FERMAT PIERRE DE (1601-1665)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Le mathématicien français Pierre de Fermat est à l'origine des branches les plus fécondes des mathématiques : géométrie analytique, dont il découvre le principe indépendamment de Descartes, calcul infinitésimal, calcul des probabilités, théorie des nombres.

Il a donné à l'arithmétique une vigueur et une actualité que cette discipline avait perdues depuis Diophante, et ses résultats ont été une source de recherches très fécondes pour ses successeurs. Citons aussi sa célèbre conjecture connue sous le nom de « grand théorème de Fermat » ; les tentatives pour démontrer ce résultat, couronnées de succès en 1994, sont à l'origine de la théorie des nombres algébriques, développée au xixe siècle (cf. algèbre, équations diophantiennes).

Le nom de Fermat est également lié de manière essentielle à l'histoire du calcul infinitésimal : sa définition des tangentes comme limites de sécantes a conduit Newton à sa méthode des fluxions ; en calcul intégral, on lui doit des calculs d'aires par des méthodes inspirées d'Archimède.

Une carrière de magistrat

Pierre de Fermat est né à Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne) et la tradition veut qu'il ait été élevé chez les cordeliers de Beaumont, puis ait poursuivi ses études à Toulouse ; il acquit en tout cas une fort bonne connaissance des langues : latin et grec, espagnol et italien. Vers 1629, on le trouve à Bordeaux, où il s'adonne aux mathématiques avec « ces messieurs de Bordeaux » ; c'est là qu'il a pu se familiariser avec les écrits de F. Viète. Il commence alors sa restitution des Lieux plans d'Apollonios et découvre la méthode des maximums et des minimums que lui inspirent ses méditations sur Archimède et sur Pappus.

Vers la même époque, il obtient à Orléans son grade de bachelier en droit civil, mais cette escapade vers le nord fut de courte durée et, à partir de 1631, il ne quittera plus la « Gaule narbonnaise ».

Sa carrière de magistrat s'est déroulée à Toulouse et à Castres. Conseiller au parlement de Toulouse et commissaire aux requêtes en 1631, il fait, à partir de 1638, plusieurs séjours à Castres comme conseiller à la chambre de l'Édit ; c'est dan [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 7 pages




Écrit par :

  • : agrégé de l'Université, membre correspondant de l'Académie internationale d'histoire des sciences
  • : chargée de recherche au C.N.R.S., université de Paris-Sud, Orsay

Classification


Autres références

«  FERMAT PIERRE DE (1601-1665)  » est également traité dans :

FERMAT : DÉTERMINATION DES TANGENTES À UNE COURBE

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 177 mots

Magistrat exerçant à Toulouse et à Castres, Pierre de Fermat (1601-1665) consacrait aux mathématiques ses moments de loisirs. En 1629, il invente une méthode de recherche des maximums et des minimums qui apparaît comme un travail précurseur du calcul différentiel. En 1638, l'application de cette méthode à la détermination des tangentes à une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fermat-determination-des-tangentes-a-une-courbe/#i_25911

CALCUL INFINITÉSIMAL - Histoire

  • Écrit par 
  • René TATON
  •  • 11 509 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le problème des tangentes »  : […] de l'algèbre et grand connaisseur des œuvres de l'Antiquité, Fermat, dès 1630, a découvert une règle pour la détermination des extrémums des fonctions algébriques ; cette règle est fondée sur le fait évident que, de part et d'autre de l'extrémum, la fonction reprend la même valeur. Peu après, considérant que la tangente en un point d'une courbe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/calcul-infinitesimal-histoire/#i_25911

DÉMONSTRATION DU GRAND THÉORÈME DE FERMAT (A. J. Wiles)

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 198 mots
  •  • 1 média

Dans un article intitulé « Courbes elliptiques modulaires et dernier théorème de Fermat », Andrew John Wiles (né en 1953) donne la première démonstration intégrale du grand théorème de Fermat. En 1630, Pierre de Fermat avait affirmé que l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/demonstration-du-grand-theoreme-de-fermat/#i_25911

DIOPHANTIENNES ÉQUATIONS

  • Écrit par 
  • Jean-Louis COLLIOT-THÉLÈNE, 
  • Marcel DAVID, 
  • Universalis
  •  • 6 367 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le grand théorème de Fermat »  : […] Pierre de Fermat (1601-1665) fut un mathématicien d'une érudition extraordinaire (géométrie analytique, fondements du calcul infinitésimal, lois de l'optique, fondements du calcul des probabilités et surtout théorie des nombres). Malheureusement, presque tous ses théorèmes étaient donnés sans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/equations-diophantiennes/#i_25911

EULER (CONJECTURE D')

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 694 mots

Vers 1630, le magistrat et mathématicien Pierre de Fermat (1601-1665) note sur son exemplaire de la traduction d’Aritmetika du mathématicien grec Diophante d’Alexandrie (iie ou iiie siècle de notre ère) que l’ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/euler-conjecture-d/#i_25911

GÉOMÉTRIE

  • Écrit par 
  • François RUSSO
  •  • 10 635 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Descartes et Fermat »  : […] Il faut, d'autre part, noter qu'à la même époque, et même un peu avant lui, Pierre de Fermat (1601-1665) avait abouti à des conceptions fort voisines. Mais, alors que Descartes adopte des notations symboliques qui représentent les constantes et les variables par des lettres, et les puissances par des exposants, Fermat demeure attaché au langage […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geometrie/#i_25911

PRIX ABEL 2016

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 1 206 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le théorème de Fermat  »  : […] En 1637, le Français Pierre de Fermat énonce la conjecture suivante : « Il n’existe pas de solution entière pour l’équation xn + yn = zn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prix-abel-2016/#i_25911

RISQUE ET INCERTITUDE

  • Écrit par 
  • Christian GOLLIER
  •  • 1 778 mots

Dans le chapitre « Genèse des notions de risque et d'incertitude »  : […] intérêt certain des travaux de Cardan, Blaise Pascal et Pierre de Fermat sont universellement reconnus comme les fondateurs de la théorie des probabilités, à travers la correspondance qu'ils échangèrent en 1654. Tous deux résolvent le problème consistant à calculer le nombre d'événements favorables. C'est le fameux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/risque-et-incertitude/#i_25911

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean ITARD, Catherine GOLDSTEIN, « FERMAT PIERRE DE - (1601-1665) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-de-fermat/