidement du côté éclairé vers le côté à l'ombre que dans n'importe quelle autre direction ». Que le phototropisme soit essentiellement une différence de croissance entre les deux faces d'un organe en voie de croissance a été clairement exposé par A. H. Blaauw en 1914.

Phototropisme

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Croissance incurvée par la lumière chez de jeunes plantules. 

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W. Rothert, reprenant en 1891 les expériences de Darwin, trouva que les plantes dont l'extrémité était encapuchonnée montraient en fait une faible courbure ; la partie basale est capable de détecter la lumière, mais elle est environ deux mille fois moins sensible que l'apex. Des travaux ultérieurs sur l'avoine ont permis de distinguer deux réponses, appelées d'abord réponse apicale et réponse basale, puis, de façon plus simple, première et seconde cou [...]

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Écrit par :

  • : professeur à l'université de Californie, Santa Cruz, Higgins professor emeritus, Harvard University

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Pour citer l’article

K. V. THIMANN, « TROPISMES VÉGÉTAUX », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/tropismes-vegetaux/