GÉRICAULT THÉODORE (1791-1824)

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Le cheval

Une notice, même brève, sur Géricault ne peut pas négliger la place que le cheval a occupée dans la vie et dans l'œuvre de l'artiste, précisément parce que cet animal permet d'associer intimement ce qui relève de la vie et ce qui appartient à l'œuvre du peintre. La passion de Géricault pour cet animal le conduit tout jeune à l'atelier de Vernet, mais il apporte d'emblée à ses études une acuité d'observation bien supérieure et une bien plus grande intensité de sentiment. Loin de se désintéresser du sujet au cours des années, il lui consacre à la fin de sa vie (après Le Radeau de la Méduse) l'essentiel de son œuvre tant en peinture qu'en lithographie. Le cheval n'est pas pour lui un sujet mondain et décoratif, comme chez Vernet, mais bien le centre d'une mythologie personnelle ; il se fait le porteur de ses méditations sur la passion, le travail, la souffrance, ou la mort. On comprend que Géricault qui, comme tous les romantiques, avait une immense admiration pour Byron, ait peint une petite toile sur le thème de Mazeppa lié à son coursier, image de la destinée où l'homme et son cheval ne font qu'un.


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Écrit par :

  • : professeur d'histoire de l'art à l'université Harvard

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Pour citer l’article

Henri ZERNER, « GÉRICAULT THÉODORE - (1791-1824) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/theodore-gericault/