MARTINIQUE

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Martinique [France] : carte administrative

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Martinique: après le cyclone Dean, 2007

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Martinique : production de sucre de canne

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Martinique : évolution de la population

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La Martinique, département français d'outre-mer (D.O.M.) depuis 1946, est située au centre de l'archipel des Petites Antilles. Sur un territoire restreint (1 128 km2), l'île présente des paysages variés, très attrayants, qui en font tout le charme. L'histoire de la Martinique est étroitement liée à la France depuis la colonisation au xviie siècle. Son peuplement a deux origines principales : d'une part, les Français et, d'autre part, la population d'origine africaine apportée par l'esclavage. Au cours du xxe siècle, de sérieux problèmes démographiques et socio-économiques sont apparus dans ce département (402 000 hab. selon les estimations de 2009, et une densité élevée de 354 hab./km2) et semblent remettre en cause le modèle de développement adopté.

Martinique [France] : carte administrative

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Carte administrative de la Martinique [France]. 

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Une île des Antilles

D'une extrémité à l'autre de l'île, orientée sud-est - nord-ouest, la distance n'est que de 64 kilomètres et aucun point n'est situé à plus de 12 kilomètres du rivage. Le relief est particulièrement marqué. Au nord se profilent plusieurs édifices volcaniques jeunes (cônes bien dessinés) qui correspondent à un volcanisme récent. Le plus élevé est la montagne Pelée qui culmine à 1 397 mètres, volcan actif de terrible réputation, puisque l'éruption de mai 1902 détruisit en totalité la ville de Saint-Pierre et ses environs (28 000 victimes). Les pitons du Carbet – avec plusieurs sommets, dont le plus élevé s'élève à 1 196 mètres – se situent plus au sud, à l'approche de l'agglomération de Fort-de-France. Dans cette partie nord de l'île, les plaines sont extrêmement exiguës. Les forêts humides forment un espace relique intéressant avec de grands arbres (gommier blanc, acajou), des fougères arborescentes et des plantes épiphytes (orchidées et broméliacées) ; un parc naturel régional a été crée en 1976 pour protéger les espèces.

Au centre de l'île, la plaine du Lamentin, drainée par la rivière Lézarde, permet une communication facile entre la façade atlantique, en direction du bourg de La Trinité et de la presqu'île de la Caravelle, et le littoral caraïbe vers la vaste baie de Fort-de-France. La Lézarde apporte une importante charge sédimentaire qui contribue au comblement de la baie.

Le sud de l'île est constitué de mornes (monts) érodés correspondant à un volcanisme plus ancien. La montagne du Vauclin atteint seulement 504 mètres et le Morne Larcher 477 mètres, mais leurs pentes sont fortes. Les côtes présentent une succession d'anses, de plages et de caps rocheux. La baie la plus profonde est le Cul-de-Sac du Marin. Des bancs de récifs coralliens forment un ourlet le long des côtes méridionales.

Le climat tropical à deux saisons, caractéristique des Antilles, est bien marqué : une saison sèche, appelée carême, s'étend de janvier à mars-avril, et une saison des pluies, appelée hivernage. Les cyclones peuvent frapper de juin à novembre. Le cyclone Dean a fait, en août 2007, sept victimes et provoqué la destruction totale des plantations de bananes. En raison de l'alignement des reliefs, le contraste de pluviométrie entre les régions au vent et les régions sous-le-vent est particulièrement net. Les sommets sont très arrosés (jusqu'à 8 m de précipitations annuelles). La station météorologique de l'aéroport du Lamentin reçoit, en moyenne, 2 085 millimètres par an de précipitations, mais avec de fortes variations selon les années. Le sud est plus sec, ce qui représente un avantage certain pour le tourisme balnéaire.

Martinique: après le cyclone Dean, 2007

Martinique: après le cyclone Dean, 2007

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Ravages dans les bananeraies à la suite du passage du cyclone Dean, en août 2007. 

Crédits : P. Verdy/ AFP/ Getty

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Une colonisation intensive

Les fouilles archéologiques témoignent d'une présence continue de l'homme à partir du ier siècle de notre ère – tout d'abord les Arawaks, puis les Karibs, rencontrés par les premiers Européens – ; cependant la densité d'occupation était modeste au regard des Grandes Antilles. Les Espagnols ne colonisent pas l'île lorsqu'ils la découvrent au début du xvie siècle. Pendant un siècle et demi, les Karibs de l'île de Madinina (« île aux fleurs »), nom précocement francisé en Martinique, font face à des incursions de pirates et de flibustiers et opposent une résistance farouche à toute tentative d'invasion. L'entreprise de colonisation française ne commence réellement qu'en septembre 1635 avec l'arrivée, en provenance de l'île de Saint-Christophe, de Pierre Belain d'Esnambuc, alors gouverneur de cette dernière, accompagné d'une centaine d'hommes. L'économie coloniale repose au début sur le commerce du petun (tabac), très apprécié des marins. À la mort de d'Esnambuc, en 1637, son neveu Jacques Dyel du Parquet devient lieutenant général de la Martinique. Les Karibs sont systématiquement attaqués et leur dernier réduit de Capesterre tombe en 1658. Lors du recensement de 1660, les autochtones, regroupés dans la catégorie « sauvages », sont dénombrés aux côtés des Africains et des métis. En effet, le développement rapide de l'économie de plantation a conduit à importer massivement de la main-d'œuvre africaine esclave.

Après une période de confusion marquée par des rivalités entre différents chefs locaux, le pouvoir monarchique, sous l'action du ministre Colbert, prend en main l'administration directe de la colonie, impose le monopole du commerce des îles avec la France (politique dite de « l'exclusif ») à travers la Compagnie des indes occidentales (dissoute en 1674) et commence à lever l'impôt. La construction du Fort-Royal, à partir de 1679, est le symbole de ce contrôle politique et militaire, qui répond également à la nécessité de se défendre contre les ennemis hollandais et anglais. Dès lors, la Martinique devient, sur le plan économique et stratégique, l'île la plus importante des Antilles françaises, avant d'être supplantée par Saint-Domingue. Les habitations (plantations de canne à sucre) et les sucreries se multiplient. La population de couleur, esclave en grande majorité, passe de 9 500 individus en 1680 à 67 000 en 1750 et dépasse largement la population blanche (12 000 pers. en 1750).

Martinique : production de sucre de canne

Martinique : production de sucre de canne

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Production de sucre de canne à la Martinique (sources : N. Deerr, « The History of Sugar », Chapman & Hall, 1950, et I.N.S.E.E.). 

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La prospérité que connaît l'île au xviiie siècle et l'accroissement des rendements amènent les colons à chercher de nouvelles terres plus au sud, dans l'archipel, à Sainte-Lucie, à Grenade, à Tobago et à La Trinité. Cependant, la lutte est incessante entre les Français et les Anglais pour la possession de ces îles. La Martinique est occupée par les Anglais en 1762 et rendue à la France au traité de Paris (1763). Mais la position de cette dernière est désormais affaiblie. Les Anglais occupent l'île de nouveau de 1794 à 1802, et de 1809 à 1815, c'est-à-dire pendant la plus grande partie de la Révolution, du Consulat et de l'Empire. À la différence de la Guadeloupe et de Saint-Domingue/Haïti, le système de domination coloniale de la population servile par une élite d'origine européenne a donc perduré longtemps à la Martinique.

Martinique : évolution de la population

Martinique : évolution de la population

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Évolution de la population martiniquaise depuis le XVIIe siècle. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les tensions sociales et ethniques

Les oppositions sociales, ethniques et politiques demeurent un trait marquant de l'histoire de la colonie durant le xixe siècle et la première moitié du xxe siècle. La classe des « grands blancs » d'origine créole, installée dans l'île depuis les débuts de la colonisation, appelée les Békés, a jalousement conservé ses grandes propriétés rurales et maintenu son contrôle sur le commerce. Des révoltes menées par des esclaves ou des hommes de couleur libres secouent la colonie en 1823 et en 1838. Elles sont durement réprimées. Après l'abolition de l'esclavage en mai 1848, de nombreux anciens esclaves quittent les plantations et défrichent de petits lopins de terre pour y développer une agriculture vivrière. Ce mouvement entraîne la constitution d'un paysannat fragile. Par ailleurs, un syndicalisme ouvrier très actif se développe dans les usines sucrières et les distilleries. Les luttes se cristallisent souvent autour des élections des députés de l'Assemblée nationale, tenues dès 1848 avec l'adoption du suffrage universel et organisées régulièrement sous la IIIe République. Les trois groupes des Blancs, des mulâtres et des Noirs doivent chercher des compromis sur le plan politique car ils partagent, paradoxalement, une même culture, marquée par la langue créole et des traditions telles que les festivités du carnaval.

Mémorial de l'Anse Cafard, Martinique

Mémorial de l'Anse Cafard, Martinique

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Le Mémorial de l'Anse Cafard est un ensemble de quinze sculptures monumentales (2,5 mètres de hauteur) en pierre et sable blanc du sculpteur martiniquais Laurent Valère. Elles sont érigées face à la mer en commémoration du naufrage d'un bateau négrier en 1830 et en hommage aux victimes du... 

Crédits : Bertrand Gardel/ hemis.fr

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Martinique, évolution des surfaces cultivées

Martinique, évolution des surfaces cultivées

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Évolution des surfaces cultivées en Martinique (en hectares). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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L'expérience de la départementalisation

Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous le gouvernorat de l'amiral Robert, nommé en 1939 haut-commissaire de la France, la situation de l'île devient critique. En effet, la Martinique représente un enjeu stratégique depuis qu'une partie des forces navales françaises s'est réfugiée à Fort-de-France, et que les réserves d'or de la Banque de France ont été mises à l'abri dans cette même ville. Une grande partie des autorités s'est ralliée au régime de Vichy. Les forces américaines imposent un blocus de l'île. La vie économique est pratiquement paralysée jusqu'en 1945 et la population en souffre. En juillet 1943, l'ambassadeur Hoppenot vient réaffirmer, au nom du Comité français de libération nationale basé à Alger, l'appartenance des Antilles à la République française. En mars 1946, la loi de départementalisation des anciennes colonies d'Amérique est votée à l'unanimité, à l'initiative des députés d'outre-mer, dont Aimé Césaire, originaire de la commune de Basse-Pointe, écrivain et poète. Malgré les difficultés économiques et sociales, la Martinique marque clairement sa volonté de rester française.

La vie politique est dominée, pendant la IVe et le début de la Ve République, par la personnalité de Césaire, député de la Martinique jusqu'en 1993 et maire de Fort-de-France jusqu'en 2001. En 1956, il se sépare du Parti communiste français et, deux ans plus tard, fonde le Parti progressiste martiniquais (P.P.M.) qui, s'appuyant sur la gestion municipale de la ville de Fort-de-France, obtient des succès électoraux. Césaire rejette l'idée « d'assimilation », qui nie la spécificité antillaise, mais se tient aussi à l'écart des groupes minoritaires qui réclament, dès les années 1960, l'indépendance de l'île. À la fin du xxe siècle, le débat politique se transpose sur le plan culturel avec la revendication d'une « identité créole martiniquaise », dont la définition prête à discussion. Un nouveau parti, qui reprend cette rhétorique identitaire, émerge en 1978. Il s'agit du Mouvement indépendantiste martiniquais (M.I.M.), fondé par Alfred Marie-Jeanne, maire de la commune de Rivière-Pilote. En 1992, il obtient neuf sièges au Conseil régional et Marie-Jeanne en est élu président en 1998. La ligne de ce parti marque une inflexion par rapport au P.P.M. : il insiste sur la coopération régionale avec les pays des Caraïbes, mais il n'est pas question, malgré son intitulé, de rompre le lien ni avec la France ni avec l'Union européenne. D’ailleurs, en janvier 2010, les Martiniquais rejettent, lors d’un référendum, une plus grande autonomie. Cependant, les taux d'abstention élevés lors de la plupart des consultations politiques et la défiance vis-à-vis des hommes politiques locaux et nationaux conduisent à des phénomènes de « découplage » par rapport à la vie politique nationale (selon le politologue Justin Daniel). Par ailleurs, la culture martiniquaise s'affirme au tournant du xxie siècle, avec des œuvres brillantes, dans le domaine de la littérature (Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau), de la musique, et du cinéma (Euzhan Palcy).

Fort-de-France : la bibliothèque Schœlcher

Fort-de-France : la bibliothèque Schœlcher

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Cette bibliothèque fut construite dès 1885 pour accueillir les collections d'ouvrages que Victor Schœlcher, qui fit voter le décret d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises en 1848, avait léguées à la ville en 1884. L'originalité de cette construction, due à l'architecte... 

Crédits : Paul Thompson/ Eye Ubiquitous/ Corbis

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Un modèle de développement remis en cause

Le bilan de la départementalisation de la Martinique est conforme à celui des autres départements d'outre-mer. Malgré des progrès considérables par rapport à la misère sociale du milieu du xxe siècle, le modèle de développement soulève des questions. La croissance démographique se poursuit, mais à un rythme plus ralenti depuis les années 1990. Une émigration de travail très importante s'est dirigée vers la France métropolitaine des années 1950 aux années 1990, si bien qu'une communauté d'origine martiniquaise s'est installée durablement en métropole, essentiellement en région parisienne. Au début du xxie siècle, les flux se composent surtout d'étudiants inscrits dans les universités de métropole. Par ailleurs, l'immigration concerne principalement quelques milliers de travailleurs originaires de Sainte-Lucie et d'Haïti. Le niveau de vie sur l'île a beaucoup évolué avec l'accès généralisé à l'enseignement, à la couverture sociale et aux allocations de revenu minimum. Le P.I.B. par habitant (environ 19 100 euros) est supérieur à celui des pays voisins dans la Caraïbe (12 600 euros pour la Barbade, 7 700 euros pour Sainte-Lucie et seulement 7 200 euros pour Saint-Vincent-et-les-Grenadines) ; toutefois, il reste bien inférieur à celui de la métropole (24 000 euros).

Les bases de l'économie sont étroites. Dans le secteur traditionnel de l'économie agroalimentaire demeurent une seule usine de sucre (production de 4 000 t/an), une dizaine de distilleries qui produisent des rhums agricoles de grande qualité (80 000 hl/an) et des bananeraies qui, sur 8 000 hectares, produisent en année normale environ 250 000 tonnes, mais dont le débouché est menacé par la concurrence des « bananes dollars » en provenance d'Amérique latine. Le creusement du déficit de la balance commerciale reflète ces difficultés. L'évolution du secteur du tourisme, considéré comme la planche de salut pour l'île dans les années 1980 et 1990, a déçu. Environ 500 000 visiteurs arrivent chaque année, répartis assez également entre « haute saison » traditionnelle (de déc. à mars) et « basse saison » (été). La grande majorité des touristes vient de France métropolitaine ou des autres départements d'Amérique (93 p. 100). Le tourisme nord-américain (États-Unis et Canada) a beaucoup reculé. De nombreuses destinations proches (Barbade, république Dominicaine, Bahamas...) représentent une concurrence sévère pour la Martinique, qui dispose pourtant d'atouts dans les nouveaux créneaux du tourisme vert et de l'écotourisme La tertiarisation de l'économie (hypertrophie de l'administration, du commerce, de l'emploi informel ou irrégulier...) alimente davantage la consommation que l'investissement.

La dépendance et la fragilité du modèle s'expliquent en grande partie par les importants transferts de la métropole et de l'Union européenne vers la Martinique et par une organisation du commerce qui profite à quelques groupes ou oligopoles. Dans ces conditions, le taux de chômage élevé (au-delà de 20 p. 100) reste un problème structurel, que les efforts de l'État central et des collectivités locales (région, département, communes) n'ont pas réussi à réduire. Les déséquilibres se manifestent par une grande inégalité sociale et, dans le domaine de l'habitat, par des retards de mise à niveau et de résorption de la précarité. Des phénomènes nouveaux de marginalité (criminalité et consommation de stupéfiants en hausse, appauvrissement dû au surendettement) inquiètent également les autorités. Cette situation préoccupante s'exacerbe en février 2009, quinze jours après le début d'un mouvement social à la Guadeloupe, quand un collectif contre la vie chère appelle à la grève générale en Martinique. Les principales revendications concernent la baisse des prix des produits de grande consommation et une revalorisation des bas salaires. Un accord de sortie de crise est signé le 14 mars, après trente-huit jours de grève.

Grève générale aux Antilles, 2009

Grève générale aux Antilles, 2009

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Durant la grève générale en Guadeloupe puis en Martinique du 1er février au 14 mars 2009 (ici à Fort-de-France), le ravitaillement en carburant a constitué un des problèmes majeurs de la vie quotidienne des Antillais. 

Crédits : J.-A. André/ AFP/ Getty

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Les propositions pour un modèle de développement durable en Martinique doivent donc tenir compte, dans le cadre d'une plus grande autonomie administrative et d'une meilleure insertion dans l'environnement régional caraïbe, des besoins en emplois productifs et du désir d'innovation sociale et culturelle.

—  Christian GIRAULT

Bibliographie

L. Allaire, Vers une préhistoire des Petites Antilles, Centre de recherches caraïbes, Université de Montréal, 1973

P. Ariès et al., Catastrophe à la Martinique, Herscher, Paris, 1981

Atlas des départements d'outre-mer. La Martinique, vol. 2, C.E.G.E.T.-C.N.R.S., Bordeaux-Talence, 1977

P. Butel, Histoire des Antilles françaises, XVIIe-XXe siècle, Perrin, Paris, 2002

S. Letchimy, De l'habitat précaire à la ville : l'exemple martiniquais, L'Harmattan, Paris, 1992

M. Mousnier & B. Caille (avec la collab. de D. Bégot), Atlas historique du patrimoine sucrier de la Martinique, ibid., 1990

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F. Rodriguez-Loubet, « Pour une approche spécifique de l'archéologie des Antilles, dans le cadre de la zone caribéenne », in Caribena, Cahier d'études américanistes de la Caraïbe, Documents pour les sciences de l'homme et de la nature, no 2, 1992

U. Zandler, « Le Drapeau rouge-vert-noir en Martinique : un emblème national ? », in Autrapart, Institut de recherche pour le développement, no 42, 2007.

Écrit par :

  • : professeur agrégé de géographie, docteur en géographie de l'université McGill à Montréal (Canada), directeur de recherche émérite au CNRS

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Pour citer l’article

Christian GIRAULT, « MARTINIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 janvier 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/martinique/