ENTREPRISELes relations interentreprises

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Fusions-acquisitions et cessions d'actifs

Les opérations de fusions-acquisitions (F-A) et de cessions d'actifs modifient le périmètre de contrôle délimité par les droits de propriété du capital. Les frontières des groupes sont fréquemment rectifiées. Certains en tirent une véritable culture. L'externalisation de nombreuses activités considérées comme non stratégiques préside à la création de nouvelles entreprises. Cependant, ces opérations bouleversent l'environnement concurrentiel des firmes plus tranquilles : une entreprise habituée à travailler avec la filiale d'un groupe peut devoir du jour au lendemain s'accommoder de relations imprévues avec un nouveau partenaire.

Une entreprise peut souhaiter acquérir le contrôle de son client ou de son fournisseur (concentrations verticales). Elle espère réaliser ainsi des économies de stockage et contrôler plus efficacement les activités situées en aval (par exemple un réseau de distribution), ou garantir la sécurité de ses approvisionnements en amont. Les concentrations horizontales visent des économies de complémentarité (synergies) et permettent d'acquérir une taille efficiente et des équipes de spécialistes plus rapidement et à meilleur marché que par la voie classique de croissance interne par l'investissement. La concentration offre aussi le moyen d'éliminer les excédents chroniques de production et de s’orienter vers des produits porteurs.

La F-A modifie la composition de l'actionnariat et réorganise fréquemment les pouvoirs au cœur de la nouvelle entité. L’absorption d'une entreprise ou son démantèlement par cession partielle font de la firme un objet d'échange, l'enjeu d'un marchandage, sinon d'un véritable marché au sens courant du terme. La valeur de la firme ou des actifs cédés dépend non seulement de sa situation nette (actifs moins dette), mais aussi des bénéfices futurs que l'absorbant compte retirer de l'opération. Le prix que l’absorbant paie en cash ou en échange d’actions pour prendre le contrôle de l’absorbée se fonde aussi sur l’estimation des bénéfices qu’il pens [...]

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Écrit par :

  • : professeur émérite d'économie à l'université de Paris-IX-Dauphine

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Pour citer l’article

Alain BIENAYMÉ, « ENTREPRISE - Les relations interentreprises  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 décembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/entreprise-les-relations-interentreprises/