MOSER KOLOMAN (1868-1918)

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Coffret à bijoux des Wiener Werkstätte, K. Moser

Coffret à bijoux des Wiener Werkstätte, K. Moser
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Les Princesses ensorcelées

Les Princesses ensorcelées
Crédits : Bridgeman Images

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Calendrier Fromme, K. Moser

Calendrier Fromme, K. Moser
Crédits : Bridgeman Images

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De la Sécession à la Wiener Werkstätte

En 1898, Moser prend une part importante dans la publication Ver Sacrum où s'élaborent le style et les projets du groupe. Les membres de la Sécession s'inspirent notamment des expériences de Greene, de Charles Rennie Mackintosh en Écosse et de Henry van de Velde en Belgique, afin de mettre en œuvre les éléments d'un « art total » propre à l'Autriche. Le titre Ver Sacrum (« Printemps sacré ») n'est pas anodin. Il désigne une manifestation du culte romain qui consistait à immoler aux dieux ce qui doit jaillir au printemps. Le graphisme s'apparente alors au Modern Style européen. Koloman Moser se distingue pourtant par l'importance qu'il confère au blanc. Ce blanc, cet « absolument rien » qui l'avait tant frappé dans le dessin préparatoire de Klimt, il le retrouve chez l'illustrateur Aubrey Beardsley, surtout dans ses œuvres réalisées pour Salomé (1892) d'Oscar Wilde. Nombre de vignettes, d'ex-libris, de cartes postales de Moser sont révélatrices de cette fascination du blanc. Le vitrail qu'il crée en 1903 pour l'hôtel Bristol de Varsovie montre d'étroites silhouettes féminines poussées vers la partie gauche de la composition par un vide qui dynamise l'œuvre tout entière.

Le rapport du noir au blanc est symbolisé par l'image agrandie du damier qui figure dans une photographie où Moser est assis à son bureau. Ce damier peut être considéré comme la grille de lecture des activités « appliquées » de Moser. La création de la Wiener Werkstätte (atelier de création viennois), en 1903, souligne l'orientation de la Sécession vers l'« art total » car, pour ses membres, il s'agissait bien plus d'un art mis à portée de main que d'art appliqué ou d'art décoratif. Pour Koloman Moser, le mouvement ne fait que confirmer et concentrer des activités qui, en ce qui le concerne, avaient commencé avant la fin de ses études. Il av [...]

Coffret à bijoux des Wiener Werkstätte, K. Moser

Coffret à bijoux des Wiener Werkstätte, K. Moser

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Koloman Moser, coffret à bijoux des Wiener Werkstätte (Ateliers viennois), 1905-1906. Argent, émail et pierres semi-précieuses. Museum für angewandte Kunst, Vienne. 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Pour citer l’article

Marc THIVOLET, « MOSER KOLOMAN - (1868-1918) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/koloman-moser/