CRISE DES SUBPRIMES

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Un mode de développement écologiquement non soutenable

L'aggravation de la crise écologique constitue une autre composante essentielle de la crise contemporaine. Même si leurs temporalités sont différentes (la question écologique est ancienne et liée à la société industrielle née à la fin du xixe siècle), les différentes dimensions – financière, économique, sociale, écologique – de la crise actuelle sont étroitement imbriquées. Ainsi, l'accélération récente du processus de réchauffement climatique, mise en lumière par les travaux du G.I.E.C. (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), est concomitante à l'émergence du capitalisme financier à la fin des années 1970. La recherche de rendements financiers élevés a été satisfaite en grande partie par une surexploitation, non seulement du travail, mais également de la planète et de son écosystème. Or cette surexploitation de la planète a atteint ses limites, comme le montrent notamment les perspectives prochaines d'épuisement des ressources naturelles non renouvelables. Proposée aux Nations unies dans les années 1980 par le rapport Bruntland, la notion de développement durable, qui « répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », est d'une grande actualité. Un nouveau mode de développement, respectueux de l'environnement, s'impose d'une manière critique pour faire face à l'augmentation prévue de 50 p. 100 de la population mondiale à l'horizon de 2050. On ne sortira pas de la crise sans un changement profond de l'édifice économique et social en crise en ce début de xxie siècle.

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Écrit par :

  • : professeur d'économie à l'université de Paris-XIII-Villetaneuse

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1er-3 mai 2017 États-Unis – Suisse. Accord financier amiable entre les États-Unis et deux banques suisses.

Le 1er, le régulateur américain des caisses d’épargne (NCUA) annonce la conclusion d’un accord avec la banque suisse UBS, qui prévoit le versement de 445 millions de dollars en dédommagement des pertes subies en 2007 par les clients de deux établissements mutualistes américains dans la crise des subprimes ‒ des prêts hypothécaires à haut risque. Le 3, la NCUA et Crédit Suisse concluent, dans le même cadre, un accord prévoyant le versement par la banque suisse de 400 millions de dollars de dédommagement aux clients lésés de trois banques coopératives américaines. […] Lire la suite

22 décembre 2016 États-Unis – Allemagne. Accord entre la Deutsche Bank et la justice américaine.

La Deutsche Bank, première banque allemande, annonce la conclusion d’un accord avec le ministère américain de la Justice sur le montant de sa responsabilité dans la crise des subprimes à l’origine du krach financier de l’automne 2008. Le montant négocié de l’amende s’élève à 7,2 milliards de dollars – contre 14 milliards annoncés en septembre. […] Lire la suite

16 septembre 2016 Allemagne – États-Unis. Menace de sanctions américaines contre la Deutsche Bank.

La Deutsche Bank confirme l’accord amiable proposé par le ministère américain de la Justice, qui prévoit le versement de 14 milliards de dollars en compensation des malversations supposées de la banque allemande sur le marché des subprimes, ces crédits immobiliers à risque à l’origine de la crise financière de 2008. Cette offre ouvre la voie à des négociations. […] Lire la suite

14 janvier 2016 États-Unis. Accord entre Goldman Sachs et les autorités financières dans le dossier des « subprimes ».

Après les banques JP Morgan en 2013, Citigroup et Bank of America en 2014, et Morgan Stanley en 2015, Goldman Sachs conclut à son tour un accord de principe avec les autorités financières, qui prévoit le versement de 5,1 milliards de dollars (4,6 milliards d’euros) en échange de l’abandon des plaintes relatives à son rôle dans la crise des subprimes de 2008. […] Lire la suite

21 août 2014 États-Unis. Condamnation de Bank of America

Selon les termes d'un accord avec le ministère de la Justice, Bank of America, deuxième établissement de crédit du pays, accepte de verser une amende de 16,6 milliards de dollars pour sa responsabilité dans la crise des subprimes qui avait précipité la débâcle financière de 2008. Peu avant le déclenchement de celle-ci, Bank of America avait acquis deux établissements très engagés dans les investissements spéculatifs à hauts risques, Countrywide Financial et Merrill Lynch. […] Lire la suite

Pour citer l’article

Dominique PLIHON, « CRISE DES SUBPRIMES  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/crise-des-subprimes/