PHYSIOLOGIE ANIMALE (histoire de la notion)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Hermann Ludwig Ferdinand von Helmholtz

Hermann Ludwig Ferdinand von Helmholtz
Crédits : Hulton Getty

photographie

Planche de la Fabrica

Planche de la Fabrica
Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

photographie

Squelette humain (côté dorsal)

Squelette humain (côté dorsal)
Crédits : D.R./ Aldus Books London

photographie

Julius von Mayer

Julius von Mayer
Crédits : Hulton Getty

photographie


Information et contrôle en physiologie

La variété de nouveaux modes de vie, l'obligation de se conduire dans de « nouveaux milieux », d'origine technologique, n'abolissent pas toutefois chez l'homme sa condition d'animal, c'est-à-dire de vivant sensible et mobile, capable de rapports d'adaptation souple à son environnement. Les fonctions du système nerveux sont donc restées, pour les physiologistes du xixe siècle, un objet d'étude à la fois familier et redoutable. La recherche en ce domaine a toujours valu à ceux qui ont réussi plus de prestige que n'en conférait la recherche en d'autres domaines où elle exigeait moins d'inventivité, par exemple la digestion ou la respiration. Il faut dire que la physiologie nerveuse a été bien servie par les progrès théoriques et techniques accomplis par les physiciens dans l'ordre des phénomènes électriques. En neurologie, le xixe siècle a vu les découvertes se commander l'une l'autre. Bell (1811) et Magendie (1822) ont découvert la double fonction, sensitive et motrice, du nerf rachidien. Marshall Hall a établi (1833) la fonction réflexe de la moelle épinière. Mateucci (1841) et Du Bois-Reymond (1848) ont amorcé les recherches sur l'électricité animale qui ont permis à Helmholtz (1850) la première mesure de la vitesse de propagation de l'influx nerveux. En 1870, Fritsch et Hitzig, précédant Ferrier et Munk (1878), confirmaient expérimentalement l'existence, jusqu'alors inférée par la méthode anatomo-clinique (Bouillaud, Broca, Charcot), de centres de localisations fonctionnelles dans le cortex cérébral. À la fin du siècle, Sherrington, corrigeant ce que la théorie du réflexe comportait jusqu'alors de mécanisme atomistique, mettait en évidence l'action intégrative du système nerveux. Cependant que Pavlov inventait les techniques subtiles qui lui ont permis de situer au niveau du cortex une fonction insoupçonnée, le montage de réflexes conditionnés.

Si les instruments, les concepts et les modèles électrologiques ont joué un grand rôle dans la neurologie du xixe siècle, celle du xxe es [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 8 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  PHYSIOLOGIE ANIMALE  » est également traité dans :

PHYSIOLOGIE ANIMALE

  • Écrit par 
  • Jean-Gaël BARBARA
  •  • 4 276 mots
  •  • 2 médias

Le champ de la science physiologique recouvre, en première approximation, celui de la « physiologie expérimentale », de François Magendie à Claude Bernard – telle qu’elle apparaît en France dès les premières décennies du xixe siècle –, et son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physiologie-animale/

CIEL SYMBOLISME DU

  • Écrit par 
  • Gilbert DURAND
  •  • 2 865 mots

Dans le chapitre « Verticalité et transcendance »  : […] C'est d'abord le symbolisme de la verticalité que suggèrent « la voûte étoilée au-dessus de nos têtes » et le simple zénith du ciel azuré diurne. Cette verticalité ascendante est liée à l'une des données les plus caractéristiques de l'anthropologie, mais en même temps elle dépasse en dignité et en puissance cette donnée existentielle. Les anthropologues, les paléontologues, les psychologues génét […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/symbolisme-du-ciel/#i_56480

GAYON JEAN (1949-2018)

  • Écrit par 
  • Laurent LOISON
  •  • 1 256 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Gayon et l’épistémologie historique »  : […] L’intérêt de Gayon pour l’histoire des concepts tendrait au contraire à le rapprocher du « style français » en histoire et philosophie des sciences, souvent résumé sous le vocable fortement polysémique d’« épistémologie historique » et dont les figures principales furent successivement Gaston Bachelard, Georges Canguilhem et Michel Foucault. Cependant, si lui-même aimait à dire, au cours des dern […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-gayon/#i_56480

HYPNOSE

  • Écrit par 
  • Léon CHERTOK
  •  • 3 523 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les théories en présence »  : […] Les théories sur l'hypnose se répartissent en trois tendances, inspirées respectivement par la physiologie, la psychologie expérimentale et la psychanalyse. Les théories physiologiques sont centrées sur les rapports entre le sommeil et l'hypnose considérée par les pavloviens comme un sommeil partiel. Dans le sommeil normal, l'écorce cérébrale est inhibée, mais cette inhibition laisse pourtant sub […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypnose/#i_56480

POISSON-ZÈBRE ou DANIO RERIO

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre LEVRAUD
  •  • 2 411 mots
  •  • 5 médias

Le danio zébré ( Danio rerio ) est un petit poisson d’eau douce , vif et joliment rayé. Courant en aquariophilie de loisir, il est devenu un organisme modèle majeur pour la recherche biomédicale, grâce aux travaux pionniers de Georges Streisinger (université d’État de l’Oregon) dans les années 1970. Les chercheurs emploient surtou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poisson-zebre-danio-rerio/#i_56480

Voir aussi

Pour citer l’article

Georges CANGUILHEM, « PHYSIOLOGIE ANIMALE (histoire de la notion) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/physiologie-animale-histoire-de-la-notion/