SOLFÈGE

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L'enseignement du solfège

L'enseignement du solfège comprend de nos jours plusieurs sortes d'exercices destinés, tout à la fois, à former l'élève à la lecture rapide à première vue et à développer son oreille intérieure, à déterminer dans son esprit cette prise de conscience sonore sans laquelle il n'est pas de vrai musicien. C'est surtout en France que l'étude du solfège atteint son plus haut point de raffinement. À la lecture vocale, avec solmisations du nom des notes dans des mouvements souvent extrêmement rapides, on adjoint la dictée musicale, qui consiste à noter, fragment par fragment, une mélodie, des accords, voire plusieurs voix superposées ; ces exercices constituent le mode le plus parfait d'acquisition de la conscience sonore. On fait aussi des dictées rythmiques et même polyrythmiques, tant en Allemagne qu'au Conservatoire de Paris. Ici se place une observation : les rythmes classiques sont fondés sur la division d'une valeur longue : (1 𝅝 ;  = 2 𝅗𝅥 ;   = 4 𝅘𝅥 ;    = 8 𝅘𝅥𝅮 ; , etc.). Or, le propre du compositeur étant de créer, il imagine de nouveaux rythmes. C'est ainsi qu'Olivier Messiaen, revenant aux sources de la métrique antique, adopta un système de valeurs brèves additionnables. Sa technique du « point ajouté » (𝅘𝅥𝅮 ;𝅘𝅥𝅮 ;𝅘𝅥𝅮 ; 𝅗𝅥 ;) et des « temps irrationnels (𝅘𝅥𝅯 ;𝅘𝅥𝅯 ;𝅘𝅥𝅯 ;𝅘𝅥𝅯 ; 𝅘𝅥𝅮 ;𝅘𝅥𝅮 ; 𝅘𝅥𝅮 ;𝅘𝅥𝅮 ;) est, pour nombre d'exécutants, la cause de grandes difficultés. Il serait également souhaitable d'inculquer aux solfégistes le sens exact des mouvements métronomiques, qui ont une importance capitale dans la détermination des caractéristiques d'une pièce de musique, et constituent une notion indispensable pour le chef d'orchestre ou pour tout exécutant de qualité.


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Écrit par :

  • : inspecteur général de la Musique, compositeur, chef d'orchestre

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DIAPASON

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Dans le chapitre « La double nomenclature »  : […] Lorsque, au xi e  siècle, Gui d'Arezzo inventa les syllabes ut, ré, mi , etc., ce ne fut pas pour remplacer les noms alphabétiques des notes A, B, C, etc., qui existaient depuis deux siècles environ, mais bien pour les compléter selon des conventions très différentes de l'emploi actuel des mêmes syllabes. Celles-ci avaient po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/diapason/#i_9846

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Signe musical correspondant à un silence dont la durée équivaut à celle d'une ronde. C'est un trait gras qui est placé au-dessous de la quatrième ligne de la portée. La demi-pause est une figure qui correspond au silence dont la durée équivaut à celle d'une blanche. Le trait qui la signifie se place au-dessus de la troisième ligne de la portée. Cependant, lorsqu'il y a plusieurs voix inscrites sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pause-musique/#i_9846

SOUPIR, musique

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Le signe ᴓE représente graphiquement le soupir, qui équivaut à un silence correspondant à la durée d'une noire. Le double d'un soupir, la demi-pause, équivaut à une blanche, le demi-soupir à une croche, et le quart de soupir à une double-croche. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/soupir-musique/#i_9846

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Pour citer l’article

Robert SIOHAN, « SOLFÈGE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/solfege/