MÉTAUXMétaux de transition

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Propriétés chimiques

La chimie des éléments de transition s'avère très riche puisqu'elle englobe la chimie de coordination et la chimie du solide. Très fortement électropositifs, les éléments de transition sont des réducteurs puissants qui réagissent facilement avec la plupart des agents chimiques. Leur oxydation mène à plusieurs stades de stabilité variable, ce qui provoque parfois leur dismutation :

L'oxyde supérieur correspond à un anhydride d'acide si sa charge est supérieure à + 5 (V2O5, CrO3). Les métaux de transition passent en solution, à l'exception des métaux nobles (Au, Pt), sous l'action des acides. En solution basique, l'ion formé s'hydrolyse par suite de son caractère acide ; le stade final est l'hydroxyde M(OH)n insoluble dans l'eau. La tendance à la condensation des anions complexes semble générale ; elle s'accompagne d'un abaissement du pH.

Dans un complexe, à tout ligande peut être substitué un ligande plus fort. La symétrie du complexe dépend de la configuration électronique, un d5 étant souvent tétraédrique, un d8 plan-carré par suite de l'effet Jahn-Teller. Parmi les complexes connus, les métaux cabonyles et les molécules « sandwich » jouent un rôle particulier compte tenu de leurs propriétés.

La chimie du solide des éléments de transition est en pleine expansion. De nombreux composés inédits, stœchiométriques ou non, ont ainsi été mis en évidence, et en particulier les bronzes oxygénés MxTOy où l'élément de transition T se trouve présent avec deux degrés d'oxydation différents avec une proportion qui dépend du taux x en métal M (souvent un alcalin) inséré dans les lacunes du réseau de l'oxyde TOy.

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André CASALOT, « MÉTAUX - Métaux de transition », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/metaux-metaux-de-transition/