EMPIRE (PREMIER)

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Portrait de Napoléon Ier, Girodet-Trioson

Portrait de Napoléon Ier, Girodet-Trioson
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Bataille d'Austerlitz

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Bataille de Friedland

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Junot

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Le 2 décembre 1804, Napoléon se fait couronner empereur, mais s'il choisit ce titre, c'est par désir d'éviter celui de roi, après dix années de révolution, plutôt que par référence à l'expansion territoriale de Rome ou de Charlemagne. Son objectif est alors de rétablir la monarchie héréditaire à son profit et non de poursuivre une guerre de conquête qui semble terminée depuis que la France a atteint ses frontières naturelles et consolidé son influence en Italie du Nord et en Allemagne.

Portrait de Napoléon Ier, Girodet-Trioson

Portrait de Napoléon Ier, Girodet-Trioson

Diaporama

Anne Louis GIRODET dit GIRODET-TRIOSON, Portrait de Napoléon Ier - Étude pour "Remise des clés de la ville de Vienne le 13 novembre 1805", huile sur toile. Musée Bonnat, Bayonne. 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

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C'est après Austerlitz et Trafalgar que naît la théorie du grand empire. Talleyrand avait prévenu les Anglais en 1802 : « Le premier coup de canon peut créer subitement l'empire gaulois [...]. Le Premier consul a trente-trois ans et il n'a encore détruit que des États de second ordre. Qui sait ce qu'il lui faudrait de temps, s'il y était forcé, pour changer de nouveau la face de l'Europe et ressusciter l'empire d'Occident ? »

Le Blocus continental, machine de guerre économique contre l'Angleterre, servit de prétexte à une série d'annexions, de remaniements territoriaux et dynastiques qui firent passer plus de la moitié de l'Europe sous la domination de Napoléon. Ainsi se forma un empire tout en rivages et en ports, de Hambourg à Bordeaux, de Barcelone à Gênes, de Naples à Trieste. L'axe principal en fut le Rhin, soumis à l'influence française, de sa source à son embouchure. Cet empire, Napoléon eut le souci de l'unifier par les routes, les codes, les brassages de population au sein de la Grande Armée, la centralisation administrative.

Mais ce qui finit par compromettre la domination napoléonienne, ce fut le sentiment d'abord confus, puis de plus en plus précis après les décrets de 1810 assouplissant le Blocus, que le système continental favorisait en définitive l'industrie et le commerce de la France proprement dite au détriment des pays vassaux ou alliés. Au nom de la lutte contre l'hégémonie économique de l'Angleterre, [...]


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  • : professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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PREMIER EMPIRE, en bref

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Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte, général glorieux des armées de la Ire République, consul depuis le coup d'État du 18-Brumaire an VIII (9 novembre 1799) et consul à vie depuis 1802, se fait sacrer par le pape Pie VII Empereur des Français, sous le nom de Napoléon Ier. Il met alors en place un régime extrêmement centralisé, despotique, tout entie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/premier-empire-en-bref/

CONSULAT ET EMPIRE - (repères chronologiques)

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BEAUHARNAIS EUGÈNE DE (1781-1824) vice-roi d'Italie (1805)

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Son père, Alexandre de Beauharnais, commandant en chef de l'armée du Rhin, ayant été guillotiné, et sa mère, Joséphine, étant en prison, le jeune Eugène entre en apprentissage chez un menuisier avant que le 9-Thermidor, ouvrant un nouveau crédit à sa mère, lui permette d'embrasser la carrière des armes. Après le remariage de Joséphine, il suit Bonaparte en Italie puis en Égypte et se comporte avec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eugene-de-beauharnais/#i_18377

BERNADOTTE JEAN-BAPTISTE (1763-1844), roi de Suède et de Norvège sous le nom de CHARLES XIV (1818-1844)

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Fils d'un magistrat de Pau, engagé à dix-sept ans, sergent-major en 1788 et connu alors sous le sobriquet de « Belle Jambe », Bernadotte prend ses grades dans les armées de la Révolution, devient le lieutenant de Jourdan à l'armée de Sambre-et-Meuse puis de Bonaparte à l'armée d'Italie. Ambassadeur à Vienne pendant deux mois en 1798, il y rencontre Beethoven et lui conseille de consacrer une symph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernadotte-charles-xiv/#i_18377

BERTHIER ALEXANDRE (1753-1815) maréchal d'Empire (1804) prince de Neuchâtel (1806) prince de Wagram (1809)

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Né à Versailles, ingénieur-géographe et officier de carrière, combattant valeureux de la guerre d'Amérique, Berthier, déjà connu comme officier d'état-major modèle, est lieutenant-colonel en 1789 ; avant de devenir le major-général (c'est-à-dire chef d'état-major) de Napoléon, il est celui de La Fayette à la tête de la garde nationale parisienne dès l'automne de 1789. Patriote à tout le moins fort […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-berthier/#i_18377

BLOCUS CONTINENTAL

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  • Universalis
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Instrument principal de la lutte conduite par Napoléon I er contre l'Angleterre, le Blocus continental amena dans toute l'Europe des perturbations profondes. Bien que son étanchéité n'ait jamais été absolue, il faillit ruiner l'économie britannique et provoqua en Angleterre de très graves désordres sociaux. Mais, son extension à l'ensemble des pays d'Europe continentale […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/blocus-continental/#i_18377

BLÜCHER GEBHART LEBERECHT VON (1742-1819)

  • Écrit par 
  • Jean BÉRENGER
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La carrière de Blücher, général prussien qui attacha son nom à la défaite de Napoléon à Waterloo, se déroule en deux temps. Jusqu'à la soixantaine, il mène la vie assez obscure d'un officier de cavalerie. À partir de 1805 il est l'un des chefs du parti anti-français en Prusse. Né au Mecklembourg, il s'engage à quatorze ans au service de la Suède, comme simple hussard, car il n'a aucun goût pour le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gebhart-leberecht-von-blucher/#i_18377

BONAPARTE CAROLINE (1782-1839) grande-duchesse de Berg (1806-1808) reine de Naples

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 295 mots

La plus jeune des « trois Grâces » de la famille Bonaparte fait assez ingrate figure, dans l'imagerie impériale, à côté de ses sœurs, d'Élisa, la femme bas-bleu et l'énergique administratrice, et de l'enchanteresse Pauline. Pourtant Caroline ne manque ni de charme (un très beau portrait d'Ingres en témoigne), ni d'amants (une de ses liaisons faillit provoquer un duel scandaleux entre Junot et Mura […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/caroline-bonaparte/#i_18377

BONAPARTE JÉRÔME (1784-1860) roi de Westphalie (1807-1813)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 302 mots

Orphelin de père à un an, Jérôme entre dans la marine après le 18-Brumaire et prend part à l'expédition de Saint-Domingue ; pour échapper aux croisières anglaises, il se réfugie en Amérique et y épouse la fille d'un négociant de Baltimore sans demander le consentement des siens ; il n'est donc pas compris dans les princes de l'Empire en 1804 ; mais Jérôme ne ressemble guère à Lucien ; il consent a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonaparte-jerome-1784-1860-roi-de-westphalie-1807-1813/#i_18377

BONAPARTE JOSEPH (1768-1844) roi de Naples (1806-1808) puis d'Espagne (1808-1813)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 405 mots
  •  • 1 média

Boursier au collège d'Autun, avocat en Corse, candidat malheureux à la Constituante puis à la Législative, antipaoliste réfugié à Marseille (où il fait un mariage avantageux avec une fille du riche négociant Clary), Joseph apparaît déjà, avant l'irrésistible ascension de son frère, comme un garçon charmant, bien qu'un peu infatué, sur lequel on ne peut guère compter. « Aussi suffisant qu'insuffisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-bonaparte/#i_18377

BONAPARTE LOUIS (1778-1846) roi de Hollande (1806-1810)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 396 mots

Aspirant d'artillerie en 1790, Louis Bonaparte prend part à la campagne d'Italie en 1796 comme aide de camp de son frère et se retrouve colonel de dragons au retour de l'Égypte. Dès ce moment, atteint peut-être d'une maladie sur la nature de laquelle on s'interroge, il donne des signes de fragilité psychique ; son hypocondrie et sa défiance maladive ne feront que s'accentuer. À la proclamation de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-bonaparte/#i_18377

BRUNE GUILLAUME MARIE ANNE (1763-1815) maréchal d'Empire (1804)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 472 mots

Né à Brive-la-Gaillarde, clerc de procureur, puis imprimeur à Paris, Brune offre un exemple typique d'homme que rien ne semblait appeler à la carrière ni à la gloire des armes et dont la Révolution seule fit un soldat. (Parmi les autres maréchaux d'Empire, on pourrait citer encore le cas de Gouvion-Saint-Cyr, artiste peintre jusqu'en 1792.) Au début de la Révolution, Brune se lance dans le journal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-marie-anne-brune/#i_18377

BUGEAUD THOMAS ROBERT, marquis de la Piconnerie (1784-1849) duc d'Isly et maréchal de France

  • Écrit par 
  • André Jean TUDESQ
  •  • 665 mots

Issu d'une famille irlandaise qui avait émigré en France, Bugeaud s'engage dans l'armée en 1804, comme vélite, dans les grenadiers à pied de la garde impériale. Il est promu caporal à Austerlitz et blessé à Pultusk ; il combat ensuite en Espagne, où il devient capitaine sous les ordres du général Lamarque. Il met en déroute un régiment anglais, ce qui lui vaut le grade de lieutenant-colonel, et il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-robert-bugeaud/#i_18377

CAMBACÉRÈS JEAN-JACQUES RÉGIS DE (1753-1824) deuxième consul (1799-1804) archichancelier d'Empire (1804)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 624 mots

Né à Montpellier d'une famille de noblesse de robe, conseiller à la cour des aides de Montpellier en 1774, président du tribunal criminel de l'Hérault en 1790, Cambacérès arrive à Paris, député de son département à la Convention, comme juriste compétent, bon vivant notoire et révolutionnaire prudent ; tel il restera durant toute sa vie. Il siège au Marais, vote la mort de Louis XVI en termes volon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-jacques-regis-de-cambaceres/#i_18377

CAULAINCOURT ARMAND AUGUSTIN LOUIS marquis de (1773-1827) duc de Vicence (1808)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 720 mots

Né d'un père qui est lieutenant-général de Louis XVI et sera sénateur et comte de Napoléon, Caulaincourt est déjà sous-lieutenant à seize ans ; sous la Révolution, il connaîtra des fortunes diverses (il accompagnera, par exemple, un ambassadeur de la République à Constantinople) avant d'être remarqué par Talleyrand, qui se chargera de sa carrière — une carrière, tout compte fait, bien plus civile […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/armand-augustin-louis-caulaincourt/#i_18377

CHAPTAL JEAN ANTOINE (1756-1832)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 903 mots

« La Révolution qui s'effectue est une belle chose ; mais je voudrais qu'elle fût arrivée il y a vingt ans. Il est fâcheux de se trouver dessous, quand on démolit une maison, et voilà notre position », écrivait Chaptal en octobre 1789. De la maison démolie, il saura pourtant tirer les matériaux d'un bel édifice personnel : exemple typique de ces bourgeois, plus nombreux qu'on ne le croit, qui ne s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-antoine-chaptal/#i_18377

CHATEAUBRIAND FRANÇOIS RENÉ DE (1768-1848)

  • Écrit par 
  • Patrick BERTHIER
  •  • 6 267 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les variations du royaliste (1814-1830) »  : […] Dès mai 1803, Bonaparte l'avait nommé secrétaire d'ambassade à Rome, puis, à la fin de novembre, ministre dans le Valais ; mais, peu satisfait de cette offre trop modeste, il l'avait déclinée en mars 1804 à cause, affirma-t-il plus tard, de l'exécution du duc d'Enghien, prince de sang royal. Il eut beau jeu, dès lors, de dénoncer allusivement la tyrannie impériale dans un article devenu célèbre du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-rene-de-chateaubriand/#i_18377

COALITION GUERRES DE (1792-1815)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 1 058 mots
  •  • 1 média

Pendant dix années consécutives, de 1792 à 1802, puis pendant douze autres années consécutives, de 1803 à 1815, la France s'est trouvée en guerre avec les principales puissances de l'Europe. La guerre déclarée par Louis XVI et l'Assemblée législative au « roi de Hongrie et de Bohême » trouve son origine dans les rassemblements d'émigrés en territoire allemand et les réclamations des princes posses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerres-de-coalition/#i_18377

CODIFICATION

  • Écrit par 
  • Guy BRAIBANT
  •  • 6 892 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La grande œuvre codificatrice de la Révolution et de l'Empire »  : […] Le mérite des grands codes français du début du xix e siècle est communément attribué au régime impérial et à Napoléon lui-même ; mais ces codes sont aussi, dans une large mesure, le résultat de travaux entamés dès le début de la Révolution. La loi du 16 août 1790 sur l'organisation judiciaire dispose que « les lois civiles seront revues et réfor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/codification/#i_18377

CROATIE

  • Écrit par 
  • Emmanuelle CHAVENEAU, 
  • Christophe CHICLET, 
  • Ivo FRANGES, 
  • Mladen KOZUL
  •  • 9 188 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La Croatie contemporaine »  : […] C'est Napoléon qui va mettre fin provisoirement à cet équilibre. Après avoir défait Venise et l'Autriche, il crée les provinces illyriennes rattachées à l'Empire de 1809 à 1813. La Slovénie, la Dalmatie et une grande partie de la Croatie y sont englobées. Les Français abolissent la féodalité et introduisent le Code civil. Les ferments du nationalisme croate vont commencer à germer. La première […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croatie/#i_18377

CUIRASSIER

  • Écrit par 
  • Jean DELMAS
  •  • 658 mots

À l'origine désigne un cavalier portant cuirasse. La première application officielle du nom de cuirassier dans l'armée française date de 1665 : création du régiment de cuirassiers du roi, « régiment n o 7 » de la cavalerie dite alors légère depuis la suppression de l'armure, remplacée par la cuirasse. Ce régiment devient, en 1791, le « numéro 8 » des régiments de grosse c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cuirassier/#i_18377

DAVOUT LOUIS NICOLAS D'AVOUST ou (1770-1823) maréchal d'Empire (1804) duc d'Auerstaedt (1806) prince d'Eckmühl (1809)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 690 mots
  •  • 1 média

Issu d'une famille noble de Bourgogne, sous-lieutenant de cavalerie en 1788, Davout montre bien par son exemple qu'il ne faut pas confondre les nobles en tant que classe sociale et les aristocrates en tant que parti politique opposé aux patriotes. Ardent patriote justement, le jeune Davout est mis aux arrêts à la suite d'un toast révolutionnaire, puis emprisonné en raison d'une mutinerie de son ré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/davout-avoust/#i_18377

DE L'INDUSTRIE FRANÇAISE, Jean-Antoine Chaptal - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis DEMIER
  •  • 1 296 mots

Quand Jean-Antoine Chaptal (1756-1832) publie en 1819 De l'industrie française , deux forts volumes de 533 pages, il est au faîte de sa notoriété. Une des personnalités les plus remarquables du personnel napoléonien, ce savant devenu entrepreneur a aussi été durant l'Empire un ministre de l'Intérieur réformateur. Son livre est publié à un moment charnière de l'histoire de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-l-industrie-francaise/#i_18377

DESAIX LOUIS CHARLES ANTOINE DES AIX dit (1768-1800)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 275 mots

Issu d'une famille noble d'Auvergne, Desaix est déjà sous-lieutenant à quinze ans en 1783. Son attitude envers la Révolution peut se définir par un loyalisme sans faille et par une adhésion modérée. En 1791, son refus de suivre son frère aîné qui émigre le brouille avec sa famille ; en août 1792, il proteste contre la suspension du roi, ce qui lui vaut un mois d'emprisonnement. Dès octobre 1793, i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/desaix/#i_18377

DOMBROWSKI ou DABROWSKI JAN HENRYK (1755-1818)

  • Écrit par 
  • Zofia BOBOWICZ-POTOCKA
  •  • 768 mots

Général polonais, né à Pierzchowiec près de Cracovie, Jan Henryk Dabrowski (Dombrowski) servit d'abord dans l'armée saxonne (1772-1792), puis, après avoir regagné la Pologne, il prit une part active à la défense de Varsovie pendant l'insurrection nationale dirigée par Kościuszko (1794), ce qui lui valut le grade de général. Il élimina ensuite les Prussiens de la Grande-Pologne, qui participa au so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dombrowski-dabrowski/#i_18377

DOMINIQUE-VIVANT DENON. L'ŒIL DE NAPOLÉON (exposition)

  • Écrit par 
  • Marie-Claude CHAUDONNERET
  •  • 1 077 mots

En consacrant une exposition à Denon, le Louvre rendait hommage à son « grand homme », à celui qui fut le premier directeur des Musées. Pierre Rosenberg, directeur du musée du Louvre et organisateur de cette manifestation, ne s'est pas limité à l'action du haut fonctionnaire sous le Consulat et l'Empire mais entendait, avec les 634 œuvres présentées, éclairer les différentes facettes de la person […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dominique-vivant-denon-l-oeil-de-napoleon/#i_18377

DUROC GÉRAUD CHRISTOPHE MICHEL DU ROC ou (1772-1813) duc de Frioul

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 352 mots

Cadet gentilhomme à l'École militaire de Pont-à-Mousson, puis de Châlons, Duroc émigre en 1792, revient en France, sert au siège de Toulon, où il est remarqué par Bonaparte, participe à la campagne d'Italie puis à celle d'Égypte, où il est blessé. Il accompagne le Premier consul dans la seconde campagne d'Italie et devient général de brigade le 13 octobre 1801. Nommé gouverneur du palais des Tuile […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geraud-christophe-michel-du-duroc/#i_18377

ÉMERY JACQUES ANDRÉ (1732-1811)

  • Écrit par 
  • Irénée NOYE
  •  • 527 mots

Né à Gex, formé au collège des jésuites de Mâcon, puis par les sulpiciens de Paris, Émery fut agrégé à la Compagnie de Saint-Sulpice en 1758 et envoyé comme professeur dans les séminaires d'Orléans puis de Lyon. Après avoir dirigé le séminaire d'Angers pendant six ans, il fut élu supérieur général de Saint-Sulpice en 1782 et s'attaqua avec succès aux abus d'indiscipline et de mondanité qui s'étaie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-andre-emery/#i_18377

ESPAGNE (Le territoire et les hommes) - De l'unité politique à la guerre civile

  • Écrit par 
  • Henri LAPEYRE
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Dans le chapitre « Prépondérance de la politique extérieure »  : […] Beaucoup plus que celui de Charles III, le règne de Charles IV fut dominé par les questions de politique extérieure. La Révolution française suscita dans l'opinion une hostilité presque générale et Floridablanca s'efforça d'empêcher la pénétration des idées subversives. Dans l'espoir d'améliorer les rapports avec la France, le roi confia le pouvoir à Aranda, mais celui-ci dut, après le 10 août 17 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/espagne-le-territoire-et-les-hommes-de-l-unite-politique-a-la-guerre-civile/#i_18377

ÉTATS DU PAPE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Vincent GOURDON
  •  • 672 mots

755-756 À l'appel du pape Étienne II, menacé par les Lombards, l'armée franque de Pépin descend en Italie. Les territoires conquis sur les Lombards, autour de Ravenne et de Rome, sont donnés au pape, sous le nom de « Patrimoine de Saint-Pierre ». 846 Les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul-Hors-les-Murs de Rome sont pillées par les Sarrasin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-du-pape-reperes-chronologiques/#i_18377

EYLAU BATAILLE D' (7-8 févr. 1807)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 361 mots

Épisode marquant des campagnes de Napoléon contre la quatrième coalition, la bataille d'Eylau est aussi le premier échec important auquel celui-ci est confronté. Elle voit s'affronter 76 000 Russes et Prussiens, sous le commandement de Leonti Bennigsen, et 74 000 Français commandés par l'Empereur. Contre toute attente, les Russes ont lancé leur offensive en plein hiver. Le 7 février, un premier c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-d-eylau/#i_18377

FATH ‘ALI SHĀH (1759/60-1834)

  • Écrit par 
  • Jean CALMARD
  •  • 1 211 mots

Neveu du fondateur de la dynastie qādjār de Perse, Āqā Mohammad Khān, et second souverain de cette dynastie, Fath ‘Ali Shāh était le fils du chef qādjār qoyunlu Hoseyn Qoli Khān Djahansuz. Né en 1173 de l'hégire (1759-1760), il avait reçu son nom ainsi que son surnom de Bābā Khān en mémoire du prestigieux ancêtre qādjār Fath ‘Ali Khān, éliminé en 1726 par le futur Nāder Shāh. En dépit des conseils […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fath-ali-shah/#i_18377

FESCH JOSEPH (1763-1830)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 276 mots

Fils d'un militaire suisse venu chercher fortune en Corse, demi-frère de Madame Mère, Fesch n'a que six ans de plus que son neveu Napoléon. Au début de la Révolution, il est déjà archidiacre et prévôt du chapitre d'Ajaccio ; les événements sans doute offrent à sa foi la matière d'une révélation inattendue, car il renonce à la prêtrise, entre sans tarder dans l'administration de la Guerre et se ret […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-fesch/#i_18377

FIESCHI GIUSEPPE (1790-1836)

  • Écrit par 
  • Paul GUICHONNET
  •  • 476 mots

Né à Murato (Corse) d'une famille misérable, Giuseppe Fieschi s'engage à seize ans dans l'armée de Murat, où il gagne les galons de sergent. Intelligent, mais fourbe et intrigant, il trahit ses chefs en livrant des renseignements aux Autrichiens. Il parvient cependant à entrer dans les gardes du corps du roi de Naples et fait, avec bravoure, les campagnes napoléoniennes de 1812 à 1814. Fieschi tra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giuseppe-fieschi/#i_18377

FONTANES LOUIS DE (1757-1821)

  • Écrit par 
  • Denise BRAHIMI
  •  • 647 mots

De famille noble, passionné pour la poésie, Fontanes produit avant la Révolution quelques œuvres qui lui permettent de se faire connaître dans le monde littéraire. En 1783, il publie une traduction en vers de l' Essai sur l'homme de Pope, précédé d'un Discours préliminaire qu'on trouva d'une rare sûreté de goût chez un jeune homme de vingt-six ans. En […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-de-fontanes/#i_18377

FOUCHÉ JOSEPH (1759-1820) duc d'Otrante (1809)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 1 196 mots

Fils d'un capitaine de navire nantais, Fouché semble n'avoir jamais été ordonné prêtre de l'Oratoire, bien qu'il ait longtemps enseigné dans les collèges de la congrégation ; contrairement à la légende, il ne devra donc pas défroquer à proprement parler pour se marier au début de la Révolution. Député de la Loire-Inférieure à la Convention, Montagnard et régicide, il ne se met vraiment en vedette […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-fouche/#i_18377

FRANCE CAMPAGNE DE (1814)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 558 mots

Avant-dernière et, pour certains, la plus belle des campagnes de Napoléon, la campagne de France a fait l'objet d'études détaillées de Jomini et de Clausewitz qui ont analysé toutes les opérations de ce modèle de la « guerre de mouvement ». Lorsque la France est envahie en 1814, deux armées alliées totalisant 250 000 hommes jouent un rôle décisif : l'armée du général prussien Blücher et celle du g […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/campagne-de-france-1814/#i_18377

FRANÇOIS II (1768-1835) empereur germanique (1792-1806) puis FRANÇOIS Ier empereur d'Autriche (1804-1835)

  • Écrit par 
  • Jean BÉRENGER
  •  • 631 mots

Né à Florence, où son père, le futur Léopold II, gouvernait le grand-duché de Toscane (devenu depuis 1738 bien patrimonial des Habsbourg-Lorraine), François II est le dernier empereur germanique, puisque le Saint Empire est dissous en 1806, et le premier empereur héréditaire d'Autriche (1804) sous le nom de François I er . Cette simple affaire de protocole annonce le retra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-ii-francois-ier/#i_18377

FRIEDLAND BATAILLE DE (14 juin 1807)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 320 mots
  •  • 1 média

Lors de la campagne contre la quatrième coalition, cette victoire de Napoléon efface le revers essuyé en février 1807 à Eylau. Elle permet la conclusion du traité de Tilsit, signé entre Napoléon et Alexandre I er de Russie le 8 juillet. La bataille se déroula à Friedland, en Prusse orientale (aujourd'hui Pravdinsk, en Russie), à 43 kilomètres au sud-est de Köninsberg (auj […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-de-friedland/#i_18377

GAUDIN MARTIN MICHEL CHARLES, duc de Gaète (1756-1841)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 338 mots

Grand commis de l'Ancien Régime, Gaudin dirige de 1777 à 1789 une division au département des impositions du Contrôle général et y conçoit l'idée du cadastre. Lorsque l'Assemblée constituante organise une Trésorerie nationale, il est aussitôt appelé à en faire partie comme commissaire. À plusieurs reprises, on lui offre le portefeuille des Finances ; il ne l'accepte qu'après le coup d'État de Brum […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-michel-charles-gaudin/#i_18377

GNEISENAU AUGUST comte NEIDHARDT VON (1760-1831)

  • Écrit par 
  • Jean DELMAS
  •  • 412 mots

Originaire d'Allemagne méridionale, August von Gneisenau se met au service de l'Angleterre et débarque en Amérique, trop tard pour combattre les insurgés. À son retour, il sert dans l'armée prussienne et y végète pendant vingt ans (1785-1806). Capitaine, il combat à Iéna, parvient à échapper à la poursuite des troupes napoléoniennes et s'illustre au commandement de la place de Kolberg, qu'il défen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gneisenau-august-comte-neidhardt-von/#i_18377

GODOY MANUEL (1767-1851)

  • Écrit par 
  • Marie-France SCHMIDT
  •  • 928 mots

Né à Badajoz en Estrémadure, Manuel Godoy appartient à une famille de petite noblesse peu fortunée. Il quitte sa ville natale pour Madrid en 1781 et entre dans la Compagnie royale des gardes du corps. C'est alors que la future reine Marie-Louise conçoit une violente passion pour ce jeune homme de belle allure, dont l'ascension commence aussitôt que Charles IV succède à Charles III sur le trône d'E […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manuel-godoy/#i_18377

GOUVION-SAINT-CYR LAURENT marquis de (1764-1830)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 331 mots

Maréchal de France, né le 13 avril 1764 à Toul, mort le 17 mars 1830 à Hyères. Après des études dans le domaine des arts, le marquis Laurent de Gouvion-Saint-Cyr s'engage en 1792 comme volontaire dans les armées de la Révolution française. Il doit à sa conduite héroïque lors des batailles de Mayence et de Mannheim (Allemagne) en 1795 d'être promu au rang de général. Il sert ensuite en Égypte et e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/laurent-gouvion-saint-cyr/#i_18377

GROUCHY EMMANUEL marquis de (1766-1847) maréchal d'Empire

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 339 mots

Transfuge de sa classe (pour emprunter au marxisme son vocabulaire), Grouchy offre l'exemple typique de ces nobles qui, choisissant le parti patriote contre le parti aristocrate, embrasseront la cause révolutionnaire avec autant de persévérance que de détermination. Beau-frère de Condorcet et de Cabanis, esprit attentif et curieux, il restera l'ami des idéologues. Par conviction politique, il dema […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-grouchy/#i_18377

GUILLAUME Ier NASSAU (1772-1843) roi des Pays-Bas et grand-duc de Luxembourg (1815-1840)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 577 mots

Roi des Pays-Bas et grand-duc de Luxembourg (1815-1840), né le 24 août 1772 à La Haye, mort le 12 décembre 1843 à Berlin. Fils de Guillaume V (1748-1806, stathouder de Hollande de 1751 à 1795) et prince d'Orange, Guillaume Frédéric épouse Wilhelmina de Prusse (1774-1837), la fille de son oncle Frédéric-Guillaume II de Prusse (1744-1797), en 1791 et émigre en Angleterre avec sa famille en 1795 apr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-ier-nassau/#i_18377

HOFER ANDREAS (1767-1810)

  • Écrit par 
  • Jean BÉRENGER
  •  • 304 mots

Patriote tyrolien, fusillé à Mantoue sur ordre de Napoléon. Aubergiste comme son père, Andreas Hofer prend part aux guerres contre la Révolution comme capitaine de la milice. Après le transfert du Tyrol à la Bavière, il prend la tête de l'agitation contre le gouvernement bavarois, allié de Napoléon. L'agitation n'est pas seulement fomentée par Vienne, mais par le clergé, surtout par les moines, en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andreas-hofer/#i_18377

INFANTERIE

  • Écrit par 
  • Henri de NANTEUIL
  •  • 3 156 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « À partir du XVIIIe siècle, les fantassins fusiliers »  : […] Le tout début du xviii e  siècle marque une étape importante. En 1703, le fusil à baïonnette est adopté dans toute l'armée française et, en 1708, piques et piquiers sont définitivement supprimés. Dès lors les fantassins, tous fusiliers, combattent sur cinq à huit rangs seulement, tirant dans les intervalles ou l'un par-dessus l'autre. Les formati […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infanterie/#i_18377

ITALIE - Histoire

  • Écrit par 
  • Michel BALARD, 
  • Paul GUICHONNET, 
  • Jean-Marie MARTIN, 
  • Jean-Louis MIÈGE, 
  • Paul PETIT
  •  • 27 438 mots
  •  • 42 médias

Dans le chapitre « L'Italie napoléonienne »  : […] Bonaparte, qui s'est emparé du pouvoir par le coup d'État du 18 brumaire (9-10 nov. 1799), redresse la situation. La victoire de Marengo (14 juin 1800) et la paix de Lunéville (9 févr. 1801) replacent l'Italie sous l'hégémonie française. Durant le Consulat, puis l' Empire, Napoléon, qui n'a pas de politique italienne préméditée, va opérer, au gré des circonstances, des remaniements autoritaires s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-histoire/#i_18377

JEANBON SAINT-ANDRÉ ANDRÉ JEANBON dit (1749-1813)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 923 mots

Issu d'une famille protestante de Montauban convertie de force, élevé chez les jésuites qui voudraient l'enrôler sous leur étendard, Jeanbon préfère entrer dans la marine marchande et devenir capitaine au long cours ; un peu plus tard, il revient à la théologie, mais pour se faire pasteur protestant et exercer son ministère dans son pays natal. Jacobin dès le début de la Révolution, élu député du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeanbon-saint-andre/#i_18377

JEAN VI LE CLÉMENT (1767-1826) roi de Portugal (1816-1826)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 587 mots

Roi de Portugal (1816-1826), né le 13 mai 1767 à Lisbonne, mort le 10 mars 1826 à Lisbonne. Fils cadet de Pierre  III et de Marie I re , Jean (dom João) devient l'héritier du trône portugais à la mort de son frère en 1788. En 1792, en raison de la fragilité mentale de sa mère, il prend les rênes du royaume. En 1799, il assume la charge de prince […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-vi-le-clement/#i_18377

JOMINI ANTOINE HENRI baron (1779-1869)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 364 mots

Certains critiques ou historiens, dont Sainte-Beuve qui lui consacra une étude approfondie en 1869, ont considéré Antoine Henri Jomini comme l'un des plus grands stratèges d'une époque qui fut pourtant celle de Napoléon et de Clausewitz. Le Vaudois Jomini, employé de banque à Bade devenu officier dans les troupes helvétiques, se fait remarquer en publiant un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-henri-jomini/#i_18377

JOSÉPHINE, MARIE-JOSÈPHE ROSE TASCHER DE LA PAGERIE (1763-1814) impératrice des Français

  • Écrit par 
  • José MURACCIOLE
  •  • 660 mots
  •  • 2 médias

Née à la Martinique, Marie-Josèphe Rose Tascher de La Pagerie appartenait à une famille installée « aux Isles » depuis un demi-siècle. Elle mena jusqu'à seize ans une existence libre et oisive comme les jeunes créoles d'une époque peu exigeante en matière de moralité. Elle épousa, en France, le chevalier Alexandre de Beauharnais le 13 décembre 1779. Ce mariage décevant se termina six ans plus tard […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/josephine-marie-josephe-rose-tascher-de-la-pagerie-imperatrice-des-francais/#i_18377

JOURDAN JEAN-BAPTISTE (1762-1833) maréchal d'Empire (1804)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 604 mots

Fils d'un chirurgien de Limoges, Jourdan a fait comme simple soldat la guerre d'Amérique avant de s'établir comme mercier à Limoges ; volontaire de 1791, il sert sous Dumouriez à l'armée du Nord ; général de division dès juillet 1793, il est en septembre (avec Pichegru et Hoche) l'un des commandants en chef « sans-culottes » nommés par le Comité de salut public ; en octobre, il bat Cobourg à Watti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-jourdan/#i_18377

JUNOT ANDOCHE (1771-1813) duc d'Abrantès (1808)

  • Écrit par 
  • Jacques POULET
  •  • 248 mots
  •  • 1 média

Après avoir entrepris de solides études de droit, Andoche Junot s'engagea dans l'armée du Rhin. À Toulon, Bonaparte le distingue pour sa bravoure et en fait son secrétaire. Junot sera pendant longtemps son meilleur ami. D'un courage extraordinaire, il se couvre de gloire en Italie, puis en Égypte. Loin d'être un soudard, Junot est cependant beaucoup plus un entraîneur d'hommes qu'un tacticien. Com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andoche-junot/#i_18377

KOUTOUZOV MIKHAÏL ILLARIONOVITCH GOLENICHTCHEV (1745-1813) prince de Smolensk

  • Écrit par 
  • Daria OLIVIER
  •  • 575 mots

Sauveur de la patrie et l'un des plus éminents chefs d'armée de toute l'histoire de Russie, Mikhaïl Koutouzov est allié à d'illustres familles. Instruit, polyglotte, il semble destiné à une carrière de courtisan ; mais il choisit l'armée et entre à l'école d'artillerie. Il voue un culte à Pierre le Grand, dont il reçoit un enseignement posthume par l'intermédiaire des grands capitaines qui furent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mikhail-illarionovitch-koutouzov/#i_18377

LANNES JEAN (1769-1809) maréchal d'Empire (1804) duc de Montebello (1808)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 363 mots

« Le Roland de la Grande Armée ». Né à Lectoure, apprenti teinturier, volontaire en 1792, Lannes est déjà chef de brigade (colonel) en 1793. Par sa bravoure éclatante et l'audace de ses initiatives, il s'impose de plus en plus à l'attention de Bonaparte en Italie et en Égypte ; il fait partie du petit noyau de fidèles que ce dernier ramène en France avec lui et il joue dans la préparation du 18-Br […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-lannes/#i_18377

LEBRUN CHARLES FRANÇOIS (1739-1824)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 379 mots

À Sainte-Hélène, parlant des deux consuls qui l'avaient assisté en l'an VIII, Napoléon disait qu'il « avait choisi en Cambacérès et Lebrun deux hommes de mérite, deux personnages distingués, tous deux sages, modérés, capables, mais d'une nuance tout à fait opposée. L'un (Cambacérès), l'avocat des abus, des préjugés, des anciennes constitutions, du retour des honneurs, des distinctions, etc. ; l'au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-francois-lebrun/#i_18377

LECOURBE CLAUDE JACQUES (1758-1815)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 303 mots

Né à Besançon, fils naturel légitimé d'un officier de cavalerie, engagé volontaire de 1777 à 1785 (il sert aux Baléares pendant la guerre d'Amérique), Lecourbe reprend du service en 1789 dans la garde nationale du Jura et prend ses grades sur divers champs de bataille de la Révolution. Il donne sa pleine mesure de 1798 à 1800, d'abord comme principal lieutenant de Masséna dans la campagne de Zuric […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-jacques-lecourbe/#i_18377

LE NORMAND ou LENORMAND MARIE-ANNE (1772-1843)

  • Écrit par 
  • Thierry DEPAULIS
  •  • 1 767 mots

Marie-Anne Le Normand, plus connue sous le nom de « Mademoiselle Lenormand », est sans doute la voyante la plus célèbre des temps modernes. Cette popularité, elle la doit à un jeu de cartomancie, pourtant apocryphe, plus qu'à ses écrits – quelque quatorze ouvrages aujourd'hui largement oubliés – dans lesquels elle raconte ses songes et ses visions, et se vante de rencontres prestigieuses, pour la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-normand-lenormand/#i_18377

FRANÇAISE LITTÉRATURE, XIXe s.

  • Écrit par 
  • Marie-Ève THÉRENTY
  •  • 7 787 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Une chronologie complexe »  : […] La question de la chronologie s’avère particulièrement délicate pour le xix e  siècle, premier siècle à se nommer et à se considérer comme une unité : Études de mœurs au XIX siècle (Honoré de Balzac, 1833) ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-francaise-xixe-s/#i_18377

LOUIS JOSEPH DOMINIQUE baron (1755-1837)

  • Écrit par 
  • Michel BRUGUIÈRE
  •  • 531 mots

Né à Toul, cadet d'une famille de robe (son père était avocat au Parlement de Metz), Louis a connu successivement trois carrières : aventurier ecclésiastique, fonctionnaire des Finances, homme politique. Une haute protection donne à cette triple carrière son unité, celle de Talleyrand, son cadet de trois ans, mais son patron dès 1785 (il le servira en qualité de diacre à la fête de la Fédération l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-dominique-louis/#i_18377

MALET CLAUDE FRANÇOIS DE (1754-1812)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 769 mots

D'origine noble, mousquetaire sous l'Ancien Régime, licencié par suite de compressions budgétaires, général de la Révolution, hostile à l'avènement du consulat à vie, nommé sous l'Empire gouverneur de Rome mais destitué pour propagande républicaine, Malet n'occuperait qu'une place restreinte dans l'histoire napoléonienne, celle d'un opposant, comme le général Delmas, s'il n'avait fomenté contre Na […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-francois-de-malet/#i_18377

MALMAISON MUSÉE NATIONAL DU CHÂTEAU DE

  • Écrit par 
  • Adrien GOETZ
  •  • 1 000 mots
  •  • 2 médias

Malmaison, Trianon consulaire, est un musée dédié au souvenir de Joséphine de Beauharnais qui y habita de 1799 à 1814. Musée national depuis 1904, document essentiel pour l'histoire du goût Empire, il constitue un jalon dans le passage d'un néo-classicisme à la française à la première génération du romantisme historiciste. Le château, qui comportait à l'époque un vaste domaine, aujourd'hui démembr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musee-national-du-chateau-de-malmaison/#i_18377

MARET HUGUES (1763-1839) duc de Bassano

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 360 mots

Avocat au parlement de Bourgogne en 1789, rédacteur du Bulletin de l'Assemblée constituante , qui devait se transformer en Moniteur universel , chargé de diverses missions qui lui vaudront d'être arrêté par les Autrichiens et échangé par la suite avec d'autres prisonniers contre la fille de Louis XVI, Maret est nommé après le coup d'État de Brumaire secr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hugues-maret/#i_18377

MARMONT AUGUSTE FRÉDÉRIC LOUIS VIESSE DE (1774-1852) duc de Raguse

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 308 mots

Issu d'une famille noble de Bourgogne, jeune officier d'artillerie sous la Révolution, Marmont a la chance d'être remarqué par Bonaparte au siège de Toulon et d'être pris par lui comme aide de camp. En Italie, en Égypte, lors du 18-Brumaire, à Marengo enfin, il seconde intelligemment son maître. Napoléon a pour lui une affection presque paternelle, mais n'en fait pas un de ses premiers maréchaux e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marmont-auguste-frederic-louis-viesse-de-duc-de-raguse/#i_18377

MARSEILLAISE LA

  • Écrit par 
  • Guillaume MAZEAU
  •  • 2 970 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le chant de la résistance républicaine »  : […] Sous l’Empire (1804-1815), La Marseillaise est interdite, au profit du Chant du d épart ou de Veillons au salut de l’Empire , un hymne révolutionnaire créé en 1791. La   Marseillaise devient alors, et pour longtemps, un ch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marseillaise-la/#i_18377

MASSÉNA ANDRÉ (1758-1817)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 591 mots

Fils d'un vigneron de Nice, successivement mousse, soldat et contrebandier, Masséna s'engage comme volontaire en 1791, bien qu'il soit, de par sa naissance niçoise, encore sujet du roi de Sardaigne ; c'est à l'armée d'Italie qu'il prend tous ses grades à partir de 1792 ; en 1796-1797, il s'impose comme le meilleur et le plus habile des lieutenants de Bonaparte, qui l'appelle « l'enfant chéri de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-massena/#i_18377

MAURY JEAN SIFFREIN (1746-1817)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 242 mots

Entré à l'Académie française en 1785 grâce à sa réputation de prédicateur, Maury siège à la Constituante, où il se révèle l'orateur le plus vigoureux de la droite. Ses mots sont célèbres. Aux révolutionnaires qui le poursuivent en criant : « Maury à la lanterne ! », il répond : « Y verrez-vous plus clair ? » Émigré en 1791, il reçoit du pape l'évêché de Montefiascone et le chapeau de cardinal. Cha […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-siffrein-maury/#i_18377

MERLIN DE DOUAI PHILIPPE ANTOINE MERLIN dit (1754-1838)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 388 mots

Fils d'agriculteur, reçu avocat à Douai, Merlin est déjà conseiller juridique et financier du duc d'Orléans avant la Révolution. Député à la Constituante, il y soutient le parti patriote ; député à la Convention, il siège à la Plaine, mais vote presque toujours avec la Montagne, notamment pour la mort de Louis XVI. Il reçoit diverses missions dans les départements et travaille surtout au Comité de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/merlin-de-douai/#i_18377

METTERNICH KLEMENS VON (1773-1859)

  • Écrit par 
  • Jean BÉRENGER
  •  • 2 753 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Metternich et Napoléon »  : […] Dès l'âge de trente ans, il est considéré comme l'un des meilleurs diplomates au service de l'Autriche, mais aussi comme l'un des adversaires acharnés de Napoléon, non par haine de la nation française, car Metternich n'est pas un sentimental et encore moins un nationaliste allemand, mais par conviction profonde ; selon lui, Napoléon incarne malgré tout l'idéal révolutionnaire et menace l'équilibr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/klemens-von-metternich/#i_18377

MIME ET PANTOMIME

  • Écrit par 
  • Tristan RÉMY
  •  • 2 879 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La pantomime romantique »  : […] Vers 1800, on appelle mimes tous les imitateurs quels qu'ils soient. Un danseur simulant une action sur une musique donnée est un mime. Les spectacles et les scènes à figuration nombreuse que donne le Cirque-Olympique et dans lesquels l'équitation constitue le principal intérêt prennent le nom de pantomimes équestres. Un décret napoléonien de 1807 réglementa l'activité et l'exploitation des théâtr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mime-et-pantomime/#i_18377

MOLÉ LOUIS MATTHIEU comte (1781-1855)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 408 mots

Héritier de deux illustres familles parlementaires, sa mère étant née Lamoignon, Molé achève son éducation dans l'émigration après l'exécution de son père en 1794. Il rentre en France à la fin du Directoire et est réintégré dans tous ses biens sous le Consulat. Il accepte alors de servir Napoléon qui le comble de faveurs : auditeur puis maître des requêtes au Conseil d'État, préfet de la Côte-d'Or […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-matthieu-mole/#i_18377

MONNAIE MÉTALLIQUE EN FRANCE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Pascal BURESI
  •  • 396 mots

310 Le premier solidus (sou), pièce d'or, est frappé à Trèves et s'impose en Occident pour près d'un demi-millénaire. 864 Édit de Pîtres. Pour contrôler la frappe, Charles le Chauve limite à dix le nombre d'ateliers monétaires. 1018 La Catalogne, ancienne province franque de l'Empire caroling […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monnaie-metallique-en-france-reperes-chronologiques/#i_18377

MOREAU JEAN VICTOR (1763-1813)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 604 mots

Né à Morlaix, fils d'un avocat breton, étudiant en droit à Rennes, le jeune Moreau est déjà mêlé, comme prévôt des étudiants, aux troubles parlementaires de la ville en 1788 ; c'est lui qui fonde et préside la Fédération de la jeunesse bretonne et angevine à Pontivy en 1790. Lieutenant-colonel dans l'armée du Nord en 1792, il sert sous Dumouriez — qu'il refuse de suivre contre la République après […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-victor-moreau/#i_18377

MOSKOVA BATAILLE DE LA ou BATAILLE DE BORODINO (7 sept. 1812)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 348 mots

Appelée bataille de Borodino par les Russes – qui ne la considèrent pas comme une défaite –, cette bataille extrêmement meurtrière s'est déroulée le 7 septembre 1812, durant l'invasion de la Russie par Napoléon, à environ 110 kilomètres à l'ouest de Moscou, non loin de la rivière Moskova . Près de 130 000 hommes de la Grande Armée, appuyés par plus de 500 canons, y affrontent 120 000 Russes et 600 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moskova-bataille-de-borodino/#i_18377

MURAT JOACHIM (1767-1815) roi de Naples (1808-1815)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 933 mots
  •  • 1 média

Le moins étonnant de la vie de ce centaure n'est pas que Murat, fils d'un aubergiste du Quercy, ait débuté par le séminaire et ait été ordonné sous-diacre ; mais cette erreur d'orientation initiale est vite réparée : renvoyé du séminaire, il s'engage dans la cavalerie dès 1787, pour vingt-huit ans. Ardent patriote, le chef d'escadron Murat change un temps son nom en celui de Marat, est dénoncé com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joachim-murat/#i_18377

MUSÉE

  • Écrit par 
  • Robert FOHR
  •  • 11 420 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'empire des musées »  : […] Nous vivons encore aujourd'hui, en matière de musées, sur l'œuvre de la Révolution et sur ses répercussions. En nationalisant les collections royales et les biens de l'Église et des émigrés, les hommes de la Constituante et de la Convention mettaient en application l'idée, déjà en germe dans l'esprit des Lumières, que le patrimoine culturel, jusque-là aux mains d'une minorité de privilégiés, étai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musee/#i_18377

NAPOLÉON Ier BONAPARTE (1769-1821) empereur des Français (1804-1814 et 1815)

  • Écrit par 
  • Jacques GODECHOT
  • , Universalis
  •  • 8 302 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « La fondation de l'Empire »  : […] Dans l'espoir de consolider sa nouvelle position, Fouché suggéra à Bonaparte que le meilleur moyen de décourager de nouveaux complots contre sa personne était de transformer le consulat à vie en empire héréditaire. En effet, la présence d'un héritier ôterait tout espoir de changer le régime par un assassinat. Bonaparte accepta volontiers la proposition et, le 28 mai 1804, l'Empire était proclamé. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/napoleon-ier-bonaparte/#i_18377

NARBONNE-LARA LOUIS comte de (1755-1813)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 217 mots

Est-il le fils naturel de Louis XV ? Sa mère est dame d'honneur à la cour de Versailles et Narbonne reçoit une éducation privilégiée. Colonel à trente ans du régiment d'Angoumois puis de Piémont, il adopte les idées de la Révolution en 1789. Commandant en chef de toutes les gardes nationales du Doubs, il rétablit le calme troublé par les soulèvements agraires. Le 7 décembre 1791, il est appelé par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-narbonne-lara/#i_18377

NEY MICHEL (1769-1815) maréchal d'Empire (1804) duc d'Elchingen (1808) prince de la Moskowa (1812)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 448 mots
  •  • 1 média

« Le Brave des braves ». Fils d'un tonnelier de Sarrelouis, d'abord petit clerc de notaire, puis soldat dès 1787. Avance avec une relative lenteur au cours des guerres de la Révolution ; quand Napoléon en fait un de ses premiers maréchaux, Ney a déjà une grande réputation d'héroïsme, mais n'a encore jamais exercé que de petits commandements ; par contre, il s'est signalé par son ostentatoire loyal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-ney/#i_18377

POLICE SOUS LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE

  • Écrit par 
  • Vincent DENIS
  •  • 3 209 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La police de Napoléon (1800-1815) »  : […] On relativise aujourd'hui les innovations de la police à l'époque napoléonienne, tout comme l'image d'une police toute-puissante et omnisciente, créée par les policiers eux-mêmes. La police de Napoléon est en effet une construction évolutive, qui connaît une phase particulièrement instable d'expérimentations de 1799 à 1804, pour s'adapter à la construction impériale et à son expansion en Europe c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/police-sous-la-revolution-et-l-empire/#i_18377

PONIATOWSKI JOSEPH (1763-1813)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 383 mots

Neveu du dernier roi de Pologne, Stanislas Poniatowski, et fils d'un prince polonais devenu général autrichien, le jeune Joseph débute comme colonel dans l'armée autrichienne et aide de camp de l'empereur Joseph II. En 1792 puis en 1794, dans les dernières luttes qui précèdent les deux ultimes partages de la Pologne, il fait son devoir de patriote sans affirmer un grand talent militaire ; après l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-poniatowski/#i_18377

PRUD'HOMMES CONSEILS DE

  • Écrit par 
  • Isabelle VACARIE
  •  • 604 mots

Les corporations condamnées par Turgot, abolies par l'édit du 5 février 1776 signé par Louis XVI, sont définitivement supprimées par la Révolution française et avec elles les juridictions des corps de métiers. À la demande des soyeux de Lyon qui réclament à Napoléon une juridiction d'arbitrage, celui-ci crée en 1806 un conseil de prud'hommes formé de patrons d'entreprise. C'est en 1848 qu'apparais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conseils-de-prud-hommes/#i_18377

PRUSSE

  • Écrit par 
  • Michel EUDE
  •  • 8 224 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La lutte avec la France »  : […] Frédéric-Guillaume II (1786-1797) est le neveu de Frédéric II. Personnage médiocre intellectuellement et moralement, effrayé par les événements révolutionnaires de France, il laisse ses ministres (Wöllner en particulier) pratiquer à l'intérieur une politique d'intolérance à l'égard de la presse, et plus généralement de la vie intellectuelle et religieuse. La tradition frédéricienne est abandonnée, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prusse/#i_18377

RÉPUBLICAINS (1789-1870)

  • Écrit par 
  • André Jean TUDESQ
  •  • 996 mots
  •  • 1 média

Le nom de républicains a été donné aux partisans de la république, avec une signification différente selon les pays et selon les époques. En France, sous la Révolution et la I re  République, le terme de « patriote » est davantage utilisé. Bien que la République ait continué nominalement à exister sous le Consulat, on peut considérer comme républicai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/republicains/#i_18377

RÉVOLUTION & EMPIRE, armée

  • Écrit par 
  • Jean-Paul BERTAUD
  •  • 8 855 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La conscription, du Directoire au premier Empire »  : […] Avant de disparaître, le Directoire avait voté en janvier 1798 la loi de la conscription, qu'il légua comme bien d'autres mesures au Consulat. Cette loi, présentée par Jourdan, prévoyait chaque année l'appel sous les drapeaux des jeunes gens. Tous les Français d'« âge militaire », c'est-à-dire âgés de vingt ans révolus, devaient être inscrits ensemble , c'est-à-dire conscrit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-et-empire-armee/#i_18377

SAVARY ANNE JEAN MARIE RENÉ (1774-1833) duc de Rovigo (1808)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 720 mots

Fils d'un major de la place de Sedan, Savary s'engage à dix-sept ans et sert dans l'armée du Rhin de 1792 à 1797. Il devient aide de camp de Desaix, le suit en Égypte, est encore à ses côtés à Marengo ; c'est la plus sûre recommandation aux yeux de Bonaparte qui se l'attache aussitôt. En septembre 1801, Savary est nommé chef de la légion de gendarmerie d'élite attachée à la personne du Premier con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anne-jean-marie-rene-savary/#i_18377

SCHIMMELPENNINCK JAN RUTGER comte de (1761-1825)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 418 mots

Homme politique néerlandais, né le 31 octobre 1761 à Deventer, mort le 15 février 1825 à Amsterdam. Avocat installé à Amsterdam en 1784, Jan Rutger, comte de Schimmelpenninck, devient un membre actif du comité révolutionnaire des « patriotes » en 1794. Il dirige cette organisation lorsqu'elle dépose le stathouder héréditaire de Hollande, le prince Guillaume V d'Orange, en janvier 1795. Président […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-schimmelpenninck/#i_18377

SCHWARZENBERG KARL PHILIPP prince von, duc von KRUMAU (1771-1820)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 518 mots

Feld-maréchal autrichien, né le 15 avril 1771 à Vienne, mort le 15 octobre 1820 à Leipzig. Issu de l'une des plus anciennes familles aristocratiques de l'empire des Habsbourg, Karl Philipp von Schwarzenberg s'engage dans l'armée autrichienne en 1787 et combat contre les Turcs en 1788-1789. Officier de cavalerie pendant la première guerre de coalition contre la France révolutionnaire (1792-1797), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-philipp-schwarzenberg/#i_18377

SOULT NICOLAS JEAN DE DIEU (1768-1851) duc de Dalmatie et maréchal d'Empire

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 602 mots

Fils d'un notaire du Tarn, engagé dès 1785, Soult conquiert ses grades successifs aux armées de la Moselle puis de Sambre et Meuse ; c'est seulement à l'armée d'Helvétie que, nommé général de division en avril 1799, il s'acquitte avec succès de tâches importantes sous les ordres de Masséna. Pendant le Consulat, il proclame avec ardeur en toute occasion son dévouement à Bonaparte ; en est-il simple […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-jean-de-dieu-soult/#i_18377

TALLEYRAND-PÉRIGORD CHARLES MAURICE DE (1754-1838) prince de Bénévent (1806)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 1 194 mots

Illustre famille noble, claudication dès l'enfance, conviction de n'être pas aimé de sa mère, obligation familiale d'entrer dans les ordres sans vocation : de ces quatre données initiales pourrait se déduire un essai d'explication socio-psychanalytique du personnage, et se dégager le sens fantasmatique plutôt qu'historique de cette « douceur de vivre » sous l'Ancien Régime qu'il célébrera dans ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-maurice-de-talleyrand-perigord/#i_18377

TALLIEN JEAN LAMBERT dit (1767-1820)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 555 mots

Fils d'un maître d'hôtel du comte de Bercy, clerc de notaire puis de procureur, Tallien fait ses premières armes de militant révolutionnaire en fondant (1790) la Société fraternelle du faubourg Saint-Antoine, puis (1791) un journal maratiquement intitulé L'Ami du citoyen . Député à la Convention, il siège à la Montagne, vote avec les régicides, est élu au Comité de sûreté gén […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tallien/#i_18377

TRAFALGAR BATAILLE DE (1805)

  • Écrit par 
  • Michèle BATTESTI
  •  • 263 mots
  •  • 1 média

Retiré à Cadix, depuis qu'il a jugé impossible de rallier la Manche pour appuyer l'invasion de l'Angleterre, le vice-amiral français Villeneuve s'y retrouve bloqué par Nelson à partir d'août 1805. Engagé dans la campagne d'Allemagne, Napoléon lui ordonne de gagner Naples. Villeneuve appareille le 19 octobre avec 33 vaisseaux, dont 15 espagnols. Le 21 vers midi, il se heurte au large du cap Trafalg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-de-trafalgar/#i_18377

TREILHARD JEAN-BAPTISTE (1742-1810)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 278 mots

Avocat au Parlement de Paris, protégé de Turgot, Jean-Baptiste Treilhard plaide dans des affaires si importantes à la veille de la Révolution que la maison de Condé le charge de la défense de ses intérêts. Il est élu par Paris aux États généraux en 1789, prend une part active aux débats, se prononce pour une seule Chambre, pour le veto suspensif et pour la Constitution civile du clergé. Après la s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-treilhard/#i_18377

UNIVERSITÉ NAPOLÉONIENNE

  • Écrit par 
  • Paul GERBOD
  •  • 679 mots

Créée par la loi du 10 mai 1806, l'Université napoléonienne est déjà esquissée dans la loi consulaire du 1 er  mai 1802 (2 floréal an X) ; elle prend sa forme dans le décret du 17 mars 1808 qui précise son organisation administrative, le statut de son personnel, les règles de son fonctionnement pédagogique. Le décret du 15 novembre 1811 renforce le monopole de l'Université […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/universite-napoleonienne/#i_18377

VIENNE (CONGRÈS DE)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 954 mots
  •  • 1 média

Après leur victoire sur Napoléon, au printemps de 1814, les quatre principales puissances victorieuses décident de convoquer à Vienne un congrès de tous les États d'Europe . Vingt années de guerre et de bouleversements territoriaux ne permettent pas d'en revenir simplement au statut de 1789 ; un nouvel ordre européen doit être établi qui perpétuera la paix retrouvée. Dans la capitale autrichienne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vienne-congres-de/#i_18377

VITORIA BATAILLE DE (21 juin 1813)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 272 mots
  •  • 1 média

La bataille de Vitoria, au Pays basque, constitue une étape décisive de la guerre d'Espagne, aboutissant à la fin du pouvoir napoléonien dans la péninsule Ibérique. La bataille mit aux prises une armée formée de soldats anglais, espagnols et portugais, forte de 72 000 hommes et 90 canons, commandée par Arthur Wellesley, premier duc de Wellington, et une armée française de 57 000 hommes et 150 can […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-de-vitoria/#i_18377

WAGRAM BATAILLE DE (5-6 juill. 1809)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 353 mots

Napoléon remporta cette bataille, forçant l'Autriche à signer un armistice . Cette victoire conduisit finalement au traité de Schönbrunn, signé en octobre, concluant ainsi la guerre de 1809 livrée par l'Autriche pour mettre fin au contrôle français de l'Allemagne. La bataille se déroula sur la plaine du Marchfeld (au nord-est de Vienne) et mit aux prises 154 000 soldats (aussi bien français que d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-de-wagram/#i_18377

WATERLOO BATAILLE DE (1815)

  • Écrit par 
  • Pierre GOBERT
  •  • 289 mots
  •  • 1 média

Rentré de l'île d'Elbe au début de mars 1815, Napoléon est aussitôt mis hors la loi par le Congrès de Vienne. L'Angleterre, la Prusse, la Russie et l'Autriche s'engagent à marcher contre lui. Fidèle à sa tactique, il veut gagner l'ennemi de vitesse et manœuvrer en position centrale. Avant d'affronter l'armée russe et l'armée autrichienne restées sur le Rhin, il se porte donc, à marches forcées, en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-de-waterloo/#i_18377

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean TULARD, « EMPIRE (PREMIER) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/empire-premier/