ANXIÉTÉ

PSYCHOLOGIE CLINIQUE DE L'ANXIÉTÉ

  • Écrit par 
  • Alexandre HEEREN
  •  • 993 mots

Le terme « anxiété » est apparu au xiie siècle ; son usage est toutefois resté assez rare jusqu’à la fin du xixe siècle, date de la reconnaissance de son implication potentielle dans une série de troubles psychiatriques. Les troubles liés à l’anxiété (ou troubles anxieux) constituent aujourd’hui un problè […] […] Lire la suite

TROUBLE D'ANXIÉTÉ SOCIALE

  • Écrit par 
  • Grazia CESCHI
  •  • 1 194 mots

Le trouble d’anxiété sociale (T.A.S.), ou phobie sociale, se caractérise par une crainte extrême du regard d’autrui. Cette forte inquiétude peut s’exprimer, par exemple, lorsqu’on est obligé de parler face à une audience ou de manger en public. La peur de ce type de situations sociales et du regard des autres n’est pas une pathologie en tant que telle. Tout un chacun peut parfois présenter un cert […] […] Lire la suite

TROUBLES ANXIEUX

  • Écrit par 
  • Dominique SERVANT
  •  • 6 545 mots

Les troubles anxieux sont les troubles psychiatriques les plus fréquents. S’ils ne sont pas les plus graves, ils peuvent néanmoins entraîner une forte gêne affectant la vie familiale, la vie professionnelle voire les relations sociales en général. Non soignés, ils évoluent de façon chronique et se compliquent souvent de dépression. La psychothérapie – […] […] Lire la suite

ENFANTS À HAUT POTENTIEL INTELLECTUEL

  • Écrit par 
  • Nicolas GAUVRIT
  •  • 1 016 mots

Dans le chapitre « Caractéristiques socio-émotionnelles »  : […] Pendant longtemps, on a pensé qu’il existait un lien entre le haut potentiel intellectuel et une série de troubles. Le psychologue polonais Kazimierz Dabrowski émit dans les années 1960 l’hypothèse que les HPI souffrent d’hyperexcitabilité dans divers domaines. Selon sa thèse, les HPI seraient hypersensibles, une caractéristique débouchant sur un risque accru de dépression ou d’anxiété. Ils seraie […] […] Lire la suite

HYPOCONDRIE (histoire du concept)

  • Écrit par 
  • Michel GOUREVITCH
  •  • 1 292 mots

Dans le chapitre « Hypocondrie névrotique »  : […] Cette tendance banale peut se développer, se faire permanente et tyrannique, et caractériser la « constitution hypocondriaque » : l'intérêt de l'individu se limite plus ou moins à son arbre urinaire, à sa circulation sanguine, à sa colonne vertébrale, au fonctionnement de son tube digestif surtout ; sa vie en est plus ou moins rétrécie. G. Béard a ainsi décrit sous le nom de neurasthénie un group […] […] Lire la suite

NEUROSCIENCES COGNITIVES ET SOMMEIL

  • Écrit par 
  • Philippe PEIGNEUX
  •  • 1 398 mots

Dans le chapitre « Sommeil et régulation sociale et émotionnelle »  : […] Les perturbations du sommeil sont fréquentes dans les troubles psychologiques et psychiatriques, suggérant un lien bidirectionnel entre ces perturbations et la symptomatologie observée. Au-delà de la pathologie, les études montrent que le sommeil normal participe à la régulation de nos émotions. En effet, l’exposition à une expérience stressante et/ou émotionnelle modifie l’architecture du sommei […] […] Lire la suite

PSYCHOLOGIE CLINIQUE COMPORTEMENTALE ET COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Martine BOUVARD
  •  • 2 580 mots

Dans le chapitre « La psychologie clinique cognitive »  : […] La psychologie clinique cognitive s’intéresse aux processus de pensée qui filtrent et organisent la perception de l’environnement. Ce courant s’est développé à partir des travaux d’Aaron T. Beck sur la thérapie cognitive de la dépression. Selon cet auteur, l’émotion est dépendante de la cognition ; plus exactement, l’émotion résulterait de l’interprétation des événements par l’individu en raison […] […] Lire la suite

PSYCHOLOGIE CLINIQUE DES TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS

  • Écrit par 
  • Martine BOUVARD
  •  • 1 065 mots

Les obsessions et les rituels sont décrits depuis très longtemps : par exemple, la scrupulosité morbide – qui peut s’apparenter à la rumination obsessionnelle – rapportée par les moines, en médecine les « monomanies raisonnantes » d’Esquirol ou encore la folie du doute notée par Legrand du Saulle évoquent des caractéristiques du trouble obsessionnel compulsif. Cependant, il revient à Pierre Janet […] […] Lire la suite

PSYCHOLOGIE DU SPORT

  • Écrit par 
  • Christophe GERNIGON
  •  • 1 575 mots

Dans le chapitre « La psychologie de la performance motrice ou sportive »  : […] Le développement d’une habileté motrice puis le succès de son expression dans un contexte de performance sportive résultent de nombreux processus qui concernent tant l’apprentissage que les conditions psychologiques du contrôle de cette habileté en conditions exigeantes. En ce qui concerne l’acquisition des habiletés motrices, deux approches s’opposent au plan théorique : l’une, cognitiviste, pla […] […] Lire la suite

PSYCHOMÉTRIE

  • Écrit par 
  • Jacques GRÉGOIRE
  •  • 6 219 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La validité des scores »  : […] Une autre qualité essentielle des scores à un test est leur validité. On considère généralement qu’un test est valide s’il mesure ce qu’il prétend mesurer. Par exemple, un questionnaire censé évaluer la dépression sera jugé valide s’il mesure bien ce syndrome et rien que celui-ci. Cette première définition simplifie toutefois une notion en réalité plus complexe. La validité n’est en effet pas une […] […] Lire la suite

PSYCHOTHÉRAPIE ET ÉMOTION

  • Écrit par 
  • Pierre PHILIPPOT
  •  • 2 075 mots

Dans le chapitre « Les émotions dans les modèles étiopsychopathologiques et dans la conceptualisation de cas  »  : […] Les phénomènes émotionnels émanent d’un ensemble de processus que l’on retrouve également dans les troubles psychopathologiques. L’émotion dirige automatiquement l’attention vers ce qui est pertinent pour elle. Ces biais attentionnels sont particulièrement accentués dans de nombreux troubles psychopathologiques : l’attention est automatiquement dirigée vers l’objet, la préoccupation de la patholog […] […] Lire la suite

RUMINATIONS MENTALES, psychologie

  • Écrit par 
  • Céline BAEYENS
  •  • 987 mots

Dans le chapitre « Différents modes de rumination »  : […] Les ruminations ne sont pas systématiquement associées à des conséquences négatives ou des troubles psychologiques. Selon la théorie des modes de traitement, les conséquences, positives ou négatives, des ruminations dépendent du mode de pensée qui sous-tend les ruminations. Certaines ruminations sont sous-tendues par un mode concret de pensée. Dans ce mode, l’attention est centrée sur l’instant p […] […] Lire la suite

SOMMEIL

  • Écrit par 
  • Patrice FORT, 
  • Michel JOUVET, 
  • Patrick LÉVY, 
  • Véronique VIOT-BLANC
  •  • 18 111 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Principes du traitement »  : […] Le plus souvent, les parasomnies ne nécessitent pas de traitement spécifique. C'est le degré de gêne et de dangerosité pour soi et pour autrui qui va éventuellement conduire au traitement, notamment chez l'adulte. La composante anxieuse n'est pas toujours au premier plan, mais doit être prise en compte lorsqu'elle existe. La prescription de benzodiazépines (diazepam, clonazepam) fait habituelleme […] […] Lire la suite

SPASMOPHILIE (histoire du concept)

  • Écrit par 
  • Roland SIMONIN
  •  • 935 mots

La spasmophilie, décrite essentiellement par les auteurs français (Klotz), est un syndrome clinique fait de crises soit majeures (attaques de tétanie) soit mineures (palpitations, malaises, pertes de connaissance plus ou moins complètes, douleurs épigastriques, crampes musculaires à l'effort), le tout atteignant trois femmes pour un homme et se développant le plus souvent dans un climat de tension […] […] Lire la suite

TEST PSYCHOLOGIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques GRÉGOIRE
  •  • 7 057 mots

Dans le chapitre « Les formats de test »  : […] Les tests psychologiques peuvent prendre de nombreux formats, dont la variété s’étend avec l’apparition de nouvelles technologies. Afin de catégoriser ces différents formats, une première distinction peut être faite entre les tests mesurant des connaissances ou des compétences cognitives et ceux évaluant d’autres caractéristiques mentales, comme les traits de personnalité, les intérêts ou les émot […] […] Lire la suite

TROUBLES DÉPRESSIFS

  • Écrit par 
  • Emmanuelle CORRUBLE
  •  • 4 342 mots

Dans le chapitre « Syndrome dépressif »  : […] Le syndrome dépressif, dont la phase prodomique comporte souvent des troubles du sommeil, de l’anxiété et de l’irritabilité, correspond au regroupement de plusieurs symptômes : douleur morale, perte de l’estime de soi, perte de l’élan vital, vision péjorative du monde et de l’avenir, ralentissement psychomoteur, et symptômes somatiques. L’humeur dépressive pathologique est avant tout un sentiment […] […] Lire la suite

TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS (TOC)

  • Écrit par 
  • Bruno MILLET
  •  • 3 787 mots

Dans le chapitre « Définition des TOC  »  : […] Les TOC sont le produit de symptômes envahissants – les obsessions ou idées parasites –, de l’anxiété qui en résulte et des compulsions (les comportements que le sujet se sent obligé d’accomplir en réponse à l’obsession). Prenons un exemple : Frédérique, trente-cinq ans, est envahie par des pensées concernant la contamination. Elle est quasiment convaincue que le seul fait de toucher une poignée […] […] Lire la suite

TROUBLES SCHIZOPHRÉNIQUES

  • Écrit par 
  • Pierre-Michel LLORCA
  •  • 7 202 mots

Dans le chapitre « Principales comorbidités psychiatriques »  : […] Les troubles dépressifs, les conduites addictives (abus et dépendance aux substances psychoactives, notamment alcool et tabac), mais aussi les troubles anxieux sont fréquents et jouent un rôle important dans le pronostic de la schizophrénie. Un épisode dépressif caractérisé peut être observé dans l’évolution de la maladie. Il survient souvent après un épisode délirant. Cette comorbidité est associ […] […] Lire la suite

TROUBLES SEXUELS

  • Écrit par 
  • Paul BENSUSSAN
  •  • 5 588 mots

Dans le chapitre « Trouble de l’érection »  : […] L’impuissance désigne l’état d’un sujet incapable de déclencher ou de maintenir une érection lors d’une masturbation ou d’une relation sexuelle – érection dont on sait qu’elle est un phénomène parfaitement involontaire, échappant au contrôle du sujet… mais en revanche particulièrement sensible à l’inhibition anxieuse, l’amorce du retour de la verge à la flaccidité étant perceptible par le sujet l […] […] Lire la suite