PESTE

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Alexandre Yersin

Alexandre Yersin
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La peste dans le monde (2013)

La peste dans le monde (2013)
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Foyers et territoires pesteux en 1969

Foyers et territoires pesteux en 1969
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Le cycle de la peste

Le cycle de la peste
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Épidémiologie

Parmi les hôtes de l’infection, il faut distinguer, après le rat noir, Rattus rattus, initialement incriminé comme seul réservoir et seul propagateur de la peste :

–  les rongeurs commensaux de l’homme, qui pénètrent sans y gîter dans les maisons et dont le type est le rat gris ou Rattus norvegicus ;

–  les rongeurs champêtres, sans contact avec l’homme, mais en contact avec les espèces précédentes commensales ou domestiques ;

–  les rongeurs sauvages, dont les espèces varient selon les régions : tarbagan, spermophile, mérion, gerbille, écureuil, qui assurent, d’une part, la transmission du germe aux espèces commensales, d’autre part, la persistance de l’infection dans la nature. Le rôle de ces espèces, capables en général d’aménager des terriers profonds, est capital dans le maintien du bacille de la peste sous terre (peste « endogée »).

Le cycle de la peste

Le cycle de la peste

Dessin

Dans un foyer de peste endémique, les rongeurs sauvages sont infectés par des puces, elles mêmes infectées par d'autres rongeurs. Cette infection survient de manière prédominante dans les terriers, par exemple au cours des phases d'hibernation. Les puces d'un rongeur sauvage infecté peuvent... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les vecteurs de l’infection sont essentiellement les puces, dont le rôle fut démontré par P. L. Simond en 1898. Contaminée par un animal en phase septicémique, la puce héberge ensuite le bacille dans son tube digestif où il se multiplie. Puis elle le transmet principalement par piqûre, à l’occasion de régurgitation sanguine du fait du blocage de l’estomac et du proventricule lié à la prolifération bactérienne elle-même.

La persistance de la peste dans les foyers naturels a été attribuée successivement au rôle des rongeurs hibernants, à la survie des ectoparasites et à l’infection chronique de certains rongeurs. Actuellement, il est bien admis que le bacille de la peste peut survivre dans le sol des terriers de rongeurs lorsque le microclimat et diverses conditions s’y prêtent. On a montré que des rongeurs sains utilisant ces terriers peuvent s’y contaminer en l’absence de la présence « active » de rongeurs infectés.

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Écrit par :

  • : professeur émérite à la faculté de médecine de Paris, chef de service à l'Institut Pasteur

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Pour citer l’article

Henri-Hubert MOLLARET, « PESTE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/peste/