GRIS JUAN (1887-1927)

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La Jalousie, J. Gris

La Jalousie, J. Gris
Crédits : G. Roberton/ A.C. Cooper Ltd/ Courtesy of the Tate Gallery, Londres

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Guitare et journaux, J. Gris

Guitare et journaux, J. Gris
Crédits : The Bridgeman Art Library/ Getty

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Femme assise, J. Gris

Femme assise, J. Gris
Crédits : The Bridgeman Art Library/ Getty

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La Bouteille de Banyuls, J. Gris

La Bouteille de Banyuls, J. Gris
Crédits : Peter Willi/ The Bridgeman Art Library/ Getty

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La mathématique picturale

De 1912 à 1916, Gris poursuit ses recherches avec une ardeur et dans une indépendance d'esprit rares. Sa situation matérielle est assurée : il a signé un contrat d'exclusivité avec D.-H. Kahnweiler, son futur biographe ; ses envois à la Section d'or sont remarqués, les collectionneurs s'intéressent à lui.

Guitare et journaux, J. Gris

Guitare et journaux, J. Gris

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Juan Gris (1887-1927), Guitare et journaux, huile sur toile, 1925. Collection particulière. 

Crédits : The Bridgeman Art Library/ Getty

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C'est une période d'intense création, pendant laquelle la contribution du peintre au développement du cubisme synthétique est capitale. Dès la seconde moitié de l'année 1912, emboîtant le pas à Picasso, il incorpore à sa toile La Table de toilette (collection de la vicomtesse de Noailles, Paris) des bandes de papier collé et même des morceaux de glace. Entre ses mains, cependant, la technique du collage perd très vite toute valeur provocatrice pour devenir un moyen d'expression raffiné. Dans la série des grandes natures mortes de 1914, papiers peints, pages de journal, cartes à jouer, gravures, tous ces matériaux hétéroclites, à la différence de ce qui se passe chez Picasso et Braque à la même époque, font office de détails réels, s'intégrant sans heurts à l'économie de l'ensemble, sans perdre pour autant leur signification propre : tel faux-marbre rose sur lequel sont dessinés au fusain une carafe et un verre, loin d'être un simple élément plastique, représente bien le dessus d'un guéridon (Compotier et Carafe, Rijksmuseum Kröller-Müller, Otterlo). L'expérience des papiers collés est également venue à point pour confirmer Juan Gris dans sa démarche picturale. Depuis qu'il s'est lancé à corps perdu dans cette aventure méthodique qu'est le cubisme, un souci constant l'anime : fournir au spectateur les éléments de repère indispensables à une appréhension globale, synthétique de l'œuvre, quel que soit le degré de complexité de celle-ci. Le recours au collage l'oblige à repenser les rapports de forces qui régissent chaque composition ; pour contrebalancer les formes planes et colorées que constituent les papiers peints, la représentation doit se faire de plus en [...]


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  • Georges T. NOSZLOPY, 
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Dans le chapitre « Picasso, Braque et Gris »  : […] élaborée par les deux artistes dont chacun profitait des expériences de l'autre. Juan Gris suivit attentivement les œuvres de Braque et de Picasso. Il étudia très tôt l'œuvre de Cézanne dans une perspective cubiste et adopta rapidement une attitude délibérément intellectuelle en opposition avec celle, plus instinctive, de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cubisme/#i_8822

Pour citer l’article

Gérard BERTRAND, « GRIS JUAN - (1887-1927) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-gris/