GUINÉE-BISSAU

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Noix de cajou

Noix de cajou
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Archipel des Bijagós, Guinée-Bissau

Archipel des Bijagós, Guinée-Bissau
Crédits : Jean-François Hellio & Nicolas Van Ingen/ Biosphoto

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Nom officielRépublique de Guinée-Bissau (GW)
Chef de l'ÉtatJosé Mário Vaz (depuis le 23 juin 2014)
Chef du gouvernementAristides Gomes (depuis le 16 avril 2018)
CapitaleBissau
Langue officielleportugais
Unité monétairefranc CFA
Population1 585 000 (estim. 2018)
Superficie (km2)36 125

Histoire

L’histoire ancienne du territoire actuel de la Guinée-Bissau est encore mal connue. Elle repose essentiellement sur des traditions orales difficiles à interpréter. Il est donc complexe de reconstituer l’histoire du peuplement du pays, même s’il semble que les sociétés sans État telles que celles des Floup et des Baïote au Nord, des Manjak, des Brame des Balante et des Papel au Centre, des Nalu des Baga, des Landuma au Sud, des Bijagós dans l’archipel du même nom, ont été progressivement repoussées sur les côtes par les Mandingues et les Peuls (ou Foula, ou Fulbe).

L’État mandingue du Gabu (xiiie-xixe siècles)

L’État mandingue du Gabu, situé à l’est du pays, naît de l’avancée, au xiiie siècle, des Malinké menés par Tiramagan Traoré, principal lieutenant de Soundiata (ou Sunjata) Keita, fondateur de l’empire du Mali. Les provinces occidentales de l’empire Malinké, à l’origine simples colonies de peuplement, entrent en contact avec les Portugais dès le xve siècle et nouent avec eux de solides relations commerciales. Elles deviennent peu à peu indépendantes, alors que l’empire du Mali se délite. Elles se structurent en États indépendants autour de Kansala, capitale fondée au xviie siècle.

Alors que l’empire du Mali agonise, l’État mandingue du Gabu s’épanouit et alimente en esclaves les négriers européens. Une aristocratie militaire fidèle aux cultes traditionnels s’appuie sur des commerçants islamisés, les Dioula, qui prennent de plus en plus d’importance dans l’État, tout comme les pasteurs peuls (Foula) qui s’installent progressivement sur le territoire vers la fin du xviiie siècle. L’État théocratique du Fouta-Djalon entre alors en rivalité avec le Gabu pour le contrôle du trafic d’esclaves et multiplie les incursions chez son voisin en s’appuyant sur les musulmans qui y vivent. Incapable de s’adapter au déclin de la traite négrière en Sénégambie à la fin du xviiie siècle, l’État du Gabu se décompose, entraînant la conversion à l’islam des pasteurs nomades peuls et des paysans mand [...]

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Écrit par :

  • : maître de conférences d'histoire de l'Afrique, habilité à diriger des recherches, université d'Aix-Marseille

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Pour citer l’article

Francis SIMONIS, « GUINÉE-BISSAU », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/guinee-bissau/