Abonnez-vous à Universalis pour 1 euro

GÉNITAL APPAREIL

L'appareil génital féminin (fig. 9)

Description

Organes génitaux externes

Appareil génital féminin - crédits : Planeta Actimedia S.A.© Encyclopædia Universalis France pour la version française.

Appareil génital féminin

Les organes génitaux externes sont essentiellement constitués par la vulve : limitée en haut par le mont de Vénus, latéralement par les grandes et petites lèvres, elle comprend, de haut en bas, le clitoris, le méat urinaire et enfin l'ouverture du vagin.

Le vagin, organe de la copulation, dont l'orifice est partiellement fermé, chez la vierge, par la membrane hyménéale, est un canal long de 6 à 8 centimètres, qui relie la vulve à l'utérus.

Très élastique, puisqu'il permet le passage du fœtus au terme de la grossesse, le vagin possède une paroi musculo-membraneuse souple et élastique. Au fond du conduit vaginal on peut voir, à l'aide d'un spéculum, le col de l'utérus. La vessie et l'urètre sont accolés à la paroi ventrale du vagin.

Utérus

Femme - crédits : Encyclopædia Universalis France

Femme

L' utérus ou matrice est l'organe de la gestation et de l'accouchement. Il a la forme d'une poire aplatie d'avant en arrière ; la pointe située en bas constitue le col, qui s'ouvre dans le vagin ; le corps, représentant les deux tiers de l'organe, a sa grosse extrémité située en haut et en avant. La cavité utérine a une longueur de sept centimètres : trois pour la cavité cervicale (du col à l'isthme) et quatre pour la cavité corporéale (de l'isthme au fond utérin). L'utérus est situé dans la cavité pelvienne du bassin ; son développement gravidique l'amènera à devenir abdominal. En dehors de la grossesse, l'utérus, fléchi en avant, est en contact avec la face supérieure de la vessie.

La paroi utérine, très épaisse, est formée de fibres musculaires lisses et elle est revêtue intérieurement par une muqueuse glandulaire, l'endomètre. La lumière utérine communique avec le vagin par l'intermédiaire du canal cervical, qui parcourt le col utérin. Celui-ci, en saillie dans la partie haute du vagin, est bordé par deux culs-de-sac vaginaux.

En arrière se trouve le rectum, séparé de la paroi utérine par un prolongement de la cavité péritonéale, le cul-de-sac de Douglas et, plus loin, la concavité du sacrum. Latéralement, la paroi pelvienne musculaire et osseuse est à une certaine distance ; c'est là que l'artère utérine atteint l'utérus de chaque côté pour se ramifier en remontant le long de l'organe vers les trompes et en descendant vers le vagin où elle retrouve des branches des artères vaginales.

Les veines ont une disposition semblable à celle des artères. Quant aux canaux lymphatiques, très importants en matière de cancer, ils sont eux aussi placés latéralement par rapport à l'utérus ; il faut que le thérapeute connaisse bien les relais ganglionnaires pour pouvoir soit les enlever chirurgicalement, soit les irradier radiologiquement en cas de cancer ; ces relais rejoignent la chaîne des vaisseaux iliaques externes au niveau du bord supérieur du pelvis, de chaque côté.

L'utérus est maintenu en place par des attaches ligamentaires parmi lesquelles les ligaments ronds, qui attirent l'utérus vers l'avant, et les ligaments larges, véritables lames porte-vaisseaux, recouverts par le péritoine, comme l'utérus et la vessie. Il faut signaler, enfin, les ligaments utéro-sacrés qui vont du col de l'utérus et de la partie supérieure du vagin au rectum et à la face antérieure des vertèbres sacrées.

Le cul-de-sac de Douglas est la partie la plus déclive du péritoine abdominal, entre la face postérieure de l'utérus et le rectum.

Ovaires

Les deux ovaires, le droit et le gauche, sont les organes où se forment les ovules, cellules reproductrices qui donnent l'œuf humain, après avoir été fécondées par les spermatozoïdes mis à leur contact par le sperme masculin au cours de l'accouplement.

Chacun des ovaires est de forme ovoïde et de couleur blanc-rose[...]

La suite de cet article est accessible aux abonnés

  • Des contenus variés, complets et fiables
  • Accessible sur tous les écrans
  • Pas de publicité

Découvrez nos offres

Déjà abonné ? Se connecter

Écrit par

  • : professeur à la faculté de médecine de Paris
  • : professeur au Collège de médecine, médecin des hôpitaux de Paris
  • : professeur de biologie de la reproduction à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie
  • Universalis : services rédactionnels de l'Encyclopædia Universalis

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Médias

Ovaire d'un Reptile et d'un Mammifère - crédits : Encyclopædia Universalis France

Ovaire d'un Reptile et d'un Mammifère

Vertébrés : organogenèse - crédits : Encyclopædia Universalis France

Vertébrés : organogenèse

Gonades : stade initial - crédits : Encyclopædia Universalis France

Gonades : stade initial

Autres références

  • ADÉNOME

    • Écrit par François BOURNÉRIAS
    • 117 mots

    Tumeur histologiquement bénigne développée à partir d'un tissu glandulaire. Les adénomes des glandes exocrines sont habituellement sans conséquence, sinon par leur situation et par leur volume. Il n'en va pas de même de ceux qui intéressent les glandes endocrines :

    les adénomes...

  • AMÉNORRHÉE

    • Écrit par Jules SCEMLA
    • 442 mots

    Absence de flux menstruel qui peut se présenter dans des circonstances cliniques fort différentes. Physiologique pendant la grossesse et à la ménopause, l'aménorrhée peut être primaire ou secondaire. Dans les deux cas, elle nécessite une enquête méthodique très poussée pour en connaître...

  • AMPHIBIENS ou BATRACIENS

    • Écrit par Pierre CLAIRAMBAULT, Philippe JANVIER, Jean-Claude RAGE
    • 6 177 mots
    • 19 médias
    Chez le mâle, le testicule est un agrégat d'ampoules contenant les cellules germinatives et les cellules de Sertoli. Entre ces ampoules, un tissu interstitiel sécrète l'hormone androgène responsable de l'apparition des caractères sexuels secondaires, parfois très marqués (triton).
  • ANDROGÈNES

    • Écrit par Dominique BIDET, Jean-Cyr GAIGNAULT, Jacques PERRONNET
    • 983 mots

    Hormonesstéroïdes à dix-neuf atomes de carbone, les androgènes naturels sont biosynthétisés par les gonades, ovaires et testicules (et dans ces derniers par les cellules de Leydig), et par les corticosurrénales (zone réticulée). La testostérone est chez le mâle...

  • Afficher les 51 références

Voir aussi