PRÉCIOSITÉ

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La préciosité, entendue au sens le plus strict, c'est-à-dire historique, originel en quelque sorte, s'est épanouie en France au cours de la période de 1650 à 1660, qui a pu, à juste titre, être appelée la « poussée précieuse ». Les précieux et les précieuses au temps de Mlle de Scudéry et de l'abbé de Pure ont été les premiers à porter ce nom et restent les seuls, au fond, qui doivent le conserver. Car, hors de là, l'épithète, louangeuse ou péjorative, ressortit à la langue de la critique et, se détachant du contexte et des réalités historiques où elle est née et où elle a pris sa pleine et authentique signification, devient une qualification esthétique ou morale aux critères mal définis.

Apparences et caricatures

On se fonde, pour dater l'apparition des précieuses, sur une lettre du chevalier Renaud de Sévigné à Christine de France, duchesse de Savoie, le 3 avril 1654 : « Il y a une nature de filles et de femmes à Paris que l'on nomme « précieuses », qui ont un jargon et des mines, avec un démanchement merveilleux : l'on en a fait une carte pour naviguer en leur pays. » Dès lors, on trouve de nombreuses allusions à la mode du jour sous la plume de nouvellistes ou de pamphlétaires, plus soucieux, il est vrai, de bizarrerie ou de polémique que d'objectivité. On fait des airs et des vaudevilles, des chansons, des comédies, des ballets pour tourner en ridicule la « secte façonnière ». Mais quel crédit accorder à de tels portraits qui accablent les victimes sous la charge et la caricature ? Il convient de rectifier ces données partiales par les renseignements que nous fournissent des textes fort divers : citons notamment les Epistres de Scarron, la Nouvelle allégorique de Furetière, les Lettres de Mme de Sévigné, les Mémoires et la Carte du pays de Braquerie de Bussy-Rabutin, les Satires et le Dialogue des héros de roman de Boileau, les Entretiens d'Ariste et d'Eugène du père Bouhours, les Œuvres de Saint-Évremond, les Mémoires de Mlle de Montpensier et son Histoire de la princesse de Paphlagonie, l'Académie des femmes de Samuel C [...]


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ARTS POÉTIQUES

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
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Dans le chapitre « L'artifice et le naturel »  : […] Le xvii e et le xviii e siècles n'iront pas toujours aussi loin dans la réflexion sur la création littéraire. Le premier fait qui les caractérise est l'approfondissement du maniérisme. Avec Gracián ou Tesauro, celui-ci aboutit à sa forme extrême, qui ressemble fort aux ornementations du « plate […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-poetiques/#i_962

L'ASTRÉE, Honoré d'Urfé - Fiche de lecture

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Dans le chapitre « Amour-amitié contre amour-passion »  : […] La structure adoptée par Honoré d'Urfé va devenir la règle durant plus de cinquante ans : cinq volumes (les cinq actes d'une tragi-comédie pastorale), douze livres par actes (douze scènes), des monologues lyriques, des débats psychologiques, un écoulement ralenti du temps, une action-cadre longue (l'histoire de l'amour entre Astrée et Céladon, doublée de celle de Diane et de Silvandre), des récits […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-astree/#i_962

BALZAC JEAN-LOUIS GUEZ DE (1595 env.-1654)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
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Le maître de la littérature épistolaire et l'un des créateurs de la prose classique dans la première moitié du xvii e siècle. Balzac met d'abord sa plume au service du duc d'Épernon et tente de jouer lui-même un rôle politique. Ses ambitions sont vite déçues et, après un séjour à Rome, il se retire dans sa province natale, devenant (surtout à par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/balzac-jean-louis-guez-de/#i_962

BENSÉRADE ISAAC DE ou ISAAC (1612-1691)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
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Originaire de Normandie, Isaac Bensérade vient chercher fortune à Paris et plaît immédiatement à Richelieu. Il s'intéresse d'abord au théâtre (et à une comédienne, la Bellerose) et fait jouer sans grand succès cinq pièces, dont Cléopâtre . À la mort de Richelieu, il gagne la faveur de Mazarin et de la reine, ce qui lui vaut de fort belles pensions. Il a peu de savoir, mais be […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/benserade-isaac-de-ou-isaac/#i_962

BOUHOURS DOMINIQUE (1628-1702)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 277 mots

Le plus « honnête homme » de la Compagnie de Jésus, et le plus estimé dans le monde, malgré une formation théologique, reçue à Bourges, et une carrière enseignante, commencée à Tours, puis vouée à des préceptorats flatteurs. L'éducation des jeunes princes de Longueville, celle de Seignelay, fils de Colbert, après un séjour à Dunkerque comme aumônier de garnison, assurent sa réputation. Fixé au col […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dominique-bouhours/#i_962

BRÉBEUF GEORGES DE (1617-1661)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 357 mots

Poète français, issu d'une famille de vieille noblesse normande. Pauvre et malade, ombrageux, instable et exalté, Brébeuf est doué d'une sensibilité inquiète, et porté à la mélancolie. Longtemps, en dépit du succès obtenu par la libre traduction qu'il donne de La Pharsale de Lucain (1653), ses ambitions et ses espérances restent déçues, quand enfin il trouve un protecteur en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-de-brebeuf/#i_962

CHAPELAIN JEAN (1595-1674)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
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Fils d'un notaire parisien, Jean Chapelain abandonne des études de médecine pour entrer comme précepteur chez le marquis de La Trousse, dont il administrera longtemps les biens. Célibataire, il vit avec une économie que ses adversaires taxent de ladrerie, de même qu'ils brocardent sa mise peu soignée. Il nourrit, il est vrai, une seule passion, le savoir, et a pour seul luxe sa bibliothèque (4 000 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-chapelain/#i_962

CHASSIGNET JEAN-BAPTISTE (1570?-? 1635)

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  • Jean MARMIER
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L'œuvre de ce Franc-Comtois est un des trésors oubliés qu'ont exhumés les recherches entreprises depuis la Seconde Guerre mondiale sur la littérature baroque en France. Fils d'un médecin de Besançon, il poursuit à Dôle des études juridiques qui le mènent à une carrière d'avocat fiscal à Gray. Attaché à sa province, il publie des travaux d'histoire locale. Mais, dès l'âge de vingt-quatre ans, il a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-chassignet/#i_962

CONCEPTISME, littérature

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
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De l'espagnol conceptismo . Le trait, la pointe, la saillie, le mot d'esprit, alliant le paradoxe de l'ambiguïté, le brillant à l'inattendu, l'hermétisme à la profondeur, voilà ce qui caractérise le conceptisme, qui joue avec l'idée ou le vocable à la différence du cultisme (ou cultéranisme ) qui complique à plaisir l'énoncé ou la syntaxe. Fondé sur la c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conceptisme-litterature/#i_962

COTIN abbé CHARLES (1604-1682)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 203 mots

Né et mort à Paris, académicien, conseiller et aumônier du roi. Nul n'ignore, grâce à Boileau, que Cotin a prêché. À travers Trissotin, on le connaît encore mieux comme auteur prétentieux de poésies galantes, énigmes, etc., et comme adversaire pédant de Ménage. Il fréquente effectivement l'hôtel de Rambouillet et d'autres salons, dont celui de la Grande Mademoiselle, produit des volumes de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cotin-abbe-charles/#i_962

CULTISME ou CULTÉRANISME, littérature

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
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Le mot espagnol correspondant est culteranismo , créé au début du xvii e siècle, sur le modèle de luteranismo (de Luther). Il vaudrait mieux dire en français cultéranisme que cultisme qui renvoie à cultismo et désigne un mot savant, échappant aux lois phoné […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cultisme-culteranisme/#i_962

ÉLISABÉTHAIN THÉÂTRE

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 10 629 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le langage »  : […] Le théâtre élisabéthain, c'est aussi, c'est surtout une façon de parler. Une vaste enquête serait ici nécessaire pour dénombrer et définir les emplois divers du langage qui en font l'inépuisable originalité. Dans ce domaine aussi, l'accent doit être mis sur le passage constant d'une forme d'expression à une autre, de la langue parlée, directe et familière, savoureuse et concrète, à la langue savan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-elisabethain/#i_962

EUPHUISME

  • Écrit par 
  • Georges GRANJOUX
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L'euphuisme, style maniéré qui tire son nom d' Euphues , œuvre romanesque en prose de John Lyly (1554 env.-1606) représente la première grande manifestation de la conscience, qui se développait chez les Anglais de la Renaissance, des possibilités de leur langue maternelle ; ce style a eu tout à la fois une fonction sociale, en marquant de son empreinte la langue de la Cour, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/euphuisme/#i_962

FLEMING PAUL (1609-1640)

  • Écrit par 
  • Hélène FEYDY
  •  • 670 mots

Poète baroque allemand, Paul Fleming est l'un des meilleurs représentants du lyrisme de son siècle. Fils d'un pasteur luthérien, il est né le 5 octobre 1609 à Hartenstein, en Saxe. Remarqué pour sa précocité, il est envoyé, dès l'âge de douze ans, à l'école Saint-Thomas de Leipzig. Il sera l'élève du maître de chapelle Hermann Schein, auteur de villanelles dont la simplicité de style et la musical […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-fleming/#i_962

FOYERS DE CULTURE

  • Écrit par 
  • Gilbert GADOFFRE
  •  • 9 694 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre «  Une civilisation de la conversation : les salons »  : […] Les lumières du Versailles culturel de Louis XIV étaient à peine éteintes que les salons reprenaient à Paris le rôle qui avait été le leur au début du xvii e  siècle. Non que l'hôtel de Rambouillet ait été le premier salon littéraire. On peut trouver dès le milieu du xvi e  siècle, et même en prov […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/foyers-de-culture/#i_962

GÓNGORA Y ARGOTE LUIS DE (1561-1627)

  • Écrit par 
  • Claude ESTEBAN
  •  • 2 221 mots

Dans le chapitre « Cultisme et gongorisme »  : […] On a longtemps fait de Góngora l'initiateur en Espagne d'un style poétique, le cultisme – ou cultéranisme , ainsi que l'intitulèrent par dérision ses détracteurs qui faisaient rimer le mot avec luthéranisme : hérésie littéraire donc, discours emphatique auquel on opposait le conceptisme d'un Quevedo, recherche piquante de la pensée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/luis-de-gongora-y-argote/#i_962

GUIRLANDE DE JULIE LA

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 415 mots

Recueil de poèmes collectif, composé à l'imitation des « guirlandes » italiennes et offert le 1 er janvier 1634 (plutôt qu'en 1641, comme le veut la tradition) par le marquis de Montausier (qui deviendra plus tard duc et pair et sera nommé précepteur du Dauphin), à Julie d'Angennes, fille de la marquise de Rambouillet, qu'il courtisait depuis 1631 et qu'il finira par épou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-guirlande-de-julie/#i_962

GÜNTHER JOHANN CHRISTIAN (1695-1723)

  • Écrit par 
  • Lore de CHAMBURE
  •  • 776 mots

Né en Silésie d'un père médecin, Johann Christian Günther est, de 1710 à 1715, élève au lycée de Schweidnitz où il tombe amoureux de Leonore Jachmann. Il lui dédie des poèmes d'amour passionnés, se fiance à elle. Mais, étudiant à Leipzig, voilà qu'il jette sa gourme et devient volage. Seule une grave maladie le fait revenir auprès de Leonore qu'il n'épousera toutefois pas : irrité par sa vie disso […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-christian-gunther/#i_962

HISTOIRE COMIQUE DE FRANCION, Charles Sorel - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 271 mots

Face à L'Astrée d'Honoré d'Urfé et aux grands romans de Gomberville, puis de M lle de Scudéry, le début du xvii e  siècle développe le genre de « l'histoire ». À la différence du merveilleux, et contre le principe de la pastorale idéalisante, les histoires comiques et tragiques revendiquent un rappo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-comique-de-francion/#i_962

CLASSICISME

  • Écrit par 
  • Pierre DU COLOMBIER, 
  • Henri PEYRE
  •  • 13 796 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Classique ou baroque ? »  : […] Dans le cadre européen, le terme de baroque serait sans doute plus adéquat. S'il ne prête pas à moins de confusions que celui de classicisme, il suggère du moins la recherche de la surprise ou (c'est la fin qu'avait assignée à l'art le Cavalier Marin, mort en 1625) de la « merveille » ; le goût de la magnificence parfois ostentatoire ; l'amour des déguisements, des masques, des métamorphoses et d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/classicisme/#i_962

FRANÇAISE LITTÉRATURE, XVIIe s.

  • Écrit par 
  • Patrick DANDREY
  •  • 7 323 mots

Dans le chapitre « Classicisme et baroque : un art des contraires »  : […] Le paradoxe de ce label de sérénité classique accordé au xvii e  siècle français au sein d’une Europe déchirée et déroutée fit prendre conscience, au xx e  siècle, du caractère partiel et partial de cette perception sélective et normative. Le souci de rendre meilleure justice à la diversité d’une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-francaise-xviie-s/#i_962

MALLEVILLE CLAUDE DE (1597-1647)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 220 mots

Poète français, il est l'un des représentants les plus marquants de la génération qui a suivi immédiatement celle de Malherbe. Attaché au service du maréchal de Bassompierre, qu'il ne quittera que quelques mois pour suivre le cardinal de Bérulle, il l'accompagne dans ses missions diplomatiques. Lorsque son maître est arrêté en 1631, et emprisonné pendant de longues années, il lui reste fidèle et m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-de-malleville/#i_962

MARINO GIOVANNI BATTISTA dit LE CAVALIER MARIN (1569-1625)

  • Écrit par 
  • Angélique LEVI
  •  • 2 733 mots

Dans le chapitre « Misère et splendeur d'un courtisan »  : […] Né à Naples en 1569, Giovanni Battista Marino, surnommé le Cavalier Marin, illustre d'une manière exemplaire la condition de l'homme de lettres au début du xvii e siècle. Très jeune, il manifeste une invincible répugnance pour le droit auquel son père le destinait et un penchant non moins invincible pour les femmes, les dettes et la poésie. D'emb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marino-le-cavalier-marin/#i_962

MARVELL ANDREW (1621-1678)

  • Écrit par 
  • Robert ELLRODT
  •  • 1 416 mots

Dans le chapitre « Puritanisme et lyrisme »  : […] Les satires de Marvell n'ont d'intérêt que pour l'histoire politique et littéraire. Ses éloges de Cromwell lancent des gerbes d'hyperboles, mais leur force oratoire se pénètre d'émotion vraie dans l'évocation vécue de la mort. Le lyrisme sobre et dense de l' Ode horatienne élève le thème politique au diapason de la plus haute poésie. Dans l'œuvre lyrique – d'inspiration amour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andrew-marvell/#i_962

MENA JUAN DE (1411-1456)

  • Écrit par 
  • Daniel DEVOTO
  •  • 570 mots

Juan de Mena est un poète espagnol du xv e siècle intégrant, avec Santillana et Jorge Manrique, la triade des lettrés les plus importants de cette époque marquée par l'épanouissement de la poésie courtisane sous l'égide de Jean II de Castille. Les données biographiques de Mena ne sont pas excessivement abondantes : on sait qu'il naquit à Cordoue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-de-mena/#i_962

MÉNAGE GILLES (1613-1692)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 794 mots

L'un de ces abbés qui occupent tant de place dans l'histoire de la littérature française au xvii e siècle. Un abbé, mais non un prêtre : il n'ira pas au-delà du sous-diaconat qu'il reçoit en 1648 ; ses confortables revenus ecclésiastiques lui permettent dès lors de donner tout son temps aux études et aussi, plus tard, à la vie de salon. C'est un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gilles-menage/#i_962

MOLIÈRE

  • Écrit par 
  • Antoine ADAM, 
  • Alfred SIMON
  •  • 8 499 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Des débuts aux « Précieuses ridicules » »  : […] Quand Molière arriva à Paris, la troupe des Comédiens du roi et celle du Marais jouaient des comédies qui s'inspiraient, soit de la commedia sostenuta de l'Italie, soit de la comedia de capa y espada des Espagnols. Ces comédies étaient en cinq actes et en vers. On appelait ce genre de pièces « la grande comédie », ou encore « la grande et belle comédie » […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moliere/#i_962

MORSZTYN JAN ANDRZEJ (1613-1693)

  • Écrit par 
  • Jón BLONSKI
  •  • 1 246 mots

Considéré souvent comme le meilleur poète baroque polonais, Morsztyn n'en est peut-être pas le représentant le plus typique. Son originalité naît de la rencontre d'une rare maîtrise verbale avec une imagination extrêmement concrète, vivace, violente, anarchique même : traits propres à la civilisation nobiliaire des « Sarmates » du xvii e  siècle. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-andrzej-morsztyn/#i_962

OPITZ MARTIN (1597-1639)

  • Écrit par 
  • Hélène FEYDY
  •  • 781 mots

Théoricien de la poésie baroque, Martin Opitz est considéré comme le « père de la poésie allemande ». Né en 1597 à Bunzlau, en Silésie, il est issu de la petite bourgeoisie luthérienne et fera une carrière brillante d'homme de lettres et de diplomate. Son sens politique lui permettra de traverser la période troublée de la guerre de Trente Ans en tirant habilement parti des circonstances. Avec la p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-opitz/#i_962

PELLISSON PAUL (1624-1693)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 512 mots

L'un des poètes les plus représentatifs du mouvement précieux. Paul Pellisson n'a pourtant consacré à la littérature qu'une part restreinte de sa vie. Ce protestant originaire de Béziers, homme d'esprit et de talent, se fixe à Paris en 1650 et achète une charge de secrétaire du roi. Il publie une Relation contenant l'histoire de l'Académie française (1652) — il s'agit plutôt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-pellisson/#i_962

POÉSIE DU SENTIMENT RELIGIEUX (XVIe et XVIIe s.)

  • Écrit par 
  • Marie-Madeleine FRAGONARD
  •  • 1 100 mots

La fréquentation des Écritures, les affrontements de la fin du xvi e siècle métamorphosent la notion même de littérature religieuse, en un temps où le religieux représente plus de la moitié des livres édités. Une littérature institutionnelle polémique, didactique, historique prend un essor inouï dans les deux Églises, catholique et protestante. M […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poesie-du-sentiment-religieux/#i_962

PORTRAIT, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 1 002 mots
  •  • 1 média

Montaigne demandait pourquoi il n'était pas loisible « à un chacun de se peindre de la plume » comme tel personnage dont il cite l'exemple « se peignait d'un crayon ». Le développement du portrait littéraire (dont les Essais sont justement l'une des premières manifestations systématiques) est en effet lié au modèle pictural (le terme lui-même est un terme de peinture) et plu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/portrait-genre-litteraire/#i_962

PORTUGAL

  • Écrit par 
  • Roger BISMUT, 
  • Cristina CLIMACO, 
  • Michel DRAIN, 
  • José-Augusto FRANÇA, 
  • Michel LABAN, 
  • Jorge MORAÏS-BARBOSA, 
  • Eduardo PRADO COELHO
  •  • 40 038 mots
  •  • 27 médias

Dans le chapitre « Restauration et siècle des Lumières »  : […] L'année 1640 marque le recouvrement de l'indépendance par le Portugal et l'avènement de la dynastie de Bragance. Derrière la grandiose façade baroque, le pays est traversé de courants contradictoires. Tandis que l'aristocratie s'efforce de maintenir son influence en occupant les postes de direction et en s'assurant le monopole de l'exploitation des mines d'or du Brésil, une bourgeoisie d'affaires, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/portugal/#i_962

ROTROU JEAN DE (1609-1650)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 511 mots

Le plus important, après Corneille, des dramaturges français dans les années qui précèdent 1650. Bien qu'il ait été victime d'une épidémie de fièvre pourprée alors qu'il avait à peine plus de quarante ans, il a écrit une cinquantaine de pièces dont trente-cinq ont été conservées. Cette abondance s'explique sans doute par sa précocité (à vingt ans, il fait jouer sa première pièce, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-de-rotrou/#i_962

RUELLE, histoire littéraire

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 339 mots

Le xvi e siècle a connu des salons curieux de littérature, comme celui des dames des Roches. Mais avant le xviii e siècle, le salon comme pièce de réception n'existe que dans les palais. Au xvii e , c'est dans la « ruelle » (en fait, dans la cha […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ruelle-histoire-litteraire/#i_962

SARASIN JEAN-FRANÇOIS (1615-1654)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 394 mots

L'un des plus brillants représentants de la poésie précieuse. Au service de plusieurs grands — Chavigny, puis le cardinal de Retz —, assez mêlé aux affaires publiques pour que Mazarin songe à lui confier une mission importante en 1643 et lance contre lui une lettre de cachet en 1647, il entre dans la maison de Conti avec le titre de « secrétaire des commandements » ; il suivra dès lors le prince e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-francois-sarasin/#i_962

SCARRON PAUL (1610-1660)

  • Écrit par 
  • Antoine ADAM
  •  • 1 335 mots

Dans le chapitre « Un burlesque »  : […] Paul Scarron naquit à Paris. Sans briller par des dispositions particulières pour la piété, il entra dans les ordres, et vécut, de 1632 à 1640, au Mans, dans l'entourage intime de l'évêque. Il n'était pas précisément scandaleux, mais d'allures fort libres. En 1638, il fut atteint d'une terrible maladie qui finit par le rendre paralysé des jambes, de la colonne vertébrale et de la nuque. L'explicat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-scarron/#i_962

SCUDÉRY GEORGES DE (1601-1667)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 642 mots

Il n'est pas seulement le frère (et le collaborateur) de Madeleine, ou le matamore des lettres qu'on s'est plu à ridiculiser : c'est aussi un poète et un dramaturge apprécié de ses contemporains. Il quitte en 1630 une carrière militaire illustrée par cette retraite au pas de Suse qu'il vantera toute sa vie comme un exploit (sans être d'ailleurs, semble-t-il, démenti à l'époque), pour se fixer à Pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-de-scudery/#i_962

SCUDÉRY MADELEINE DE (1607-1701)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 352 mots

Née au Havre, orpheline, Madeleine de Scudéry reçoit une éducation d'une solidité rare pour son sexe, qui contrebalance son goût précoce des romans, et elle se fixe à Paris. Sa laideur lui ôte l'espoir de s'y marier, mais son esprit et l'agrément de sa conversation lui ouvrent l'hôtel de Rambouillet. Elle se lie avec Mlle Paulet et avec Montausier, Chapelain, Conrart, Ménage, Godeau. Bientôt « Sap […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/madeleine-de-scudery/#i_962

LES SOLITUDES, Luis de Góngora - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 776 mots

Dans le chapitre « Le « gongorisme » »  : […] La langue somptueuse et raffinée des Solitudes accumule, de façon éblouissante, souvent hermétique, toujours élégante, les caractères du baroque littéraire : cultismes, latinismes, hellénismes, métaphores audacieuses, conceptisme, périphrases brillantes, figures de style, notamment l'hyperbate (inversion de l'ordre naturel des mots), la paronomase (rapprochement de mots presq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-solitudes/#i_962

SOREL CHARLES (1599 ?-1674)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 384 mots

Bien qu'étant un professionnel de la littérature, Charles Sorel répugne à signer ses livres ou bien les signe de pseudonymes, si bien qu'« aujourd'hui encore il n'est pas possible de dresser un catalogue sûr de ses œuvres » (A. Adam). Grand liseur — ainsi qu'en témoigne, entre autres, sa remarquable […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-sorel/#i_962

SPONDE JEAN DE (1557-1595)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 603 mots

Né au Pays basque d'une famille protestante, Jean de Sponde est un personnage étrange et instable, à qui ses adversaires reprocheront une « mélancolie si forte que nulle ellébore ne l'a pu purger, encore qu'il ait beaucoup alambiqué son cerveau après son Alchymie ». Excellent humaniste, il traduit Homère et Hésiode en latin, Sénèque en français. Maître des requêtes d'Henri de Navarre, il semble ch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-de-sponde/#i_962

TALLEMANT DES RÉAUX GÉDÉON (1619-1692)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 482 mots

Bien que sa famille fît partie de la grande bourgeoisie protestante et occupe une place importante dans le monde de la haute finance, Tallemant des Réaux a toujours préféré aux affaires la littérature, le monde et la compagnie des gens d'esprit. Il écrit des satires, des rondeaux, des épigrammes qu'il ne montre « qu'à ses plus particuliers amis » ; il annote l'œuvre de Voiture et rassemble dans de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gedeon-tallemant-des-reaux/#i_962

URFÉ HONORÉ D' (1557-1625)

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 567 mots

L'auteur de L'Astrée est né à Marseille ; son père est issu d'une ancienne famille du Forez, sa mère est apparentée à la maison ducale de Savoie, son oncle est gouverneur de la Provence. Honoré d'Urfé est d'abord élevé au château de la Bastie en Forez, puis à Paris au collège de Tournon. Encore tout jeune homme, il prend parti pour la Ligue et demeurera fidèle au duc de Nemo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/honore-d-urfe/#i_962

VOITURE VINCENT (1598-1648)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 238 mots

Fils d'un marchand de vin d'Amiens, Vincent Voiture acquiert au collège de Boncourt la protection du comte d'Avaux. Dans les années 1625-1627, il est accueilli à l'hôtel de Rambouillet, où il devient « l'âme du rond » ; il est d'autre part nommé introducteur des ambassadeurs auprès de Gaston d'Orléans dont les équipées l'entraînent, en de multiples pérégrinations, jusqu'au Maroc. Pourtant, il s'at […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vincent-voiture/#i_962

WIT, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 302 mots

Les théoriciens de l'humour ne pardonneront jamais au wit sa brillance froide, son air noble et insolent, sa façon de chatouiller l'esprit en mettant hors de combat les émotions. Toutefois, le sourire léger qui accompagne la découverte d'une nouvelle relation entre deux idées ( pure wit ), entre une idée et un mot ( mixt wit ) ou e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wit-litterature/#i_962

Voir aussi

Pour citer l’article

Roger LATHUILLÈRE, « PRÉCIOSITÉ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/preciosite/