POSITIVISME

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Auguste Comte

Auguste Comte
Crédits : Hulton Getty

photographie

Francis Bacon

Francis Bacon
Crédits : Hulton Getty

photographie


Le positivisme scientifique et les problèmes qu'il pose

Deux éléments irréductibles se sont imposés à l'analyse d'Auguste Comte, le signe et l'histoire. Comte a d'abord été sensible à l'histoire des états du savoir, des mentalités, et à leur logique propre : la logique des sentiments avec le fétichisme, la logique des images avec le polythéisme et la logique des signes avec le monothéisme. Il a ainsi contribué à définir la notion de science positive tout en l'élargissant ; car cette notion historique a sa genèse dans le non-scientifique des mentalités qui sont permises par d'autres sociétés que la société occidentale et qui ont leur propre rationalité ajustée à la nature de leur société. Ainsi, le fétichisme spontané est porteur de positivité. Comte a considéré que la science digne de ce nom a toujours un référent social et historique ; aussi la socialité est-elle pour lui une condition supplémentaire de positivité à laquelle n'atteignent pas les spiritualistes, qui la nient, ni les matérialistes, qui la réduisent au biologique. Auguste Comte remonte à un commencement fondamental de l'humanité, qui est la première « révolution », donc un état métaphysique de rupture dans le fétichisme. Ce fut la révolution astrolâtrique, instauratrice du « fétiche commun » – le dieu-fétiche mobilisant une communauté par l'organisation d'un culte et d'un sacerdoce intermédiaire entre la communauté et la divinité, et réalisant ainsi la première unité sociale et mentale d'une histoire faite de continuité et de sauts brusques ou de ruptures. Le « fétiche commun » est une première apparition du « signe », élément commun au langage et à l'art. Aussi Comte réunit-il en une même théorie les théories du signe, de l'art et du langage. Cette genèse reconstitue, dans ses racines anthropologiques préscientifiques, l'histoire de l'esprit scientifique selon ses deux composantes, l'analyse et la synthèse. L'esprit théologique le plus ancien et apparemment le plus hétérogène à la [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 9 pages



Écrit par :

  • : docteur d'État ès lettres et sciences humaines, maître de conférences de philosophie à l'université d'Amiens

Classification


Autres références

«  POSITIVISME  » est également traité dans :

POSITIVISME, notion de

  • Écrit par 
  • Jean LECLERCQ
  •  • 1 379 mots

Le mot positivisme (1830) – dont le Vocabulaire de Lalande donne une histoire détaillée – fut rapidement complété par le terme positiviste (1835) dont les connotations sont variables (l'utilisation négative a pris son essor dans les milieux catholiques au moment de l'opposition à Littré). Mais tous deux dérivent de la notion de « phil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/positivisme-notion-de/#i_8616

ANNEXES - DE L'ŒUVRE D'ART (J.-C. Lebensztejn) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gilles A. TIBERGHIEN
  •  • 974 mots

Les éditions La Part de l'Œil, ont eu l'heureuse idée de publier, en 1999, dans la collection « Théorie », un recueil de textes de Jean-Claude Lebensztejn. Ces Annexes caractérisent bien la manière de Lebensztejn, car même ses grands livres –  L'Art de la tache (éditions du Limon, 1990 ), Jacopo da Pontormo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/annexes-de-l-oeuvre-d-art/#i_8616

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 12 999 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Critiques de l'idée de cause »  : […] C'est justement à la fin du xvii e siècle, au moment même où triomphe la dynamique, à la fois sur le plan mathématique et physique, que le principe de causalité commence à se lézarder : un coup rude est porté par Malebranche, admirateur de Descartes : si Dieu est liberté et que ses volontés soient inscrutables pour la raison humaine, nos « cause […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_8616

COLONISATION, notion de

  • Écrit par 
  • Myriam COTTIAS
  •  • 1 627 mots

Dans le chapitre « Une histoire coloniale sans problématique »  : […] Au xvi e  siècle, le mercantilisme est la première doctrine européenne de la colonisation, qui est alors simplement assimilée à une stratégie commerciale dont la finalité est d'équilibrer favorablement la balance du commerce, d'une part en dérobant du numéraire d'or et d'argent aux peuples voisins, ou en allant en quérir aux Indes occidentales, e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/colonisation-notion-de/#i_8616

COMTE AUGUSTE (1798-1857)

  • Écrit par 
  • Bernard GUILLEMAIN
  •  • 9 458 mots
  •  • 1 média

En ouvrant la conclusion totale du Système de politique positive , Auguste Comte distingue dans sa vie intellectuelle deux carrières. Dans la première, qui correspond à peu près à l'élaboration du Cours de philosophie positive , il s'est efforcé de transformer la science en philosophie. Dans la seconde, il a travaillé à transformer la philosophie en rel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/auguste-comte/#i_8616

COURS DE PHILOSOPHIE POSITIVE, Auguste Comte - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 928 mots
  •  • 1 média

Le Cours se situe dans la seconde des trois grandes périodes que traditionnellement la postérité voit dans la production d'Auguste Comte (1798-1857), juste entre les Opuscules (1820-1826) et le Système de politique positive (1851-1854). D'abord professé à partir d'avril 1826 à son domicile, puis après plusieurs interruptions, au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cours-de-philosophie-positive/#i_8616

CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 12 910 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'histoire littéraire »  : […] Le sixième livre de la Poétique de Jules César Scaliger (1561), intitulé Criticus , dresse un tableau comparatif des poètes grecs et latins : dès le xvi e  siècle, le terme « critique » n'est plus limité à la philologie. Au cours du xvii e  siècle, en F […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-litteraire/#i_8616

DESCRIPTION ET EXPLICATION

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 337 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les théories de l'explication »  : […] En théorie de l'explication, on pourrait opposer deux grands paradigmes, qu'on appellera respectivement substantialiste et relationnel. Anciens et médiévaux expliquent en termes de substances et de causes : ils admettent des atomes, des agents (causes efficaces et transitives), des supports d'actions causales (fluides propagateurs, vertus sympathiques, espèces sensibles émanées ou reçues, etc.), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-et-explication/#i_8616

DILTHEY WILHELM (1833-1911)

  • Écrit par 
  • Sylvie MESURE
  •  • 1 221 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le refus du positivisme »  : […] Dilthey n'a cessé de reprocher à Auguste Comte et à John Stuart Mill un monisme naturaliste fermé à la spécificité des sciences sociales. Réduisant le travail de l'historien à enregistrer des corrélations causales entre des faits, le positivisme historique, chez Taine ou Buckle, imposait aux sciences humaines de calquer leurs méthodes sur celles des sciences naturelles. Contre cet impérialisme, Di […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wilhelm-dilthey/#i_8616

DUHEM PIERRE (1861-1916)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 3 009 mots

Dans le chapitre « Le philosophe des sciences »  : […] Tout en poursuivant ses travaux en physique, Pierre Duhem s'est de plus en plus préoccupé de philosophie et d'histoire des sciences, surtout à partir de 1893 pour la première discipline et de 1904 pour la seconde. La Théorie physique rassemble dans un ouvrage riche et original, dont l'importance a également été récemment découverte – notamment dans le monde anglo-saxon –, le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-duhem/#i_8616

DÜHRING KARL EUGEN (1833-1921)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 807 mots

Fils d'un petit fonctionnaire prussien, Karl Dühring mène de front des études de droit et de mathématiques à l'université de Berlin. Il envisage une carrière dans la magistrature, mais devient aveugle et doit renoncer (1861). Il se dirige alors vers l'enseignement et est chargé de cours ( Privat-Dozent ) de philosophie et d'économie à l'université de Berlin. Très influencé pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-eugen-duhring/#i_8616

DURKHEIM ÉMILE (1858-1917)

  • Écrit par 
  • Philippe BESNARD, 
  • Raymond BOUDON
  •  • 11 011 mots

Dans le chapitre « « Les Règles de la méthode sociologique » »  : […] Dans Les Règles , Durkheim s'est fixé deux objectifs. D'abord, de démontrer et de définir la spécificité de la sociologie ; ensuite, de décrire les méthodes propres à cette discipline. Certaines des propositions émises par Durkheim à ce propos ont choqué des contemporains et donné lieu à de nombreuses discussions dont on retrouve l'écho dans la préface à la seconde édition du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emile-durkheim/#i_8616

DURKHEIM (ÉCOLE DE)

  • Écrit par 
  • Claude JAVEAU
  •  • 2 534 mots

Dans le chapitre « Aux origines de la sociologie française »  : […] Durkheim s'est assigné la tâche de créer la science sociologique, avec ses propres objets, sa méthodologie et ses modèles explicatifs. Philosophe de formation, il se situe dans la lignée positiviste de Comte (1798-1857), l'inventeur du mot sociologie. Le positivisme ne s'intéresse ni aux causes premières ni aux fins dernières des phénomènes, mais seulement à la manière dont ils peuvent être expl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/durkheim-ecole-de/#i_8616

ÉPISTÉMOLOGIE DES SCIENCES SOCIALES (dir. J.-M. Berthelot) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis AFFERGAN
  •  • 918 mots

Voici un livre collectif (Presses universitaires de France, 2001) dont la hauteur des vues développées, la qualité de l'information et l'organisation de l'argumentation peuvent intéresser un vaste public. S'il faut souligner l'opportunité de sa parution, c'est en raison du moment crucial traversé par les sciences sociales qui s'interrogent sur la validité de leurs procédures et la légitimité des m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie-des-sciences-sociales/#i_8616

ERREUR

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 867 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'erreur dans les théories physiques »  : […] Très schématiquement, on attribue deux objets aux théories physiques : expliquer la réalité ou représenter les phénomènes, c'est-à-dire des effets observables. Pour Pierre Duhem, au début du xx e siècle, « une théorie physique n'est pas une explication. C'est un système de propositions mathématiques, déduites d'un petit nombre de principes, qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/erreur/#i_8616

FOLIE

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 4 743 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La dissociation positiviste »  : […] L'époque positiviste va tirer toutes les conclusions de cet état de choses. Sur le plan de la science, elle défend avec acharnement un idéal immuable, exactement contenu dans le double sens de l'expression pathologie mentale  : il n'y a pas d'autre explication ni d'autre cause aux désordres de la conduite, de l'affectivité ou de la pensée que les lésions ou les altérations de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/folie/#i_8616

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Kant : la métaphysique ramenée à une épistémologie »  : […] Berkeley a eu l'inspiration fondatrice ; Kant l'a développée de manière à en tirer une théorie de la connaissance plausible. L'univers berkeléyen, qui consiste dans les idées que Dieu met en nous, paraît trop instable pour que la notion de loi ou de régularité se fasse jour : il faut que Dieu assure à chaque instant la concordance entre les représentations des consciences. En expliquant l'espace e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_8616

LITTRÉ ÉMILE (1801-1881)

  • Écrit par 
  • Jean-Didier WAGNEUR
  •  • 1 464 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un « saint laïc » »  : […] Les études d'Émile Littré disséminées dans les revues et dont il ne rassemblera qu'une partie en volume vont dès lors occuper ses nuits. Il écrit pour la Revue des Deux Mondes , le Journal des Savants , le Journal des Débats , sans oublier l' Histoire littéraire de la France dont il est l'un des médiévistes re […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emile-littre/#i_8616

MACH ERNST (1838-1916)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 4 135 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un Herr Professor dans l'Empire des Habsbourg »  : […] Ernst Mach est né le 18 février 1838 à Chirlitz-Turas, près de Brno, en Moravie, dans une famille cultivée, ouverte à l'éveil des nationalités. Il sera lui-même d'idées libérales, adhérant au groupe socialiste viennois de la Fabian Society (le Wiener Fabier Gesellschaft ). Son père, Johann, installé en 1840 dans une ferme près de Vienne, s'occupa personnellement de son éducat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernst-mach/#i_8616

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le positivisme et le marxisme »  : […] La critique kantienne est la dernière des critiques proprement philosophiques de la métaphysique. Au xix e  siècle, la métaphysique ne sera plus véritablement critiquée, mais souvent contestée et niée. Ainsi, pour condamner la métaphysique, Marx aussi bien que Comte se placent en dehors d'elle et refusent de considérer ses problèmes. Le marxisme r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_8616

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 011 mots

Dans le chapitre « Considérations historiques »  : […] Ce n'est pas un hasard que l'invention et les premiers développements de l' algèbre coïncident avec le renouveau de l'idée de méthode : à l'origine, l'algèbre se présente comme un système de règles opératoires qui prescrivent comment transformer des symboles indépendamment de leur interprétation. Elle possède donc le caractère essentiel d'une méthode, pouvoir s'appliquer à un nombre indéfini de si […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_8616

NORME SOCIALE

  • Écrit par 
  • Pierre DEMEULENAERE
  •  • 1 340 mots

Dans le chapitre « La formation des normes »  : […] Mais pourquoi les normes varient-elles, et comment interpréter leur mise en place et leur évolution ? À cet égard, la tradition des sciences sociales a été marquée par l'influence du positivisme, avec l'opposition entre fait et valeur : la science met en évidence les lois régissant les faits, elle n'émet pas de jugements de valeur. Comment rend-elle compte alors de l'émergence des normes reposant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/norme-sociale/#i_8616

PROGRÈS

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 8 634 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Critiques et récusation »  : […] Lorsque en 1906 paraissent, dans Le Mouvement socialiste , les études de Georges Sorel sur Les Illusions du progrès , les doutes se sont déjà multipliés concernant l'identification de l'accroissement des connaissances positives au progrès moral, du développement des sciences au progrès social. Une contre-idéologie se met en place, fondée sur l'idée que l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/progres/#i_8616

PSYCHOLOGIE HISTOIRE DE LA

  • Écrit par 
  • Serge NICOLAS
  •  • 4 964 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Naissance d’une discipline autonome, émancipée de la philosophie »  : […] C’est le successeur de Leibniz, le philosophe allemand Christian Wolff (1679-1754), qui introduira le terme « psychologie » dans la littérature pour désigner la science de l’ âme et qui établira une distinction fondamentale entre une « psychologie empirique » (1732) et une « psychologie rationnelle » (1734). Selon lui, la psychologie empirique (expérimentale) tire de l’observation et de l’expérien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-de-la-psychologie/#i_8616

RENAN ERNEST (1823-1892)

  • Écrit par 
  • Jean GAULMIER
  •  • 1 657 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'« Histoire des origines du christianisme » »  : […] Une part de l'œuvre de Renan se trouve aujourd'hui déclassée. Si le Corpus inscriptionum semiticarum dont il fut l'initiateur (1867) maintient son renom d'orientaliste, ni son essai De l'origine du langage (1848), ni son Histoire générale des langues sémitiques (1855) n'ont conservé de valeur scientifique, mais ces ouvrages l'ont pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernest-renan/#i_8616

SCEPTICISME

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 7 740 mots

Dans le chapitre « Rationalisme et scepticisme »  : […] Le rationalisme ne peut que repousser comme stérile et erroné le scepticisme académique. L'expression d'un savoir qui se résumerait à la proposition « je ne sais rien », qu'il s'agisse du non-savoir de Métrodore, de la vérité insaisissable de Démocrite ou du nihil scire d'Arcésilas, est traditionnellement dénoncée comme se détruisant elle-même. Déjà Socrate, dans l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scepticisme/#i_8616

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « L'émancipation des sciences positives »  : […] La séparation au xvii e  siècle de la physique et de la métaphysique n'a été que le premier moment, à vrai dire, d'un processus qui a ébranlé peu à peu l'ensemble de l'édifice scientifique. Prenant modèle sur la physique, les autres sciences se sont affranchies les unes après les autres de leur ancrage philosophique (si l'on fait abstraction des m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_8616

STRAUSS LEO (1899-1973)

  • Écrit par 
  • Miguel ABENSOUR, 
  • Michel-Pierre EDMOND
  •  • 3 825 mots

Dans le chapitre « Un philosophe politique »  : […] Quiconque avoue, face à la prise en charge par les sciences de la politique dans les États modernes et face à l'expérience totalitaire de notre temps, qu'une des tâches de la pensée consiste à redécouvrir le politique, à le repenser dans sa consistance propre et dans son rapport au philosophique ne peut faire l'économie d'une confrontation avec l'œuvre de Leo Strauss. Lire les textes de Strauss ap […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leo-strauss/#i_8616

SUBSTANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 5 343 mots

Une idée reçue particulièrement tenace occupe le devant de la scène philosophique depuis l'époque du positivisme d'Auguste Comte, c'est-à-dire depuis plus d'un siècle : l'idée selon laquelle la métaphysique serait morte avec Kant, à la fin du xviii e  siècle, pour ne laisser la place qu'à des recherches éparses, empiriques et positives, se constit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/#i_8616

VIE

  • Écrit par 
  • Georges CANGUILHEM
  •  • 10 960 mots

Dans le chapitre « La vie comme animation »  : […] On a tout à fait oublié, en parlant d'animal, d'animalité ou de corps inanimé, que tous ces termes sont les vestiges de l'antique identification métaphysique de la vie et de l'âme et de l'identification de l'âme avec le souffle ( anima anemos ). Ainsi le seul vivant capable du discours sur la vie a-t-il cru parler de la vie en général en parlant de la s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vie/#i_8616

Voir aussi

Pour citer l’article

Angèle KREMER-MARIETTI, « POSITIVISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/positivisme/