EISENSTEIN SERGE MIKHAÏLOVITCH

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Eisenstein

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Crédits : Hulton Getty

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Ivan le Terrible, S.M. Eisenstein

Ivan le Terrible, S.M. Eisenstein
Crédits : De Agostini

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Dans le demi-siècle qui a suivi la disparition d'Eisenstein, à l'âge de cinquante ans, sa place au tout premier plan de l'histoire du cinéma s'est confirmée. Ses six films donnent l'image d'un cinéaste démiurge, capable de recréer un monde de toutes pièces pour l'imposer à la vision du spectateur. Plus encore, ce génie qui s'est imposé dans un État totalitaire apparaît comme la seule figure de la culture sans doute à avoir été capable de faire pièce au dictateur. Quant à l'énorme apport du théoricien, cette dimension moins connue de son vivant s'affirme sans cesse, au fur et à mesure qu'émerge une œuvre écrite, encore en majeure partie inédite, qui entretient un dialogue avec les courants de pensée les plus divers.

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Le réalisateur russe Serge Mikhaïlovitch Eisenstein (1898-1948) dans les studios de la Paramount, à Hollywood, en 1939. 

Crédits : Hulton Getty

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Du théâtre au cinéma

Serge Mikhailovitch Eisenstein, né à Riga en 1898, grandit dans un milieu cosmopolite et artistique. Son père a transfiguré la ville, créant des maisons où sculpture, théâtre et architecture se mêlent dans l'esprit de l'Art nouveau. Il apprend plusieurs langues, se plonge dans les livres, crée des histoires en images. À la suite de son père, il entreprend des études d'architecture, qu'interrompent, presque simultanées, sa découverte du théâtre et la révolution bolchevique. Pendant la guerre civile, il décore des trains et des camions, peint des bannières à la gloire de la révolution. Démobilisé à l'automne 1920, il devient décorateur au théâtre du Proletkult. En 1921, il entre à l'atelier de Meyerhold, qui enseigne la biomécanique, mettant en jeu tout le corps du comédien. Mais ses propositions pour faire éclater le cadre du théâtre sont plus radicales encore que celles de son maître, et il doit le quitter. En 1923, il revisite avec Serguei Tretiakov Le Sage, une pièce classique d'Ostrovski, qu'il met en scène au théâtre du Proletkult. Un film de quelques minutes y est intégré : Le Journal de Gloumov, où il combine la satire politique, les éléments clownesques, les excentricités et les truquages, inspirés peut-être des films de Méliès, vus dans son enfance. Il publie dans Lef, la revue de Maïakovski, son manifeste théâtral Le Montage d [...]

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23 janvier 1898 Serge Mikhaïlovitch Eisenstein naît à Riga en Lettonie, d'un père d'origine juive, ingénieur-architecte de la ville, et d'une mère slave. 1906 Eisenstein découvre à Paris le cinéma et le musée Grévin. 1915-1917 Après d'excellentes études secondaires, il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eisenstein-reperes-chronologiques/

LE CUIRASSÉ "POTEMKINE", film de Serge Mikhailovitch Eisenstein

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Conscients de la force du cinéma comme instrument de propagande, les premiers dirigeants soviétiques avaient favorisé l'accès à la réalisation de jeunes réalisateurs acquis à la révolution, et formellement innovants. C'est en mars 1925 que la firme d'État Goskino lança la production d'une série de films pour célébrer l'anniversaire de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-cuirasse-potemkine/#i_1010

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Second film d'un jeune cinéaste de vingt-sept ans, S. M. Eisenstein (1898-1948) Le Cuirassé Potemkine a été classé à de nombreuses reprises « meilleur film du monde » par des jurys de cinéastes, historiens et critiques. En 1925, il vient surtout confirmer qu'un art nouveau est né, dans le droit fil de la révolution d'Octobre, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-cuirasse-potemkine-s-m-eisenstein-en-bref/#i_1010

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Scénariste et réalisateur soviétique, Alexandrov exerça d'abord divers métiers secondaires au théâtre, avant de suivre quelques cours et de débuter comme acteur au théâtre du Proletkult de Moscou où il rencontre S. M. Eisenstein dont il devient le collaborateur (1923-1933). Acteur dans Le Journal de Gloumov […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grigori-vassilievitch-alexandrov/#i_1010

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Née en 1939 à Carcassonne, la cinéaste Raymonde Carasco entreprend, au milieu des années 1970, une recherche sur la pensée-cinéma, « concept » hérité d'Eisenstein et que l'on retrouve, entre autres, dans les écrits de Gilles Deleuze et les œuvres de Jean-Luc Godard. Le tronc central de sa filmographie est constitué d'une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raymonde-carasco/#i_1010

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Dans le chapitre « Les grands Soviétiques après 1930 »  : […] frappant de voir que leur attitude fut à la fois réactionnaire, lucide et constructive. Dès 1930, Eisenstein, Poudovkine et Alexandrov publient un manifeste devenu célèbre, où ils prennent position : « Le film sonore, écrivent-ils, est une arme à deux tranchants, et il est très probable qu'on l'utilisera selon la loi du moindre effort, c'est-à- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-aspects-generaux-histoire/#i_1010

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Dans le chapitre « Puissances du montage (l'école soviétique) »  : […] Béla oublie les ciseaux », reproche Eisenstein à Balázs. Cette phrase définit assez l'orientation des théoriciens-cinéastes soviétiques, qui tiennent le montage pour l'essence du cinéma et lui donnent chacun un sens selon leur pratique, liée à la recherche et à l'enseignement. Lev Koulechev (1899-1970) va démontrer, expérimentalement, la puissance […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cinema-aspects-generaux-les-theories-du-cinema/#i_1010

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Dans le chapitre « L'expérience comme expérimentation »  : […] fait être le temps. Celui qui conféra au montage ses lettres de noblesse, S. M. Eisenstein, le dit clairement dans un texte de 1938 : « Deux morceaux de pellicule, n'importe lesquels, mis bout à bout, se combinent inévitablement, et de leur juxtaposition résulte une qualité nouvelle. » Si bien que le tout, loin d'être ou d'être seulement la somme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-l-experience-esthetique/#i_1010

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Pour citer l’article

Bernard EISENSCHITZ, « EISENSTEIN SERGE MIKHAÏLOVITCH », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/serge-mikhailovitch-eisenstein/