ARCHÉOLOGIE (Méthodes et techniques)L'archéologue et le terrain

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L’équipe de fouille

L’équipe de fouille est constituée d’une équipe de terrain et d’une équipe de spécialistes chargés de l’étude des vestiges, des experts et des laboratoires associés. La fouille est à la fois pluridisciplinaire et organisée comme une véritable entreprise avec des coordinateurs responsables de certaines activités, comme le responsable d’opération, secondé par un adjoint et des responsables de secteurs géographiques sur des fouilles de large étendue, un responsable du mobilier et de l’enregistrement, un coordinateur des études paléoenvironnementales, etc. Les métiers impliqués et les compétences requises sont très diversifiés, certains spécialistes, comme les topographes, géophysiciens, paléoenvironnementalistes, n’étant présents qu’à temps partiel, d’autres travaillant uniquement en laboratoire. Le rapport entre le temps d’acquisition des données et le temps de leur traitement peut être très important ; ce dernier peut être supérieur à deux voire trois fois le temps de fouille. Des données de fouilles réalisées il y a plus d’un demi-siècle ou plus sont parfois encore en attente de traitement, ce qui reste possible si les archives ont bien été conservées.

Sur les très gros chantiers de fouille, l’équipe peut atteindre plus d’une centaine de personnes et l’infrastructure doit être adaptée. On a parlé parfois de processus d’« industrialisation » des chantiers et projets archéologiques pour traduire ce management et cette organisation très encadrée du travail et de la chaîne de décision et de responsabilités. On fait appel parfois même à des logiciels de gestion de projet et les rouages administratifs, souvent vécus comme un frein à la science, s’avèrent indispensables.

Le contrôle scientifique est essentiel. Il est organisé à la fois par l’organisme régalien – en France, les services régionaux de l’archéologie au sein des DRAC prescrivent et contrôlent les opérations, puis valident les rapports – mais aussi par des procédures internes, des « conseils scientifiques » et le recours à des experts externes pour des domaines très spécialisés. L’archéologue est avant tout jugé par ses pairs et a l’habitude de cette évaluation croisée. Le dialogue et les échanges réguliers au sein d’une équipe de fouille, comme de recherche, est la base d’un bon fonctionnement du chantier ou d’un projet qui ressemble parfois plus à une assemblée démocratique participative qu’à une entreprise. C’est le terrain avant tout qui a raison, et personne ne détient a priori la vérité ou la « bonne » interprétation.

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Fouille de la cour Napoléon du Louvre

Fouille de la cour Napoléon du Louvre
Crédits : Fonds documentaire « Fouilles archéologiques Louvre – Cour Napoléon », service régional de l’archéologie d’Île-de-France, janvier 1985.

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Prospection géophysique par résistivité électrique

Prospection géophysique par résistivité électrique
Crédits : F. Giligny/ UMR Trajectoires/ CNRS-Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne

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Diagnostic archéologique par sondages à la pelle mécanique

Diagnostic archéologique par sondages à la pelle mécanique
Crédits : F. Giligny/ UMR Trajectoires/ CNRS-Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne

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Diagramme de Harris

Diagramme de Harris
Crédits : F. Giligny d’après Harris 1989

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Écrit par :

  • : professeur des Universités, université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne

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Pour citer l’article

François GILIGNY, « ARCHÉOLOGIE (Méthodes et techniques) - L'archéologue et le terrain », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/archeologie-methodes-et-techniques-l-archeologie-de-terrain/