PRÉCIOSITÉ

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La préciosité, entendue au sens le plus strict, c'est-à-dire historique, originel en quelque sorte, s'est épanouie en France au cours de la période de 1650 à 1660, qui a pu, à juste titre, être appelée la « poussée précieuse ». Les précieux et les précieuses au temps de Mlle de Scudéry et de l'abbé de Pure ont été les premiers à porter ce nom et restent les seuls, au fond, qui doivent le conserver. Car, hors de là, l'épithète, louangeuse ou péjorative, ressortit à la langue de la critique et, se détachant du contexte et des réalités historiques où elle est née et où elle a pris sa pleine et authentique signification, devient une qualification esthétique ou morale aux critères mal définis.

Apparences et caricatures

On se fonde, pour dater l'apparition des précieuses, sur une lettre du chevalier Renaud de Sévigné à Christine de France, duchesse de Savoie, le 3 avril 1654 : « Il y a une nature de filles et de femmes à Paris que l'on nomme « précieuses », qui ont un jargon et des mines, avec un démanchement merveilleux : l'on en a fait une carte pour naviguer en leur pays. » Dès lors, on trouve de nombreuses allusions à la mode du jour sous la plume de nouvellistes ou de pamphlétaires, plus soucieux, il est vrai, de bizarrerie ou de polémique que d'objectivité. On fait des airs et des vaudevilles, des chansons, des comédies, des ballets pour tourner en ridicule la « secte façonnière ». Mais quel crédit accorder à de tels portraits qui accablent les victimes sous la charge et la caricature ? Il convient de rectifier ces données partiales par les renseignements que nous fournissent des textes fort divers : citons notamment les Epistres de Scarron, la Nouvelle allégorique de Furetière, les Lettres de Mme de Sévigné, les Mémoires et la Carte du pays de Braquerie de Bussy-Rabutin, les Satires et le Dialogue des héros de roman de Boileau, les Entretiens d'Ariste et d'Eugène du père Bouhours, les Œuvres de Saint-Évremond, les Mémoires de Mlle de Montpensier et son Histoire de la princesse de Paphlagonie, l'Académie des femmes de Samuel Chappuzeau, les Œuvres de Ch [...]

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ARTS POÉTIQUES

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
  •  • 5 918 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'artifice et le naturel »  : […] d'esprit. Boileau s'attache essentiellement à critiquer la préciosité et l'italianisme. Dès les années qui suivent directement l'Art poétique, Boileau, admirateur de Racine, se tourne d'autre part vers le pseudo-Longin, qui concilie la grandeur avec la simplicité. La grâce, le sublime, tels sont les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-poetiques/#i_962

L'ASTRÉE, Honoré d'Urfé - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
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Dans le chapitre « Amour-amitié contre amour-passion »  : […] Astrée et Céladon, doublée de celle de Diane et de Silvandre), des récits adventices enchâssés, thématiquement liés au récit principal, des pièces insérées qui peuvent elles-mêmes devenir autonomes : poèmes, chansons sentimentales ou statuts amoureux, qui joueront un rôle capital dans la formulation de l'esthétique précieuse. Pour assurer son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-astree/#i_962

BALZAC JEAN-LOUIS GUEZ DE (1595 env.-1654)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 660 mots

Le maître de la littérature épistolaire et l'un des créateurs de la prose classique dans la première moitié du xviie siècle. Balzac met d'abord sa plume au service du duc d'Épernon et tente de jouer lui-même un rôle politique. Ses ambitions sont vite déçues et, après un séjour à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/balzac-jean-louis-guez-de/#i_962

BENSÉRADE ISAAC DE ou ISAAC (1612-1691)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 379 mots

Originaire de Normandie, Isaac Bensérade vient chercher fortune à Paris et plaît immédiatement à Richelieu. Il s'intéresse d'abord au théâtre (et à une comédienne, la Bellerose) et fait jouer sans grand succès cinq pièces, dont Cléopâtre. À la mort de Richelieu, il gagne la faveur de Mazarin et de la reine, ce qui lui vaut de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/benserade-isaac-de-ou-isaac/#i_962

BOUHOURS DOMINIQUE (1628-1702)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 277 mots

Le plus « honnête homme » de la Compagnie de Jésus, et le plus estimé dans le monde, malgré une formation théologique, reçue à Bourges, et une carrière enseignante, commencée à Tours, puis vouée à des préceptorats flatteurs. L'éducation des jeunes princes de Longueville, celle de Seignelay, fils de Colbert, après un séjour à Dunkerque comme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dominique-bouhours/#i_962

BRÉBEUF GEORGES DE (1617-1661)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 357 mots

Poète français, issu d'une famille de vieille noblesse normande. Pauvre et malade, ombrageux, instable et exalté, Brébeuf est doué d'une sensibilité inquiète, et porté à la mélancolie. Longtemps, en dépit du succès obtenu par la libre traduction qu'il donne de La Pharsale de Lucain (1653), ses ambitions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-de-brebeuf/#i_962

CHAPELAIN JEAN (1595-1674)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 369 mots

Fils d'un notaire parisien, Jean Chapelain abandonne des études de médecine pour entrer comme précepteur chez le marquis de La Trousse, dont il administrera longtemps les biens. Célibataire, il vit avec une économie que ses adversaires taxent de ladrerie, de même qu'ils brocardent sa mise peu soignée. Il nourrit, il est vrai, une seule passion, le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-chapelain/#i_962

CHASSIGNET JEAN-BAPTISTE (1570?-? 1635)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 152 mots

L'œuvre de ce Franc-Comtois est un des trésors oubliés qu'ont exhumés les recherches entreprises depuis la Seconde Guerre mondiale sur la littérature baroque en France. Fils d'un médecin de Besançon, il poursuit à Dôle des études juridiques qui le mènent à une carrière d'avocat fiscal à Gray. Attaché à sa province, il publie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-chassignet/#i_962

CLASSICISME

  • Écrit par 
  • Pierre DU COLOMBIER, 
  • Henri PEYRE
  •  • 13 797 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Classique ou baroque ? »  : […] plus à quelque héros shakespearien qu'à un personnage de Racine. Le baroque et le précieux, la passion et la ferveur persistent derrière l'apparence de bienséance un peu compassée qui, dans certains livres, est celle dont on revêt le classicisme. La souplesse, la fantaisie, la grâce n'ont pas manqué à Mme de Sévigné, à La Fontaine, à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/classicisme/#i_962

CONCEPTISME, littérature

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 375 mots

De l'espagnol conceptismo. Le trait, la pointe, la saillie, le mot d'esprit, alliant le paradoxe de l'ambiguïté, le brillant à l'inattendu, l'hermétisme à la profondeur, voilà ce qui caractérise le conceptisme, qui joue avec l'idée ou le vocable à la différence du cultisme (ou cultéranisme) qui complique à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conceptisme-litterature/#i_962

COTIN abbé CHARLES (1604-1682)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 203 mots

Né et mort à Paris, académicien, conseiller et aumônier du roi. Nul n'ignore, grâce à Boileau, que Cotin a prêché. À travers Trissotin, on le connaît encore mieux comme auteur prétentieux de poésies galantes, énigmes, etc., et comme adversaire pédant de Ménage. Il fréquente effectivement l'hôtel de Rambouillet et d'autres salons, dont celui de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cotin-abbe-charles/#i_962

CULTISME ou CULTÉRANISME, littérature

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 389 mots

Le mot espagnol correspondant est culteranismo, créé au début du xviie siècle, sur le modèle de luteranismo (de Luther). Il vaudrait mieux dire en français cultéranisme que cultisme qui renvoie à cultismo et désigne un mot […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cultisme-culteranisme/#i_962

ÉLISABÉTHAIN THÉÂTRE

  • Écrit par 
  • Henri FLUCHÈRE
  •  • 10 630 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le langage »  : […] d'invectives) ou les wooing scenes (scènes de séduction). Enfin, la préciosité, c'est-à-dire l'usage d'images ou de métaphores raffinées, empruntées à tel ou tel domaine naturel ou conventionnel (l'euphuisme, par exemple, dû à Lyly, tire les siennes de la flore, de l'emblématique, de la lapidaire, etc.), donne à ce style un rehaut de prestige et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-elisabethain/#i_962

EUPHUISME

  • Écrit par 
  • Georges GRANJOUX
  •  • 1 594 mots

en marquant de son empreinte la langue de la Cour, et une influence profonde sur la prose anglaise. Antérieur au gongorisme espagnol, au marinisme italien, à la « préciosité » française du xviie siècle, il a joué, dans le développement de la langue anglaise, un rôle non moins important que celui de ces styles précieux dans leurs pays respectifs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/euphuisme/#i_962

FLEMING PAUL (1609-1640)

  • Écrit par 
  • Hélène FEYDY
  •  • 670 mots

Poète baroque allemand, Paul Fleming est l'un des meilleurs représentants du lyrisme de son siècle. Fils d'un pasteur luthérien, il est né le 5 octobre 1609 à Hartenstein, en Saxe. Remarqué pour sa précocité, il est envoyé, dès l'âge de douze ans, à l'école Saint-Thomas de Leipzig. Il sera l'élève du maître de chapelle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-fleming/#i_962

FOYERS DE CULTURE

  • Écrit par 
  • Gilbert GADOFFRE
  •  • 9 695 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  Une civilisation de la conversation : les salons »  : […] xiie siècle jusqu'aux partenaires de Marguerite de Navarre. Le peu que nous savons de cette casuistique permet de saisir à quelle profondeur un roman à succès est capable de colorer l'imaginaire d'une génération de lecteurs. On trouve, à tout moment, l'empreinte de L'Astrée, avec ses guerriers fidèles et ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/foyers-de-culture/#i_962

GÓNGORA Y ARGOTE LUIS DE (1561-1627)

  • Écrit par 
  • Claude ESTEBAN
  •  • 2 221 mots

Dans le chapitre « Cultisme et gongorisme »  : […] du Tasse et de Iacopo Sannazaro, dont ses grands poèmes et ses sonnets portent la marque. On retrouve chez lui le même amour de l'hyperbole, le culte de la périphrase, de l'allusion mythologique, de l'énumération. La syntaxe, sacrifiant la clarté immédiate de la phrase à la composition architecturale mouvementée, est riche d'oppositions rhétoriques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/luis-de-gongora-y-argote/#i_962

GUIRLANDE DE JULIE LA

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 415 mots

Recueil de poèmes collectif, composé à l'imitation des « guirlandes » italiennes et offert le 1er janvier 1634 (plutôt qu'en 1641, comme le veut la tradition) par le marquis de Montausier (qui deviendra plus tard duc et pair et sera nommé précepteur du Dauphin), à Julie d'Angennes, fille de la marquise de Rambouillet, qu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-guirlande-de-julie/#i_962

GÜNTHER JOHANN CHRISTIAN (1695-1723)

  • Écrit par 
  • Lore de CHAMBURE
  •  • 776 mots

Né en Silésie d'un père médecin, Johann Christian Günther est, de 1710 à 1715, élève au lycée de Schweidnitz où il tombe amoureux de Leonore Jachmann. Il lui dédie des poèmes d'amour passionnés, se fiance à elle. Mais, étudiant à Leipzig, voilà qu'il jette sa gourme et devient volage. Seule une grave maladie le fait revenir auprès de Leonore qu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-christian-gunther/#i_962

HISTOIRE COMIQUE DE FRANCION, Charles Sorel - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 1 271 mots

Face à L'Astrée d'Honoré d'Urfé et aux grands romans de Gomberville, puis de Mlle de Scudéry, le début du xviie siècle développe le genre de « l'histoire ». À la différence du merveilleux, et contre le principe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-comique-de-francion/#i_962

MALLEVILLE CLAUDE DE (1597-1647)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 220 mots

Poète français, il est l'un des représentants les plus marquants de la génération qui a suivi immédiatement celle de Malherbe. Attaché au service du maréchal de Bassompierre, qu'il ne quittera que quelques mois pour suivre le cardinal de Bérulle, il l'accompagne dans ses missions diplomatiques. Lorsque son maître est arrêté en 1631, et emprisonné […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-de-malleville/#i_962

MARINO GIOVANNI BATTISTA dit LE CAVALIER MARIN (1569-1625)

  • Écrit par 
  • Angélique LEVI
  •  • 2 733 mots

Dans le chapitre « Misère et splendeur d'un courtisan »  : […] L'Adonis, vient de paraître avec une préface de Chapelain, et il est la coqueluche de cet hôtel de Rambouillet où précieux et précieuses – parmi lesquels Saint-Amant, Maleville, Voiture – marinisent comme on pétrarquisait. En 1623, il rentre dans son pays natal en triomphe et se retire à Naples pour y mourir deux ans après, en pleine apothéose […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marino-le-cavalier-marin/#i_962

MARVELL ANDREW (1621-1678)

  • Écrit par 
  • Robert ELLRODT
  •  • 1 416 mots

Dans le chapitre « Puritanisme et lyrisme »  : […] à la fois frivole et grave, ironique et passionnée. Une fantaisie «  baroque » ou « précieuse » se joue à travers la réflexion philosophique, et l'urbanité s'allie à l'austérité jusqu'en ce Dialogue entre l'âme résolue et le plaisir créé qui reprend sur des pensers puritains les cadences, le ton, le style des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andrew-marvell/#i_962

MENA JUAN DE (1411-1456)

  • Écrit par 
  • Daniel DEVOTO
  •  • 570 mots

Juan de Mena est un poète espagnol du xve siècle intégrant, avec Santillana et Jorge Manrique, la triade des lettrés les plus importants de cette époque marquée par l'épanouissement de la poésie courtisane sous l'égide de Jean II de Castille […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-de-mena/#i_962

MÉNAGE GILLES (1613-1692)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 794 mots

L'un de ces abbés qui occupent tant de place dans l'histoire de la littérature française au xviie siècle. Un abbé, mais non un prêtre : il n'ira pas au-delà du sous-diaconat qu'il reçoit en 1648 ; ses confortables revenus ecclésiastiques lui permettent dès lors de donner tout son temps aux études et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gilles-menage/#i_962

MOLIÈRE

  • Écrit par 
  • Antoine ADAM, 
  • Alfred SIMON
  •  • 8 500 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Des débuts aux « Précieuses ridicules » »  : […] Toutefois, si Molière conçoit Les Précieuses comme une farce, il donne à sa pièce une signification qu'aucune farce n'avait encore possédée. Il y fait la satire d'une mode qui triomphe alors dans la belle société parisienne. Satire amusante à coup sûr, et il serait fort exagéré de prétendre qu'il s' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moliere/#i_962

MORSZTYN JAN ANDRZEJ (1613-1693)

  • Écrit par 
  • Jón BLONSKI
  •  • 1 246 mots

Considéré souvent comme le meilleur poète baroque polonais, Morsztyn n'en est peut-être pas le représentant le plus typique. Son originalité naît de la rencontre d'une rare maîtrise verbale avec une imagination extrêmement concrète, vivace, violente, anarchique même : traits propres à la civilisation nobiliaire des « […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-andrzej-morsztyn/#i_962

OPITZ MARTIN (1597-1639)

  • Écrit par 
  • Hélène FEYDY
  •  • 781 mots

Théoricien de la poésie baroque, Martin Opitz est considéré comme le « père de la poésie allemande ». Né en 1597 à Bunzlau, en Silésie, il est issu de la petite bourgeoisie luthérienne et fera une carrière brillante d'homme de lettres et de diplomate. Son sens politique lui permettra de traverser la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-opitz/#i_962

PELLISSON PAUL (1624-1693)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 512 mots

L'un des poètes les plus représentatifs du mouvement précieux. Paul Pellisson n'a pourtant consacré à la littérature qu'une part restreinte de sa vie. Ce protestant originaire de Béziers, homme d'esprit et de talent, se fixe à Paris en 1650 et achète une charge de secrétaire du roi. Il publie une Relation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-pellisson/#i_962

POÉSIE DU SENTIMENT RELIGIEUX (XVIe et XVIIe s.)

  • Écrit par 
  • Marie-Madeleine FRAGONARD
  •  • 1 100 mots

La fréquentation des Écritures, les affrontements de la fin du xvie siècle métamorphosent la notion même de littérature religieuse, en un temps où le religieux représente plus de la moitié des livres édités. Une littérature institutionnelle polémique, didactique, historique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poesie-du-sentiment-religieux/#i_962

PORTRAIT, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 1 003 mots
  •  • 1 média

Montaigne demandait pourquoi il n'était pas loisible « à un chacun de se peindre de la plume » comme tel personnage dont il cite l'exemple « se peignait d'un crayon ». Le développement du portrait littéraire (dont les Essais sont justement l'une des premières manifestations systématiques) est en effet lié […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/portrait-genre-litteraire/#i_962

PORTUGAL

  • Écrit par 
  • Roger BISMUT, 
  • Albert-Alain BOURDON, 
  • Michel DRAIN, 
  • José-Augusto FRANÇA, 
  • François GUICHARD, 
  • Michel LABAN, 
  • Jorge MORAÏS-BARBOSA, 
  • Eduardo PRADO COELHO
  •  • 40 046 mots
  •  • 27 médias

Dans le chapitre « Restauration et siècle des Lumières »  : […] qui sont comme la projection des deux premières, expriment tous les aspects de cet idéal. Les tentatives poétiques de cette époque s'exercent dans le domaine de la poésie précieuse et de la poésie imitée des anciens. L'influence des classiques français est prépondérante. Le poète Corrêa Garção (1724-1772) s'inspire des Satires […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/portugal/#i_962

ROTROU JEAN DE (1609-1650)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 511 mots

Le plus important, après Corneille, des dramaturges français dans les années qui précèdent 1650. Bien qu'il ait été victime d'une épidémie de fièvre pourprée alors qu'il avait à peine plus de quarante ans, il a écrit une cinquantaine de pièces dont trente-cinq ont été conservées. Cette abondance s'explique sans doute par sa précocité (à vingt ans, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-de-rotrou/#i_962

RUELLE, histoire littéraire

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 339 mots

Le xvie siècle a connu des salons curieux de littérature, comme celui des dames des Roches. Mais avant le xviiie siècle, le salon comme pièce de réception n'existe que dans les palais. Au xviie, c'est dans la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ruelle-histoire-litteraire/#i_962

SARASIN JEAN-FRANÇOIS (1615-1654)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 394 mots

L'un des plus brillants représentants de la poésie précieuse. Au service de plusieurs grands — Chavigny, puis le cardinal de Retz —, assez mêlé aux affaires publiques pour que Mazarin songe à lui confier une mission importante en 1643 et lance contre lui une lettre de cachet en 1647, il entre dans la maison de Conti avec le titre de « secrétaire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-francois-sarasin/#i_962

SCARRON PAUL (1610-1660)

  • Écrit par 
  • Antoine ADAM
  •  • 1 335 mots

Dans le chapitre « Un burlesque »  : […] Ces faits bien établis ont besoin d'être interprétés. Le burlesque, tel que le conçoit Scarron, n'est pas du tout, comme le croyait Sainte-Beuve, un antidote aux excès du style « précieux ». Il n'exprime pas non plus une complaisance pour la vulgarité et la bassesse. Au niveau le plus profond, il se relie à cette conception de la poésie, si […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-scarron/#i_962

SCUDÉRY GEORGES DE (1601-1667)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 642 mots

Il n'est pas seulement le frère (et le collaborateur) de Madeleine, ou le matamore des lettres qu'on s'est plu à ridiculiser : c'est aussi un poète et un dramaturge apprécié de ses contemporains. Il quitte en 1630 une carrière militaire illustrée par cette retraite au pas de Suse qu'il vantera toute sa vie comme un exploit ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-de-scudery/#i_962

SCUDÉRY MADELEINE DE (1607-1701)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 352 mots

Née au Havre, orpheline, Madeleine de Scudéry reçoit une éducation d'une solidité rare pour son sexe, qui contrebalance son goût précoce des romans, et elle se fixe à Paris. Sa laideur lui ôte l'espoir de s'y marier, mais son esprit et l'agrément de sa conversation lui ouvrent l'hôtel de Rambouillet. Elle se lie avec Mlle Paulet et avec Montausier […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/madeleine-de-scudery/#i_962

LES SOLITUDES, Luis de Góngora - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 776 mots

Dans le chapitre « Le « gongorisme » »  : […] La langue somptueuse et raffinée des Solitudes accumule, de façon éblouissante, souvent hermétique, toujours élégante, les caractères du baroque littéraire : cultismes, latinismes, hellénismes, métaphores audacieuses, conceptisme, périphrases brillantes, figures de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-solitudes/#i_962

SOREL CHARLES (1599 ?-1674)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 384 mots

Bien qu'étant un professionnel de la littérature, Charles Sorel répugne à signer ses livres ou bien les signe de pseudonymes, si bien qu'« aujourd'hui encore il n'est pas possible de dresser un catalogue sûr de ses œuvres » (A. Adam). Grand liseur — ainsi qu'en témoigne, entre autres, sa remarquable Bibliothèque françoise ou le choix […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-sorel/#i_962

SPONDE JEAN DE (1557-1595)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 603 mots

Né au Pays basque d'une famille protestante, Jean de Sponde est un personnage étrange et instable, à qui ses adversaires reprocheront une « mélancolie si forte que nulle ellébore ne l'a pu purger, encore qu'il ait beaucoup alambiqué son cerveau après son Alchymie ». Excellent humaniste, il traduit Homère et Hésiode en latin, Sénèque en français. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-de-sponde/#i_962

TALLEMANT DES RÉAUX GÉDÉON (1619-1692)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 482 mots

Bien que sa famille fît partie de la grande bourgeoisie protestante et occupe une place importante dans le monde de la haute finance, Tallemant des Réaux a toujours préféré aux affaires la littérature, le monde et la compagnie des gens d'esprit. Il écrit des satires, des rondeaux, des épigrammes qu'il ne montre « qu'à ses plus particuliers amis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gedeon-tallemant-des-reaux/#i_962

URFÉ HONORÉ D' (1557-1625)

  • Écrit par 
  • Nicole QUENTIN-MAURER
  •  • 567 mots

L'auteur de L'Astrée est né à Marseille ; son père est issu d'une ancienne famille du Forez, sa mère est apparentée à la maison ducale de Savoie, son oncle est gouverneur de la Provence. Honoré d'Urfé est d'abord élevé au château de la Bastie en Forez, puis à Paris au collège de Tournon. Encore tout jeune […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/honore-d-urfe/#i_962

VOITURE VINCENT (1598-1648)

  • Écrit par 
  • Jean MARMIER
  •  • 238 mots

Fils d'un marchand de vin d'Amiens, Vincent Voiture acquiert au collège de Boncourt la protection du comte d'Avaux. Dans les années 1625-1627, il est accueilli à l'hôtel de Rambouillet, où il devient « l'âme du rond » ; il est d'autre part nommé introducteur des ambassadeurs auprès de Gaston d'Orléans dont les équipées l'entraînent, en de multiples […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vincent-voiture/#i_962

WIT, littérature

  • Écrit par 
  • Véronique KLAUBER
  •  • 302 mots

Les théoriciens de l'humour ne pardonneront jamais au wit sa brillance froide, son air noble et insolent, sa façon de chatouiller l'esprit en mettant hors de combat les émotions. Toutefois, le sourire léger qui accompagne la découverte d'une nouvelle relation entre deux idées (pure wit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wit-litterature/#i_962

Voir aussi

Pour citer l’article

Roger LATHUILLÈRE, « PRÉCIOSITÉ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/preciosite/