TIGE, botanique

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Chez les Phanérogames (plantes à fleurs), la tige est la partie du végétal qui accomplit la fonction reproductrice sexuée. Elle porte en effet des bourgeons capables de différencier des organes mâles (étamines) des organes femelles (pièces productrices d'ovules). Après fécondation, qui a lieu dans la fleur, les ovules deviendront des graines contenant chacune un embryon, d'où le nom de Spermaphytes (plantes à graines) donné à ces plantes.

Grande ciguë (tige et feuilles)

Photographie : Grande ciguë (tige et feuilles)

Conium maculatum L., la grande ciguë (famille des Apiaceae ou Umbelliferae), est une plante bisannuelle de 1 à 2 m, à feuillage caduc, à tige dressée verte maculée de rouge foncé, feuilles composées et fleurs blanches regroupées en ombelles. Toutes ses parties sont un poison mortel,... 

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Ce rôle essentiel que la tige joue ainsi dans la reproduction de ces plantes apparaît, à l'évidence, chez une plante parasite comme l'orobanche. L'appareil végétatif y est réduit à un axe aérien sur lequel s'insèrent non pas des feuilles mais des écailles incolores. À la base de cet axe, une courte racine suçoir pénètre dans une plante-hôte qui va ainsi nourrir le parasite. Celui-ci ne présente aucune trace de chlorophylle mais le sommet de la tige donne naissance à des fleurs jaunâtres qui, en formant des graines, permettront à l'orobanche de se reproduire. Même si elle est chlorophyllienne chez d'autres espèces, la tige n'est pas de façon fondamentale un organe de nutrition. Ce sont les feuilles, nées de la tige et portées par elle, qui ont pour fonction de produire, à partir de l'énergie lumineuse absorbée par la chlorophylle (photosynthèse), des matières organiques. Entre l'appareil aérien chlorophyllien et les parties souterraines non chlorophylliennes de la plante, le transport des substances nutritives est assuré par la tige qui participe ainsi à la croissance de la plante tout entière. Les modalités de la propre croissance de la tige et celles des organes souterrains déterminent la morphologie de la plante et conditionnent ses propriétés biologiques, de façon étonnamment diverse.

Ramification

Si la tige demeure quelquefois entière, comme chez le stipe des Palmiers ou le chaume de la plupart [...]

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Grande ciguë (tige et feuilles)

Grande ciguë (tige et feuilles)
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Ramification dichotomique isotone et anisotone

Ramification dichotomique isotone et anisotone
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Ramification monopodiale et sympodiale

Ramification monopodiale et sympodiale
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Pour citer l’article

Delphine CARTIER, Didier LAVERGNE, « TIGE, botanique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/tige-botanique/