GRIS JUAN (1887-1927)

Médias de l’article

La Jalousie, J. Gris

La Jalousie, J. Gris
Crédits : G. Roberton/ A.C. Cooper Ltd/ Courtesy of the Tate Gallery, Londres

photographie

Guitare et journaux, J. Gris

Guitare et journaux, J. Gris
Crédits : The Bridgeman Art Library/ Getty

photographie

Femme assise, J. Gris

Femme assise, J. Gris
Crédits : The Bridgeman Art Library/ Getty

photographie

La Bouteille de Banyuls, J. Gris

La Bouteille de Banyuls, J. Gris
Crédits : Peter Willi/ The Bridgeman Art Library/ Getty

photographie


Peintre espagnol de l'école de Paris mort prématurément, Juan Gris est aujourd'hui considéré comme l'un des maîtres du cubisme, le seul dont l'œuvre puisse se comparer à celle d'un Braque ou d'un Picasso. Il joua un rôle prépondérant dans l'élaboration et le développement de la seconde phase de la peinture cubiste, dite du cubisme synthétique, qui visait – en réaction contre la période dite analytique où une fragmentation croissante des objets avait transformé le tableau en poème pulvérisé – à une représentation par plans continus, donc à une construction plus ferme et à un espace unifié. En effet, la grande révolution plastique du début du xxe siècle est déjà à un stade fort avancé quand Gris aborde la peinture de façon sérieuse, mais il a tôt fait d'assimiler le nouveau langage figuratif. Il doit, par contre, à une solide formation scientifique et à ses qualités proprement intellectuelles d'être le premier à en discerner les prolongements théoriques et esthétiques. Les procédés du collage et des papiers collés, qu'il utilise à la suite de Picasso dès 1912, lui apportent la révélation d'une syntaxe plastique plus serrée, mieux structurée, et où les allusions au monde extérieur, réduites à quelques signes, dépendent des faits picturaux. Cet art de synthèse, à la poursuite duquel Gris consacra toute sa vie, trouve sans doute son expression la plus achevée dans les œuvres qui s'échelonnent de 1916 à 1919. Jamais les postulats fondamentaux du système cubiste n'auront servi de base à une démonstration plus précise ni plus convaincante. La peinture de Gris évolue par la suite vers un dépouillement de plus en plus accentué, où la sobriété de la palette s'allie à un sens tout classique de l'architecture des formes pour donner naissance à un monde empreint d'une solennité presque religieuse.

La Jalousie, J. Gris

La Jalousie, J. Gris

photographie

Juan Gris, La Jalousie, 1914. Gouache, collage, craie et fusain sur toile, 92,1 cm × 72,7 cm. Tate Gallery, Londres. 

Crédits : G. Roberton/ A.C. Cooper Ltd/ Courtesy of the Tate Gallery, Londres

Afficher

L'initiation au cubisme

Né à Madrid dans un milieu aisé, Juan Gris, de son vrai nom José Victoriano González, n'hésita pas longtemps sur sa vocation : il serait peintre. Et il le prouve : en 1904, il abandonne des études d'ingénieur pour entrer dans l'atelier d [...]


pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Écrit par :

Classification


Autres références

«  GRIS JUAN (1887-1927)  » est également traité dans :

CUBISME

  • Écrit par 
  • Georges T. NOSZLOPY, 
  • Paul-Louis RINUY
  •  • 8 445 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Picasso, Braque et Gris »  : […] élaborée par les deux artistes dont chacun profitait des expériences de l'autre. Juan Gris suivit attentivement les œuvres de Braque et de Picasso. Il étudia très tôt l'œuvre de Cézanne dans une perspective cubiste et adopta rapidement une attitude délibérément intellectuelle en opposition avec celle, plus instinctive, de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cubisme/#i_8822

Pour citer l’article

Gérard BERTRAND, « GRIS JUAN - (1887-1927) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-gris/