PHYSIOLOGIE ANIMALE (histoire de la notion)

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Hermann Ludwig Ferdinand von Helmholtz

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Planche de la Fabrica

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Squelette humain (côté dorsal)

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Julius von Mayer

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Physiologie et pathologie

Mais à trop insister sur ce que l'essor de la physiologie au xixe siècle doit aux recherches de laboratoire, on s'exposerait à ne pas comprendre l'ordre – ou le désordre – historique selon lequel les physiologistes ont rencontré ou choisi les problèmes qu'ils se sont attachés à bien poser et à résoudre. On ne doit ni oublier ni sous-estimer le fait que la physiologie est initialement une discipline médicale. L'intérêt spéculatif pour l'explication des mécanismes fonctionnels de l'organisme humain en état de santé s'est greffé sur l'intérêt plus vital, c'est-à-dire plus originaire, suscité par les maladies en tant que perturbations des fonctions de base : respiration, circulation, digestion, excrétions, sommeil, coordinations sensitivo-motrices. Ce sont les maladies qui attirent l'attention sur l'existence de fonctions que leur exercice régulier dérobe à la conscience. Depuis Galien la neurologie a cherché, avec plus ou moins de bonheur, à être la solution des problèmes posés par les névropathies. L'endocrinologie s'est fondée, au xixe siècle, sur des données d'abord fournies par la clinique. C'est ainsi que Brown-Séquard (1818-1894) a induit (1856) l'une des fonctions de la surrénale (corticosurrénale) à partir d'observations cliniques et anatomo-pathologiques réunies antérieurement par celui dont la maladie d'Addison consacre le nom.

Mais une chose est de déterminer la responsabilité de tel ou tel organe dans tel ou tel désordre organique et autre chose de connaître le véhicule physique ou chimique de son action. Par la méthode anatomo-clinique, on peut parvenir à désigner l'organe, mais on n'en peut rien attendre concernant l'explication du processus fonctionnel. Le problème est alors transporté de la clinique au laboratoire, et la recherche de la solution est transposée en général de l'homme à l'animal. La lutte contre la vivisection qui a mobilisé, au xixe siècle, tant d'énergies religieuses, morales ou « hum [...]

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Pour citer l’article

Georges CANGUILHEM, « PHYSIOLOGIE ANIMALE (histoire de la notion) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/physiologie-animale-histoire-de-la-notion/