NATIONALITÉS PRINCIPE DES

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On peut définir ainsi le principe des nationalités : le dogme suivant lequel État et nation doivent coïncider dans les groupements politiques. La notion de nationalité s'est peu à peu formée au cours des siècles. On peut noter dès le Moyen Âge des manifestations de sentiment national, mais celui-ci apparaissait plus comme une réaction contre une menace extérieure que comme une conviction raisonnée et permanente. Mais, durant l'Ancien Régime, l'idée nationale fut éclipsée par la notion d'État. On aboutissait ainsi à une diplomatie fondée sur la théorie des parts équivalentes : chaque guerre se traduisait en fin de compte par des partages dans lesquels les intérêts des populations étaient totalement négligés.

Nationalités et Révolution française

L'idée de la nationalité renaquit durant le xviiie siècle dans la théorie du Contrat social de Rousseau : « Tout homme étant libre et maître de lui-même, nul ne peut, sous quelque prétexte que ce puisse être, l'assujettir sans son aveu. » L'idée de la volonté générale débouchait finalement sur l'idée de la souveraineté nationale.

En effet, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen implique en fait une déclaration du droit des peuples. Si la souveraineté réside dans la nation et si, d'autre part, la loi est l'expression de la volonté générale, il s'ensuit que seule cette volonté générale est compétente pour créer, aliéner ou transformer la souveraineté. C'est dans ces conditions que l'Assemblée constituante proclama très tôt le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Le problème de l'application du principe des nationalités se posa pour une fois concrètement dans l'affaire des princes possessionnés d'Alsace. Le 31 octobre 1790, Merlin de Douai déclarait à ce sujet : « Le peuple alsacien s'est uni au peuple français parce qu'il l' [...]

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Dans le chapitre « Le problème des nationalités »  : […] Si, rétrospectivement, nous sommes sensibles à une certaine unité dans le style de vie, les manières de penser et de sentir (il reste d'ailleurs à écrire une histoire comparée des littératures allemande, tchèque et hongroise de cette époque), les contemporains ressentaient essentiellement les antagonismes résultant du caractère multinational de la Double Monarchie. Or le Compromis, loin de résoudr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autriche/#i_14539

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Aristocrate polonais possessionné en Galicie, le comte Kasimir Badeni joue un rôle important dans la vie politique autrichienne, comme nombre de ses compatriotes du Club polonais dont les voix sont indispensables pour assurer une majorité au gouvernement de Cisleithanie. D'abord gouverneur de Galicie, il devient président du Conseil autrichien avec pour mission de mener une politique à poigne dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kasimir-badeni/#i_14539

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Petit-neveu de l'empereur François-Joseph I er , Charles I er est le dernier Habsbourg à régner. Devenu archiduc héritier par suite de l'assassinat de son oncle François-Ferdinand en 1914, il monte sur le trône en pleine guerre mondiale en 1916 . Armé de beaucoup de bonne volonté, il n'a pas les qualités nécessaires pour sortir la monarchie autric […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-ier-1887-1922-empereur-d-autriche-1916-1918/#i_14539

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Dans le chapitre « Nation et nationalité »  : […] Marx et Engels n'ont pas théorisé le problème national et ne lui ont consacré que des écrits de circonstance, si bien que le concept même de nation est dans leur œuvre empreint d'une ambiguïté fondamentale : « On a, en outre, reproché aux communistes de vouloir abolir la patrie, la nationalité. Les travailleurs n'ont pas de patrie. On ne peut leur retirer ce qu'ils n'ont pas », lit-on dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/communisme-mouvement-communiste-et-question-nationale/#i_14539

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Dans le chapitre « Lutte contre la Russie »  : […] La Turquie, de crise en crise, n'arrive pas à arrêter sa décadence, et Nicolas I er cherche le moyen de profiter de cette faiblesse pour gagner à Constantinople une porte sur la Méditerranée. L'Angleterre, pour des raisons politiques et stratégiques, est décidée à maintenir le statut des Détroits. La France, puissance catholique, veut protéger les catholiques et les Lieu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/second-empire/#i_14539

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Pour citer l’article

André THÉPOT, « NATIONALITÉS PRINCIPE DES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/principe-des-nationalites/