DOMINO FATS (1928-2017)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

D'ascendance cajun, né à La Nouvelle-Orléans le 26 février 1928, Antoine Domino apprend très tôt le piano : il est influencé par Pete Johnson et Albert Ammons, maîtres du boogie-woogie. Après son travail en usine, il joue dans les clubs de Good Town, un quartier noir de La Nouvelle-Orléans particulièrement mal famé. Sa verve et son dynamisme attirent vite l'attention. Dave Bartholomew, un chef d'orchestre local réputé (il a joué de la trompette dans l'orchestre de Duke Ellington), engage Domino et ne tarit pas d'éloges sur celui qu'il considère comme un artiste plein d'avenir. Comme ce jeune pianiste est grassouillet, il compose pour lui « The Fat Man », qu'il lui permet d'enregistrer en 1949 pour Lew Chudd, un producteur ambitieux qui est en train de lancer son label Imperial.

Le morceau s'inscrit d'emblée dans les dix premières places du Top 40 de rhythm and blues, réservé à la musique et à la clientèle noires, selon les canons ségrégationnistes alors en vigueur aux États-Unis. Ce succès ouvre la voie à de nombreux autres : « Going Home », « Walking by Myself », « Going to the River », « Please Don't Leave Me », « Don't You Know », « Ain't That a Shame », « Blueberry Hill », « I'm in Love Again », « Blue Monday », « My Blue Heaven », « Walking to New Orleans », « Mardi Gras in New Orleans », « Don't You Lie to Me », « Hello Josephine »... Le style de Domino – désormais surnommé « Fats » en raison de sa corpulence comme de son premier succès –, bouillonnant, plein d'humour et de vitalité, est dans le moule du rhythm and blues de l'époque, ceux du Texan Amos Milburn ou de son compatriote louisianais, Professor Longhair. Quelques différences cependant : il chante avec un fort accent « français » cajun, ce qui, aux oreilles américaines, lui confère un charme spécial ; son jeu de piano puise aussi, et de plus en plus, dans le jazz [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  DOMINO FATS (1928-2017)  » est également traité dans :

PRODUCTEUR DE MUSIQUE

  • Écrit par 
  • Florent MAZZOLENI
  •  • 7 263 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les autres premiers labels de rock »  : […] Contemporains de Sam Phillips, de nombreux autres producteurs et patrons de label vont favoriser eux aussi l’émergence de productions musicales modernes, de Peacock à Modern, en passant par Aladdin ou Black and White. En publiant les disques que les majors n’osent pas signer, la plupart de ces labels visent des secteurs de « niche » qui s’adressent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/producteur-de-musique/#i_35446

Pour citer l’article

Gérard HERZHAFT, « DOMINO FATS - (1928-2017) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/fats-domino/