GAZ RARES ou GAZ NOBLES

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Soudure à l’arc

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Gaz rares : propriétés physiques

Gaz rares : propriétés physiques
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Les autres gaz rares

L'argon, le krypton, le xénon et le néon ont été découverts dans l'atmosphère terrestre : l'argon par William Ramsay et lord Rayleigh en 1894 ; le krypton, le xénon et le néon par W. Ramsay et Morris Williams Travers en 1898. Le radon a été découvert par Ernst Dorn en 1900 dans les produits de désintégration du radium.

Propriétés physiques

Ce sont des gaz incolores, inodores et sans saveur, très difficiles à liquéfier. Leurs principales propriétés physiques sont données dans le tableau. La conductivité thermique de l'argon, plus faible que celle de l'azote, le fait utiliser dans les lampes électriques à filament incandescent : la température étant plus élevée, la lumière est plus blanche qu'avec une atmosphère d'azote. Cette qualité est encore renforcée avec un mélange, plus coûteux, de krypton et de xénon. Les tubes dits « au néon » sont des tubes à décharge à haute tension renfermant des mélanges de gaz rares sous une très faible pression (quelques millièmes de millimètre de mercure). Ce sont alors les propriétés spectrales des gaz qui interviennent. La couleur obtenue dépend du gaz : bleu verdâtre pour l'argon associé à de la vapeur de mercure, rose pour l'hélium, rouge orangé pour le néon, bleu pâle pour le krypton, bleu vert pour le xénon ; ces teintes peuvent être modifiées en mélangeant les gaz. Enfin, les tubes dits fluorescents, de plus en plus employés pour l'éclairage, renferment une atmosphère d'argon.

Gaz rares : propriétés physiques

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Propriétés physiques des gaz rares. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Propriétés chimiques

Dès la découverte de l'argon, Ramsay et Rayleigh tentèrent sans succès de combiner cet élément. De nombreux chercheurs, refusant d'admettre la théorie de l'octet, essayèrent, par l'expérience ou le calcul, de réaliser et de prévoir des réactions avec les autres éléments.

A. von Antropoff, en 1924, fut l'un d[...]


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Écrit par :

  • : professeur à l'université scientifique et médicale de Grenoble
  • : chef de service au département recherches et applications d'Air liquide
  • : doctorat d'État, sous-directeur adjoint à l'Impact sanitaire, Office de protection contre les rayonnements ionisants

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Autres références

«  GAZ RARES ou GAZ NOBLES  » est également traité dans :

AIR

  • Écrit par 
  • Jean PERROTEY
  •  • 2 150 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Composition de l'air »  : […] l'effet des étincelles électriques sur de l'air suroxygéné, les oxydes d'azote formés étant absorbés par de l'eau savonneuse. Cavendish constate, après élimination de l'oxygène en excès, la présence d'un résidu non absorbable, ce qui constitue la première mise en évidence de l'argon et des gaz rares de l'air. Jusqu'à la fin du xix […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/air/#i_3149

BARTLETT NEIL (1932-2008)

  • Écrit par 
  • Pierre LASZLO
  •  • 726 mots

Cette idée paraissait folle. En effet, une théorie bien établie tenait les atomes allant de l'hélium au xénon et au radon (colonne dite des gaz rares du tableau périodique) comme chimiquement inertes. Elle s'appuyait sur la présence de huit électrons à la périphérie de leurs atomes. Une règle, dite de l'octet, affirmait l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neil-bartlett/#i_3149

CLAUDE GEORGES (1870-1960)

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  • Bernard BACH
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Inventeur industriel et praticien remarquable par l'étendue et la diversité de ses travaux. Chimiste de formation (ancien élève de l'École de physique et chimie), Georges Claude commence sa carrière de technicien par ses travaux sur la dissolution de l'acétylène dans l'acétone (cette découverte a conduit à l'utilisation industrielle de ce gaz). […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-claude/#i_3149

GEISSLER HEINRICH (1815-1879)

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  • Georges KAYAS
  •  • 335 mots

Mécanicien et physicien allemand, né à Igelshied (Thuringe) et mort à Bonn. Fils d'un souffleur de verre, Heinrich Geissler apprit lui-même ce métier dans le duché de Saxe-Werningen et l'exerça dans plusieurs universités allemandes, parmi lesquelles l'université de Munich […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heinrich-geissler/#i_3149

KOSSEL WALTHER (1888-1956)

  • Écrit par 
  • Alain LE DOUARON
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Physicien allemand, né à Berlin et mort à Kassel. Walther Kossel fut professeur à l'université de Kiel (1921), puis à Dantzig et enfin à Tübingen (1947) ; en 1916, il interprète la formule de Moseley relative à la spectroscopie des rayons X, de la même manière que N. Bohr l'avait fait pour la formule de Balmer (spectre de l'hydrogène […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/walther-kossel/#i_3149

PRESSIONS PHYSIQUE & CHIMIE DES HAUTES

  • Écrit par 
  • Bernard LE NEINDRE, 
  • Boris OKSENGORN, 
  • Jacques ROMAND, 
  • Boris VODAR
  •  • 5 491 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Transitions isolant-conducteur »  : […] Dans le cas des gaz rares, solides sous pression, les analyses théoriques ont montré que pour le xénon on devait obtenir l'état métallique au-delà de 100 GPa. Expérimentalement, cette valeur de la pression de transition a été confirmée par l'étude du déplacement du bord d'absorption de la lumière. Par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physique-et-chimie-des-hautes-pressions/#i_3149

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  • Écrit par 
  • Georges BRAM
  •  • 366 mots

Chimiste britannique né à Glasgow en Écosse et mort à High Wycombe (Angleterre). Ramsay commence des études universitaires de lettres, mais s'oriente vite vers la chimie. En 1870 il se rend en Allemagne auprès de chimistes réputés, Robert W. Bunsen (1811-1899) à Heidelberg et Rudolf Fittig (1835-1910) à Tübingen, où il obtient son doctorat en 1873 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-ramsay/#i_3149

TABLEAU PÉRIODIQUE DES ÉLÉMENTS

  • Écrit par 
  • Séverine BLÉNEAU-SERDEL
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Dans le chapitre « Un tableau désormais complet… jusqu’à preuve du contraire »  : […] (notamment l’ajout des lignes des actinides et des lanthanides, et de la colonne des gaz rares), est donc complet… jusqu’à preuve du contraire. En effet, depuis les années 1960, les scientifiques spéculent sur l’existence d’une huitième ligne et même au-delà, jusqu’à l’élément 160. Ils espèrent atteindre un « îlot de stabilité » formé d’éléments […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tableau-periodique-des-elements/#i_3149

Voir aussi

ARGON    FLUORURES    KRYPTON    NÉON    OXYDES    XÉNON

Pour citer l’article

Albert LACAZE, Paul ALLAMAGNY, Nathalie LEMAITRE, « GAZ RARES ou GAZ NOBLES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaz-rares/