PHILATÉLIE

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Le choix d'une collection

La collection de timbres a beaucoup évolué depuis la naissance de la philatélie. Au tout début, elle était souvent « mondiale », chaque collectionneur se procurant sans difficulté un exemplaire de chaque timbre émis dans le monde entier, afin de « boucher les cases » de son album et sans tenir compte de l'état des timbres (déchirure, pelurage, marges courtes, oblitération maculée, etc.). Depuis lors, le nombre de timbres émis dans le monde est devenu tel que la constitution d'une collection universelle est devenue impossible. Le collectionneur se consacre donc à une époque, un pays (habituellement le sien), à un thème particulier, à une seule émission, voire à un seul timbre. En revanche, il attache de plus en plus d'importance à l'état du timbre. Le timbre a en effet son marché, avec ses négociants, ses catalogues, ses cotes. Il est donc normal de distinguer les pièces selon leur qualité. Les timbres oblitérés sont dits « superbes », « très beaux » ou « beaux », en fonction de la taille des marges, de la qualité de la dentelure, de la fraîcheur des couleurs, de la légèreté de l'oblitération, etc. Les timbres « défectueux » ont un gros défaut apparent et sont invendables. Pour les timbres neufs, la tendance fait préférer les timbres à gomme intacte, qui n'ont jamais été fixés à un album par l'intermédiaire d'une « charnière » gommée. Cette mode qui concerne la partie non visible du timbre est critiquée avec raison. Elle s'impose toutefois pour tous les timbres émis depuis 1940, d'autant plus que les amateurs collectionnent maintenant leurs timbres à l'intérieur de pochettes en plastique laissant le verso des timbres intact.

Timbres neufs ou oblitérés ?

Les timbres neufs, n'ayant jamais servi, sont plus plaisants ; leur cote est habituellement plus élevée ; ils se revendent bien, car on en apprécie facilement la valeur marchande. On peut leur reprocher leur difficulté de conservation en climat humide, la possibilité de trucage (regommage), et surtout le fait même que, n'ayant jamais servi, ils présentent un intérêt peu philatélique. Les timbres oblitérés échappent à ces critiques. Mais ils sont souvent enlaidis par leur oblitération. Leur cote est la plupart du temps beaucoup plus faible que celle des timbres neufs, la décote à la revente plus importante et, à l'exception des timbres « classiques », leur valeur est plus difficile à apprécier et leur revente plus hasardeuse. De plus, aucune oblitération n'étant par définition semblable, chaque timbre devrait être examiné et apprécié séparément. Pour les petites valeurs classiques, comme le 20 centimes Empire, qui a été émis à des milliards d'exemplaires (les numéros 14, 22 et 29 du catalogue Yvert et Tellier), la valeur marchande est normalement très faible, mais peut être très fortement augmentée en fonction de la rareté de l'oblitération.

La constitution d'une collection

Très souvent, le point de départ d'une collection est un héritage ou un don. Le collectionneur achète les émissions modernes aux guichets de la poste, se procure les petites pièces par troc dans les clubs philatéliques qui font circuler les carnets d'échanges. Il achète les pièces plus rares auprès de négociants qui sont en principe affiliés à la C.N.E.P. (Chambre française des négociants et experts en philatélie) ou à l'occasion de ventes aux enchères ou sur offres. Il fait expertiser les pièces d'un certain prix, qui sont simplement signées, ou font l'objet d'un certificat descriptif avec photographie. Si la collection de timbres ne connaît pas a priori de limite, il apparaît néanmoins clairement que le critère « philatélique » prime : les timbres ou documents affranchis doivent être des éléments normaux de l'activité postale. Le collectionneur se détourne habituellement des « souvenirs philatéliques » qui n'ont pas voyagé, des émissions purement commerciales de certains pays dites « abusives », et des pièces qui n'ont pas valeur d'affranchissement. En revanche, les timbres d'usage courant, émis pendant longtemps, souvent en de multiples tirages, réunissent toutes les variétés d'impression, de papier, de filigrane, d'oblitération, d'utilisation, qui sont la base même de la philatélie. Pour un pays comme la France, qui a déjà une longue histoire philatélique, le collectionneur tente de réunir, habituellement sous forme d'oblitérés, les timbres dits classiques, jusqu'en 1900 (en pratique, les types Cérès, Empire et Sage), et, à l'état neuf, les timbres émis depuis lors.

Si les ama [...]

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Pour citer l’article

Jacques HANOUNE, « PHILATÉLIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/philatelie/