GRIS JUAN (1887-1927)

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La Jalousie, J. Gris

La Jalousie, J. Gris
Crédits : G. Roberton/ A.C. Cooper Ltd/ Courtesy of the Tate Gallery, Londres

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Guitare et journaux, J. Gris

Guitare et journaux, J. Gris
Crédits : The Bridgeman Art Library/ Getty

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Femme assise, J. Gris

Femme assise, J. Gris
Crédits : The Bridgeman Art Library/ Getty

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La Bouteille de Banyuls, J. Gris

La Bouteille de Banyuls, J. Gris
Crédits : Peter Willi/ The Bridgeman Art Library/ Getty

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Une poésie du silence

L'état de santé de Juan Gris commence à s'altérer à partir de 1920, ce qui l'oblige à faire de fréquents séjours dans le Midi, à Céret où il retrouve son ami le sculpteur Manolo, à Bandol, Toulon, Beaulieu. Mais les premières atteintes de la maladie ne diminuent en rien son ardeur au travail. Parallèlement à ses activités picturales, il pratique l'art de la gravure et de l'illustration, exécute de charmantes sculptures de circonstances en tôle découpée. Serge Diaghilev le charge de brosser les décors et les costumes de plusieurs spectacles des Ballets russes, et il s'en acquitte avec talent. Enfin, sa première exposition particulière à la galerie Simon, à Paris, au printemps 1923, le retentissement de sa conférence Sur les possibilités de la peinture, prononcée à la Sorbonne l'année suivante, sont pour lui de véritables consécrations.

La Bouteille de Banyuls, J. Gris

La Bouteille de Banyuls, J. Gris

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Juan Gris (1887-1927), La Bouteille de Banyuls. 1914. Papier collé, crayon, gouache sur toile. 55 cm X 46 cm. Kunstmuseum, Berne, Suisse. 

Crédits : Peter Willi/ The Bridgeman Art Library/ Getty

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Gris, désormais, est maître de son univers plastique. Son œuvre évolue peu jusqu'à sa mort. Mais cette immobilité n'est qu'apparente. Chaque toile est une aventure nouvelle, où le peintre expérimente à l'intérieur du monde qu'il s'est créé. Il reste fidèle à l'esthétique cubiste. Toutefois, les rythmes s'assouplissent, les angles se font moins provocants, les compositions se simplifient à l'extrême. Très souvent, un cerne qui prolonge le ton local au-delà de l'objet contourne les plans principaux et en atténue la rudesse. La palette, en hommage à la peinture française du xviie siècle, est volontiers confinée dans les tonalités sombres, mais éclate parfois en stridences jaunes ou vermillon (Guitare et Papier à musique, coll. part., New York).

Les problèmes de composition et de structure ont toujours préoccupé Gris au premier chef. Il leur apporte une solution, provisoire mais séduisante, en généralisant, de 1920 à 1925, le procédé des rimes plastiques, qui consiste à accentuer la ressemblance formelle existant entre deux objets différents. Par la magie de l'expression graphique, le plasticien peut se permettre même des tours de prestidigitateur et faire [...]


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  • Écrit par 
  • Georges T. NOSZLOPY, 
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Dans le chapitre « Picasso, Braque et Gris »  : […] élaborée par les deux artistes dont chacun profitait des expériences de l'autre. Juan Gris suivit attentivement les œuvres de Braque et de Picasso. Il étudia très tôt l'œuvre de Cézanne dans une perspective cubiste et adopta rapidement une attitude délibérément intellectuelle en opposition avec celle, plus instinctive, de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cubisme/#i_8822

Pour citer l’article

Gérard BERTRAND, « GRIS JUAN - (1887-1927) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-gris/