GÈNES, biologie

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La génétique tire sa terminologie – héritage, transmission, patrimoine – de questions pratiques assez éloignées de la biologie. Le mot latin hereditas désigne les biens, titres et fonctions qu'un homme laisse à sa mort et le droit pour ses enfants d'en prendre possession. L'utilisation de ce terme en biologie date du xixe siècle. De même que les parents transmettent à leurs enfants leur maison, ils transmettent aussi leurs caractéristiques physiques personnelles : taille, couleur des yeux, des cheveux, etc. Cependant, alors qu'ils transmettent la maison elle-même, ils ne transmettent pas leurs yeux. L'idée centrale de la génétique est qu'ils en transmettent un déterminant. La couleur des yeux est transmise par l'intermédiaire de quelque chose qui n'est pas la couleur elle-même : c'est le gène de la couleur des yeux. Cela permet de distinguer le génotype (le déterminant de la couleur des yeux) du phénotype (la couleur des yeux elle-même). Grâce à ces définitions, il devient possible de distinguer un caractère héréditaire et un caractère acquis. Le caractère héréditaire est celui qui est présent dans le génotype. Le caractère acquis est celui qui est présent dans le phénotype, mais pas dans le génotype. Ainsi, l'éternel débat de l'inné et de l'acquis est indissociable des concepts inventés par la génétique au début du xxe siècle.


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Pierre SONIGO, « GÈNES, biologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/genes-biologie/