IDÉOLOGIE

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Le problème de la définition des concepts occupe une place importante en science politique ou politologie. F. Bertier constate que « dans les sciences, on s'attache de plus en plus à la précision, et qu'on en arrive même à remplacer, en logique formelle, les mots, trop vagues, par des symboles mieux définis ; dans le langage politique, au contraire, continue de régner la plus néfaste confusion ». A. L. Kroeber et Clyde Kluckhohn ont pu réunir plusieurs centaines de définitions divergentes de la culture ; une entreprise analogue concernant l'idéologie donnerait sans doute le même résultat. De plus, le concept d'idéologie, infiniment plus politisé que celui de culture, est guetté par le dogmatisme ; on présente souvent une définition ni plus ni moins relative qu'une autre mais sacralisée par l'aval d'une autorité, ce qui permet de taxer ensuite d'ignorance ou de confusion les tenants des définitions déviantes. Aussi la meilleure – sinon l'unique – façon d'accéder à un début d'objectivité est-elle de rassembler les définitions divergentes pour en dégager un « type idéal », conçu en fonction de sa seule valeur instrumentale. À l'exigence chimérique d'une objectivité absolue, on oppose ainsi une subjectivité acceptée et « fonctionnalisée ».

Un moment arrive, certes, où les résultats d'un grand nombre de recherches confirmées aboutissent à des définitions acceptées par tout le monde. Ce stade est atteint en sciences naturelles et dans le secteur quantifié des sciences humaines, mais la politologie en est encore bien loin ; existe-t-il seulement une définition unanimement admise de concepts aussi importants que ceux de « fascisme », de « gauche » ou de « droite » ? Ignorer ce fait, c'est se donner une dangereuse illusion de « scientificité ». Dès lors, on s'étonnera moins de la place consacrée ici à la recherche d'une définition ; pour une étude de sociologie politique, cette recherche n'est pas à propreme [...]

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Écrit par :

  • : docteur en médecine, docteur ès lettres, professeur émérite de sociologie à l'université d'Amiens

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Dans le chapitre « Science, idéologie, pratique sociale »  : […] On attribue souvent à Althusser le principe d'une séparation tranchée entre « science » et « idéologie ». Dans Pour Marx et Lire « Le Capital » , « science » désigne à la fois le projet marxiste de produire des connaissances objectives et l'inscription de ce projet dans le camp des sciences effectives. D'où l'insistance sur la rigueur des concepts, des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-althusser/#i_1696

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ARCHITECTURE & ÉTAT AU XXe SIÈCLE

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ARMÉE - Pouvoir et société

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Dans le chapitre « Le poids des armes »  : […] Au commencement était le combat, pour lequel, qu'on le veuille ou non, l'armée est organisée. Sans doute n'est-ce pas sa seule mission, ni sa seule perspective, à l'heure notamment où tant de militaires sont voués au maintien de l'ordre, s'adonnent à des tâches scientifiques ou subalternes, gèrent des personnels sans vocation guerrière ou sont paralysés par la dissuasion. Mais le combat, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/armee-pouvoir-et-societe/#i_1696

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BAUDRILLARD JEAN (1929-2007)

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CONNAISSANCE

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CONSPIRATIONNISME

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Dans le chapitre « Une idéologie politique »  : […] Pour les acteurs sociaux et politiques qui y recourent, le complotisme est un outil qui leur permet d’entrer ou d’exister dans les champs politique et médiatique, et de tenter d’y imposer leurs idées. Ainsi, contrairement aux simples rumeurs qui sont des fabrications collectives du corps social, dont on ne trouve jamais la source originelle, le discours complotiste prend la forme de livres, de vid […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conspirationnisme/#i_1696

CRITIQUE DE CINÉMA

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CRITIQUE LITTÉRAIRE

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  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
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Dans le chapitre « Le féminisme »  : […] Sur le modèle proposé par Simone de Beauvoir dans Le Deuxième Sexe (1949), on a analysé le sexe ( gender ) comme construction sociale distincte du sexe biologique ( sex ). Aux États-Unis, où le mouvement féministe a pris son essor dans les années 1960, on a dénoncé les stéréotypes féminins et l'oppression des femmes dans une soci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-litteraire/#i_1696

CULTURE - Nature et culture

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  • Françoise ARMENGAUD
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Dans le chapitre « La chasse au « naturel » hypocrite »  : […] Dans ses Mythologies , Roland Barthes fait un usage critique de la distinction nature/culture et vise un autre usage que d'autres font – mais, eux, subrepticement – de cette distinction et qui consiste moins à abolir celle-ci qu'à faire passer le contenu de l'un des termes sous l'emprise apparente de l'autre. Par son analyse sémiologique du langage de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/culture-nature-et-culture/#i_1696

DÉGÉNÉRÉ ART

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  • Jean-François POIRIER
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L'expression « art dégénéré » doit sa fortune à l'exposition Entartete Kunst que les nazis organisèrent en 1937 à Munich. La dégénérescence n'est pas la décadence. Cette dernière notion implique dans une visée spenglerienne un affaiblissement des cultures, analogue au vieillissement auquel sont voués les corps, mais non une dénaturation. La dégénérescence, l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-degenere/#i_1696

DICTIONNAIRE

  • Écrit par 
  • Bernard QUEMADA
  •  • 7 981 mots

Dans le chapitre « Dictionnaire et société »  : […] Toutes les langues n'ont pas été « dictionnarisées », toutes les communautés n'ont pas réalisé leur propre dictionnaire, mais plus une société se développe et se complexifie, plus ses connaissances sont étendues et diversifiées, plus les dictionnaires jouent un rôle important. Le caractère social du dictionnaire tient à ce qu'il est perçu comme la somme des connaissances partagées par une commun […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dictionnaire/#i_1696

DOGMATISME

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 1 132 mots

Au sens le plus général, « dogmatisme » est devenu le synonyme d'intransigeance, d'autoritarisme, d'étroitesse d'esprit et de raideur : il est le fait de quiconque « dogmatise », c'est-à-dire affirme sans preuve, ne tolère aucune discussion, parle d'un ton tranchant, porte des jugements péremptoires. En philosophie, dogmatisme s'est d'abord opposé à scepticisme ou à pyrrhonisme (du nom de Pyrrhon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dogmatisme/#i_1696

DROIT - Droit comparé

  • Écrit par 
  • Horatia MUIR WATT
  •  • 7 354 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La détermination du droit objet de la comparaison  »  : […] La démarche comparatiste suppose défini le droit en tant que matière de la comparaison, de façon à établir les limites de la recherche juridique comparative par rapport à d'autres champs de connaissance scientifique. À cet égard, les exigences sont de deux ordres. Tout d'abord, le comparatiste doit être prêt à accepter que les frontières du droit soient variables selon les différents systèmes, et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-droit-compare/#i_1696

EUGÉNISME

  • Écrit par 
  • André PICHOT, 
  • Jacques TESTART
  • , Universalis
  •  • 4 941 mots
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Dans le chapitre « Un succès fondé sur la non-scientificité »  : […] Ce sont les lois hygiéniques pastoriennes (vaccinations, déclarations des maladies contagieuses, quarantaines, etc.) qui servirent de modèle aux législations eugénistes. Cependant, si les bases scientifiques de l'hygiénisme pastorien étaient bien établies, celles de l'eugénisme étaient imaginaires et fantasmatiques. Outre les préoccupations économiques, la dimension idéologique était primordiale. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eugenisme/#i_1696

EXPERT ROGER-HENRI (1882-1955)

  • Écrit par 
  • Roger-Henri GUERRAND
  •  • 690 mots

Issu d'une dynastie de vignerons aisés du Bordelais, Roger-Henri Expert fit ses études secondaires au collège Saint-Elme fondé par les Dominicains à Arcachon, s'inscrivit ensuite à l'école des Beaux-Arts de Bordeaux avant de rejoindre celle de Paris : il obtint le second grand prix de Rome en 1912. Dès cette époque, il travaille avec André Granet pour la construction d'immeubles cossus, square et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roger-henri-expert/#i_1696

FANATISME

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 3 351 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Du fanatisme des autres à l'« Encyclopédie » »  : […] Comme l'aruspice, le fanatique connaît l'avenir. Il prédit le fatum , le destin inexorable, le fatidique. Le destin n'est rien d'autre que la réalisation de la vérité qui s'échappe de sa bouche, comme les révélations d'une pythie. Mais de lui, à la différence de la pythie, la vérité exige que ses mots soient des actes, qu'il brandisse le glaive du verbe, par lequel, en se sac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fanatisme/#i_1696

FASCISME

  • Écrit par 
  • Raoul GIRARDET
  • , Universalis
  •  • 3 104 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Unité et diversité »  : […] Premier en date à se définir, le fascisme italien constitue un modèle de base auquel l'analyse historique ne peut manquer de se référer. Créés à Milan le 23 mars 1919, les Fasci italiani di combattimento (Faisceaux italiens de combat) réunissent, sous l'égide de Benito Mussolini, des petits groupes d'anciens combattants et d'anciens militants du syndicalisme révolutionnaire. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fascisme/#i_1696

GUÉRILLA

  • Écrit par 
  • Pierre DABEZIES
  •  • 8 190 mots
  •  • 5 médias

« Petite guerre », dont le vocable tient à l'insurrection populaire espagnole dressée de 1808 à 1813 contre les forces d'occupation napoléoniennes, la guérilla est, en première approche, une lutte armée du faible contre le fort, menée par des bandes ou des éléments légers qui s'efforcent de surprendre, de déséquilibrer, d'user l'adversaire, de le priver de sa liberté d'action et ainsi de sa supéri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerilla/#i_1696

INTERNATIONALES RELATIONS

  • Écrit par 
  • Marcel MERLE
  • , Universalis
  •  • 6 036 mots

Dans le chapitre « Quels facteurs ? »  : […] L'échec relatif des interprétations philosophico-politique et organiciste laisse libre cours aux thèses déterministes. Celles-ci ne manquent pas, en effet, pour fournir l'explication qui se veut unique et exclusive. La première, qui vient spontanément à l'esprit de quiconque a la curiosité de se pencher sur un planisphère, est la dépendance dans laquelle la politique des États se trouve par rappor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relations-internationales/#i_1696

INTOLÉRANCE

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 1 139 mots

À ceux qui s'abuseraient sur les vertus iréniques de la tolérance, Mirabeau adresse une opportune mise en garde, lorsqu'il déclare en 1789 : « Je ne viens pas prêcher la tolérance. La liberté la plus illimitée de la religion est à mes yeux un droit si sacré que le mot tolérance qui voudrait l'exprimer me paraît en quelque sorte tyrannique lui-même, puisque l'existence de l'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intolerance/#i_1696

LIBÉRALISME

  • Écrit par 
  • Francis BALLE
  •  • 6 797 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'éthique du libéralisme »  : […] La dissociation de la politique et de l'économie, l'indissociabilité du libéralisme politique et du libéralisme économique : ensemble, les deux principes attestent l'unité profonde du libéralisme. Cette unité réside dans une philosophie ou, mieux, dans ce que Jean Baechler n'hésite pas à appeler une « idéologie ». À ce titre, le libéralisme apporte une réponse à chacune des quatre questions quali […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberalisme/#i_1696

LITTÉRATURE - La littérature comparée

  • Écrit par 
  • Pierre BRUNEL
  •  • 11 123 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Des influences par protestation »  : […] Dans sa thèse inédite, soutenue à la Sorbonne en 1972, Jean-Louis Backès passait au crible les notions clés du comparatisme, et en particulier celle d'influence. L'examen était d'autant plus piquant qu'il était présenté dans le cadre d'un travail académique sur un sujet « classique » de fortune littéraire : Dostoïevski en France de 1880 à 1930. « Il convient d'arracher l'œuvr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-la-litterature-comparee/#i_1696

LUKÁCS GYÖRGY (1885-1971)

  • Écrit par 
  • Lucien GOLDMANN
  •  • 3 544 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Statut de l'idéologie »  : […] Il faut mentionner par ailleurs qu'une discussion amicale, mais néanmoins assez radicale, s'était développée, dès ses premières publications, entre Lukács et un autre penseur, qui deviendra assez connu par la suite, Ernst Bloch, sur le statut de l'idéologie. Lukács a toujours maintenu, à travers les différentes étapes de sa pensée, la valorisation classique de la connaissance vraie, et exigé qu'o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gyorgy-lukacs/#i_1696

MANNHEIM KARL (1893-1947)

  • Écrit par 
  • François VIEILLESCAZES
  •  • 736 mots

Né à Budapest, Mannheim enseigna à l'université de Francfort de 1930 à 1933, puis avec l'avènement du nazisme dut quitter l'Allemagne pour s'installer en Angleterre, où il enseigna à la London School of Economics. Fondateur de l'International Library of Sociology and Social Reconstruction, il fut aussi professeur de sociologie et de philosophie à l'université de Londres. Quelque temps avant sa mor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-mannheim/#i_1696

MARXISME - La théorie marxiste

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 741 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  Classes et luttes de classes »  : […] Dans le Manifeste , Marx écrit : « L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes. » Cette proposition doit être prise au sens fort : elle ne signifie pas que les luttes de classes ont été le principal phénomène qu'on puisse observer dans l'histoire ; ni même que les luttes de classes sont la cause profonde, plu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marxisme-la-theorie-marxiste/#i_1696

MARXISME - Le matérialisme dialectique

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 6 386 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La mort de la philosophie »  : […] À lire rapidement les écrits du seul Marx, la question des rapports de la science de l'histoire avec une philosophie semble se résoudre très simplement et très brutalement. Le matérialisme historique n'est pas une philosophie de l'histoire parce qu'il supprime la philosophie. Cette suppression a été interprétée successivement comme une réalisation, comme une liquidation, comme une limitation. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marxisme-le-materialisme-dialectique/#i_1696

MÉDECINE ET INTERNET

  • Écrit par 
  • Philippe MARREL, 
  • Elisabeth PARIZEL, 
  • René WALLSTEIN
  •  • 5 384 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La santé comme nouvelle idéologie »  : […] Une nouvelle idéologie risque donc de nous enserrer dans son réseau de contraintes et d’obligations : le bien-être et la santé tout le temps et à tout prix, dans un nouveau panoptique, pour reprendre un terme cher à Michel Foucault. Au début, cela ne concernera qu’une fraction, la plus technophile, de la population. Mais, au fur et à mesure de la montée en puissance de la médecine sur Internet, l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/medecine-et-internet/#i_1696

MODERNITÉ

  • Écrit par 
  • Jean BAUDRILLARD, 
  • Alain BRUNN, 
  • Jacinto LAGEIRA
  •  • 8 051 mots

Dans le chapitre « Les idéologies comme signe de la modernité »  : […] L'analyse des sociétés décolonisées fait apparaître une autre expression spécifique de la modernité : l' idéologie. Les idéologies (nationales, culturelles, politiques) sont contemporaines de la détribalisation et de la modernisation. Importées d'Occident et imprégnées de rituels et de croyances traditionnelles, elles n'en constituent pas moins, plus que l'infrastructure économique, le lieu du cha […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modernite/#i_1696

NATALISME

  • Écrit par 
  • Hervé LE BRAS
  •  • 2 731 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Efficacité des politiques natalistes »  : […] C'est là le point crucial qui distingue une doctrine politique d'une idéologie : si les mesures recommandées se révèlent efficaces une fois votées, on est en présence d'une doctrine, si elles se révèlent inefficaces, on est en présence d'une idéologie coupée de la réalité et dont on peut suspecter qu'elle poursuit d'autres buts. Or le natalisme s'est révélé peu efficace. Des études économétriques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/natalisme/#i_1696

NATION - Nation et idéologie

  • Écrit par 
  • Maxime RODINSON
  •  • 7 468 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les représentations »  : […] L'idéologie constitue une représentation orientée du monde tournée vers l'action sociale. On en tire des directives de comportements, d'actions, individuels ou collectifs. Elle peut laisser en dehors de son domaine une partie de l'univers pour laquelle sont nécessaires des représentations objectives, conditionnées seulement par les nécessités de l'action technique et les possibilités de compréhens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nation-nation-et-ideologie/#i_1696

NAZISME

  • Écrit par 
  • Johann CHAPOUTOT
  •  • 4 758 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Idéologie anti-Lumières »  : […] C’est d’abord une idéologie, une « vision du monde » (en allemand Weltanschauung ) qui est mise en œuvre par le régime politique instauré en Allemagne à partir du 30 janvier 1933, puis dans une Europe envahie à partir de 1939. Pour la qualifier simplement, cette idéologie est une réaction contre la Révolution française et son héritage, un rejet de tout ce qui est perçu comme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nazisme/#i_1696

NIETZSCHE FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 9 775 mots
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Dans le chapitre « La critique généalogique »  : […] La critique généalogique procède de la conviction qu'il est vain de réfuter les raisons qui étayent une philosophie, tant qu'on n'attaque pas ce qui, derrière les raisons, reflète la situation existentielle du philosophe. Puisque l'Idéal est une idole, on ne peut se contenter d'une critique spéculative, laissant intactes les motivations profondes de la métaphysique idéaliste. Aussi Nietzsche met-i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-nietzsche/#i_1696

ŒUVRE D'ART

  • Écrit par 
  • Mikel DUFRENNE
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Dans le chapitre « Pour l'œuvre même »  : […] On se demandera pourquoi une œuvre est reconnue comme œuvre d'art, et parfois même donnée en exemple. Sans doute parce qu'elle a subi victorieusement l'épreuve de la critique : elle satisfait aux normes qui prévalent, et qui constituent les critères de la beauté, car l'idée de beauté est encore une idée normative. Ces règles, ce sont les experts – académiciens, chefs d'école, princes – qui les ins […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oeuvre-d-art/#i_1696

OPINION PUBLIQUE

  • Écrit par 
  • Patrick CHAMPAGNE
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La notion d'« opinion publique » est aujourd'hui devenue une notion si banale dans les démocraties que son existence ne semble pas faire de doute. Invoquée en permanence par les différents acteurs de la vie politique – responsables gouvernementaux, syndicalistes, journalistes, acteurs économiques, mais aussi, et peut-être surtout, politologues qui la mesurent et en commentent les variations – elle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/opinion-publique/#i_1696

OSTRACISME

  • Écrit par 
  • Pierre BOUDOT
  •  • 9 368 mots
  •  • 2 médias

À l'origine, le terme d'ostracisme n'avait pas la valeur péjorative qu'on lui donne aujourd'hui. Il sanctionnait un vote des Athéniens contre un citoyen suspect, qui était alors banni pour dix ans. Ce jugement devait atteindre les citoyens trop avides de popularité ou à qui leurs actes avaient valu une popularité jugée excessive. Il s'agissait donc en droit d'une réaction de défense d'une collect […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ostracisme/#i_1696

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Universalité »  : […] Le soupçon sophistique accompagne toute philosophie : la question de l'être a-t-elle un sens en dehors d'une aire linguistique, et plus précisément d'une syntaxe, celle de la langue grecque ancienne ? Indiscutablement, la philosophie « parle grec » ou a du moins commencé par parler grec. Sans doute est-elle née dans certaines conditions de langue et de culture, mais celles-ci ont depuis longtemps […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_1696

PROGRÈS

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 8 634 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Énoncés et démonstrations »  : […] En tant que loi objective inscrite dans les choses, nécessaire à la nature, étendue du domaine scientifique et technique au plan moral et social, enveloppant changements, transformations, devenir et impliquant un sens défini, une orientation, le progrès a reçu sa dimension proprement sociologique dans la France des Lumières, où il est demeuré associé à des aspirations plus ou moins confuses. On ne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/progres/#i_1696

PROGRESSISME

  • Écrit par 
  • Jacques ELLUL
  •  • 360 mots

Néologisme formé aux alentours de 1930, dans la ligne de l'idéologie du progrès qui s'est développée au xix e  siècle. Le passage de l'idée de progrès au progressisme implique une connotation positive, liée à l'importance croissante du futur. Par suite du développement de la science s'établit la conviction que le sens de l'histoire est le progrès […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/progressisme/#i_1696

PROPAGANDE

  • Écrit par 
  • Xavier LANDRIN
  •  • 7 628 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Le mot et l'idée »  : […] La genèse du terme « propagande » constitue un indicateur des types de phénomènes qu'il a pu désigner. Pour évoquer l'émergence progressive du mot, les historiens font souvent référence à deux buttes chronologiques : les activités de propagande de l'Église catholique contre la Réforme aux xvi e et xvii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/propagande/#i_1696

PROSPECTIVE

  • Écrit par 
  • Antoine BAILLY
  •  • 1 080 mots

Même si l'on peut prêter au terme prospective une origine anglaise, il est courant en France d'en attribuer la paternité à Gaston Berger qui, en 1957 (repris en 1967 dans Étapes de la prospective ), le propose comme une manière de réfléchir sur l'avenir. « Avant d'être une méthode ou une discipline, la prospective est une attitude » (Berger, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prospective/#i_1696

PROTESTANTISME - Protestantisme et société

  • Écrit par 
  • Jean BAUBÉROT
  •  • 2 439 mots

Dans le chapitre « Le lien avec le capitalisme »  : […] Au xix e  siècle, le lien avéré entre le protestantisme et le capitalisme était expliqué en termes apologétiques (le protestantisme, religion « supérieure ») ou polémiques (par la Réforme, les puissants se sont soustraits à la tutelle de l'Église et ont opprimé les faibles). Marx et Engels, puis Max Weber ont tenté d'établir scientifiquement l'ex […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/protestantisme-protestantisme-et-societe/#i_1696

RACISME

  • Écrit par 
  • Albert MEMMI
  •  • 3 451 mots
  •  • 3 médias

Il n'est pas aisé de donner du racisme une définition qui fasse l'unanimité. C'est pour le moins étonnant à propos d'un sujet abordé tant de fois et de tant de manières. On comprend les raisons de cette difficulté lorsqu'on s'avise que la base du racisme, c'est-à-dire le concept de race pure appliqué aux hommes, est mal définie et qu'il est pratiquement impossible de lui découvrir un objet bien d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/racisme/#i_1696

RELIGION - Sociologie religieuse

  • Écrit par 
  • Olivier BOBINEAU
  •  • 6 053 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Critique marxiste »  : […] L'approche de Marx et Engels sur la religion met en évidence que le fait religieux n'a pas d'autonomie dans le contexte social. Elle est une enveloppe idéologique que les classes dominantes (ou les classes dominées) utilisent au cas par cas pour se représenter à elles-mêmes leur condition ou position socioéconomique, de statut ou de pouvoir (ou de non-pouvoir). Les hommes en société créent leu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/religion-sociologie-religieuse/#i_1696

ROMAN - Roman et société

  • Écrit par 
  • Michel ZÉRAFFA
  •  • 6 700 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Du mythe au roman »  : […] La dualité complémentaire du social et de l'individuel ne caractérise pas seulement les contenus, les thèmes, la substance du roman : elle appartient consubstantiellement au romanesque en tant qu'ouvrage, en tant que fait de culture et de civilisation. À moins de jouer sur les mots, et de ranger dans le romanesque les aventures d'Ulysse, les exploits de Gilgamesh ou encore les innombrables légende […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-roman-et-societe/#i_1696

ROMAN - De Balzac au nouveau roman

  • Écrit par 
  • Michel RAIMOND
  •  • 5 088 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Crise du roman »  : […] Cette belle confiance dans les destinées du genre paraît se tarir vers 1890. On a alors le sentiment que le roman n'a plus d'avenir, peut-être parce qu'il a un trop beau passé. Le « sol philosophique » sur lequel reposait la création romanesque tend à s'effondrer. Le renouveau du spiritualisme, l'attrait pour la psychologie, l'apparition des valeurs du symbolisme conduisaient à remettre en questio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roman-de-balzac-au-nouveau-roman/#i_1696

SCIENCES - Sciences et société

  • Écrit par 
  • Federico MAYOR, 
  • Evry SCHATZMAN
  •  • 9 650 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Sciences, idéologie et éducation »  : […] Un autre aspect du rôle de la science apparaît à travers l'emploi des ordinateurs dans le domaine économique. De façon générale, l'idéologie de la science mêle inextricablement les idées justes et les idées fausses. Ainsi, il est faux de dire qu'il n'y a de science que là où il y a mesure : ce qui est essentiel, c'est la possibilité d'une représentation, la reconnaissance d'une réalité objective, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sciences-et-societe/#i_1696

SCIENCES - Sociologie

  • Écrit par 
  • Yves GINGRAS
  •  • 5 538 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La sociologie des intérêts et l'étude des controverses »  : […] Pour la nouvelle génération de sociologues des sciences qui entre en scène au début des années 1970, l'ouvrage de Thomas Kuhn , La Structure des révolutions scientifiques , paru en 1962, servira de tremplin pour dépasser la sociologie mertonienne. En proposant la notion de paradigme scientifique, expression assez vague et regroupant des composantes à la fois cognitives et so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sociologie/#i_1696

SOCIABILITÉ

  • Écrit par 
  • André AKOUN
  •  • 3 847 mots

Dans le chapitre « Le Nous »  : […] Dans ce jeu où le sociologue voit s'opposer individu et société, réel et irréel, infrastructure et superstructure, la nature du Nous semble indiscernable. La distinction de l'infrastructure et de la superstructure notamment ne tient pas compte du fait qu'il n'y a de réel social que par l'inscription dans le champ des significations. Or, l'on sait que, d'une certaine façon, le social renvoie à un N […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sociabilite/#i_1696

SOCIÉTÉ

  • Écrit par 
  • André AKOUN
  •  • 9 280 mots

Dans le chapitre « Limites de l'analyse marxiste »  : […] Les limites mêmes de l'explication économiste marxiste rendent compte de la priorité théorique et ontologique que l'on doit accorder au politique en tant qu'institution du sens. Marx a vu dans le politique l'instrument dont se sert la classe dominante pour instituer une unité de la société à son profit. Phénomène dérivé, le politique ne reçoit ainsi son être que d'une architecture secrète, fondatr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/societe/#i_1696

STRAUSS LEO (1899-1973)

  • Écrit par 
  • Miguel ABENSOUR, 
  • Michel-Pierre EDMOND
  •  • 3 825 mots

Dans le chapitre « Un philosophe politique »  : […] Quiconque avoue, face à la prise en charge par les sciences de la politique dans les États modernes et face à l'expérience totalitaire de notre temps, qu'une des tâches de la pensée consiste à redécouvrir le politique, à le repenser dans sa consistance propre et dans son rapport au philosophique ne peut faire l'économie d'une confrontation avec l'œuvre de Leo Strauss. Lire les textes de Strauss ap […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leo-strauss/#i_1696

TERRORISME

  • Écrit par 
  • Gérard CHALIAND, 
  • Pierre DABEZIES, 
  • Sylvia PREUSS-LAUSSINOTTE, 
  • Jean SERVIER
  •  • 13 238 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Terrorisme et idéologie »  : […] Le xix e siècle, pour ne parler que de l'époque moderne, a été marqué dans sa première partie par l'affrontement de la France et de l'Angleterre – conséquence d'anciennes rivalités. Nous comprenons ainsi le soutien donné par Hoche, en 1796, aux patriotes irlandais. La seconde moitié du xix e  siè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/terrorisme/#i_1696

THINK TANKS

  • Écrit par 
  • Keith DIXON
  •  • 4 201 mots

Dans le chapitre «  Tournant néolibéral »  : […] Au regard de ce parti pris de neutralité, la création en Suisse de la Société du Mont-Pèlerin (S.M.P.), en 1947, représente une rupture. Ce think tank revêtait des caractéristiques très en avance sur son temps , tant en raison de sa composition, très internationale, que de ses visées, qui traduisaient une forte cohésion idéologique autour d'une conception précise du monde so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/think-tanks/#i_1696

VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 8 198 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Violence, État et société »  : […] D'autres approches de la violence la rapportent non plus à la situation intersubjective mais aux relations entre des êtres sociaux formant, plus ou moins difficilement, des communautés. Dans son Léviathan (1651) Thomas Hobbes interprète l'état de nature comme une situation instable. Ce n'est pas que l'homme y soit irrémédiablement l'ennemi de son prochain. Mais l'absence de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/violence/#i_1696

Voir aussi

Pour citer l’article

Joseph GABEL, « IDÉOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ideologie/