MARI, site archéologique

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Cité de Mari

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Mari, ville II

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Centre monumental, ville II de Mari

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Mari, ville III

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Vivre et mourir à Mari

La fondation puis les reconstructions de cette ville vers 2550 et 2250 av. J.-C. exigèrent de gigantesques investissements : située dans un environnement aride, cette ville est l'expression particulièrement aboutie d'une culture fondée sur l'exploitation patiente de ressources limitées et sur une population encadrée par de puissantes institutions centrales, qui lui garantissaient la sécurité militaire, à l'abri de ses puissants remparts, et la sécurité alimentaire, grâce à un réseau de canaux soigneusement entretenus.

Les habitants de Mari

En dehors du monde du palais, nous savons peu de choses des habitants de Mari. Dès 2500 av. J.-C., ils portent des noms sémitiques. Plusieurs dizaines de statuettes, brisées par les soldats d'Akkad en 2300 av. J.-C., représentent des personnalités en prière, membres de la famille royale, fonctionnaires, prêtres et prêtresses. La majorité des statuettes ne portent pas d'inscriptions et sont représentées selon des conventions précises, qui permettent toutefois, par-delà le style, de distinguer des individus. Certaines d'entre elles portent des dédicaces inscrites : le nom et le titre du commanditaire, et le nom de la divinité objet de la dédicace. Certaines statues sont particulièrement célèbres : l'intendant Ebih-iI ou le grand chantre Ur Nanshé de Lagash. Statuettes au sourire caractéristique et vêtues de la robe de laine à longues mèches (dite kaunakès), elles sont l'image d'une élite sociale composée de serviteurs du roi, présentés comme de pieux gestionnaires, telle la statuette d'Ilmeshar, découverte en 2009. Des panneaux de mosaïques de nacre (ville II) qui ornaient des meubles et des coffres nous montrent des scènes de genre codifiées : des femmes occupées à filer la laine, des scènes de sacrifices et des prêtresses en prière, des scènes de banquet et des scènes de victoire avec des défilés de prisonniers nus.

L’intendant Ebih-il, Mari

L’intendant Ebih-il, Mari

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Ebih-il l'intendant de Mari. Vers 2400 av. J.-C. Albâtre, yeux en coquille et en lapis-lazuli. Hauteur: 52,5 cm, largeur : 20,6 cm, profondeur : 30 cm. Découvert dans le  temple d'Ishtar lors des fouilles d'A. Parrot, 1934-1935. Musée du Louvre, Paris. 

Crédits : De Agostini Picture Library/ Getty images

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Statuette d’Ilmeshar, Mari

Statuette d’Ilmeshar, Mari

Photographie

Statuette d'Ilmeshar, le héraut. Hauteur : 34 cm. Cachette du temple du Seigneur du pays. Photo P. Butterlin, mission archéologique française de Mari. 

Crédits : P. Butterlin/ Mission archéologique française de Mari

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Statuettes d’Ilmeshar in situ, Mari

Statuettes d’Ilmeshar in situ, Mari

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Statuettes d’Ilmeshar, découvertes dans le temple du Seigneur du pays où il est vénéré. IIIe millénaire avant notre ère. Mission archéologique française de Mari. 

Crédits : P. Butterlin/ Mission archéologique française de Mari

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Au-delà de ces scènes conventionnelles, on dispose de peu d'informations sur la population de la ville et sa campagne. Dans la vallée au xviiie siècle av. J.-C., des paysans sédentaires, que l'on n [...]

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Écrit par :

  • : professeur d'archéologie orientale à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne, directeur de la mission archéologique française de Mari (Syrie)

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Pour citer l’article

Pascal BUTTERLIN, « MARI, site archéologique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mari-site-archeologique/