POULENC FRANCIS

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Du divertissement aux œuvres religieuses

On peut distinguer plusieurs périodes dans l'œuvre de Francis Poulenc. De 1917 à 1923, le musicien ne compose que des œuvres de petite dimension : Trois Mouvements perpétuels pour piano (1918), Le Bestiaire, six mélodies sur des poèmes d'Apollinaire (1919), Cocardes, trois chansons populaires sur des poèmes de Jean Cocteau (1919), Le Gendarme incompris, une comédie bouffe (restée inédite) sur un texte de Jean Cocteau et Raymond Radiguet (1921). Il collabore, avec Georges Auric, Germaine Tailleferre, Darius Milhaud et Arthur Honegger, aux Mariés de la tour Eiffel (1921), écrit (entre 1918 et 1922) de brèves sonates pour piano à quatre mains, pour deux clarinettes, pour clarinette et basson, pour cor, trompette et trombone. Ces œuvres se rattachent à l'esthétique prônée par Cocteau : mélodies d'allure populaire, rythmes alertes, sonorités crues rappelant le music-hall et le cirque. Mais déjà dans Le Bestiaire apparaissent une sensibilité et une poétique personnelles, teintées de mélancolie.

De 1923 à 1935, le musicien réalise des œuvres où le métier s'affermit en même temps que s'enrichit sa palette expressive. Les Biches, ballet créé à Monte-Carlo par Serge de Diaghilev (1923), le Concert champêtre pour clavecin et orchestre, écrit pour Wanda Landowska (1928), Aubade, concerto chorégraphique pour piano et dix-huit instruments (1929), le Concerto en ré mineur pour deux pianos et orchestre (1932) témoignent de sa jeune maîtrise. Il compose des œuvres de musique de chambre : un Trio pour piano, hautbois et basson (1926), un Sextuor pour piano, flûte, hautbois, clarinette, basson et cor, marquant ainsi sa préférence pour les instruments à vent. Sa musique vocale se tourne vers le pastiche et le divertissement (Chansons gaillardes, [...]

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Francis Poulenc

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Pour citer l’article

Jean ROY, « POULENC FRANCIS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 mai 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/francis-poulenc/