MÉLODIE

La mélodie est l'élément premier de la musique. Premier en ce qu'il en est la manifestation la plus spontanée et la plus naturelle, conjointement avec le rythme, dont on ne peut se passer et qui lui est en quelque sorte consubstantiel – encore qu'il puisse y avoir rythme sans mélodie, mais non mélodie sans rythme. Car c'est ce dernier qui découpe en valeurs différentes la durée dans laquelle s'écoule cette suite de sons prélevés par la mélodie dans l'échelle qui lui est fournie par la nature. Cette échelle introduit dans la description du phénomène une notion d'espace, qui se combine avec celle de temps représentée par la succession des valeurs rythmiques.

La mélodie est donc une succession de sons ayant entre eux des rapports d'intervalles et de durée. Telle est la définition la plus large et la plus indéterminée qui puisse en être donnée.

Elle ne précise rien en ce qui concerne les sons ainsi mis en cause. Ils sont en nombre indéfini. L'échelle délimitée par l'intervalle d'une octave renferme tous les sons avec lesquels on peut faire de la musique, sons qui se reproduisent d'autre part, d'octave en octave, dans toute l'étendue où l'oreille humaine peut les percevoir. Mais la détermination de ces sons et de leur nombre échappe à toute loi naturelle.

La musique occidentale en sélectionne douze selon une méthode qui se veut scientifique mais qui ne résiste pas à un examen critique. Cette échelle de douze sons a été consacrée par une immense et prestigieuse littérature musicale. Mais elle n'est ni plus ni moins légitime que les soixante-deux «  modes » de base décrits par les vieux traités sanscrits et dont les modes dérivés (ou ragas), utilisés en Inde, se dénombrent par centaines.

Même si l'on demeure dans le cadre de la musique occidentale et si l'on admet, pour la commodité de la démonstration, que son matériau sonore peut être représenté sur la portée par les douze notes de la gamme chromatique, séparées entre elles par des demi-tons égaux (ce qui est inexact puisque cette gamme, dite tempérée, ne date que du

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 7 pages


Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis



Écrit par :

  • : compositeur de musique, ancien directeur de la musique et du programme national de la Radiodiffusion française

Classification


Autres références

«  MÉLODIE  » est également traité dans :

ACCOMPAGNEMENT MUSICAL

  • Écrit par 
  • PIERRE-PETIT
  •  • 1 922 mots

Dans le chapitre « Accompagnement et composition »  : […] , ouvre de nouveaux horizons aux musiciens. L'écriture pour clavier va aussitôt en profiter, et l'accompagnement va suivre presque immédiatement. Là est la raison véritable de la naissance de la mélodie et du lied. Dépassant le stade du simple chant accompagné tel qu'on le pratiquait au xviiie siècle, la mélodie requiert, en effet, une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/accompagnement-musical/#i_4447

AIR, musique

  • Écrit par 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 3 282 mots

ainsi, dans la chanson, l'air aux paroles. Par extension, on en est arrivé à employer le mot « air » dans le cas de toute mélodie suffisamment connue pour être immédiatement identifiée par l'auditeur. On parle donc indifféremment de l'air de Marguerite (dans Faust de Gounod), de l'air de Don Carlos (dans Don Carlos de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/air-musique/#i_4447

ARMA PAUL (1904-1987)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 1 390 mots

De 1942 à 1944, il écrit Les Chants du silence, onze mélodies sur des textes d'auteurs contemporains – Paul Eluard, Jean Cassou, Romain Rolland, Paul Claudel, Vercors... –, dont les partitions seront publiées, en 1953, avec des couvertures dessinées par Chagall, Picasso, Matisse, Braque, Léger... Pourquoi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-arma/#i_4447

BELLINI VINCENZO

  • Écrit par 
  • Pierre BRUNEL
  •  • 2 999 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Situation de Bellini »  : […] été égalés à ceux du maître de Bonn, semait à tous vents, avec une infatigable profusion, des mélodies magnifiques et de la plus rare qualité, les distribuant gratuitement comme il les avait reçues, sans même penser à se reconnaître le mérite de les avoir enfantées. Selon Scudo, « Beethoven a constitué à la musique un patrimoine qui semble n'être […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vincenzo-bellini/#i_4447

BORODINE ALEXANDRE PORFIRIEVITCH (1833-1887)

  • Écrit par 
  • Michel-Rostislav HOFMANN
  •  • 611 mots

Né à Saint-Pétersbourg, Borodine était le fils naturel du prince caucasien Louka Guédianov et d'Avdotia Antonova, fille d'un simple troupier. Le père fit déclarer l'enfant par un de ses domestiques, Porphiri Borodine, si bien que plus tard il lui fallut l'affranchir en bonne et due forme. De très bonne heure, il apprend à jouer de la flûte, puis, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-porfirievitch-borodine/#i_4447

CANTABILE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 138 mots

En italien, « chantable ». Mélodie vocale ou instrumentale à l'expression « chantante ». Indication de style qui tend à mettre en relief le caractère mélodique d'une pièce. Certaines pages d'orgue, de style libre, portent ce titre (C. Franck, C. Tournemire, L. Vierne...). J.-S. Bach fait précéder de ce terme ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cantabile/#i_4447

CAVATINE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 361 mots
  •  • 1 média

Terme musical, tiré de l'italien cavatina, diminutif de cavata qui désignait au xviiie siècle un petit arioso placé à la fin d'un récitatif (ainsi chez J.-S. Bach, par exemple dans ses Cantates nos 76, 80 et 117). Dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cavatine/#i_4447

CHAMBRE MUSIQUE DE

  • Écrit par 
  • Pierre BRETON, 
  • Marc VIGNAL
  •  • 5 482 mots
  •  • 1 média

expériences harmoniques et rythmiques les plus avancées, saura préserver le règne de la ligne mélodique. Dès son origine, elle se destine à des praticiens amateurs, pour le seul plaisir d'une exécution domestique devant un public familial ou d'amis. Les œuvres sont donc d'un abord aisé et visent plus la simplicité que la haute virtuosité. Bien sûr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-de-chambre/#i_4447

CHANSON

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET, 
  • Guy ERISMANN, 
  • Jean-Claude KLEIN
  •  • 7 141 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Goguette »  : […] la romance s'infléchit vers la chanson, alors qu'une romance musicalement plus élaborée prenait définitivement nom de mélodie pour devenir l'apanage des concerts. Dès lors, les musiciens ont eu tendance à rejeter de leur domaine aussi bien la romance facile que la chanson de cabaret ou des rues. En réalité, il y avait peu de musique dans tout ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chanson/#i_4447

CHOPIN FRÉDÉRIC

  • Écrit par 
  • Jean VIGUÉ
  •  • 2 698 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Des « phrases au long col » »  : […] Mais la mélodie de Chopin n'est pas toujours faite de figures ornementales. La seule analyse de ses Préludes suffirait à nous en convaincre. Nous la trouvons formée d'accords bondissants (Prélude en sol majeur) ou figurée par un déploiement continu d'accords brisés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/frederic-chopin/#i_4447

COMPOSITION MUSICALE

  • Écrit par 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 6 853 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les schèmes formels »  : […] de cette sorte peuvent être découverts dans le chant grégorien). La seconde se fonde sur la répétition systématique de fragments mélodiques qui, étant habituellement terminés sur la note principale du mode ou du ton, peuvent être isolés comme des touts complets (le type de cette forme est la chanson à couplets et refrain […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/composition-musicale/#i_4447

DARGOMYJSKI ALEXANDRE SERGUEÏEVITCH (1813-1869)

  • Écrit par 
  • Michel-Rostislav HOFMANN
  •  • 490 mots

Les musiciens russes affiliés au groupe des Cinq et leurs disciples se sont réclamés d'un « père » spirituel, Glinka, et d'un « parrain », Dargomyjski. « Un petit homme en redingote bleu ciel et gilet rouge, affligé d'une invraisemblable voix de fausset », tel apparaissait à ses contemporains Dargomyjski, fils de riches gentilshommes campagnards ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-sergueievitch-dargomyjski/#i_4447

DOWLAND JOHN (1563-1626)

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 515 mots

De ce grand luthiste et chanteur de l'époque élisabéthaine, on ignore s'il naquit en Angleterre ou en Irlande, d'où était originaire sa famille. Dès 1580, à l'âge de dix-sept ans, John Dowland se trouve à Paris dans la suite de l'ambassadeur d'Angleterre. Trois ans plus tard, il revient en Grande-Bretagne et obtient des diplômes en musique des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-dowland/#i_4447

DUPARC HENRI (1848-1933)

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 310 mots

Représentant éminent de la mélodie française d'inspiration romantique. L'édition définitive de ses œuvres comprend treize mélodies, auxquelles, à peu de choses près, se limite sa production, mais qui suffisent à rendre son nom célèbre. Elles se situent toutes entre 1868 et 1884. Né à Paris dans un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-duparc/#i_4447

DUREY LOUIS (1888-1979)

  • Écrit par 
  • Alain PÂRIS
  •  • 824 mots
  •  • 1 média

Aîné du groupe des Six, Louis Durey s'est rapidement situé en marge de l'action de ses amis. Sa réserve naturelle n'avait rien de commun avec les éclats un peu tapageurs des Six à leurs débuts et, s'il a toujours conservé des liens amicaux étroits avec ses camarades, son appartenance au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-durey/#i_4447

FAURÉ GABRIEL (1845-1924)

  • Écrit par 
  • Marie-Claire BELTRANDO-PATIER
  •  • 1 370 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le premier parmi les mélodistes français »  : […] Le premier recueil de mélodies paraît chez Choudens en 1879 ; il sera suivi de deux autres recueils et de cinq grands cycles s'échelonnant jusqu'en 1921. Peu distincte en ses débuts de la romance, la mélodie a une vocation de divertissement, de mise en valeur des voix féminines, d'exaltation des sentiments romantiques. Elle n'atteindra sa dignité d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gabriel-faure/#i_4447

GOUNOD CHARLES (1818-1893)

  • Écrit par 
  • Roger DELAGE
  •  • 2 117 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Un musicien à contre-courant »  : […] appréciée ? On ne voit que trop bien à distance ce qui, chez Gounod, a paru étrange : une mélodie si peu théâtrale – dans le sens où on l'entendait alors – dénuée de boursouflure, mais d'une simplicité perdue dont il retrouvait le secret, outre les beautés d'une harmonie symbolique qui soulignait le mot, créait le décor : autant de vertus qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-gounod/#i_4447

GRIEG EDVARD (1843-1907)

  • Écrit par 
  • Piotr KAMINSKI
  •  • 1 677 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un Norvégien de troisième génération »  : […] œuvre de Grieg, les Mélodies, op. 5, sur des poèmes d'Andersen, naît justement à cette époque. La troisième mélodie, Je t'aime, fera la joie des salons pendant des décennies. Une autre rencontre essentielle est celle de Rikard Nordraak, compositeur de génie au caractère difficile, qui mourra prématurément, à l'âge de vingt- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edvard-grieg/#i_4447

ILLUSIONS AUDITIVES

  • Écrit par 
  • Jean-Claude RISSET, 
  • David WESSEL
  •  • 3 856 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Polyphonie à une seule voix »  : […] l'époque baroque (Jean-Sébastien Bach en particulier) ont écrit des passages polyphoniques pour des instruments monodiques. La technique utilisée consiste à enchevêtrer deux lignes mélodiques (ou une ligne mélodique et un continuo) en faisant alterner les notes successives de chaque ligne. Si les lignes enchevêtrées sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/illusions-auditives/#i_4447

INTERVALLE, musique

  • Écrit par 
  • Sophie COMET
  •  • 1 046 mots

Un intervalle est dit mélodique quand les notes qui le constituent sont entendues successivement. Il peut être alors ascendant ou descendant. Il procède par mouvement conjoint si ces notes se suivent à distance de seconde, jusqu'à celle augmentée (sol-la, fa dièse-sol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intervalle-musique/#i_4447

KLEZMER MUSIQUE

  • Écrit par 
  • Hervé ROTEN
  •  • 3 482 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La systématique musicale »  : […] Le klezmer emprunte sa conception à la musique orientale : la mélodie est prédominante et le discours se développe linéairement grâce à l'ornementation et à l'improvisation modale […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-klezmer/#i_4447

LINDBLAD ADOLF FREDERIK (1801-1878)

  • Écrit par 
  • Michel VINCENT
  •  • 561 mots

Compositeur suédois né en Scanie, mort dans l'Ostergötland, Adolf Frederik Lindblad fut le premier des grands compositeurs de mélodies nordiques. Son père adoptif, commerçant, veut lui apprendre son métier ; en vain : le jeune Lindblad joue de la flûte et du piano et cache ses premières partitions dans le grand livre de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adolf-frederik-lindblad/#i_4447

MENDELSSOHN-BARTHOLDY FELIX (1809-1847)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 2 646 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Témoin et initiateur »  : […] La mélodie mendelssohnienne se caractérise par son ampleur ; cette « expansion mélodique » (D. Handman) nettement accusée, si on la compare à la concentration beethovénienne ou au souffle schumannien souvent haché, se déploie à l'intérieur d'une carrure solide mais souple ; l'ondulation légère, dansante et sérieuse à la fois, n' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/felix-mendelssohn-bartholdy/#i_4447

MESSIAEN OLIVIER

  • Écrit par 
  • Nicole LACHARTRE
  •  • 3 053 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les hauteurs »  : […] Dans Technique de mon langage musical (A. Leduc, Paris, 1944), Messiaen écrit : « Primauté à la mélodie. Élément le plus noble de la musique, que la mélodie soit le but principal de nos recherches. » Le compositeur utilise des lignes mélodiques issues du plain-chant, des chants d'oiseaux, des ragas (modes) de l'Inde, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/olivier-messiaen/#i_4447

MÉTRIQUE

  • Écrit par 
  • Benoît de CORNULIER
  •  • 6 941 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Métriques de durée : slogan, comptine, chant »  : […] libre. Dans certains, cependant, sur la structure d'isochronies s'articule une structure mélodique rudimentaire. Ainsi, dans « On a - ga - gné... », cri collectif de supporteurs d'équipes sportives, toutes les syllabes sauf l'avant-dernière sont dites sur une même hauteur (fondamentale), l'avant-dernière ga- étant dite cinq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metrique/

MOUSSORGSKI MODEST PETROVITCH

  • Écrit par 
  • Myriam SOUMAGNAC
  •  • 2 269 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « « Je veux parler aux hommes le langage du vrai » »  : […] de conversation musicale inspiré par le premier acte du Mariage de Gogol (1868) et surtout dans un cycle de mélodies dédiées à l'enfance : La Chambre d'enfants (Les Enfantines, 1868-1872). Dans Le Mariage, le récitatif suit de si près les incidences du discours qu'on penserait à un exercice de style s'il ne permettait d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modest-petrovitch-moussorgski/#i_4447

MUSICALES (TRADITIONS) - Musiques d'inspiration chinoise

  • Écrit par 
  • TRAN VAN KHÊ
  •  • 8 749 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « Musique vocale et musique instrumentale »  : […] règles d'assonance en poésie fait qu'une simple déclamation prend l'allure d'un chant. La mélodie, dans ces cas, doit épouser l'intonation linguistique. Elle est souvent mélismatique, très ornée, et le rythme dans la grande majorité des cas est libre. Un poème peut être déclamé de différentes manières, dans différents « modes », avec ou sans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musicales-traditions-musiques-d-inspiration-chinoise/#i_4447

MUSIQUE CONTEMPORAINE - La musique sérielle et le dodécaphonisme

  • Écrit par 
  • Pierre BARBAUD, 
  • Rémi LENGAGNE
  •  • 3 023 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le dodécaphonisme de J. M. Hauer »  : […] », car on ne peut plus placer ce mot qu'entre guillemets, ne se compose donc que de douze demi-tons tempérés. La mélodie atonale nouvelle éliminera donc avec une intransigeance égale l'émotion physique ou sensuelle au même titre que la vulgarité ou la sentimentalité. La loi immuable de la musique atonale, sa règle d'or, consiste en ce que les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-contemporaine-la-musique-serielle-et-le-dodecaphonisme/#i_4447

POLYPHONIE

  • Écrit par 
  • Jacques CHAILLEY, 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 2 165 mots

ainsi, car le mot « voix » ne doit pas s'entendre au sens propre, mais au sens de « voix mélodique » : plusieurs voix qui chantent à l'unisson, en dépit de l'étymologie, ne font pas de la polyphonie. Celle-ci se voit définie par la marche simultanée de plusieurs parties mélodiquement différentes, qu'elles soient vocales ou instrumentales ; mais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/polyphonie/#i_4447

POULENC FRANCIS - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Timothée PICARD
  •  • 770 mots

3 avril 1935 Poulenc et le baryton Pierre Bernac, qui sera un des interprètes favoris du compositeur, donnent à l'École normale de musique de Paris leur premier récital public, au cours duquel ils créent Cinq Poèmes de Paul Eluard, pour voix et piano, FP 77 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poulenc-reperes-chronologiques/#i_4447

POULENC FRANCIS

  • Écrit par 
  • Jean ROY
  •  • 1 615 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Primauté du style »  : […] a recueilli les leçons qui lui ont permis de faire entendre une voix entre toutes personnelle, celle d'un musicien à qui l'on doit quelques-uns des plus beaux cycles de mélodies pour chant et piano composés au xxe siècle. N'est-il pas significatif que son premier chef-d'œuvre, écrit en 1919, soit Le Bestiaire, sur des poèmes d'Apollinaire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francis-poulenc/#i_4447

RACHMANINOV SERGUEÏ VASSILIEVITCH (1873-1943)

  • Écrit par 
  • André LISCHKE
  •  • 1 618 mots

Dans le chapitre « L'interprète en exil »  : […] de Schumann, de Liszt et de Tchaïkovski, et son impact émotionnel tient autant à son invention mélodique, à la générosité de sa texture sonore (le style « carillonnant » de son écriture pianistique lui est bien personnel), qu'au fond de douleur et de pessimisme qui imprègne son inspiration, comme en atteste le thème du Dies irae […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/serguei-vassilievitch-rachmaninov/#i_4447

RÉCITATIF, musique

  • Écrit par 
  • Jean-Paul HOLSTEIN
  •  • 747 mots

En anglais recitative, en allemand Rezitativ, en italien recitativo, en espagnol recitado, récitatif, en français, désigne une forme d'expression vocale individuelle, propre à l'opéra et s'opposant à l'air — aria en italien. D'où les couples […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/recitatif-musique/#i_4447

RELIGIEUSE CHRÉTIENNE MUSIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques PORTE, 
  • Edith WEBER
  •  • 6 049 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le psautier huguenot »  : […] assemblée des fidèles, avec ou sans accompagnement à l'orgue (selon les circonstances locales et particulières). La mélodie peut être exploitée comme prélude, comme improvisation, à des fins pédagogiques (pour apprendre la mélodie à l'assistance), pour des variations ; elle a servi de principe structurel (comme « timbre ») pour des compositions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-religieuse-chretienne/#i_4447

TROPES, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 649 mots

Chez les Grecs, tropos est employé pour harmonia, hauteur fondée sur l'octave moyenne des voix où se place le système qui est l'élément majeur de la structure musicale (latin modus). Au Moyen Âge, c'est le procédé de composition, littéraire ou musicale, qui fut à l'origine d'un répertoire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tropes-musique/#i_4447

TROUBADOURS ET TROUVÈRES

  • Écrit par 
  • Paul ZUMTHOR
  •  • 3 403 mots

Dans le chapitre « Formes »  : […] elle l'est, c'est un effet particulier et significatif de l'art (« contrafacture »). La mélodie, normalement composée en même temps que le texte, en constitue la forme englobante ; c'est elle qui confère à l'ensemble de la chanson son unité, lui assure son originalité et en fait un objet total. Ce fait même, et la perte des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/troubadours-et-trouveres/#i_4447

VOLKSLIED

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 930 mots

Par opposition à Kunstlied (chanson savante), le terme allemand de Volkslied est traduisible faute de mieux par « chant populaire », mais ne recouvre pas exactement les mêmes données que ce vocable français. Le mot est introduit pour la première fois à l'époque moderne par Johann Gottfried […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volkslied/#i_4447

WARLOCK PETER (1894-1930)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 420 mots

de van Dieren, autant d'influences qu'il intègre dans un langage très personnel. Ses mélodies, qui constituent l'essentiel de sa production, sont remarquables pour leur parfaite adéquation entre la musique et le texte, pour leurs qualités mélodiques et pour leurs harmonies uniques. Citons notamment les cycles Lilligay (1922), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peter-warlock/#i_4447

WOLF HUGO (1860-1903)

  • Écrit par 
  • Stéphane GOLDET
  •  • 2 562 mots

Dans le chapitre « Les lieder (1888-1897) »  : […] Il est essentiel de relever que le lied de Wolf n'est jamais une simple mélodie accompagnée, mais un tout organique, où la voix est toujours indissociable de la partie de piano. Le piano est alors au lied ce que l'orchestre est à l'opéra wagnérien. Expression plastique de l'idée, de l'image suggérée par le texte, mais aussi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hugo-wolf/#i_4447

Voir aussi

Pour citer l’article

Henry BARRAUD, « MÉLODIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/melodie/