OLFACTION ou ODORAT

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Sens : odorat

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Électro-olfactogramme recueilli à partir de la muqueuse olfactive de grenouille stimulée par le butanol

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L'olfaction ou odorat est la fonction de l'un des organes sensoriels qui, dans la plupart des espèces animales et chez l'homme, opèrent une analyse chimiosensorielle de l'environnement. Depuis les bactéries et à travers toute la série animale, on observe des réponses sélectives à l'égard des agents chimiques du milieu externe et, par conséquent, l'existence d'une chimioréception. Dans l'échelle zoologique qui s'étend des Échinodermes aux Mammifères supérieurs, on distingue, par des différences de structure anatomique et de localisation, les organes olfactifs des chimiorécepteurs de contact ou gustatifs, et ceux des terminaisons responsables de la sensibilité chimique commune ou tégumentaire. De plus, chez certaines espèces de Batraciens, chez les Reptiles et les Mammifères, incluant l'homme, le système olfactif comporte deux composantes : le système olfactif proprement dit, ou principal, et le système olfactif accessoire.

Sens : odorat

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Perception olfactive humaine. Description et physiologie.L'olfaction est le sens grâce auquel se perçoivent les odeurs. Quoique secondaire par rapport aux fonctions humaines vitales, il est essentiel dans les relations que l'homme établit avec son milieu.Par inspiration, les particules volatiles... 

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Chez les espèces à vie aérienne, la stimulation en phase gazeuse caractérise l'organe olfactif. Mais le critère le plus sûr de différenciation de l'organe olfactif, par rapport à celui des autres sens chimiques, est constitué par les caractéristiques fonctionnelles de l'analyse chimique qu'il réalise. L'olfaction est une sensibilité moléculaire. La quantité de matière active ou « odorante » minimale efficace pour stimuler l'organe est généralement extrêmement faible. Dans certaines espèces et pour certains corps stimulants, la capacité de détection atteint au seuil la limite de l'unité moléculaire. À partir de cette quantité liminaire de molécules, qui définit pour chaque corps son « pouvoir odorant », l'intensité de la sensation perçue chez l'homme ou des réponses enregistrées chez l'animal croît en fonction du nombre de molécules atteignant l'organe jusqu'à un plafond de stimulation. Sur ces échantillons de matière, l'appareil olfactif opère une analyse qualitative et une discrimination poussée jusqu'à l'individualisation [...]


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Écrit par :

  • : professeur de neurosciences, directeur du laboratoire neurosciences et olfaction, unité C.N.R.S., université Claude-Bernard
  • : directeur de recherche au C.N.R.S., directeur de laboratoire à l'École pratique des hautes études

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Dans le chapitre « Organes des sens »  : […] L' olfaction occupe une place privilégiée dans l'ensemble de la classe : son plus ou moins grand développement conduit à diviser les Mammifères en macrosmatiques , où l'odorat est très développé, microsmatiques , où il l'est moins, et anosmiques , où il a complètement disparu. Parmi les os turbinaux des fosses nasales, l'un d'entre eux, l'ethmoturbinal, offre une assise plus ou moins large à la mu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mammiferes/#i_7393

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Dans le chapitre « Classification et mode d'étude »  : […] On a proposé diverses classifications des phéromones. Karlson (1960), se fondant sur leur mode de perception, les subdivise en deux catégories, selon qu'elles agissent par voie olfactive ou par voie gustative. Wilson (1962), établissant son jugement sur leur mode d'action, distingue les pheromones de déclenchement ( releaser pheromones , des auteurs anglo-saxons) et les phéromones modificatrices ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pheromones/#i_7393

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Pour citer l’article

André HOLLEY, Jacques LE MAGNEN, « OLFACTION ou ODORAT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/olfaction-odorat/