POUSSIN NICOLAS (1594-1665)

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La Mort de Germanicus, N. Poussin

La Mort de Germanicus, N. Poussin
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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L'Eucharistie, N. Poussin

L'Eucharistie, N. Poussin
Crédits : Duke of Sutherland Collection, on loan to the National Gallery of Scotland, Edimbourg, Grande-Bretagne

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Le Jugement de Salomon, N. Poussin

Le Jugement de Salomon, N. Poussin
Crédits : École nationale supérieure des beaux-arts, Paris

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Paysage avec Agar et l'ange, N. Poussin

Paysage avec Agar et l'ange, N. Poussin
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Par un curieux paradoxe, c'est avec l'œuvre de Nicolas Poussin, un peintre qui fit l'essentiel de sa carrière à Rome, que s'est incarnée la notion de classicisme dans la peinture française du xviie siècle. Très tôt recherchés par les amateurs français, ses tableaux furent rapidement nombreux en France où l'influence de Poussin devait dominer la vie artistique jusqu'au xxe siècle. En s'imposant à Rome en marge des courants en vogue, Poussin allait être en effet le créateur d'un univers pictural d'une richesse d'inspiration, d'une profondeur spirituelle et d'une portée sans équivalent à son époque.

Les années de formation

Les débuts de Nicolas Poussin restent mal connus, au point que rien ou presque de ce qu'il aurait exécuté avant la trentaine ne nous est parvenu. Né dans une famille normande habitant Les Andelys, Poussin semble avoir découvert sa vocation grâce à des tableaux d'église peints par Quentin Varin dans cette ville en 1612. Se formant tout d'abord à Rouen auprès de Noël Jouvenet, il semble ensuite avoir travaillé à Paris dans l'atelier du portraitiste Ferdinand Elle puis, peut-être, dans celui de Georges Lallemant. La nature de cet apprentissage nous échappe complètement, mais il est probable qu'il étudia en particulier les compositions gravées d'après Raphaël ainsi que les décors de l'école de Fontainebleau. Vers 1622, il obtint des commandes des Jésuites ainsi que de l'archevêque de Paris et collabora avec Philippe de Champaigne à des ensembles décoratifs au palais du Luxembourg (tous disparus). Rencontrant au même moment le poète italien Gian Battista Marino (le Cavalier Marin), il dessina pour lui une suite de sujets empruntés aux Métamorphoses d'Ovide (Windsor Castle), qui dénote une grande familiarité avec la seconde école de Fontainebleau, et peut-être aussi avec les poèmes de Marino.

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Écrit par :

  • : conservateur au département des Peintures du musée du Louvre

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Pour citer l’article

Stéphane LOIRE, « POUSSIN NICOLAS - (1594-1665) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-poussin/